Rien de plus qu’un étron flottant dans l’océan.Cela fait quarante-trois jours que le Veloz a quitté l’île de la Tortue. Léger et fin, le navire est taillé pour filer vite avec ses grandes voiles assemblées de façon à capturer chaque filet de vent.
Le Dévoreur des morts sommeille au fond des limbes
Chaque nuit, sans un bruit, ses mains tâtent dans l’ombre
Où sont les ennemis qui hantent ses décombres ?
La couronne brisée du désespoir le nimbe
Ses maîtres ont péri, seul reste son royaume
Tout au fond, sous le monde, en un lieu désolé
Les cris...