Si Valentin est avec vous :(link: "Valentin")[(set: $valentin to 1)]
Si Fabio est avec vous (link: "Fabio")[(set: $fabio to 1)]
Si Antony est avec vous (link: "Antony")[(set: $Antony to 1)]
Si personne (link: "karaoké")[(set: $karaoké to 1)]
Avant de pouvoir commencer votre aventure dans ce monde bêtement binaire, vous devez choisir de vous identifier plutôt comme
(link:"femme")[(set: $genre to "femme")]
ou comme
(link:"homme")[(set: $genre to "homme")]
Vous êtes à (link:"Paris")[(set: $ville to "Paris")(go-to: "DEBUT")], (link:"Montpellier")[(set: $ville to "Montpellier")(go-to: "DEBUT")], (link:"Lyon")[(set: $ville to "Lyon")(go-to: "DEBUT")], (link:"Montélimar")[(set: $ville to "Montélimar")(go-to: "DEBUT")], (link:"Toulouse")[(set: $ville to "Toulouse")(go-to: "DEBUT")], (link:"Excideuil")[(set: $ville to "Excideuil")(go-to: "DEBUT")] ou (link:"L'Aigle")[(set: $ville to "L'Aigle")(go-to: "DEBUT")].
Vous entrez dans le magasin "au Chérubain" , où vous accueillent des bouffées de rose, de bergamote, de vanille et de coco. Une jeune femme/un jeune homme? En tout cas un visage oval encadré par des cheveux courts ramenés en larges franges sur le front et engoncée dans un ensemble pie relevé de rose — épingle de cravate, boutons de manchette, fin liseré sur le col - vous accueille d’un sourire cordial. Ilelle vous souhaite la bienvenue dans le Chérubain, magasin qui répondra à toutes vos attentes ("toutes ?" demandez-vous, incrédule ; "toutes", répond-ellil faussement modeste) grâce à son immense gamme de produits et de services se conformant aux cahiers des charges les plus rigoureux du marché (tous les produits étant agrées par des organismes éco-responsables et non-testés sur des prisonniers politiquse chinois).
ça alors, vous vous disiez justement que :
- vous auriez bien envie de quelque chose pour vous faire du bien, (if: $couple is 1)[à votre amour et vous,] quelque chose de doux, de dur, de dur et doux à la fois. Allez en [[DUR&DOUXALAFOIS->DUR&DOUX]]
- (if: $couple is 1)[Votre partenaire et vous avez à coeur d'être prudent en toutes circonstances, aussi vous vous dîtes-vous que vous pourriez profiter de cette circonstances festives pour](else:)[Vous vous dîtes qu'on n'est jamais trop prudent et que, ne doutant pas que vous allez pécho, ce soir !, vous devriez] investir dans divers matériels de pointe de contraceptions et préventions des maladies.
Vous savez de source sûre que le Chérubain offre une large gamme d'outils aussi pratiques qu'élegants, et permettant aux hommes de prouver leur engagement pour une société plus égalitaire en prenant - enfin ! - en mains et en couilles leur responsabilité dans la contraception. Allez donc faire avancer la cause féministe en [[SLIP CHAUFFANT TOULOUSAIN31400]].
- La Saint Valentin, après tout, qu'est-ce, sinon l'opportunité de bénéficier de soldes dévastatrices pour le commerce et la planète sur toute une gamme de jeux japonais dont n'auriez jamais osé rêver à prix coûtant. Demandez, avec un sourire entendu, à voir "leur délicieux fruits d'hiver" (Oishii Fuyu no Kudamono) ? en [[OISHII FUYU NO KUDAMONO]].
WOMISETE KUDASAI
Vous voilà chez vous, c’est-à-dire dans votre petit appartement de ville, occupé par des meubles de récup remplis de rangées de bidules, pots de machins, boîtes de trucs et, peut-être, même, de quelques livres.
Un ordinateur portable trône sur votre table basse ; un peu de peinture effritée le long des plinthes et le rapide aperçu de Cloclo, votre cafard domestique, vous rappellent que la vie sédentaire est un combat de tous les jours contre l’entropie.
– Peut-être attendez-vous que votre rencard, votre ami.e, votre plan-cul vienne dîner avec vous. Il vous faut ranger un brin. Allez en [[RANGEMENT]].
(NE PROPOSER que si ce n'est pas le départ de l'histoire) - Peut-être cachez-vous, dans l'un des élégants poudriers de votre coiffeuse Conforama, des champignons capables de vous faire oublier votre solitude. Vous décidez de vous faire une petite omelette psychédélique, en [[PEYOTL228]]
– Peut-être ne partagez-vous avec personne – fût-ce occasionnellement – votre misérable existence. Que faire ? Quelle question !
Vous décidez de glander dans les vastes étendues de l'Internet (if:$ville is "Paris")[francilien](if:$ville is "Excideuil")[périgourdin](if:$ville is "Montpellier")[héraultais](if:$ville is "Lyon")[rhodanien] .
Allez en [[INTERNET LOCAVORE 812]].
Les mains dans les poches, vous faites un point rapide sur votre situation : contrairement à Julia Roberts ou à Hugh Grant, vous n’êtes ni très belle/beau, ni spécialement riche car, comme votre oncle Paul vous le rappelait encore dimanche en ricanant, la littérature, c’est pas avec ça qu’on achète des actions chez Goldman Sachs.
Et puis vous êtes seul-e, bon. Parce que vous avez plein de temps, mais que rencontrer quelqu’un, c’est pas facile, dans ces (if:$ville is "Excideuil")[petites villes où tout le monde est déjà casé](else:)[grandes villes, où il y a tant de gens]. Et, shootant guilleret.te dans un sac en plastique qui reste accroché au bout de votre chaussure, vous vous dites que vous développez, mine de rien, des capitaux d'un autre type, comme euh par exemple l’amour que vous portent vos concitoyen-nes. Après tout, vous payez vos impôts, vous aidez les vieilles dames à monter dans le bus, vous achetez beaucoup de produits Made in France et vous faites le tri sélectif.
Et, le pas léger, vous regardez autour de vous, vous rajustez votre écharpe et vous songez qu’il ne tiendrait à presque rien que tout le monde, absolument tout le monde, là, dans la rue, vous adore et rêve de se jeter à vos pieds pour vous proposer un lave vaisselle, un massage des cervicales, une semaine de rêve aux Cyclades et un épilateur électrique en échange d’un seul de vos regards mordorés.
Bien sûr, tout ça ne dépasse pas le stade de l’impression diffuse, mais vous restez persuadé.e qu’il faut se fier à ses intuitions et, votre regard croisant celui d’un agent de police au passage piéton, vous détournez pudiquement la tête.
Et puis sinon, comme autres types de richesse que vous avez développés au cours de ces derniers mois ... Vous réfléchissez, adossé-e au feu rouge. Bah vous avez par exemple toutes ces bonnes idées, qui vous viennent la nuit quand vous dormez et que vous n’avez pas le temps de noter, car la nuit vous dormez, ce qui est dommage parce que le jour, par contre, vous n’avez aucune bonne idée ! Ahlala, que le destin est ironique !
– Mortifié-e, vous décidez d'utiliser tous, absolument tous les moyens mis à votre disposition pour être un peu moins seule dans cette chienne de vie, non mais, allez sans plus tarder en [[TOUSLESMOYENS613]]
- Mortifié-e, vous décidez de vous asseoir sur un banc, de vous éplucher une clémentine et de chercher, dans le vaste spectacle du monde, quelque chose de beau en [[CLEMENTINE8/4]]
- Ce petit bilan vous a requinqué-e, traversez en [[DÉRIVE323]].
Écartant de la main les colliers de perlettes en plastique qui pendouillent à l’entrée de Chez Kiki et Marilou, vous entrez vous réchauffer avec une sorte de grommellement à l’adresse de Kiki, mieux coiffée que jamais ce soir, qui vous lance un regard en coin avant de vous tourner le dos pour vous demander ce que vous prendrez.
Après avoir jeté un regard circulaire sur la salle du bar, vous prenez un tabouret et commandez une menthe à l'eau. Du bout du doigt, vous tirez à vous un numéro (if: $ville is "Montpellier")[de <i>la Gazette de Montpellier</i>](if: $ville is "Paris")[du <i>Parisien</i>](if: $ville is "Toulouse")[de <i>la Dépêche du Midi</i>](if: $ville is "Montélimar")[du <i>Dauphiné</i>](if: $ville is "Lyon")[du <i>Progrès</i>](if: $ville is "L'Aigle")[du //Réveil Normand//](if:$ville is "Excideuil")[de //Sud-Ouest//] qui traîne sur le comptoir et parcourez les premières pages tout en hochant la tête à intervalles réguliers pour signifier à Kiki que vous écoutez vaguement ce qu’elle vous raconte.
Vous vous avisez que le tabouret à votre droite est désormais occupé par une jeune personne dont le visage est presque entièrement dissimulé par le col de sa veste.
En attendant de pouvoir croiser son regard, vous détaillez sa main rose et bleue, serrée autour de son verre de whisky. Vous n’aimez pas beaucoup toutes ces grosses veines qui saillent sous sa peau, mais après quelques minutes vous finissez par vous faire à l’idée ; par vous y attacher, même, étant donné qu’elle ne vous a toujours pas montré son visage et qu’il faut bien s’attacher à quelque chose.
● Vous vous remémorez la sagesse de votre grand-mami (ou était-ce le dao ze king ?) : "Le faire, c'est le non-faire" et "Tout vient à point à celui qui sait ne rien foutre". Vous étalez donc plus largement (if: $ville is "Montpellier")[<i>la Gazette de Montpellier</i>](if: $ville is "Paris")[<i>Le Parisien</i>](if: $ville is "Toulouse")[<i>La dépêche du Midi</i>](if: $ville is "Montélimar")[<i>Le Dauphiné</i>](if: $ville is "Lyon")[<i>Le Progrès</i>](if: $ville is "L'Aigle")[//Réveil Normand//] devant vous, ouvert à la page d’un article sur la mobilité professionnelle qui vous paraît particulièrement séditieux, et décidez d’attendre que cette personne vous adresse la parole. Allez en [[PASSIF88]].
● Vous fermez (if: $ville is "Montpellier")[<i>la Gazette de Montpellier</i>](if: $ville is "Paris")[<i>Le Parisien</i>](if: $ville is "Toulouse")[<i>La dépêche du Midi</i>](if: $ville is "Montélimar")[<i>Le Dauphiné</i>](if: $ville is "Lyon")[<i>Le Progrès</i>](if: $ville is "L'Aigle")[Réveil Normand//](if:$ville is "Excideuil")[le //Sud-Ouest//] dans un froissement et, sans savoir encore ce que vous allez pouvoir lui dire, vous décidez d’adresser, tout à trac, la parole à cette personne. Allez en [[MÉTÉO77]]
- Vous vous souvenez de la devise de votre grand-mamie : "Patience est mère de toutes les vertus", - truc dans le genre - et prenez le temps d'observer du coin de l'oeil la jeune personne, en quête d'une singularité ou d'un indice qui vous lierait à elle, en [[SCRUTINOUS78]].
PASSIF Homme :
- Vous êtes un homme depuis tellement d'années que vous êtes excédés par cette injonction à devoir faire le premier pas ! Non ! Vous exclamez-vous en votre for intérieur ! Cette fois, le patriarcat ne passera pas ! Vous n'aborderez pas cette jeune personne pour espérer que fonctionne encore les mécanismes suranées de la séduction et continuer votre nuit dans un feu de passion dévorante et un coït vaguement satisfaisant pour vous, sûrement décevant pour elle. Non ! Vous révoltez-vous en touillant fièvreusement votre paille dans votre menthe à l'eau. Si cette jeune personne vous désire en secret, il va falloir qu'elle y mette du sien, non mais ! Attendez donc, campé sur vos principes et votre tabouret de bar, que votre voisin ou voisine débute la conversation, en PASSIF88.Après vous avoir cérémonieusement tendu votre ticket de carte bleue puis votre carte de membre du Club des Chérubains (un beau carton, taille carte de visite, d’un chaleureux blanc cassé, au grain doux, police Snell Roundhand aux couleurs marasquines), la vendeurdeuse sort de sa poche de veston une petite clé tout à fait quelconque et vous invite à la-le suivre jusqu’à une étroite porte aménagée dans le fond du magasin, entre un présentoir à préservatifs et un assortiment de menottes à fourrure.
Alors qu’elle-il s’efface pour vous faire pénétrer dans une sombre cage d'escalier et que, le-la frôlant, vous êtes envahi.e par un parfum de jasmin, d’orange et de rose, vous vous demandez si cette invitation (lui,elle, vous, cette heure tardive, cette volée de marches humides, ses manières, son parfum) ne sous-tend pas des pensées plus audacieuses et sensuelles que strictement commerciales. Vous voilà dans l'escalier qui mène à la réserve. La vendeurdeuse esquisse un sourire et referme la porte derrière vous.
– Vous hésitez à sortir tant qu’il en est encore temps, mais … non, vous devez vous faire des idées, votre imagination vous joue des tours. De toute façon, vous avez payé, vous voulez voir ce qui se trouve dans cette réserve. Allez en [[VASTE-SOUS-SOL]].
– Cette esquisse de sourire … est-ce que ?
Dans la promiscuité de cette petite pièce, vous croyez sentir les notes de fond de son parfum, le poivre, le vétiver et la mousse de chêne. Vous lui souriez, il vous sourit, vous lui souriez, elle vous sourit, encore, l'air un peu baba, aguicheur même. Non, le doute n’est plus permis. Enivré.e par les senteurs qui embaument toute la pièce, vous laissez votre main s’égarer, aller chercher la sienne. En [[MIMINE1->PINCE]].Vous suivez la vendeurdeuse vers la réserve avec, sur les lèvres, le sourire fixe d’un ivrogne. Car vous êtes ivre, ce soir, oui ! Ivre de la vie, ramolli.e par la chaleur du chauffage central, abêti.e par la balade qui se déverse sur vous depuis les baffles wireless du plafond, <i>All i want for christmas is you</i>, et cette odeur de poudre de gingembre à la guimauve poivrée équitable qui vous inflamme les sinus.
Dans l’escalier, l’action dissolvante des paroles du vendeurvendeuse trouve en vous son véhicule idéal et insensiblement vos nerfs se relâchent. Il est question de confidentialité, de beauté, de copyright, d’alarme incendie. Les dernières marches vous apparaissent sous d’étranges couleurs et animées d’un léger mouvement, mais c’est sans doute dû à l’irrégulière circulation de votre sang, tantôt bouillonnant, tantôt fade comme un robinet, ça a toujours été ainsi, vous tenez ça de votre grand-papi, qui n’a pas fait de vieux os.
A cette pensée, vous ne savez plus si, finalement, vous voulez descendre ces dernières marches ou non, mais il est trop tard, vous êtes arrivé.e face à la dernière porte, forgée dans un acier de coffre-fort. Le vendeurdeuse l’ouvre et vous pousse galamment à l’intérieur de la nouvelle pièce. Ebloui.e par un éclair arc-en-ciel, vous vous frottez les yeux et, quand enfin les halos brûlants se dissipent, vous voyez – oh seigneur, Saint Valentin tout puissant, c’est… c’est…
C’est une pièce vide au centre de laquelle un cube blanc de 1,66 m de côté se révèle muni d’une catapulte tout aussi blanche qui propulse de part et d’autre, toutes les 4 secondes, une petite dose de substance poisseuse et bleue qui s’écrase à chaque fois, dans le plus grand silence, sur le blanc des murs, du sol et du plafond. A chaque fois que la machine arme sa catapulte, la vendeurdeuse laisse échapper un petit cri de joie.
- Au bout de trois petits cris de joie, vous vous sentez un peu oppressé au niveau du thorax et, d’une voix blanche, vous demandez au vendeurvendeuse qui a inventé ça. Allez en [[INVENTEUR1]].
- Emu aux larmes, vous reconnaissez là le Grand Alambic Propulsatoire à Crémaillère Alternative que votre grand-papi mit au point, il y a quinze ans, dans le secret de son ‘’atelier de reliure’’, et dont vous ne deviez parler à votre grand-mamie sous aucun prétexte. Vous vous êtes toujours demandé ce à quoi il pouvait bien servir. Allez en [[GRAND-PAPI1]].
- A force de plisser les yeux, vous finissez par discerner les symboles que semblent dessiner, en s’accumulant, les taches bleues sur le mur blanc. Amèrement, vous vous faites la remarque que cette machine écrit alors que vous, au lieu d’écrire, vous regardez cette machine. Cet écrivain que vous pensiez pouvoir devenir, c’est votre fantôme que vous piétinez chaque jour. De rage, vous fichez un bon coup de nougat dans le cube blanc et déclenchez une alarme stridente. Allez en [[ALARME1]].
Votre main, son coude. Vous vous frôlez, vous frémissez, vous lui serrez les doigts, le coeur battant, le souffle court, dans l’angoisse de l’instant, le délice de l’abandon. Le vendeuse recule un peu trop précipitamment, heurte une étagère, faisant tomber du dernier rayon une poupée gonflable japonaise en forme de panda turquoise, et vous regarde d’un air effaré.
– Qu’est-ce qui vous a pris ? Confus.e, vous reculez aussi, entraînant la chute d’une Tour Eiffel en latex, tout en marmonnant des excuses, avant de demander d’un air dégagé à voir cette fameuse réserve, vers le [[VASTE-SOUS-SOL]].
– Votre future conquête est joueuse : vous aimez quand ils … quand elles … quand on vous résiste ! Vous pressez la vendeur contre l’étagère en posant vos mains sur ses hanches, en [[DARMANIN602->DARMANIN2013]].
Avec beaucoup de fierté, le vendeurvendeuse vous répond qu’il s’agit d’un dispositif de Nataki Ashatimori, l’inventeur de la tache faite à la machine. Vous ne réagissez pas. La vendeurdeuse vous saisit alors par les épaules avec une force pour le moins surprenante, colle sa bouche à votre petite oreille rose et répète neuf fois le nom de Nataki Ashatimori.
- Vous sortez de votre poche poitrine votre carte Visa, allez en [[VISA1]].
- La musique de ce nom vous atteint et, quelques secondes plus tard, étendu.e au sommet du cube blanc, alangui.e, loque informe, vous serinez encore et encore ce nom, bientôt sans les voyelles, ntkshtmr ntkshtmr, de plus en plus vite, jusqu’à produire, sans vraiment vous en rendre compte, un curieux bourdonnement qui entre en résonnance avec celui du moteur, Allez en [[TRANSE]].
- Le chapitre deux de vos cours de communication non-violente s’inscrit dans l’air autour de vous en lettres roses et violettes, tel le souvenir d’une connaissance acquise en une vie antérieure. Vous saisissez à votre tour la vendeurdeuse par les épaules et le secouez un tout petit peu, pour qu’il comprenne, déclenchant du même geste une alarme stridente. Allez en [[ALARME1]].Une larmichette vous échappe que vous essuyez comme une tache de gras, tentant d’éloigner le souvenir de votre grand-papi pour demander à votre guide, avec autant de flegme que possible, à quoi sert cette machine.
Mais la vendeurdeuse n’est pas dupe de votre feinte décontraction. Il voit bien cette flamme minuscule qui vacille dans vos mornes prunelles. Une main dans la poche, l’autre tapotant distraitement le cube blanc, il lâche que votre père n’aurait pas pu naître sans l’aide de cette machine, et que vous non plus, d’ailleurs.
- Vaincu.e, vous lui expliquez que vous êtes prêt à tout pour percer enfin le mystère de vos origines et brandissez votre carte VISA. Allez en [[SECRET2]].
- Cette perfide allusion aux secrets de votre famille vous exaspère. Comme vous possédez au plus haut degré la prise de catch nommée Russian Leg Sweep, vous souipez ni une ni deux la jambe russe de la vendeurdeuse, entraînant son bras du côté opposé jusqu’à lui claquer la tête sur le coin de la catapulte. Une alarme étourdissante se met en marche. Allez en [[ALARME1]].
La vendeurdeuse pousse un dernier petit cri de joie qui entre en résonance avec l’alarme hurlante puis s’évapore comme une flaque de pluie, ou un hologramme, ou un hologramme de flaque de pluie, et laisse place à tout un staff de jeunes personnes toutes identiques, sorties de vous ne savez trop où, pourvues de jambes si longues qu’elles vous semblent remonter jusqu’au plexus solaire, d’un joli teint cendré et de grandes dents blanches presque bleues.
- Votre intuition infaillible vous murmure que la situation échappe à votre contrôle. Fuyez tant qu’il en est encore temps, en [[PENTATHLON328->COURSE POURSUITE]]
- Ahah, vous plaisantiez bien sûr, essayez-vous d’expliquer aux clones qui vous font face. Si seulement la vendeurvendeuse voulait bien ressortir de sa flaque, vous seriez ravi.e d’essayer ses produits ! Allez en [[PRODUIT 1]].
La vendeurdeuse colle votre carte VISA sur sa tempe et vous récite, comme apprises par coeur, toutes les données concernant votre compte courant : matricule, adresse de votre agence, nom de votre conseiller bancaire, montant du découvert maximal, agios, virements, solde. Puis il vous adresse un sourire sibyllin et vous annonce que tout, absolument tout ce que contient la réserve est trop cher pour vous. Il ajoute que vous pouvez cependant repartir gratuitement avec un des produits de la réserve si vous acceptez, en contrepartie, de venir filer un petit coup de main en manutention, tous les soirs, au sous-sol du Chérubain.
- C’est de bonne guerre. Vous avez entendu que c’était comme ça, autrefois, dans certaines paroisses : quand on n’avait pas de quoi faire enterrer sa mère, le prêtre faisait ca gratis, mais en échange on devait faire le ménage, le jardinage, les cierges, l’encens et tout le toutim pendant un certain temps, après. Tout sourire, vous serrez la main de la vendeurdeuse, qui claque immédiatement des doigts. Allez en [[PACTE]].
- Il n’en est pas question ! Vous détestez les travaux manuels. Vous vous passerez bien des objets de cette réserve. Après tout la plus grande richesse est celle que vous possédez au fond de votre coeur et à laquelle vous devez d’être entouré.e de tant d’ami.e.s ! C’est ce que vous dites a la vendeurdeuse qui, lui(elle?), ne semble pas l’entendre de cette oreille. Il devient tout rouge, plus tout bleu, puis tout vert. Allez en [[MAYDAY]].
Il vous semble que cent ans sont passés. La vendeurdeuse est assis près de vous sur le sommet du cube blanc, les jambes repliées sous lui, telle la petite sirène sur son rocher. Il vous tend un coquet pilulier de nacre sur le couvercle duquel a été incrusté un petit taureau en ébène. Vous vous asseyez pour vous saisir du curieux objet et vous acharnez quelques instants sur le fermoir avant de tomber sur une triple rangée de pilules bleues que la vendeurdeuse, l’air pénétré, vous présente sous le nom de ‘’El Viaja cinquante-cinq euros quatre-vingt-dix’’. Il vous tend un grand verre d’eau claire, extirpe du bout des doigts une pilule bleue de la boite, et vous adresse un lumineux sourire.
- Vous n’avez pas besoin de goûter pour être convaincu.e de l’effet de ce produit. Et puis, même si ce devaient n’être que des amandes enrobées de sucre, vous pourrez toujours offrir la jolie boîte incrustée à votre grand-mamie, qui adore les animaux en marqueterie et les pralines. Vous décidez d’acheter ‘El Viaja’ pour la somme de 55,90 euros et de demander à sortir de réserve, allez en [[MEPHISTO3->PACTE2]].
- Vous avez bien envie de goûter. Vous vous dites que même si, par malheur, ce n’est qu’une amande enrobée de sucre, au moins ce sera comme une praline, mais bleue ! Hop, vous vous fourrez la pilule sous la langue et la faites couler avec une bonne gorgée d’eau. Allez en [[GLOUGLOUPS->GLOUPS]].
- La vue de cette rangée de pilules bleues vous rappelle brutalement à la réalité : vous êtes enfermé.e dans un sous-sol interlope avec un inconnu de sexe indéterminé, on vous demande de l’argent et, même, on essaye de vous droguer ! Finies les plaisanteries. Feignant le même alanguissement que tout a l’heure pour tromper la vigilance de l’hermaphrodite, vous lui fichez un bon coup de nougat qui le/la fait tomber du cube blanc, puis partez en courant. Allez en [[MAYDAY]].
HOMMEµ/FEMME£
Juste après que la vendeurdeuse a claqué des doigts, dans l’air derrière lui se détache une forme d’un noir bleuté. C’est …
µ Un costume ! Vous devinez la coupe italienne a entoilage intégral, la finesse de laine à 120s Mérinos et les poches avec passepoil bicolore et point d'arrêt en demi-lune apportant une touche de folie dans le motif traditionnel prince de galles. Tout ébaubi, vous n’arrivez pas à parler, mais le vendeur-deuse semble avoir compris votre vision. Il-elle décolle du mur, comme une peau morte, le costume, et vous le tend. Vous l’enfilez. Il vous va a ravir.
- £ Une forme d’un noir bleuté, presque brillant qui ressemble à … à … Mais oui, à une robe fourreau, à découpe princesse déplacée et mousseline de soie ! Ce genre de robe que vous avez vu dans tellement de films américains ! C’est celle d’Audrey Hepburn dans <i>Diamants sur canapé</i>, celle de Vivien Leigh dans <i>Autant en emporte le vent</i>, c’est Rita Hayworth dans <i>Gilda</i>, avec des gants qui sont autant de fuseaux d’Aphrodite et un décolleté a faire écumer de bave une palourde a marée montante. Toute ébaubie, vous n’arrivez plus à parler mais la vendeur-deuse semble avoir compris votre vision. Il-elle décolle du mur, comme une peau morte, la robe en question, et vous la tend. Vous l’enfilez. Elle vous va à ravir.
Désormais, vous portez donc une robe / un costume tout à fait splendide, et vous devrez, tous les soirs, filer un coup de main à la manutention au sous-sol de chez Cherubain.
Ah, la bonne affaire !
Le.a vendeur.deuse vous reconduit à la sortie. Allez en [[EXIT1]].
Les très longues jambes des vendeurs grisâtres révèlent soudain leur vocation première : ils courent drôlement vite, avec.
Mais ça vous est bien égal. Vous vous souvenez de vos bonnes notes en athlétisme. A chaque fois que l’un d’entre eux parvient à vous mettre la main dessus, vous lui balancez un bon petit coup de coude et vous continuez. L’un d’elles, plus malin que les autres, essaye de vous crocheter par l’étiquette à l’aide d’un tentacule de poulpe en silicone. Heureusement, vous avez dans votre inventaire le fameux dépliant d’information sur la sexualité (édité par le Ministère de la santé) au tranchant acéré. Vous l’utilisez pour couper net le tentacule et continuez à courir à en perdre haleine.
Dans les escaliers, vous faites tomber sur votre passage des bidons et des bidons de gelée lubrifiante à la fraise des bois, qui éclatent sous les pieds de vos poursuivants et les font glisser jusqu’en bas. Vous les entendez vous maudire et dire aussi plusieurs gros mots que vous ne connaissiez pas encore. Vous prenez le temps de les noter dans votre petit calepin tandis que vous entrez dans un ascenseur qui passait opportunément par là.
Vous pouvez :
- remonter à la sortie, en [[SORTIE1]].
- appuyer sur le mystérieux bouton “Etage X” en [[ETAGE X]].
Matant du coin de l’oeil les diagrammes bleus et oranges qui illustrent l’article sous vos yeux, la jeune personne vous demande ce que représentent tous ces schémas un peu compliqués.
Vous identifiez-vous comme homme ou comme femme ?
homme
- Vous le savez : pour faire impression sur votre interlocuteur.ice, rien de tel que la pédagogie ! Lui expliquant d'abord ce que c'est qu'un diagramme, vous vous lancez bientôt dans une diatribe enfiévrée sur l’aliénation que représente cette fichue mode de la mobilité, des personnes, des biens, des compétences, flûte, alors qu’on est si bien, là, à (if: $ville is "Montpellier")[Montpellier](if: $ville is "Toulouse")[Toulouse](if: $ville is "Paris")[Paris](if: $ville is "Lyon")[Lyon]. Non ? Allez en [[POSEY77]].
- Vous le savez : votre genre détermine vis à vis de vous l'attente d'explications interminables et infantilisantes, suivies d'opinions tranchées, exprimées avec humeur. Et pourtant, vous n'êtes pas sûr de pouvoir expliquer clairement ce que c'est qu'un diagramme, et n'avez pas d'avis précis sur cette fameuse question de la mobilité des personnes en période post-pandémie. Vous lui répondez que vous ne connaissez pas le mot "diagramme" mais que ces jolis ronds bleus et oranges sont, à votre avis, de grosses fleurs. Allez en [[POÈTE95]].
- C'est vrai ça, que représentent donc tous ces schémas compliqués? Faisant fi de toutes les attentes que la société fait peser sur votre virilité, vous dîtes que vous ne savez pas trop, mais peut-être qu'en vous y mettant à deux, vous finirez par comprendre? Au bout de 5 minutes, vous concluez en riant tous les deux que cet article ne valait pas tripettes ! Achevez de briser la glace en [[TRIPETTE65]].
femme
- Vous vous souvenez du conseil de séduction de Jane Austen : "Une femme, si elle a le malheur de savoir quelque chose, doit le cacher aussi bien qu'elle le peut". Pour faire impression sur votre interlocuteur.ice, rien de tel que la plus parfaite ingénuité ! Vous lui répondez que vous ne connaissez pas le mot "diagramme" mais que ces jolis ronds bleus et oranges sont, à votre avis, de grosses fleurs. Allez en [[POÈTE95]].
- - Vous vous souvenez du conseil de séduction de Jane Austen : "Une femme, surtout si elle a le malheur de savoir quelque chose, doit la cacher aussi bien qu'elle le peut". Mais c'est plus fort que vous ! Faisant fi des attendus qui reposent sur votre genre, vous lui expliquez d'abord ce que c'est qu'un diagramme, puis vous lancez bientôt dans une diatribe enfiévrée sur l’aliénation que représente cette fichue mode de la mobilité, des personnes, des biens, des compétences, flûte, alors qu’on est si bien, là, à (if: $ville is "Montpellier")[Montpellier](if: $ville is "Toulouse")[Toulouse](if: $ville is "Paris")[Paris](if: $ville is "Lyon")[Lyon]. Non ? Allez en [[POSEY77]].
- Vous vous souvenez de la devise de Grand-mère : "Celle qui te pose une question porte en elle la réponse". Alors vous posez tranquillement une ou deux petites phrases qui permettent à votre interlocuteur.ice de capter ce que c'est qu'un diagramme et concluez bientôt toustes deux, en riant, que ce pauvre article ne valait pas tripette, en [[TRIPETTE65]].
Vos amis finissent par arriver au compte-goutte. Ils/Elles sont tout.e.s en couple et vous trouvez que, tout de même, un 14 février, ça ne se fait pas, c’est un manque de tact. Mais enfin bon, après tout, nous sommes en 2021, les gens ne savent plus se tenir, et en plus ils sont bien victimes de la société de consommation.
Être en couple pour un 14 février, pppfff, non mais rhooo, franchement, tout ça pour se conformer à la pression sociale. Tenez, vous, par exemple, vous êtes célibataire et est-ce que vous le vivez mal ? Non ! Bon, alors.
- Drapé.e dans votre morgue et dans la doudoune triple épaisseur polyester fuschia à col en fausse fourrure que vous a offerte votre grande tante du Loir-et-Cher pour Noël, vous décidez de rentrer chez vous, non mais ! Allez en [[REPLI1]].
- Bah, vous les aimez tout de même, vos amis : ils sont le feu auquel vous réchauffez votre solitude, le soleil de votre longue nuit d’hiver, ceux qui vous ont chauffé le corps à la manière d’un grand soleil, celles qui... Bref, vous allez passer un chouette moment.
D'ailleurs, l'amitié, n'est-ce pas un peu votre chef d'oeuvre à vous, le simple fait de les voir rire et papoter en grappe autour des 3 tables réunies vous déride la colonne vertébrale. Mais un peu, seulement, parce que tout de même, vous les voyez aussi se rouler de grosses galoches à intervalles réguliers et puis aussi se passer la main dans le dos et se tripoter les cuisses et s'interrompre dans la conversation pour se regarder longuement dans les yeux et s'embrasser à nouveau alors que vous étiez en train de discuter de l'organisation de la grève du 7 mars contre la réforme des retraites.
Mais voici soudain qu'arrive le ou la coloc de Freddie, qui - vous a expliqué Freddie avec force clin d'oeil - est tout ce qu'il y a de plus célibataire. Ah oui, vraiment ? Allez discuter incidemment avec cette personne en [[NOUVELLE TETE1]].Votre interlocuteur.ice vous jette un regard brûlant et vous dit qu' "Aucune ville, aucun quelque part ne sera jamais assez belle pour éloigner les ténèbres, et encore moins les démons du passé".
Puis, faisant fi de votre air perplexe, iel vous raconte que, petit.e, un soir, iel apportait son whisky à son père, qui était installé dans son fauteuil avec une bougie près de lui, lorsqu'iel a trébuché, tombant à genoux tandis que le verre d'alccol se renversait pour imprégner les fibres du tapis qui prendrait feu quelques secondes plus tard, au contact de la flamme de la bougie.
"Et c'est comme ça que papa est mort, à (if: $ville is "Montpellier")[Montpellier](if: $ville is "Toulouse")[Toulouse](if: $ville is "Paris")[Paris](if: $ville is "Lyon")[Lyon] !" termine-t-iel, avec un sourire radieux et en tendant vers vous son verre, comme pour trinquer.
- Les ténèbres, les démons ? Comme c'est intéressant ! Et vous qui cherchez justement, depuis des années, un.e maîtr.ess.e pour vous initier ! à votre tour, vous levez votre verre et demandez à cette jeune personne si elle a des plans de soirée satanistes non-mixtes, avec bains de sang végan et rituels safe d'offrande au dieu Baal, au fond des grottes ensorcelées du pays basque, en [[SEXYDARK77]]
- "Papa est mort"...Ces derniers mots vous ont ramené.e, par surprise, à votre propre expérience du deuil et, les larmes aux yeux, vous filez aux toilettes pour vous rouler un splif et vous remettre de vos émotions, en [[SPLIF92]]
Votre interlocuteur.ice vous jette un regard brûlant et vous dit qu'aucune fleur ne sera jamais assez belle pour éloigner les ténèbres, et encore moins les démons.
Puis, faisant fi de votre air perplexe, iel vous raconte que, petit.e, un soir, iel apportait son whisky à son père, qui était installé dans son fauteuil avec une bougie près de lui, lorsqu'iel a trébuché, tombant à genoux tandis que le verre d'alccol se renversait pour imprégner les fibres du tapis qui prendrait feu quelques secondes plus tard, sous la flamme de la bougie.
"Et c'est comme ça que papa est mort !" termine-t-iel, avec un sourire radieux et en tendant vers vous son verre, comme pour trinquer.
- Les ténèbres, les démons ? Comme c'est intéressant ! Voilà qui pourrait être un bon plan pour pécho ! À votre tour, vous levez votre verre et demandez à cette jeune personne si elle n'aurait pas des plans de soirée satanistes avec bains de sang végan et rituels safe d'offrande au dieu Baal, au fond des grottes ensorcelées du pays basque, en [[SEXYDARK77]]
- "Papa est mort"...Ces derniers mots vous ont ramené.e, par surprise, à votre propre expérience du deuil et, les larmes aux yeux, vous filez aux toilettes pour vous rouler un splif et vous remettre de vos émotions, en [[SPLIF92]]
D’emblée, cette jeune personne dégage un charme trouble : c'est son regard d’un brun profond peut-être, ou simplement son air mutin, ce grain de beauté sur sa pommette droite ou la forme de son oreille qui vous rappelle votre premier amour, en cet inoubliable été sur la côte Atlantique.
Vous discutez de vos amis respectifs et de vos films préférés (ce qui est plus ou moins la même chose), vous débattez âprement de l’exégèse de la fin d’Harry Potter (chef d’oeuvre selon vous ; grossière ré-écriture du Seigneur des Anneaux à l’entendre), (if: $ville is "L'Aigle")[de vos souvenirs communs du lycée Napoléon - vous vous êtes côtoyé.e.s sans le savoir,] de politique (elle n’aime pas Bachar el-Assad ? Vous non plus !).
Vous ne voyez pas le temps passer, vous discutez, vous vous apercevez qu’il ou elle a un joli sourire, vous lui dites « excuse-moi je dois aller au toilettes », vous allez aux toilettes et, ô miracle, quand vous revenez il/elle est toujours là, à vous attendre en lisant un bouquin que - conjonction des astres - vous avez lu chez votre tante du Cher-et-Loire l’été dernier.
Le temps passe sans que vous y pensiez, tout occupé.e.s que vous êtes à parler de vos vies respectives, de vos rêves à venir, des voyages à faire et des mondes à faire naître. Vous commandez à manger et la/le refaites rire en faisant de désopilants dessins avec le ketchup dans votre purée de pomme de terre de saison sur leur lit de basilic à l’huile de Crète. Mais vient le moment où vos verres et vos assiettes sont vides, mais où l'heure est pleine, elle, gorgée d'espoir et de choses encore à faire, sentir, aimer hors de cette petite table pleine de miette de pain. Il serait donc peut-être temps d'y aller et - puisque la gratuité de la satisfaction des besoins vitaux n'a pas encore été décidé par des politiques décidément bien frileuses - de régler l'addition.
-Si vous pensez être un homme, un vrai, allez en [[GALANTERIE]].
-Si vous vous identifiez plutôt comme homme, comme femme ou comme personne non-binaire, Allez en [[AIEAIEAIE]].
A RETRAVAILLER : dernier choix ne mène à rien à part la fin.
(if: $valentin is 1)[Aaah, les concerts de Valentin Vander. Vous arrivez alors qu’il entame sa célèbre chanson le Chat. Sacré Valentin. Vous l’adorez. Vous avez une pensée trouble pour cette soirée où vous rentriez tous les deux sur la ligne 13 après son dernier concert, où vous aviez raté votre arrêt, où vous vous étiez tous deux regardé, oh zut, oui, zut, ahah, eheh, et où, l’alcool aidant, vous... Enfin bref. Vous reconnaissez plusieurs amis dans le public rieur, le public qui applaudit à tout rompre, le public qui acclame Valentin, lequel, porté par la vague de tout cet amour, surfant sur le tsunami de son adrénaline, enchaîne sur le //Jogging sur la plage//, votre chanson préférée. Vous êtes chaud, chaude, vous êtes bouillant, bouillante ! Valentin crie : « Et maintenant le refrain, faîtes la mer ! », et vous faites la mer ; Valentin crie « Vous êtes chauuuud ? », et vous criez comme une jeune fille à son premier concert des Rolling Stones, Valentin crie : « Et maintenant le refrain, faîtes la mer, faites la mouette ! », et vous faites la mouette ! Valentin continue, il est plus en forme que jamais, vous aussi, vos amis sont à côté de vous, vous reprenez les paroles, vous dansez comme un seul joggeur, vous claquez des doigts, vous tapez dans vos mains , Valentin vous hurle « Et maintenant le dauphin ! » et vous faîtes le dauphin, finalement la chanson prend fin, vos jambes vous font mal, vous ne sentez plus vos mains, vous êtes hors d’haleine, heureux, ravi, vous tournez la tête pour communiquer votre bonheur à votre rencard qui doit être à votre gauche, là où il, où elle était il y a 2 minutes et vous...]
(else:)[Aaah, la Saint Valentin dont vous êtes le héros ! Vous venez tous les ans depuis ...deux ans, assister à la performance de Pinchard & Pinchart, drôles de petits anthropoïdes qui, telle cette rarissime espèce de marsupiaux vivant dans les hauts plateaux de Madagascar, sortent chaque année entre le 13 février et le 9 mars pour se gorger d'eaux et de quinoa bio avant de retourner à la terre dont ils sont issus.
Vous avez une pensée trouble pour cette soirée où, après que Pinchard avait failli mettre le feu au restaurant où vous vous trouviez en s'essayant à un tour de magie dont il avait vu la veille un tutoriel sur Youtube, vous étiez rentrés tous les deux avec le bus 24, où vous aviez raté votre arrêt, où vous vous étiez regardés, oh, zut, oui, zut, ahah, eheh, et où, l'alcool aidant, vous... Enfin bref.
Vous reconnaissez plusieurs amis dans le public qui, endormi par les voix lénifiantes de Pinchart & Pinchard, réclame à tue-tête le tour de magie pyromane.
Pinchard & Pinchart essayent de sauver leur Saint Valentin, mais rien à faire, Pinchard, acclamé par le public en délire qui lui crie "LE PETROLE, le PETROLE, LE PETROLE !" est manifestement tenté de ré-essayer son tour de magie et, devant Pinchard, complètement dépassés, sort déjà de sa poche un briquet, un mouchoir - sale - et deux pièces de monnaie.
Vous êtes bien, vous êtes heureux.se. Vous tournez la tête pour communiquer votre bonheur à votre rencard qui doit être à votre gauche, là où elle (ou il) était il y a 2 minutes et vous ...]
Et vous le, vous la voyez dehors, en train de fumer, dévorant des yeux la serveuse (ou le serveur), riant à gorge déployée à l’une de ses plaisanteries, complètement oublieux.se de votre existence. Le serveur (ou la serveuse) remet doucement en place une de ses mèches sauvagement libérée par son éclat de rire, effleurant au passage le grain de beauté de sa pommette droite. Vous voyez le trouble, l’éclat de désir déclenché par ce geste.
Soyez lucide : c’est raté, c’est fini, nada, kaputt, soyez lucide : vous l’avez dans l’os.
- Accablé.e, vous terminez votre Guinness désormais tiède, reprenez votre manteau et repartez, solitaire, dans la rue. Votre lit vous attend, en [[DODO-RONFLONFLON->ZAPPING603]].
- Accablé.e, vous commandez une autre Guiness. Non, deux. Trois. Quatre, plus un whisky, un grog et un nombre indeterminé de shot de vodka-caramel. Allez en [[PROHIBITION70->PROHIBITION70]].
- Ahbazutalors. Vous voilà tout dépité. Heureusement, (if: $valentin is 1)[Valentin Vander, tout sueur, tout sourire, la chemise ouverte, une chaussure en moins, une corde cassée à sa guitare, revient sur scène attiré par les bis de la foule en délire, et se prépare à RE-chanter Le Jogging sur la plage. Ni une, ni deux, vous vous remettez à faire la mouette. Allez [[VALENTIN FURY ROAD->Omega2]]].
(else:)[Pinchard, le joueur, tout sueur, tout sourire, la robe longue dézippée, ayant fini sa tisane de verveine-gingembre, se prépare à tenter d'enflammer son mouchoir préalablement rempli d'un billet de 50 euros prêté par un membre du public, en [[BILLET-DE-CINQUANTE-EUROS->Omega2]]]
Vous voilà dehors.
Vous vous dîtes qu’il fait frisquet et constatez que vous êtes à un carrefour. Littéralement à un carrefour, c’est-à-dire entre la rue du Maréchal Dugland et l’avenue du Général Clampin et, pour être tout à fait précis, devant la station de tramway, c’est-à-dire que vous êtes aussi au carrefour de la rencontre. Vous connaissez ce genre de situation.
Votre rencard vous regarde, serré.e dans son manteau gris et son écharpe rose ; vous le/la regardez, également serré.e dans votre propre manteau et votre propre écharpe. Vous avez froid aux oreilles, mais vous n’osez pas sortir devant elle (ou lui) le bonnet jamaïcain que votre grand-mère vous a tricoté pour Noël.
Vous vous regardez donc, sous la neige qui froufroute, devant cette station de tramway, avec dans les yeux cette sorte de circonspection partagée. C'est le moment où, finalement, on ne sait pas trop quoi dire d’intelligent - en tout cas, vous, vous ne savez pas, vous ne savez jamais. Vous avez entendu dire qu’il y a des gens qui savent, mais ce n’est certainement pas votre cas. Bien sûr, quand vous serez rentré.e dans votre salon, tout à l’heure, vous saurez ce que vous auriez dû dire, mais il sera trop tard.
Il est toujours trop tard.
Vous vous regardez, disions-nous, les mains cherchant au fond des poches quelques reliquats de chaleur, là, contre la toile, entre deux tickets de tramway usagés, lorsque votre rencontre vous dit :
« En ce qui te concerne, je ne sais pas, mais moi, je suis vraiment très, très heureux.se de t’avoir rencontré.e. »
- Vous riez un peu bêtement, mal à l’aise, avant de grommeler très vite un « ouimoiaussicestvraietpuislescrêpescestbonheinpasvrai. », de lui effleurer la joue en une bise bâclée puis de partir tout.e seul.e à grandes enjambées vers chez vous, en [[LES CREPES C'EST BON38100->ZAPPING603]].
- Vous prenez votre courage à deux mains et demander à votre vis-à-vis si vous pouvez l’embrasser. Aller en [[CONSENTEMENT1->CONSENTEMENT 1]].
- Si vous avez acheté la robe/le costume de la réserve, vous vous entendez, à votre plus grande surprise, lui proposer d’aller chez vous, en [[YOUPIE666]].
Chez vous, vous allumez la télévision. Ho, un documentaire sur l'ascension du Pic Saint Loup en joëlette ! Décidément, le handicap, ce n'est pas si grave. Ces gens là font des choses que vous-même, avec vos deux jambes, vous ne …
Ho, un James Bond ! Elle est plutôt gironde, Barbara Bach, mais vous ne comprenez pas comment elle a pu enfiler des combinaisons sans zipette. Ont-elles été moulées directement sur elle ? Roger Moore l'embrasse sur le canot pneumatique pendant que son complice profite de sa distraction pour lui piquer son sac à mains. Heureusement, elle se retourne et …
Ho, Le JT ! La présentatrice fait un point sur les dix lieux les plus dangereux de France. Vous apprenez que vous vivez dans l’un d’entre eux. Mais vous n’avez pas peur, car vous ...
Ho, mais revoilà le Pic Saint Loup ! Vous vous sentez très, très chaude, à la vision du Pic Saint Loup. Vous ne savez pas vraiment pourquoi.
Vous remettez la une, Roger Moore, et hop, la chaleur redescend. Le flash info sur la délinquance juvénile vous installe dans un confortable 36,5°C, pression artérielle au fond du baromètre. Vos orteils bleuissent. Vous êtes comme un grand crocodile posé, là, sur le canapé. Puis vous rezappez sur le Pic Saint Loup et, de nouveau, c’est le coup de chaud, la fièvre, le désir qui vous envahissent.
Tout.e excité.e, vous faites craquer le film plastique d’une vidéoK7 toute neuve et l’enfilez dans le magnéto pour enregistrer ça. Une fois chose faite, vous étiquetez et rangez le docu “PicSaintLoup2018” dans le faux fond de la bonnetière, auprès de vos autres Cassettes Secrètes, puis allez vous coucher.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Vous vous réveillez le lendemain, 15 février, dans votre lit défait, et êtes immédiatement frappé.e par :
- une gueule de bois
- la présence d’un préservatif usagé à 20 centimètre de votre genoux gauche
et
-l’absence totale de tout souvenir de votre soirée passée votre cinquième verveine-menthe.
La forme du matelas à votre gauche laisse supposer que quelqu’un a passé la nuit avec vous. Mais qui ? Mystère.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Vous dormez paisiblement.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
NOTE MUSIQUE : berceuse ? Dors mon petit quinquin ? Bruder Yacoub?Il ou elle vous dit oui et vos sourires se rapprochent jusqu’à ce que vos lèvres, tout délicatement, se frôlent, se touchent. Vous vous souriez de nouveau. Tout.e ragaillardi.e, vous lui proposez d’aller chez vous, ce qu’elle ou il accepte. Vous vous promenez donc le long des boulevards en vous serrant les mitoufles dans les manchettes et en continuant de parler de choses et d’autres sans plus y faire attention que cela.
- Vous avez encore le temps de paniquer, de prétexter une visite à faire à votre grande tante malade dans le Loire et Cher pour vous enfuir quelque part, en [[DÉRIVE323]] par exemple.
- Mais normalement vous finissez par vous retrouver chez vous, avec elle ou lui, et même plus que cela : dans votre chambre. Allez en [[Hiiiiiii 903]]
->le lien avec dérive323 est chelou. Faire plutôt un nouveau passage de fin?
Vous êtes chez vous, vous préparez deux verres tandis que votre hôte se met à l’aise. Tandis qu’il/elle regarde votre collection intégrale de Harry Potter en anglais couverture cartonnée à dessins en relief, feuilles de vélin non-massicotée à tranche d’or, vous vous approchez d’il ou elle, posez votre main dans son dos, elle ou il se retourne et doucement vous embrasse.
A partir de là, de trois choses l’une :
- Soit vous avez de la chance, allez en [[YOUPI23h15->YOUPI 23H15]].
- Soit vous n’avez pas de chance, allez en (either: "[[Dommage202]]", "[[ACCIDENT57]]").
- Soit vous portez la robe/le costume de la réserve, allez en [[MEPHISTO 2020]].
Assez rapidement, vous voilà tous les deux sur votre lit. Vos mains, vos lèvres, vos dents et vos langues se croisent, se frottent, se cherchent, s’esquivent. Vos corps se rapprochent ; vos voix se font massages, vos doigts murmures. Caresses et baisers s’entrecroisent et vous tentez de ne pas mâcher ses cheveux en voulant mordiller ses oreilles. C’est dur, mais vous vous en sortez.
Vos jambes se mélangent, vos mains se font plus entreprenantes : assez rapidement (c’est-à-dire au bout d’une trentaine de minutes), vous êtes tous deux presque nus avec une seule chaussette au pied. Sous la couette, il ou elle repose sur le flanc, vous présentant son dos, vaste tabula (if: $tabula is "rasa")[plus du tout tasa cette fois](else:)[pas du tout rasa], sur laquelle vous laissez divaguer votre doigt, parcourez (if: $omega is 1)[ses points d’énergie, ses omicron, ses nû, dessinez le contour de ses muscles, de ses lambdas (il a les kappas les plus développés que vous ayez jamais vu) et composez, votre index comme calame, un éphémère poème dans le langage de son corps
Tandis qu’il se retourne pour vous répondre de ses propres rimes, vous soupirez d’aise et ne voyez passer ni la nuit, ni l’heureuse fin de cette Saint Valentin dont vous fûtes le héros.](else:)[parcourez ses points d’énergie, dessinez le contour de ses muscles (elle a les trapézoïdes les plus développés que vous ayez jamais vu/ vous n’arrivez pas - c’est curieux tout de même - à trouver ses trapézoïdes dans cette carcasse dégingandée) et descendez rêveusement, votre index comme péniche, le fleuve de ses vertèbres. Alors que vous remontez de sa crête iliaque pour explorer tendrement son dorsal latéral gauche, vous apercevez de minuscules - deux, trois millimètres de diamètres, pas plus - ronds plus clairs : des petits points de lumières qui, sur sa peau de cuivre assombrie par la pénombre nocturne où vous êtes, ressortent comme autant d’étoiles d’un genre nouveau. Constellation sans pareille, infiniment grand curieusement incarnée dans l’infiniment petit, tombée par hasard sous vos doigts d’astrologues, qui vous illumine soudain et qui, dans cette chambre plongée dans la nuit, alors que par la fenêtre tombe toujours la neige, vous montre l’heureuse issue de cette saint Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
_________ NE PAS PROPOSER Si pour vous tout l'enjeu était celui de rencontrer une personne à aimer, avant d'être heureux·ses avec elle ou lui jusqu'à la fin des temps, allez en [[HAPPY-END84]].
_____________NE PAS PROPOSER S'il vous semble que, même alors que vous avez rencontré une personne que vous aimez, il vous reste encore quelques choix à faire, d'ici la fin de votre existence terrestre, allez en [[EPILOGUE229]].
Vous êtes désormais chez vous. Vous vous embrassez, passion dévorante, faim de l’autre, plaisirs des langues, des bouches, des genoux (vous avez toujours aimé les genoux), des genoux qui s’emmêlent.
Votre main se perd dans ses cheveux tandis que la sienne vous plaque fermement contre elle, contre lui. Votre main va aller chercher sa peau sous les couches de vêtements et il, ou elle, vous enlève votre cravate, chercher la fermeture éclaire de votre gaine. Vous êtes rapidement tout nus sous la couette, avec seulement une chaussette au pied gauche et il...et elle...et vous...avec son...et là...oooh, ouiiii, aaaaah, seigneur, c’est … - tiens, vous ne connaissiez pas cette position - et il, et elle, et vous repartez de plus belle, les heures passent, c’est merveilleux, c’est fantastique, vous n’avez jamais connu ça, vous ne comptez plus ses, vos orgasmes.
A la fin, exténués, vous vous affalez l’un contre l’autre. Vous la - ou le - regardez tendrement dans ses yeux immenses où se reflète votre sourire béat.
Félicité de la Saint Valentin, vous êtes une personne ou (si vous avez acheté l’extension Torrides Cha 110913-773444) un plutonien comblé.
Retentit alors le vibrement caractéristique d’un portable. Votre partenaire consulte le message nouvellement reçu, puis commence à se rhabiller en s’excusant : sa (ou son) petit-e ami-e est rentré-e de ses vacances à Salamanque plus tôt que prévu, il lui faut partir. Ah bon ? Mais et vous alors ? Vous devez avoir un air de chien battu, car votre rencard prend un air désolé, vous caresse la joue et vous embrasse, avant de partir dans un petit claquement de porte.
Vous demeurez désespérement seul dans votre lit, des regrets pleins les rêves.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Vous êtes désormais chez vous. Vous vous embrassez, passion dévorante, faim de l’autre, plaisirs des langues, des bouches, des genoux (vous avez toujours aimé les genoux), des genoux qui s’emmêlent.
Votre main se perd dans ses cheveux tandis que la sienne vous plaque fermement contre elle, contre lui. Votre main va chercher sa peau sous les couches de vêtements et il, ou elle, dénoue votre lavallière, cherche la fermeture éclaire de votre gaine, lorsque vous voyez, par la fenêtre de votre chambre, debout sous le lampadaire faisant face à votre immeuble, impeccablement mis et protégé de la neige par un parapluie noir et rose, la vendeurdeuse du Chérubain qui vous sourit et qui, de sa main droite légèrement repliée vers lui, vous fait signe.
Il vous appelle.
Il est temps pour vous de le rejoindre.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Vous devez décider, pour continuer, si vous êtes plutôt du genre à être un (link: "homme")[(set: $genre to "homme")(go-to: "DERIVE 2")] ou si vous êtes plutôt du genre à être une (link: "femme")[(set: $genre to "femme")(go-to: "DERIVE 2")].
Sur le canal, l’air est frais et il y a même un petit pont qui l’enjambe, pas très beau mais vous montez dessus, vous vous accoudez, vous sifflotez, et vous vous souvenez de Camille, cette grande gigue à qui il fallait toujours caresser le dos et qui vous esquintait le tempérament. Il disait que, même si vous la (ou le) quittiez, il (ou elle) vous appellerait tous les matins et tous les soirs pour être bien sûr.e que vous étiez encore vivant.e.
Heureusement que vous aviez réussi à convaincre sa meilleure amie d’effacer votre numéro de son répertoire !
– Vous décidez de rappeler Camille, allez en [[FLASHBACK1]].
– Vous continuez à siffloter en jetant des petites boulettes de cérumen dans le canal, allez en [[RELAX2]].
- Vous décidez que vous n'allez pas trainer comme ça toute cette nuit magique de St Valentin ! Il est grand temps de vous prendre en main, non main ! Allez en [[PRISE EN MAIN]] .
A retravailler/enlever?
- Vous prêtez attention à une petite fille située non loin de vous, coiffée de deux macarons noués de rubans, qui vous regarde de ses grands yeux innocents et vous tend une jolie feuille A5 aux couleurs chatoyantes. Prenez cette feuille en [[CHATOYANT1]].Stoïque, notre homme renchérit avec toute une gamme de petits bruits de succion et exécute avec ses sourcils une figure compliquée, assimilable au triple boucle piqué du patinage artistique. Juste après, il sort la main de la doublure de sa veste et vous tend un billet de cinquante euros.
- Vous vous souvenez de vos bonnes notes en marche athlétique et, après lui avoir arraché le billet, vous mettez à marcher à une vitesse approximative de 15 km/heure sans pour autant jamais perdre le contact avec le sol - vous aviez remarqué qu’il boitait légèrement de la jambe gauche, il ne pourra jamais vous rattraper. Allez en [[VÉLOCE72]].
- La morsure glaciale de l’hiver et de la méchanceté humaine vous atteint profondément. Vous décidez d’aller vous réchauffer chez vous, auprès de vos colocs et ami.e.s, sources inépuisables de chaleur et d'amour qui viennent justement de revenir. Allez en [[CHALEUR INEPUISABLE]].
- //Si vous avez dans votre inventaire le bouclier disco// : excédée, vous dirigez vers l'importun votre bouclier réfléchissant et avez le plaisir de voir les innombrables couleurs de l'arc-en-ciel submerger ses lunettes, ses dents cariés, sa moustache, tout son visage qui disparait comme le plafond de cette boîte de nuit où vous et vos copines aviez rembarré votre premier pervers alors que vous aviez 16 ans. Tandis que le moustachu pétrifié se prend le visage entre les mains en mugissant, vous reprenez tranquillement votre route, jusqu'au canal en [[CANAL236]].
Votre déhanchement est maximal, sur votre passage les mères de famille serrent leurs enfants dans leurs bras, l’air siffle à vos oreilles, vous avez l’air d’une salamandre avec un pantalon, mais assez rapidement le moustachu s’essouffle, vous traite de chienne, et vous laisse tracer votre route, loin devant.
– Tandis que, sur le quai, un jeune chanteur-interprète-guitariste chantonne une chanson de circonstances, vous décidez de longer le canal, tant qu’il fait bon, allez en [[CANAL236]].
- Vous décidez de vous installer sur un banc pour vous manger une clémentine et ne rien perdre de ce qu’il y a à regarder, allez en (set: $clementine to 1)[[CLEMENTINE8/4]]].
Il s'agit d'un petit carnet d'écriture de 18 centimètres sur 12 et environ 15 millimètres d'épaisseur. Sa couleur générale est indéfinissable mais si vous deviez, sous la torture par exemple, vous prononcer sur la question, vous diriez sûrement qu'il s'agit d'une forme particulièrement outrancière de cuivre boueux, recouvert d'une pellicule fluorescente.
Le dessin de couverture représente l'avant d'une énorme voiture, sur laquelle on aurait peint une sorte de gueule de requin terminée par des flammes s'élançant sur les gardes-boues. Un autocollant, posé sur la partie supérieure, stipule clairement, en lettres majuscules : « NE PAS OUVRIR ».
- L'apparence extérieure de l'objet, sûrement autant que la mention explicite que le propriétaire a jugé bon d'y mettre, vous incite à respecter l'intimité de ce qui se cache là-dedans. Ça ne se fait pas. Non. Non non. Vous laissez le carnet sur le banc et accordez votre attention à une fillette qui agite sous votre nez une feuille de papier aux couleurs chatoyantes, en [[CHATOYANT1]].
- L'apparence extérieure de l'objet, sûrement autant que la mention explicite que le propriétaire a jugé bon d'y mettre, vous incite à respecter l'intimité de ce qui se cache là-dedans. Ça ne se fait pas. Non. Non non.Vous ne devriez pas ouvrir la chose. Non. Après tout, c'est explicite. Vous devriez le reposer là où vous l'avez laissé. Ou alors, le ramener au commissariat. Mais pas le lire. Non. Non non non. Plongez-vous avidement dans l'ouvrage, en [[INDISCRET43]].
Camille dit que ça tombe bien : il/elle a un petit moment. Elle/Il vous convoque immédiatement chez luielle.
Hein, euh, bah, après tout, vous l’avez bien contacté.e pour ça.
Promptement, la chose est faite : vélo, sonnerie, ascenseur, porte qui s’ouvre : vous voilà dans cet appartement que vous connaissez si bien et dans lequel vous aviez juré de ne plus jamais remettre les pieds, vos deux préservatifs en poche et les mains légèrement moites.
A partir de là, tout est très rapide : après deux verres de vin – très – vite expédiés vous vous retrouvez au lit c’est-à-dire…mais… que se passe-t-il ? Ah, bon, comme ça ? Mais qu… ? Ah, et puis … on … on dirait que c’est fini.
Bon. Votre amant.e rouvre les yeux et vous dit qu’elle/il est bien content.e que vous soyez revenu.e. Pouvez-vous lui caresser le dos ?
Il est temps de partir. Trois minutes et 42 secondes plus tard très exactement (13 minutes et 29 secondes après être entré.e dans son appartement), vous voilà dehors.
Il neige et les flocons dansent mollement devant les devantures des magasins allumés.
Vous avez froid.
Vous êtes seul.e.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
NOTE MUSIQUE : cf. Profiterolles 55?
Parcours £ si vous êtes une femme
Parcours µ si vous êtes un homme
Au bout d’un petit moment, vous vous apercevez qu’une vieille dame vous regarde attentivement. Vous vous penchez pour ramasser quelques gravillons et faire mine que c’est cela que, depuis le début, vous lancez dans le canal, bien sûr. Mais la vieille dame passe derrière vous et vous traite de
£ petite sale.
µ petit dégoûtant.
- La morsure glaciale de l’hiver et de la méchanceté humaine vous atteint profondément. vous décidez de vous connecter à une appli de rencontre pour essayer de pécho ce soir, en [[FINDER888]].
- La morsure glaciale de l’hiver et de la méchanceté humaine vous atteint profondément. Vous décidez d’aller vous réchauffer chez vous, auprès de vos colocs et ami.e.s, sources inépuisables de chaleur et d'amour qui viennent justement de revenir. Allez en [[CHALEUR INEPUISABLE]].
Sur la feuille en papier glacé, un grand soleil illumine une aurore boréale et, en-dessous, de grandes lettres dorées vous interpellent :
“Vous vous sentez seul ? Vous vous posez des questions sur le sens de la vie ? Ouvrez votre coeur et laissez-vous toutcher par son amour !”
Suivent une adresse, un numéro de téléphone, un RIB et le lien vers un site internet.
- Toutcher ? Voilà qui ne vous semble guère français. Entamez un cours de grammaire au débotté, pour éviter à cette petite fille de sombrer dans l’analphabétisme et la délinquance auxquelles elle semble vouée, en [[GRAMMAIRE 1]].
- Les paroles de ce prospectus, telle une sonde chirurgicale ou un symbiote alien, se frayent un chemin jusqu’à votre coeur. Mais oui, vous êtes seul.e ! Et vous vous posez des questions sur le sens de la vie ! La rencontre de cette petite fille muette, de ce prospectus, ici, maintchenant, ne saurait être fortuitche ! Suivez la petite fille jusqu’à l’adresse indiquée sur le prospectus, en [[SUIVEZ 1]].
Vous forcez la petite fille à s’asseoir à côté de vous, sur le banc, et commencez par lui apprendre à reconnaître un verbe du premier, du second et du troisième groupe.
Les verbes du premier groupe se terminent en -er, ceux du second groupe ont un participe présent en -issant (finissant, pétrissant, fléchissant), et ceux du troisième groupe sont tous les autres, qui finissent en -oir, en -re et en -ir, plus le verbe aller qui se termine en -er mais qui n’est pas du premier groupe. Pigé ?
La petite fille vous regarde, l’air émerveillé.
Vous entamez un QCM, pour vérifier qu’elle a bien enregistré. “Contrôle surprise !”, rugissez-vous. La petite fille sursaute. Vous placez devant elle un tas de gravillons noirs, un tas de gravillons jaunes et un tas de gravillons bruns, et lui expliquez que, lorsque vous lui donnerez un verbe du 1er groupe, elle pourra vous lancer au visage un gravillon blanc, du 2nd, un gravillon jaune, et du troisième, un gravillon brun. Vous croyez aux pédagogies actives : les enfants ne sont pas d’inertes petites cruches à remplir de science, c’est en bougeant qu’on mémorise.
Parfondre ! Gauchir ! Ablater ! Mégir ! Époutir ! Abomber ! Issir ! Gésir ! Embatre ! Rustir ! Détordre ! Oindre ! Enceindre ! Férir ! Blêmir ! Abraser ! Aller ! Disjoindre ! Convertir !
La petite fille s’en donne à coeur joie et ne commet aucune faute, sauf pour ‘aller’, qu’elle prend pour un verbe du premier groupe - erreur classique. Tout en vous passant une compresse d’arnica sur le visage, vous la félicitez pour ses progrès. Quand, soudain, vous sentez une grande ombre s’étendre sur vous.
C’est celle d’une créature strictement identique à la petite fille, mêmes macarons et rubans, mêmes souliers vernis, même col claudine, même nez retroussé, mais qui doit peser cinquante kilogrammes de plus et être quatre fois plus âgée. Elle demande à la petite fille “Tu t’amuses bien, Don-de-Dieu ?” Vous êtes obligé d’en déduire que la petite fille s’appelle Don-de-Dieu. Puis la maman de Don-de-Dieu soulève au dessus de votre tête un objet contondant en la forme d’un parallélépipède de vingt centimètres sur quinze, mille deux cent cinquante pages de fin papier ivoire au, vous le supposez, tranchant acéré (dégat : 1D4-2).
“Avez-vous déjà songé à la vie éternelle ?”, vous demande-t-elle.
- Si vous avez en effet déjà songé à la vie éternelle, allez en [[VIE ETERNELLE1]].
- Si vous n’avez jamais songé à la vie éternelle, allez en [[VIE ETERNELLE4]].
- Si, y ayant songé ou pas, un élan vital vous pousse à ramasser vos gravillons et votre pharmacie portative pour vous éloigner de cette bibliophile en rubans, allez en [[FUITE1]].
La petite fille vous prend par la main et vous mène silencieusement jusqu’à une large porte en bois massif, sculptée de petits personnages rigolos avec des cornes et des queues fourchues. Autour de la porte, la large bâtisse en brique rouge est partiellement recouverte de vitraux en cul-de-bouteille et de kakemono de 3 mètres sur 1,5 affichant du latin en police GOTHICABIS taille 236.
Une fois à l’intérieur, vous êtes accueillis par ce qui semble être un vigile. Soupirant intérieurement sur les contraintes de l'État d’urgence mais mû.e par un réflexe quasi-pavlovien savamment entretenu depuis le mois de novembre 2015, vous commencez à ouvrir votre sac tout en vous attendant à la phrase rituelle : Veuillez ouvrir votre sac s’il…
“Bienvenue dans Sa Maison, laissez ici vos doutes et vos peurs, confiez-vous à moi comme vous vous confierez à vous-même.”
Ah. Vous n’avez jamais vu un vigile aussi souriant et bien habillé. Il a une jolie tunique brodée et tellement de dents que vous avez envie de recompter les vôtres. Il vous demande : “Avez-vous déjà entendu parler de la vie éternelle ?”
- Oh, quelle bonne question ! Eh bien oui, justement, et pas qu’un peu ! Allez en [[VIE ETERNELLE1]].
- Oh, quelle bonne question ! Eh bien non, de quoi s’agit-il ? Allez en [[VIE ETERNELLE2]].
- Vous ne savez pas trop, et, Dieu merci, vous êtes athée, mais vous avez très envie de vous confier à ce brave homme, parce que, tout de même, cela fait des mois que vous n’avez pas eu l’occasion de vous épancher et que vous en avez gros sur la patate. Allez en [[CONFESSIONNAL1]].
Le vigile vous met la main sur l’épaule et vous conduit gentiment à part, dans un petit baptistère, à une table servie où il n’y a qu’un couvert, puis s’assied en face de vous. La petite fille réapparaît alors et vous sert un beau pâté en croûte à l’échalote.
Le vigile en tunique brodée, tout en se frottant les mains au gel hydroalcoolique, vous explique posément que le pâté est un pâté, non parce qu’il a la forme d’un pâté, le goût du pâté ou la croûte du pâté, non parce que vous savez que c’est un pâté, mais parce qu’il est bien un pâté. Puis il vous en sert une tranche.
Après quoi, il détache le pâté de la croûte et vous explique que le corps de Jésus est le pain, non comme ce pâté est dans sa croûte mais parce que Jésus est du pain. Alors que le lapin, lui, est le pâté, tout comme, finalement, Jésus est le pain, et qu’alors ... Euh, vous voulez un peu de vin ? Et que, euh … tout le reste est bien expliqué, là, dans ce petit livre de recettes, qui figure en 87 exemplaires empilés à côté de vous.
Derrière le vigile, vous entendez s’élever des voix enjouées et de toniques claquements de mains.
- Rassasié.e, enivré.e de ce vin délicieux, tout enveloppé.e de votre nouvelle foi et des effluves de l’échalote, vous vous emparez des 87 exemplaires du livre de recette et partez dans la rue pour prêcher de nouveaux coeurs égarés. Allez en [[PROSELYTE1]].
- Séduit.e par cette mélodie entraînante qui perce à travers le capiton, vous vous essuyez la bouche, remerciez pour le délicieux pâté et vous levez pour aller voir ce qui se passe dans le choeur de l’église. Allez en [[CHOEUR1]].
Vous êtes mené.e vers une fine cloison de bois pourvue de plein de petits troutrous, de part et d'autres desquels vous et le délicat vigile à tunique brodée vous asseyez. C’est votre première fois à confesse et il vous a toujours semblé que les membres de votre entourage proche avaient pas mal de choses à se reprocher.
Pour leur permettre de, peut-être, gagner, comme vous ce soir, quelque estime du Seigneur Tout Puissant, vous commencez donc par confesser leurs fautes puis, par un habile retournement rhétorique, vous démontrez en quoi ce sont leurs graves et nombreuses erreurs, à eux, qui sont responsables de celles, peu nombreuses et toutes petites, que vous avez pu commettre, vous.
Vous parlez du petit Serge, qui vous piquait sans cesse votre pupitre, au solfège et de Sidonie, qui chantait faux exprès pour vous faire de la peine. Vous mentionnez le jury du concours des Jeunes Organistes de Provence, qui vous recala juste parce que vous êtes un peu basané du côté de votre mère. Enfin, vous passez le bras du côté du vigile pour lui montrer des photos ingrates de votre petite soeur, afin d’illustrer votre propos ( vous disiez tout à l’heure qu’à voir son visage, à celle-là, on savait tout de suite qu’il n’y avait pas grand chose à en tirer).
A votre grande surprise, le vigile vous saisit par ce même bras que vous aviez insinué de son côté du confessionnal et vous arrache énergiquement à votre niche en bois en vous traitant de langue de serpent puis il vous pousse devant lui, dans un escalier en colimaçon, jusqu’à l’orgue, et vous enferme dans la loge de l’organiste en disant que ça tombe bien, ça faisait quelques années qu’on en cherchait un gratos, qu’il vous fera monter tous les jours du pain et du hareng fumé par le passe-plat et quelques fruits quand ce sera l’été.
Votre nouvelle carrière commence.
Comme vous ne connaissez pas encore le répertoire, vous commencez avec ce qui, à votre connaissance, semble le mieux convenir :
"La jeunesse emmeeerde / Le Front National
La jeunesse emmeeeerde/ Le Front National
La jeunesse..."
https://www.youtube.com/watch?v=CuZB9hOQ0DQ
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Ah, la vie éternelle ! Voilà une question qui vous tracasse depuis vos 15 ans et cette fameuse après-midi où votre ami.e Camille vous a demandé, alors que vous rouliez un splif entre deux heures de cours, ce que vous pensiez du pari pascalien en la croyance de Dieu.
Votre interlocutrice ne vous parle pas de Pascal et semble se contenter d’une doctrine pentecôtiste typique de la Fédération des Eglises du Plein Evangile de France (FEPEF). Tandis qu’elle dénonce l’influence de l’opus dei en Amérique Latine et soutient l’inanité de l’influence des Pères de l’Eglise sur la construction du dogme, vous tentez de lui faire voir le caractère révolutionnaire de François d’Assise parlant aux oiseaux.
C’était sans compter la petite fille, qui vous demande à brûle-pourpoint ce que vous pensez du discours de Luis Bunuel comparant la Sainte Trinité à un pâté en croûte. Cela vous donne l’occasion rêvée pour parler de l’hérésie de Menocchio, ce meunier frioulan du XVIème siècle, qui comparait l’Univers à un fromage, hérésie justement contrecarré par le Saint Siège puisque, comme chacun sait, l’Univers est en fait... un Saucisson !
Le temps que vous débattiez de tout cela, la nuit s’est avancée en silence jusqu’à fort tard. Le 15 février déploie lentement ses tentacules de normalité et, laissant la jeune fille et sa mère rentrer chez elles, nourries de pensées théologiques nouvelles, vous rentrez chez vous, à pied, tout en songeant.
Si, à l’intérieur de ses propres boyaux, le Dieu créateur a mis la viande hachée du Big Bang, alors, est-ce que, issue de l’étuvage de cette charcuterie cosmique, ne serait pas apparue une bactérie particulière : l’Amour ?
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
NOTE DE MUSIQUE : chant religieux ?
idée idiotes : saucisson en guise d'archet ? percu ?La petite fille vous prend par la main et vous mène silencieusement jusqu’à une large porte en bois massif, sculptée de petits personnages rigolos avec des cornes et des queues fourchues. Autour de la porte, la large bâtisse en brique rouge est partiellement recouverte de vitraux en cul-de-bouteille et de kakemono de 3 mètre sur 1,5 affichant du latin en police GOTHICABIS taille 236.
Une fois à l’intérieur, vous êtes accueillis par ce qui semble être un vigile. Soupirant intérieurement sur les contraintes de l'État d’urgence mais mû.e par un réflexe quasi-pavlovien savamment entretenu depuis le mois de novembre 2015, vous commencez à ouvrir votre sac tout en vous attendant à la phrase rituelle : Veuillez ouvrir votre sac s’il…
“Bienvenue dans sa Maison, laissez ici vos doutes et vos peurs, confiez-vous à moi comme vous vous confieriez à vous-même.”
Ah. Vous n’avez jamais vu un vigile aussi souriant et bien habillé. Il a une jolie tunique brodée, et tellement de dents que vous avez envie de recompter les vôtres.
Il vous met la main sur l’épaule et vous conduit gentiment à part, dans un petit baptistère, à une table servie où il n’y a qu’un couvert, puis s’assied en face de vous. La petite fille réapparaît alors et vous sert un beau pâté en croûte à l’échalote. Le vigile en tunique brodée, tout en se frottant les mains au gel hydroalcoolique, vous explique posément que le pâté est un pâté, non parce qu’il a la forme d’un pâté, le goût du pâté ou la croûte du pâté, non parce que vous savez que c’est un pâté, mais parce qu’il est bien un pâté.
Puis il vous en sert une tranche.
Après quoi, il détache le pâté de la croûte et vous explique que le corps de Jésus est le pain, non comme ce pâté est dans sa croûte mais parce que Jésus est du pain. Alors que le lapin, lui, est le pâté, tout comme, finalement, Jésus est le pain, et qu’alors ... Euh, vous voulez un peu de vin ? Et que, euh … tout le reste est bien expliqué, là, dans ce petit livre de recettes, qui figure en 87 exemplaires empilés à côté de vous.
Derrière le vigile, vous entendez s’élever des voix enjouées et de toniques claquements de mains.
- Rassasié, enivré de ce vin délicieux, tout enveloppé de votre nouvelle foi et des effluves de l’échalote, vous vous emparez des 87 exemplaires du livre de recette et partez dans la rue pour prêcher de nouveaux coeurs égarés. Allez en [[PROSELYTE1]].
- Séduit par cette mélodie entraînante qui perce à travers le capiton, vous vous essuyez la bouche, remerciez pour le délicieux pâté et vous levez pour aller voir ce qui se passe dans le choeur de l’église. Allez en [[CHOEUR1]].
Vous vous souvenez de vos bonnes notes en marche athlétique et, après avoir arraché à la petite fille votre seringue aspivenin, avec laquelle elle s’amusait, vous vous mettez à marcher à une vitesse approximative de 15 km/heure sans pour autant jamais perdre le contact avec le sol. Vous vous retrouvez rapidement dans votre quartier.
- Si vous vous rendez dans votre bar préféré, Chez Kiki et Marilou, allez en [[KIKIMARILOU]].
- Si vous rentrez chez vous, allez en [[PETIT NID D'AMOUR->CHALEUR INEPUISABLE]].
Vous vous postez près du Canal, là où vous fîtes, jadis, il y a une heure, la rencontre de cette fillette à macarons et rubans qui fit basculer votre destin.
Dans la bourrasque du mois de février, vous ôtez votre manteau et le pliez à côté de vous, comme un petit écrin pour les 87 livres de recettes que vous vous promettez de distribuez, ce soir, à ceux qui voudront bien entendre votre message d’amour. Puis, faisant fi du bruit des voitures et de l’indifférence des passants, vous vous levez et entonnez une belle chanson sur le rayon de lumière dorée qui, perçant d’entre les nuages, viendra nous toutcher un jour pour sécher nos larmes.
Transporté.e, vous frappez dans vos mains et tentez de capter le regard des passants.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
NOTE MUSIQUE : Down in the river to pray/ I Saw the laight / goguette recette de cuisine sur air de Down in the river Une bande de jeunes aux sourires extatiques vous invite du regard à les rejoindre. Ils chantent la belle histoire d’une reine de miséricorde nommée Holly-Maria, qui a un jour fait triompher les chérubins et les séraphins, clapclap, clapclap.
Vous prenez place parmi eux avec joie, entre une petite rondouillarde et un grand chauve. Citant en vous-même la première épître aux Corinthiens, vous songez :
” Si je parle les langues des hommes et même celles des anges, mais que je n'ai pas l'amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne ou une cymbale qui retentit.”
Et comme, en effet, vous n’avez pas l’amour, vous êtes donc une cymbale. Vous tapez frénétiquement dans vos mains de cuivre et entonnez avec les autres :
"As i went down in the river to pray
Studyin about that good ol' way
and who shall wear the starry crown?
Good Lord show me the way!
O sisters let's go down
Let's go down, Come on down
O sisters let's go down
Down in the river to pray
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/DkWn69VBslw" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>D2. Votre proie vous estourbit d’un grand coup de panda turquoise sur le crâne, suivi d’une envolée de genoux dans vos parties génitales, vous fait sortir de la réserve manu militari, vous traîne à travers le magasin en vous tenant par la peau du cou et enfin vous propulse dans le caniveau boueux.
Endolori.e, piteux.se, gémissant beaucoup, pleurant un peu, vous décidez de :
– Rentrer chez vous en [[REPLI1]].
– Vous rendre au bar en [[KIKIMARILOU]].
A RETRAVAILLER ; faire fin ? Ou mouvement vers autre chose et pas seulement retour arrière?PARCOURS FEMME £
PARCOURS HOMME µ
Les clones vous montrent du doigt les parois de la pièce. Vous fixez plus attentivement les taches étalées sur les murs et finissez par distinguer :
- £ Une forme d’un noir bleuté, presque brillant qui ressemble à … à … Mais oui, à une robe fourreau, à découpe princesse déplacée et mousseline de soie ! Ce genre de robe que vous avez vu dans tellement de films américains ! C’est celle d’Audrey Hepburn dans <i>Diamants sur canapé</i>, celle de Vivien Leigh dans <i>Autant en emporte le vent</i>, c’est Rita Hayworth dans <i>Gilda</i>, avec des gants qui sont autant de fuseaux d’Aphrodite et un décolleté a faire écumer de bave une palourde a marée montante. Toute ébaubie, vous n’arrivez plus à parler mais la vendeur-deuse semble avoir compris votre vision. Il-elle décolle du mur, comme une peau morte, la robe en question, et vous la tend. Vous l’enfilez. Elle vous va à ravir.
- µ Une forme d’un noir bleuté, presque brillant, qui ressemble à … à … mais oui, à un costume, à ce genre de costume que vous avez vu dans tellement de films américains ! C’est le trois-pièces de Don Draper dans <i>Mad Men</i>, c’est celui de Leonardo di Caprio dans <i>Gatsby le magnifique</i>, de Daniel Craig dans <i>James Bond</i>, de Christian Bale dans <i>American Psycho</i>. Vous devinez la coupe italienne à entoilage intégral, la finesse de laine a 120s Merinos et les poches avec passepoil bicolore et point d’arrêt en demi-lune apportant une touche de folie dans le motif traditionnel prince de galles.
Tout ébaubi, vous n’arrivez pas à parler, mais le.a vendeurdeuse, semblant sortir d’une boîte à chapeau, a compris votre vision. Iel disparaît par une petite porte située au fond de la pièce et revient bientôt avec le costume. Vous l’enfilez. Il vous va a ravir.
Tandis que, tournant encore et encore sur vous-même devant la grande glace qu’on vous tend, vous vous jetez des regards brûlants, dans le secret de votre cœur se forme le regret de ne posséder que cinquante euros.
Enfin, même si vous aviez de l’argent, vous en feriez sans doute quelque chose d’un peu moins bête que d’acheter ce costume/cette robe qui fait de vous l’entité irrésistible que vous n’avez, au fond, jamais cessé-e d’être – c’est seulement que, dans vos nippes habituelles, personne ne s’en rend compte ! Voilà tout ! C’est pas grave, hein ! Haha ! Vous riez de très bon cœur en dezippant la zippette.
Mais la zippette résiste. Le vêtement, ajusté, devient collant et chaud lorsque vous tentez de le retirer. Au lieu de vous aider, les clones de vendeurvendeuses sur longues jambes vous tendent, chacun, une agrafeuse murale et une étiquette fléchée orange fluo, en vous demandant gentiment, de leurs mille voix, si ca ne vous dérangerait pas de leur rendre un petit service.
Vous comptez rapidement sur vos doigts : Mille voix, mille agrafeuses, mille étiquettes … Ca fait donc mille petits services !
C’est alors que la vendeurdeuse vous explique que cette robe/ce costume somptueux est, certes, trop cher pour vous, mais que vous pourriez repartir avec si seulement vous acceptiez de filer, de temps en temps, un petit coup de main au magasin.
- C’est de bonne guerre. Vous avez entendu que c’était comme ça, autrefois, dans certaines paroisses : quand on n’avait pas de quoi faire enterrer sa mère, le prêtre faisait ça gratis, mais en échange on devait faire le ménage, le jardinage, les cierges, l’encens et tout le toutim pendant un certain temps, après. Tout sourire, vous serrez la main de la vendeurdeuse. Désormais, vous portez donc une robe / un costume tout a fait splendide, et vous devrez, tous les soirs, filer un coup de main a la manutention au sous-sol de chez Cherubain. Ah, la bonne affaire ! Le.a responsable du magasin vous reconduit a la sortie. Allez en [[EXIT1]].
- Il n’en est pas question ! Vous détestez les travaux manuels. Vous vous passerez bien de cette robe / de ce costume. C’est ce que vous dites à la vendeurdeuse qui, lui, ne semble pas l’entendre de cette oreille. Iel devient tout rouge, plus toute bleue, puis tout vert. Allez en [[COURSE POURSUITE]].
Ting ! L’ascenseur s’arrête et s’ouvre sur un couloir à longue moquette purpurine. Au bout, une porte. Derrière cette porte, du bruit : rires, discussions, un zeste de jazz se mariant aux cliquetis des verres et des couverts qui s’entrechoquent. Vous avancez. La rumeur augmente, vous voilà sur le seuil.
C’est une belle porte en chêne massif. Ignorant tout des essences arboricoles, vous qualifiez de chêne tout ce qui n’est pas du plastique, à l’exception notable de votre table basse achetée sur LeBonCoin, 100% aggloméré - ça, vous connaissez.
Vous passez la tête dans l’entrebâillement pour découvrir une foule de gens sapés comme jamais (ne serait-ce pas du 120s merinos avec passepoil bicolore ?) portant tous de minuscules masques de Zorro bordés de fourrure, que vous pensez avoir aperçus, en vente pour la somme de 20 centimes, dans le caisson 'discount' de la réserve. Ces accessoires moirés ne vous empêchent pas de reconnaître Emmanuel Macron, Angela Merkel, Vladimir Poutine, Paul Kagamé, l'ayatollah Rhomeini et, portant, sur un plateau d’argent, des flûtes de champagne, Tarim, votre voisin du 5ème (qui, lui, ne porte pas de masque). Vos voisins immédiats, (notamment un quinquagénaire barbichu dont vous ne savez s’il vous rappelle votre Tonton Richard ou l’un de ces présentateurs de Journaux Télévisés - vous les confondez tous -) semblent remarquer votre présence.
*Si vous portez le Costume de la Réserve, allez en [[BOND-JAMES-BOND->BOND JAMES BOND]].
*Si vous portez la Robe de la Réserve, allez en [[ESCARGOT]].
*Si vous ne portez ni la Robe ni le Costume, allez en [[SHEHERAZADE]].
Vous êtes donc, a nouveau, dans la rue. Tout.e fringuant.e, vous éprouvez avec joie la supériorité de votre nouveau costume/robe dont la doublure en Dermatech et peau de phoque vous protège mieux du froid que toutes les doudounes des passants qui vous contournent en grelottant.
- Vous decidez de faire étalage de tout ce swag dans votre bar préféré, Chez Kiki et Marilou. Allez en [[KIKIMARILOU]] .
- Vous brûlez de vous admirer encore dans cette robe/ce costume extra-chic. Vous rentrez chez vous pour squatter un peu le miroir de la salle de bain. Allez en [[REPLI1]].
Le Tonton Richard - présentateur de JT lève son verre pour vous saluer d’un sourire joyeux. Notant que ses dents sont d’un blanc éclatant, vous-vous mettez silencieusement d’accord avec vous-même : il ressemble davantage à un présentateur télé qu’à Tonton Richard, finalement.
Tandis que vous traverse cette pensée, votre voisin Tarim, qui ne vous reconnaît manifestement pas, vient vous proposer du champagne. Une jeune femme rousse vêtue d’un tailleur noir et blanc s’approche de vous pour vous tendre impérieusement un masque de mini-zorro. L’espace d’un instant, vous hésitez à lui demander s’il fait fonction de lunette 3D
*Si vous mettez le masque, allez en [[SENHOR-ZORRO-EPISODE3->SEHNOR-ZORRO]].
*Si vous refusez le masque, allez en [[SUPERMAN-SAISON10->SUPERMAN-SAISON10]]
Vladimir Poutine s'approche de vous, environné, comme d'un essaim d'abeilles, de toutes les jeunes et délicates nymphettes de l'intelligentsia, décidément peu vêtues ce soir. Le brillant de ses yeux disparaît brusquement tandis qu'il sort de sa poche poitrine l'édition du soir du journal <i>Le Monde</i>, à la page d'un article sur sa politique étrangère.
Le papier est signé François Augiéras, célèbre reporter basé à Moscou.
Vous caressant les cheveux, Vlad vous fait remarquer que vous présentez une ressemblance troublante avec ledit Augiéras. Puis, resserrant son étreinte, il vous apprend qu'au vu du contenu de cet article, il a fait régler son compte à Augiéras et que, désormais, Augiéras, ce sera vous : à partir d'aujourd'hui, vous vivrez reclu.e.s dans un hôtel à Moscou avec l'interdiction formelle de contacter qui que ce soit, et vous devrez envoyer, chaque semaine, à la rédaction du <i>Monde</i>, signé du nom d'Augiéras, un article élogieux sur l'État Russe, sans quoi vous serez jeté.e aux chiens.
Des hommes forts, beaux et nombreux vous enlèvent délicatement aux bras de Poutine, vous enveloppent dans une douce étole de vison blanc et vous emmènent, pieds et poings liés, à l'aéroport du Bourget, pour votre premier vol en jet privé.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Le Tonton Richard - présentateur de JT s’approche de vous d’une démarche qui se veut, certainement, engageante et décontractée. Tandis que Tarim, sans vous reconnaître, pensez-vous, s’approche pour proposer des escargots et que vous vous apprêtez à vous servir, le quinquagénaire s’en attrape un et l'avale tout rond, avec la coquille.
Tout en songeant que Tonton Richard n’aurait jamais fait ça, vous vous retrouvez avec du champagne à la main et le désormais présentateur de JT, beaucoup trop près de vous, qui vous demande comment vous vous appelez, parce qu’il ne se souvient pas vous avoir déjà vu ici et que, autrement, - il vous dévisage des pieds à la tête avec l’application d’un fer à repasser - il s’en serait souvenu.
Vous lui répondez froidement que vous vous appelez Pinchard.
La réponse semble grandement le satisfaire, puisqu’il sourit et se rapproche encore davantage, suffisamment près pour vous donner un bon aperçu de sa molaire supérieure droite cariée.
Vous vous demandez si cette satisfaction (ou cette dent cariée) est la cause de sa brusque adoption du tutoiement lorsqu’il te demande ce que tu fais dans la vie.
Votre étonnement augmente encore lorsque, à votre réponse, (“vice-directrice adjointe d’une école privée d’informatique", ou quelque chose comme ça), il rétorque :
-“Et dis-moi, Pinchard, tu préfères les escargots ou les huîtres ?”
Dans une parodie de lien logique, votre interlocuteur pose une main sur votre cuisse.
- Cette question vous permet justement d’aborder l’un de vos sujets préférés, l’ostréiculture. Vous-vous lancez dans une longue description de la ferme de votre grand-papi sur l’île de Noirmoutier, allez en [[OSTREICULTURE1]].
- Cette question sur les huîtres vous rappelle un vieux péplum regardé il y a des années avec Tonton Richard, - colonnes en stuc, cirque et torses huilés - ; et, troublé.e, vous êtes à nouveau étreint.e par le doute. Vous éprouvez le besoin de savoir si cet homme qui vous tripote est bien, oui ou non, votre Tonton.
Posez-lui la question, en [[TONTON1]].
Vous revêtez le masque de velours noir satiné et surprenez votre reflet sur une fenêtre face à vous. Vous êtes plutôt pas mal. Mieux, même, que si vous étiez carrément à poil.
Ces épaules, Seigneur diable, ces épaules ! Et puis cette robe/ce costume, décidément, vous donne un sentiment de légèreté, d’adéquation avec le monde, comme si rien ne pouvait vous arrêter. C’est la sensation d’une descente en luge, un brin d'érection se dessinant à l'arrière plan, sur la corde des aigus ... Vous ne vous souvenez pas avoir jamais été aussi relax. Décidément, la haute couture, ce n'est pas le prêt à porter. Vous vous excitez un brin.
- Si vous sprechen Deutsch, allez en [[BUNDESTAG.1]].
- Si vous Ruski gavaril, allez en [[KREMLIN.2.1.2]].
La rouquine éclate de rire. A ce signal, Vladimir Poutine s'approche de vous, environné, comme d'un essaim d'abeilles, de toutes les jeunes et délicates nymphettes de l'intelligentsia, décidément peu vêtues ce soir.
Il vous sourit, d'un sourire marmelade emmuscadé musicolique, sourire bouillon KUB figé dans l'expatriation des révolutions rouges, yeux cosaques, Palais d'été vacillant dans les plis du coin des yeux, sourire oléagineux, et vous demande, dans un français limpide, si vous n'auriez pas, par hasard, besoin d'un bon coup de roulette.
Rires cristallins des mignonettes autour de lui, auquel Vlad répond gentiment mais soudain il vous fixe à nouveau, reflux de sang ouralien dans les veines, et vous ne vous sentez plus tout à fait à votre place.
* Si, comptant sur votre belle mine pour vous sortir de ce mauvais pas, vous répondez à Poutine qu'il fait un temps superbe, aujourd'hui, allez en [[ANTICYCLONE]].
* Si, incommodé par les ricanements des jeunes filles et les excès du chauffage central, vous décidez de quitter le mystérieux étage X, allez en [[ASCENSEUR]].
(if: $peyotl is 1)[Dans une dimension indéterminé de l'espace et du temps, vous vous sentez joyeux, légère, et vous vous rendez compte que vous êtes dans votre salon qui est vraiment beaucoup, beaucoup plus grand et luxueux que dans votre souvenir. Et vous apercevez que dans votre salon, allongé sur votre canapé se trouve Angela Merkel](else:)[Angela Merkel, depuis la méridienne en velour rose où elle est étendue, vous fait un signe discret.]
Entourée d'un bon nombre de jeunes Grecs en costume traditionnel, dont un - son favori, sans doute - , lui joue du pipeau, elle est le centre d'une circonférence accomplie. Luxe de la peau, ensemble de courbes planes, d'inflexions presque douces, elle vous fait l'effet d'un poulet de Bourg-en-bresse comme en vous mangiez tous les dimanche chez votre grand-tante du Loir-et-Cher (les pâtres grecs remplissant à merveille le rôle de pomme de terre rissolés).
Tout.e étourdi.e, vous vous rappelez soudain la réplique d'un dialogue de la méthode Deutsch ist Klasse LV1 : "A propos, Herr Ahrens, haben sie morgen zeit ? Kommen Sie doch zum Abendessen !"
Saluant votre maîtrise de la langue de Goethe, Angie vous sourit, friande, et vous tend une liasse de 400 DeutschMark.
Etonné.e, vous regardez ces coupures de papier : elles datent de 1996, pile l'année de la mort de votre grand-papi ! A cette pensée, il vous semble soudain qu'Angie n'est plus qu'un grand animal paisible et reposant, fait pour les hauts pâturages, et pas du tout bâtie, finalement, pour un.e petit.e râblé.e comme vous.
Mais il est trop tard : jouant sans relâche de leurs pipeaux et balalaïkas et sans cesser, non plus, de vous lancer des regards haineux, les favoris grecs s'éloignent à reculons et s'asseyent en cercle autour de la méridienne, à quelques deux ou trois mètres de vous. L'un d'entre eux vous ôte d'un coup votre robe/costume trois pièces et vous fait asseoir auprès d'Angie, rose pâle, nue comme un ver.
La musique joue toujours, plus forte, plus entraînante. Tandis que, enivré.e par le champagne, le son des sistres, les psalmodies balkaniques et le contact moelleux des innombrables phalanges d’Angela (l’image de mignonnes tentacules vous traverse fugacement), vous vous sentez sombrer dans une nuit d’extase qui n’aura peut-être jamais de fin (if: $peyotl is 1)[.] (else:)[,l’un de vos derniers souvenirs précis est la vision du vendeur-vendeuse du Chérubain, se tenant au fond de la pièce, près du piano, et vous faisant un petit signe de la main.]
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Vladimir Poutine s'approche de vous, environné, comme d'un essaim d'abeilles, de toutes les jeunes et délicates nymphettes de l'intelligentsia, décidément peu vêtues ce soir. Il vous sourit, d'un sourire marmelade emmuscadé musicolique, sourire bouillon KUB figé dans l'expatriation des révolutions rouges, yeux cosaques, Palais d'été vacillant dans les plis du coin de ses yeux, sourire oléagineux, et vous demande, dans un français limpide, si vous avez déjà lu les <i>Mille et Une Nuits</i> dans la traduction de Sir Laurence Durrel, aux éditions Phébus.
Vous teniez justement le stand Phébus au Salon du livre 2014 ! Vous adorez leurs bouquins ! Charmé.e, vous vous lancez donc, en russe, dans un brillant soliloque sur comment les mensonges de Shéhérazade lui sauvèrent la vie, tandis que Vladimir chasse ses suiveuses et vous fait asseoir sur ses genoux. Ses narines sont rondes et douces comme les naseaux des bêtes ; l'embrassant, vous imaginez la douceur et la colère des animaux voluptueux, tristes et changeants, mal lunés.
D'ailleurs, Vladimir semble virer d'humeur ; le brillant de ses yeux disparaît brusquement tandis qu'il sort de sa poche poitrine l'édition du soir du journal <i>Le Monde</i>, à la page d'un article sur sa politique étrangère. Le papier est signé François Augiéras, célèbre reporter basé à Moscou. Resserrant son étreinte, Vlad vous apprend qu'au vu du contenu de cet article, il a fait régler son compte à Augiéras et que, désormais, Augiéras, ce sera vous : à partir d'aujourd'hui, vous vivrez reclus.e dans un hôtel à Moscou, avec l'interdiction formelle de contacter qui que ce soit, et vous devrez envoyer, chaque semaine, à la rédaction du <i>Monde</i>, signé du nom d'Augiéras, un article élogieux sur l'État Russe, sans quoi vous serez jeté.e aux chiens.
Des hommes forts, beaux et nombreux vous enlèvent délicatement des bras de Poutine, vous enveloppent dans une douce étole de vison blanc et vous emmènent, pieds et poings liés, à l'aéroport du Bourget, pour votre premier vol en jet privé.
FELICITATIONS ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Rasséréné, Vladimir Poutine convient avec vous que l'hiver est particulièrement doux cette année et vous demande si, à votre avis, ce ne serait pas un effet de l'anticyclône des Açores.
Les rires de ses suivantes cessent, tandis que la rouquine de tout à l'heure vous apporte à chacun une assiette de velouté de légumes et une galette de tofu - vous apprenez à cette occasion que Vlad est végétarien depuis l'enfance.
Tout en buvant votre potage, vous devisez gaiement et finissez par conclure ensemble qu'il n'y a plus vraiment de saison. C'est alors que Tarim commence à replier les nappes et à épousseter la moquette ; jetant un coup d'oeil à votre montre, vous réalisez qu'il est déjà bien tard et que tout le monde a quitté l'étage X ! D'ailleurs, cherchant Vladimir pour lui dire au revoir, vous ne le trouvez plus non plus.
Charmé par ce dîner, regrettant de n'avoir pu saluer votre nouvel ami, vous reprenez, seul, l'ascenseur, et sortez du magasin Chérubain. Il est 4h du matin, vous rentrez vous coucher en fredonnant sans y penser l'air des //Bateliers de la Volga//.
FELICITATIONS ! Vous venez de finir la Saint Valentin dont vous fûtes l'héroïne !
Un peu raide, vous appliquez au plus près les règles de la politesse qu'on vous a apprises quand vous étiez pensionnaire à l'internat de la Ferté Saint Aubain : vous dites "Non merci sans façon", faites une petite révérence, sortez et vous dirigez, assez rapidement, vers l'ascenseur au bout du couloir.
Le bouton a déjà clignoté au moins vingt-trois fois et aucun grincement ne vous signale encore l'ouverture de la porte ; vous regrettez qu'il n'y ait pas d'escalier. Vous sentez derrière vous un mouvement diffus. Vous retournant brièvement, vous avisez un nombre surprenant de petits masques bordés de fourrure noire gisant au sol, foulés aux pieds, et une foule hargneuse, visage nu, marchant félinement vers vous.
Mais soudain, 'Ting!', l'ascenseur vous avale et vous vous croyez sauvé.e. Seulement, Emmanuel Macron, révélant pour l’occasion une double rangée de dents inattendue et des yeux crocodiles, vous a gnaqué la main au moment où la double porte se refermait. Vous arrivez donc au rez de chaussée avec un doigt en moins ; mais la joie de retrouver la bonne grisaille, le pigeon boiteur et le muet trottoir de votre rue vous empêche de ressentir la douleur.
Soulagé.e, heureux (ou heureuse) même, vous regardez votre montre : mais c'est qu'il se fait tard ! Vous enroulez votre moignon d'auriculaire dans un mouchoir de fine baptiste brodé aux initiales de vous-ne-savez-qui (car vous l'avez acheté aux puces), et rentrez chez vous dormir, en DODO RONFLONFLON.
Félicitations ! Vous venez de terminer la Saint Valentin dont vous êtes l'héroïne.
L’huître se reproduit en été. Chaque huître pond au moins un million d’oeufs qui, lorsqu'ils sont fécondés, deviennent des larves.
Une fois détroquée, l’huître est placée dans un parc d’élevage. Elle y reste deux ans, dans la hantise des mouettes et des tempêtes. Trois quart des jeunes huîtres ne verront pas le prochain été.
Le présentateur télé boit vos paroles et continue à vous caresser la jambe ; sa ressemblance avec votre Tonton Richard inflige des centaines et des centaines de coups d'épingles à votre pensée mais vous tenez bon. Vous continuez votre délire rationnel, poursuivant avec entêtement votre idée-mère, qu'il s'agit de presser jusqu'à la dernière goutte : " Le rôle des marées est important dans l’élevage de l’huître, certes, mais c’est la qualité du parc qui est prépondérante !” finissez-vous par gueuler.
Emmanuel Macron, Angela Merkel et l'Ayatollah Rhomeini interrompent leur conversation du moment pour se tourner vers vous et vous applaudir brièvement. Vous tentez alors de poursuivre sur la différence radicale entre les huîtres Marennes Oléron et celles du bassin de Thau et, gonflé.e d'une nouvelle assurance, vous parlez de plus en plus fort, mais, les savoirs immémoriaux de vos ancêtres et la science moderne s’entrechoquant, le sens s'assombrit et devient presque inintelligible même à votre plus proche interlocuteur, Tonton Richard, qui commence à vous faire des bleus à la cuisse avec sa grosse mimine.
* Si vous sentez que la fin de votre heure de gloire a sonné et qu'il vaudrait mieux vous tirer tant qu'il est encore temps, allez en [[ASCENSEUR.2.2.2]].
* Si vous décidez de profiter de cet instant de proximité avec Tonton Richard pour lui avouer que vous êtes arrivé.e dans cette soirée par hasard et que vous ne connaissez personne ici, allez en [[SHIBARI.3.1.2]].
Vous sortez de sous votre sous-pull un petit médaillon que vous ouvrez par le milieu pour faire apparaître le portrait de votre mère et, tremblant.e, montrez ce portrait au monsieur en lui demandant s'il connaît cette dame.
Le quinquagénaire, sans cesser de vous pétrir la cuisse, vous embrasse sur la joue et vous répond que cette dame est sa soeur, et que c'est lui-même qui a pris cette photo, en 1992, à Six-fours-Les-Plages.
Vous le regardez fixement et prenez conscience du fait bizarre et ennuyeux que cet homme aux belles dents vous connaît, qu'il est votre oncle et que, depuis votre plus jeune âge,il adore tous les pores, tous les follicules de votre peau. Dans les verres de ses lunettes se reflète un instant votre misérable idylle, pellicule de sel séché recouvrant votre enfance.
- Des larmes dans le nez, des sanglots dans les yeux, vous fuyez tant qu'il est encore temps, en [[ASCENSEUR.2.2.2]].
- C'est dingue, ça. Vous aussi, vous l'avez toujours aimé, votre Tonton Richard. Faites-lui enfin votre déclaration, en [[FREUD626->FREUD]].A ces mots, votre interlocuteur change de visage. Il ricane rauque, se racle le nez avec son ongle, vous renifle le mascara et, portant à ses lèvres sa coupe de champagne, la finit d'un trait. Là dessus, il vous demande ce que vous pensez de l'odeur de sa sueur et si, dorénavant, vous pourriez l'appeler 'mon chaton'.
"Décide-toi, mon coeur", insiste-t-il. Ca vous semble une idée constructive, et qui permet de trancher une bonne fois pour toutes entre l'hypothèse de Tonton Richard et celle du présentateur télé.
"Mon chaton", dites-vous une fois, pour vous entraîner. L'homme achève de perdre la tête : les yeux brillants, il vous prend dans ses bras et vous promène par la salle de réception, vous montrant fièrement à chaque convive comme si vous étiez son enfant nouveau-né et, dès que quelqu'un lui parle, il lui répond : "Miaou". Vous êtes aux anges.
Visiblement fatigué de vous porter partout, il vous propose de marquer votre alliance coeur-chaton en vous unissant par les cordes. Amusé.e, vous le suivez sur le tatami. Il choisit alors une grande ficelle de chanvre qu'après avoir brûlée et enduite d'huile il vous fait passer autour du corps plusieurs fois, puis noue sur elle-même.
Ce faisant, il finit par vous immobiliser définitivement dans une position surprenante : vous avez le dos cambré, la main gauche sur la fesse droite et le pouce droit posé sur le nez, adressant au monde entier ce qui vous semble être une sorte de doigt d'honneur inversé. L'homme-chaton pousse un petit cri de satisfaction et vous suspend tel.le quel.le à la poutre qui surplombe l'assemblée. Tous les convives lèvent les yeux sur vous, sculpture vivante, incapable de bouger pour faire coucou ou vous détacher.
Ils applaudissent bruyamment.
FELICITATIONS ! VOUS AVEZ TERMINE LA SAINT VALENTIN DONT VOUS ETES LE HEROS !
La vendeurdeuse colle votre carte VISA sur sa tempe et vous récite, comme apprises par cœur, toutes les données concernant votre compte courant : numéro, adresse de l’agence, prénom du conseiller bancaire, montant du découvert maximal, agios, virements, solde. Puis il vous adresse un sourire sibyllin et vous annonce que cette petite recherche généalogique va vous coûter tout ce qu’il vous reste. Vous acquiescez frénétiquement. Ielle se racle alors la gorge et commence :
Il y a plus de deux milliards d’années, un crépuscule polaire a baigné notre planète pendant des centaines de millénaires. Certains pensent que le globe était alors entièrement recouvert par les glaces. Beaucoup plus tôt, entre la formation de la Terre il y a 4,6 milliards d’années et notre première phase glaciaire, sont apparus les tout premiers micro-organismes...
Comme vous demandez à la vendeurdeuse d’en venir plus rapidement au rôle qu’a joué l’étrange cube-catapulte dans votre conception, il vous fait signe de patienter encore et enchaîne sur le phanérozoïque et le précambrien, puis développe avec ardeur la théorie réductionniste de la panspermie cosmique, selon laquelle la Terre aurait été ensemencée, alors, par des molécules organiques d’origine extra-terrestre. Le vaisseau spatial ensemenceur, en forme de double-hélice, serait le modèle de celle, identique, de l’ADN.
Vous essayez de vous échapper mais la vendeurdeuse vous attache au cube-catapulte avec un double ruban rose et, d’un claquement de doigts, fait descendre du plafond une modelisation en 3D de notre système solaire. La nuit ne fait que commencer …
Félicitations, vous venez de terminer la Saint Valentin dont vous êtes l'héroïne !
musique : 2001 l'Odyssée de l'Espace/grandes nappes de type Diaporama ou Docu? c'est pas sorcier ? ou autre émission type vulgarisation scientifique
+ voix comme voix off de ce genre de truc
bruitage :
Vous êtes donc, à nouveau, dans la rue. Ouf ! Vous l’avez échappé belle !
- Vous décidez d’aller vous remettre de vos émotions Chez Kiki et Marilou. Allez en [[KIKIMARILOU]].
- Vous avez eu assez d'émotion pour ce soir. Vous décidez d’aller vous réchauffer chez vous, auprès de vos colocs et ami.e.s, sources inépuisables de chaleur et d'amour qui viennent justement de revenir. Allez en [[CHALEUR INEPUISABLE]].
La vendeurdeuse vous rappelle que cinquante-cinq euros quatre-vingt-dix, c’est trop cher pour vous. Il vous explique que vous pourriez repartir avec ce joli pilulier si seulement vous acceptez de filer, de temps en temps, un petit coup de main au magasin.
- C’est de bonne guerre. Vous avez entendu que c’était comme ça, autrefois, dans certaines paroisses : quand on n’avait pas de quoi faire enterrer sa mère, le prêtre faisait ça gratis, mais en échange on devait faire le ménage, le jardinage, les cierges, l’encens et tout le toutim pendant un certain temps, après. Tout sourire, vous serrez la main de le.a vendeur.deuse. Désormais, vous avez donc dans votre inventaire une boîte de pralines bleues de marque El Viaja aux effets physiologiques intéressants, et vous devrez, tous les soirs, filer un coup de main a la manutention au sous-sol de chez Cherubain. Ah, la bonne affaire ! Le.a vendeur.deuse vous reconduit à la sortie. Allez en [[PLEIN-AIR91->RUCHO2]]
- Il n’en est pas question ! Vous détestez les dettes et les travaux manuels. Vous vous passerez bien de ces pilules. C’est ce que vous dites à le.a responsable du magasin, ellui, ne semble pas l’entendre de cette oreille. Iel devient tout rouge, plus tout bleu, puis tout.e vert.e. Allez en [[MAYDAY]].
Avec sur la figure le même indiscernable sourire, la vendeurdeuse vous fait remarquer à quel point ces pilules ont un goût et une consistance semblables à ceux de la praline. Il/elle vous explique que les effets recherchés surviendront dans une paire d’heures et que, comme vous avez goûté, vous devez maintenant acheter. Il vous tend votre propre carte VISA, qu’il a dû réussir à attraper dans votre poche poitrine, pendant votre demi-sommeil de tout à l’heure.
- Pff, qu’est-ce que 56 euros, après tout ? Dictant benoîtement votre code de sécurité a la vendeurdeuse, vous décidez d’acheter ‘El Viaja’ pour la somme de 55,90 euros et de demander à sortir de la réserve, allez en [[PACTE2]].
- La dextérité du vendeurvendeuse vous rappelle brutalement à la réalité : vous êtes enfermé dans un sous-sol tapissé de glue bleue avec un inconnu de sexe indéterminé, on vous drogue et, maintenant, on vous demande de l’argent ! Finies les plaisanteries. Feignant le même alanguissement que tout a l’heure pour tromper la vigilance de la vendeurdeuse, vous lui fichez un bon coup de nougat qui le/la fait tomber du cube blanc, puis partez en courant. Allez en [[MAYDAY]].
Vous êtes donc, a nouveau, dans la rue. Vous tapotez avec satisfaction le petit pilulier de nacre dans votre poche poitrine. Vous achetez un gobelet de vin chaud à un marchand ambulant. Vous avalez une pilule bleue, pour la forme, puis,
· Vous décidez de faire un petit tour dans votre bar préféré, Chez Kiki et Marilou. Allez en [[KIKIMARILOU]] .
· Vous avez envie de vous reposer chez vous. Allez en [[REPLI1]].
· Vous décidez d’aller marcher un peu, ça vous détendra. Allez en [[COMME UN FILM AVEC HUGH GRANT]].
Genre (link: "homme")[Vous regardez autour de vous. Pendant des années et des années, vous avez essayé. Les dieux savent que vous avez essayé, de toute votre âme… Mais rien à faire. En dépit de tous vos efforts pour vous conformer à ce que l’on attend de votre position, de votre sexe, de votre âge, de votre statut matrimonial, c’est plus fort que vous : vous aimez bien faire le ménage. Vous n’êtes ni particulièrement sale, ni vraiment désordonné et pourtant vous êtes un homme.
Et ce soir, vous attendez de la visite. Alors, allons, enfin : vite, vite, pressez-vous ! Vous mettez de la musique (chants de métal viril, une symphonie de Beethoven, les chœurs de l’armée rouge ou le dernier disque de Barbara, enfin de quoi vous donner du courage, haut les cœurs compagnons !) et vous vous mettez énergiquement à déranger votre appartement. Les sacs poubelles se délient, les cartons se retrouvent parsemant le sol et les couverts – pourtant propres – sont jetés par poignées entières dans l’évier, préalablement bouché pour l’occasion.
Les mugs sortent des placards pour traîner le long des tables et des fauteuils, les papiers s’envolent dans tout l’appartement, les livres quittent leurs étagères et viennent gésir nonchalamment sur le canapé. Vous sortez un peu de poussière de votre boîte-à-poussière pour en répandre sur les rayons de vos bibliothèques, jusqu’alors impeccablement cirées. Vous n’avez que le temps de sortir quelques caleçons sales de votre panière à linge et de les fourrer sous les coussins du sofa avant que ne sonne votre interphone : voilà votre visiteur ou visiteuse. Ouf, il était temps. Vous allez ouvrir la porte,
- si vous avez de la chance, en [[COUPLE1]].
- si vous n'avez pas de chance, en [[RANGEMENT.2.]]]
Genre (link: "femme")[Vous jetez alentour un regard efficace : qu’est ce qui fait vraiment sale, là dedans ? Vous ouvrez un grand sac poubelle que vous remplissez de tout ce qui sent mauvais dans le coin cuisine, dans le coin salle de bain, dans votre chambre. Vous poussez vos vêtements sales sous votre lit et le recouvrez de la courtepointe en satin, côté non taché, en prenant soin de la faire retomber devant, pour cacher les culottes qui dépassent.
Vous ouvrez grand les fenêtres, par le froid qu’il fait, et vous brumisez un peu partout votre déodorant pêche-vanille. Du bout des doigts vous ramassez quelques moutons qui se promènent le long des plinthes et vous soufflez un peu sur les dvds pour enlever la poussière. Vous enlevez les boules de poils et de cheveux coincées dans les filtres du lavabo, de la douche et de l’évier et les jetez par la fenêtre grande ouverte. Youpie ! En cinq minutes, le ménage est fait.
Vous n’avez plus qu’à vous affaler devant <i>PayforDoom III</i>, en attendant l’arrivée de votre invité-e. Lorsqu’enfin la sonnerie retentit, allez ouvrir la porte,
- si vous avez de la chance, en [[COUPLE1]].
- si vous n'avez pas de chance, en[[RANGEMENT.2.]].]
Internet !
Miracle des temps modernes, saint graal du XXIème siècle, abolisseur du temps, vaste pont des consciences !
Après avoir liké de quelques clics les chaotiques manifestations de vos amitiés SpéculumFriend, après avoir joué, un peu, pas longtemps – une heure ? Vraiment ? Tant que ça ? – à Candy Coast 1) sur Speculumgame, vous décidez de vous regarder une petite série vite fait sur Speculumvideo. 2)
Six épisodes plus tard, devant le spectacle de Lex, l’informaticien trempé par la pluie, embrassant Dana, la dentiste, sous le réverbère d’une vieille rue de Manhattan, vous éprouvez comme un léger picotement, au cœur. Aux tripes. Alors que le générique défile, vous regardez, encore, autour de vous. Moutons, poussière et emballages divers. Meubles trop rares. En retournant sur Spéculum, vous ne pouvez que constater l’absence sidérante de notifications d’importance ; vous n’avez pas reçu de texto ; vous n’avez personne à appeler.
– Il est venu le temps des soupirs et des couchers précoces. La nuit vous apportera – au moins – l’oubli. Allez donc dormir, dormir, rêver peut-être, en [[ONIRISME5->DODO2]].
– Si vous avez, dans le magasin Chérubain, acheté le gel-douche Prince Charming, ou bien le poulpe de bain vibrant en PVC noir ou fuchsia, vous pouvez aller vous délasser dans un bon bain chaud, en [[BAIN G1]].
– C’est aujourd’hui la Saint-Valentin, jour magique, jour unique. Vous n’allez tout de même pas aller vous coucher alors qu’il est à peine 22h20! Déterminé.e à boire la coupe jusqu’à la lie, vous ordonnez à votre navigateur internet (cours Renard le roux, cours !) de faire voile sur SpeculumLove, métacomparateur de sites de rencontre, où vous pourrez choisir la plateforme sur laquelle rencontrer d’autres personnes avec lesquelles discuter, vous entretenir, écrire, baiser peut-être. Allez en [[METACOMPARATEUR228]]
- Non, plutôt que de vous adonner au faux hasard un peu sordide d'un site de rencontre qui n'en veut qu'à votre argent, vous décidez de vous connecter sur 40voleurs.com, qui propose d'acquérir à vil prix des colis de Mondial Relay que personne n'est jamais allé chercher. Le site propose une offre St Valentin : grâce à des repérages aux rayons X, il vous garantit de trouver chaussure à votre pied, en [[40 VOLEURS]].
Références
1. ↑ Candy Coast : Vous devez ramasser des bonbons en courant sur des plages pour accumuler des points. Tous vos amis y jouent.
2. ↑ Après 20 minutes passées à scroller sans fin sur la page du catalogue sans rien voir qui trouve grâce à vos yeux, vous finissez, comme à chaque fois, par vous abrutir devant Brainlex, votre sitcom préféré, dont vous connaissez par coeur le moindre rire-pré-enregistré.
C’est le/la voisin.e d'à côté qui vous informe qu’elle/il organise une petite soirée chez lui-elle ce soir, et qui tient donc à s’excuser pour le bruit. Vous sentez émaner de sa personne une entêtante note de mousse de chêne… de vétiver, aussi, peut-être… et puis… vous connaissez ce parfum ! Vous finissez par reconnaître l’odeur du Princess Charming du magasin Chérubain.
Est-ce la mélancolie du lièvre de garenne qui semblait sur le point de courir à travers votre soirée, cette fuligineuse fragrance émanant de cette mystérieuse voisin.e. ? Ou bien son sourire charmeur, quoique discret ? Ou encore ce troublant rouge-à-lèvre d’un hypnotisant garance, reflété par la lampe épisodique du couloir ? Vous vous dites que, après tout, cette soudaine rencontre avec votre, littéralement, vis-à-vis, en ce soir de Saint-Valentin… ne serait-ce pas, mais oui, peut-être, un signe du destin joueur, du malicieux Cupid...
Mais votre voisin.e déjà reparti.e, vous laissant seul.e, le nez en l’air sur le pas de votre porte. Et toujours pas de nouvelles de votre rencard.
- Il/elle va bien finir par arriver. Vous ouvrez une bouteille de vin, afin qu’il soit aéré quand elle/il arrivera. Puis vous lui envoyez un texto en [[PINARD1]].
- Il vous semble vous souvenir ... Mais oui ! Après vous avoir fait jurer, briquet à la main, sur votre collection de plumes de paon, de n'en parler à personne, votre ami Roméo vous a confié hier qu'il n'avait pas de plan pour ce soir. Vous lui proposez de venir squatter. Et il rapplique à une telle vitesse que c'est comme s'il était déjà derrière votre porte à attendre votre message. Cinq secondes après votre "J'ai du pain d'épices, ça te biche ?", Roméo est sur votre canapé, une tisane à la main. Allez en [[ROMEO22]]
- Vous préférez être lucide : c’est un lapin. Mais le dépit ne vous abattra pas comme tel. Les oreilles encore tout frémissantes, l’oeil fier, l’index musclé, vous allez sur monâmepouruneâme, site de rencontre bêtement hétéronormé, chercher l’âme soeur ou le plan d’un soir, en [[PROFIL DE MEC222->INTERNET G2-homme]] ou [[PROFIL DE MEUF333->G2-femme]].
Votre copa.in.e est là ! Presque à l’heure, vêtu.e de cette doudoune fuschia que vous aimez tant sur elle, sur lui. Elle.il a les oreilles propres, un demi-sourire pudique et les mains cachées derrière le dos. Vous êtes prêt.e à parier que ce sont des orchidées ! Depuis que vous avez lu cet article sur les conséquences environnementales et sociales de l’industrie de la rose, vous vous êtes décidé.e à respecter le rythme des saisons et des cultures locales, y compris pour les fleurs. Vivent les anémones, les pivoines et les renoncules !
Il/Elle vous tend un bouquet de... roses. (NOTE MUSICALE : effet de déception)
Blanches et roses pâles - variétés Ohara, Avalanche et Titanic, bouquet SWEET PURITY à 9,95 euros chez Inter Rosa, élevées en plein air pour 32 centimes dans une ferme équatorienne -. “C’est un symbole de douceur et de pureté !”, précises avec enthousiasme votre copain-copine).
Bon. C'est l'intention qui compte : vous lâchez un petit rire aigu pour simuler la joie puis l'invitez à vous installer avec vous sur votre canapé.
Les fleurs sont dans un vase, le manteau rose dans le placard, la langue de votre copain-copine dans votre bouche. Bon. Il y a des choses intangibles ; et puis, vous aimez bien ces moments où vous ne savez plus lesquelles sont vos jambes et lesquelles sont les siennes. Ca vous rappelle l'a priori du corps chez Maurice Merleau-Ponty, une lecture bouleversante de vos vingt ans.
Au bout de quelques minutes de ce traitement, cependant, vous avez un petit peu mal aux joues. Vous avez bien lu dans la plupart des magazines qui trainaient dans la salle d’attente de votre laboratoire médical favori (<i>Féminohlala !</i>, <i>Elle&lui</i>, <i>Valentin Magazine</i> et même un numéro spécial sexe de <i>Chasse&Pêche</i> de l’été 2014), que le baiser devait être un moment de plaisir toujours renouvelé.
Mais la moustache de votre partenaire finit toujours pas vous gêner, quoique vous n’ayez jamais osé lui dire. Ressent-il (ou elle) la même chose ? Il semblerait que non, puisqu’elle (ou il) repart à l’assaut de plus belle pour vous faire, à l’aide de sa langue, un détartrage intégral des molaires.
Toutes les choses ont une fin. Vous vous retrouvez assis côte-à-côte sur le canapé, contemplant dans le cendrier les fantômes de cigarettes qui vous rappellent la face de la lune dans son dernier croissant un soir de novembre. Vous vous demandez pourquoi vous avez encore vos vêtements alors que, bon, vous ne vous êtes pas fait détartrer les dents pour garder les pieds dans les chaussettes. Pourquoi est-ce qu’elle/il n’est pas en train de défaire savamment les agrafes de votre gaine ?
- Pour briser le silence, vous demandez à votre copain ou copine comment s’est passé sa journée, en [[JOURNEE-EH-EH->CANAPE02]].
- Vous prolongez le détartrage et, une chose en entraînant une autre, vous finissez par étaler vos vêtements un peu partout dans la pièce et par utiliser votre canapé qui, pensez-vous alors que votre genou s’enfonce dans l’accoudoir, n’a sans doute pas été conçu pour se soumettre à tous les usages. Allez en [[CANAPE03]].
Vos perceptions et votre salle de bain s'amalgament grâce aux volutes de vapeur qui se forment et qui dansent au dessus de la baignoire.
Rapidement, vous ne voyez plus, à droite, que la cascade de polyester de votre rideau de douche et, à gauche, les beaux cercles cyan du carrelage mural.
Le gel-douche Prince(ss) Charming et/ou le poulpe de bain vous apporte(nt) délice et réconfort. Vous vous assoupissez presque dans ce néant de l’espace et du temps. Vous ne sentez que la chaleur de l’eau, de l’air, vous n’êtes plus en hiver, vous n’êtes plus à la Saint-Valentin.
Sortir ? Pour quoi faire ? Le monde n’est plus qu’un grand sauna dans lequel aucun déplacement n'a de sens. Vous êtes bien. Certes, une petite voix vous murmure qu’à un moment l’eau refroidira, que l’espace, le temps se rappelleront à vous, mais vous la faites taire et laissez votre conscience se dissoudre dans l’uniforme chaleur qui vous entoure.
Féliciations ! Vous venez de finir la Saint-Valentin dont vous êtes le héros !
NOTE MUSIQUE : musique lounge ? Saxophone ?
NOTE BRUITAGE : éponge dans un seau ?Les profils défilent sous votre souris preste. Les annonces s’enchaînent, les messages se ressemblent.
- Vous remarquez bien cette Waterpola 92 au sourire charmeur et à la chevelure soyeuse qui affirme aimer – comme vous ! – le waterpolo. Envoyez-lui un message en [[WATERPOLA 1->WATERPOLHOLALA]].
- LaHobbite a un joli sourire, de belles boucles blondes et cherche un plan sans prise de tête pour jouer en multijoueur à BathSimulator2020. Voilà qui est intéressant. Si vous avez acheté BathSimulator2020, connectez-vous-y en [[Bath Simulator 2022]].
- Vous avisez un message sur votre messagerie. Un message ! On ne vous envoie jamais de message, d’habitude. C’est louche. Sûrement une de ces visiteuses d’Orlando, Floride, ou de Novossibirsk, Novossibirsk qui viennent voir votre profil de temps en temps et vous laisser parfois un « Hi ! » qui ne manque jamais de vous laisser circonspect. Allez tout de même voir de quoi il retourne en [[G2.3]].
- DOUDOU2022, jeune femme souriante qui se décrit comme "candidate désignée par une élection sans candidat pour porter la liste citoyenne NousToustes aux élections législatives de ce printemps". Suivent les émoticônes : smiley sourire smiley vélo smiley chat smiley tisane smiley façade d'hôtel du département smiley groupe de personnes smiley faucille smiley marteau smiley pouce levé smiley isoloir. Elle conclut par "Tu as des envies d'expériences nouvelles ? Viens me voir, au (if: $ville is "Montpellier")[11 boulevard Henri IV, près du jardin des plantes](else:)[25 rue du Nestor Makhno].
Oh mais oui, ça tombe bien, en cette soirée de Saint Valentin, vous avez sacrément envie d'expériences nouvelles ! Rendez-vous sans plus attendre au (if: $ville is "Montpellier")[11 boulevard Henri IV, près du jardin des plantes](else:)[25 rue du Nestor Makhno] en [[DOUDOU2023]].
Vous vous connectez pour la première fois depuis, oh, bien 4 ou 5 heures, sur FINDER, site de rencontre plus hétéro tu meurs.
Sur votre page d’accueil purpurine se déversent d’un coup 10 nouveaux messages, 30 nouvelles visites et 25 like. Heureusement que vous aviez installé un filtre pour vous éviter les notifications les plus fantaisistes (notamment celles provenant de robots chinois). Vous êtes tout de même surprise de remarquer, parmi vos prétendants virtuels, deux habitants de Blue Earth, Minnesota, Etats-Unis (ce site vous fait réviser votre géographie, c’est un avantage inattendu comme un autre ), ainsi qu’un de Novossibirsk (oblat de Novossibirsk, Russie), deux de Lituanie (Druskininkai et Klaipeda) et un Argentin (Rio Gallegos, province de Santa Cruz).
Hélas, vous avez pris Allemand en 2ème langue au collège (il ne vous en reste, de toute façon, rien hormis Aufwiedersehen et Merschweinschen), vous ne lisez pas le cyrillique et, bien que vous ayez toujours rêvé de parcourir l’Amérique du Sud en sac à dos ; même si la côte baltique est une destination prisée ; alors que Blue Earth possède, tout de même, la plus haute statue au monde de Géant Vert, celui-là même qui rigole sur votre boîte de petit pois dans l’armoire de votre cuisine (date d’expiration : 02/2015) ; vous vous dites que ça va être dur, dans ces conditions, de pécho ce soir.
Vous vous attardez donc sur les garçons plus géographiquement accessibles. Après un rapide tri dans vos messages, vous permettant d’éliminer les « Salut lol ! » et autre « Coucou !:) », ainsi que diverses propositions de jeunes hommes vous proposant d’être votre esclave sexuel (l’un d’entre eux veut seulement être votre « thing », comme il le dit très joliment en anglais), vous vous retrouvez finalement à hésiter entre une poignée de profils dont les messages ont réussi à dépasser le stade du monosyllabique néanderthalien :
- Un jeune homme (très jeune... quel âge ? Ciel, dans certains états étrangers, vous seriez déjà passible de poursuites judiciaires) arbore sur sa photo un torse impeccablement nu, huilé, musclé, tatoué (une sorte de motif tribal, à moins qu’il ne s’agisse d’une tâche de vin particulièrement retorse?).
Il aime le sport, la musculation, la moto, les voitures, la plage, se surnomme SexMachinedu77 et vous demande en mp : « Salut. Tu préfèr du rouge ou du blan ? Ba je prends du chanpagne pour commancé é tu viens chez moi ? »
- Dr Wouhou, un trentenaire pâlot, barbe de trois jours et lunettes à grosse monture, vous regarde depuis le petit carré dédié aux photos en haut, à droite, sur le site. Enfin, vous regarde...en vérité, il semble plutôt fixer anxieusement ce qui devait être le retardateur de l’appareil photo.
Il dit être ingénieur, aimer le cinéma, les séries, les jeux vidéos et la bonne cuisine. Comme vous ! Il a le charme timide des gentils garçons. D’ailleurs, il vous dit en message : « Salut ! Je pense que ce message se perdra dans l’immensité d’Internet, destiné à n’être jamais lu, ne s’attirant aucune réponse, comme d’habitude, mais au cas où il passerait devant tes yeux, je tiens à te dire que je trouve ton profil très intéressant blablabla. » Vous savez qu’en général cette phrase signifie en langage internet que l’individu vous considère comme plutôt bonnasse. D’ailleurs, ça tombe bien, vous avez mis ces photos vieilles de 2 ans justement pour ça.
- Mysterioummous, 43 ans, cadre supérieur, possède le regard pénétrant de l’homme qui sait ce qu’il veut. Tempes dégarnies (gage de caractère, avez-vous appris dans un magazine féminin qui traînait dans le salon de votre tante, l’été dernier, dans le Loire-et-Cher), sourire blanc, costume noir et chemise blanche (d’où dépassent quelques poils, qui vous rappellent vos premiers émois, lorsqu’à douze ans vous vîtes pour la première fois Sean Connery mouillé comme un labrador avancer sur le sable fin des tropiques, dans le téléviseur de vos parents). Il dit aimer les plaisirs simples de la vie : la bonne chaire, le bon vin, les voyages (il va souvent à Londre et à New-York, semble-t-il) et surtout le hoummous (ajoute-t-il avec un smiley-clin-d’oeil -;-) ). Dans son message, il vous dit avoir été troublé par le charme qui se dégage de vos photos (encore...) et partager vos passions (le voyage, le cinéma, la cuisine). Il vous parle de ce petit restaurant intimiste et peu connu donnant sur les berges de l'Hérault qui fait des truffes absolument délicieuses.
- Mmmh, tous ces muscles doivent bien servir à quelque chose. Et puis, vous aimez le champagne. Envoyez un message à SexMachinedu77 en [[CHAMPAGNE123->CHAMPAGNE]].
- Le discours de DrWouhou vous émeut. Son texte a l’air plus sincère que ce que vous lisez d’habitude et vous reconnaissez dans sa timidité l’humilité devant la vie, la lucidité désabusée, la faille dans l’existence qui bat comme un écho dans votre propre coeur. Attendrie, vous lui donnez sa chance en [[WOUHOU1992->WOUHOU]].
- Mysterioummous vous émoustille grandement. Il est tout ce que vous recherchez. Sans plus attendre, envoyez-lui un message en [[HOUMMOUS42->G56]].
- Non, décidément, rien de tout cela ne vous titille. Allez donc voir en [[MIRACLE->G 66]] si le miracle existe.
G2.1
Waterpola dit vouloir quelqu’un de gentleman (très bien), de gentil (parfait !), de cultivé (vous gagnez souvent au trivial pursuit), de curieux (vous êtes la curiosité même) et de sérieux. Diable ! Vous êtes sûrement faits pour être ensemble.
Elle rajoute à la fin vouloir “d’un homme, un vrai”. Mais que veut-elle dire par là ?
● Vous voyez parfaitement ce qu'elle insinue et vous êtes justement un homme, un vrai. Allez en [[BIGBALLS666->BIGBALLS666]].
- Vous n'avez pas très envie de vous demander si vous êtes vrai ou faux ; un peu comme Johnny Depp dans la dernière pub pour le parfum Predator, de chez Dior, vous n'avez rien à prouver. Vous êtes, tout sobrement, un homme. Allez en [[MANSPLAINING48]]
● Qu'est-ce qu'un homme ? En êtes-vous un ? En quoi votre personnalité et vos comportements sont-ils des réponses aux attentes formulées vis à vis de vous par la société patriarcale ? Vous fermez la page du site de rencontre et, allongé sur le dos, vous laissez aller à vos réflexions, en [[VIRILIDOUTE]]
Vous envoyez un message à Little Princess.
Si vous avez de la chance, allez en [[FER-A-CHEVAL->LITTLE-PRINCESS1]].
Sinon, allez voir en [[DANS-L'OS904->G.2.2.2]] si vous y êtes.(if: $peyotl is 1)[Vous vous retrouvez au bout d'un temps indéterminé devant un groupe de carrés roses, verts, bleus, trurquoise. Vous reculez un peu et vous apercevez qu'il s'agit des pixels de votre écran, sur lequel vous contemplez avec ravissement les couleurs incroyables de votre jeu vidéo préféré //Bath Simulator//. Vous jouez votre avatar, jeune elfe aux petites fesses rebondie et discutez avec une certaine SexyHobbite, qui a choisi l’apparence pré-construite d’un Elrond/Hugo Weaving nu comme un grand ver, dans le bain principal de Rivendell.
Tout en contemplant les pixels d’eau chaude et l’architecture elfique reconstituée en compagnie du visage lisse et figé de Huho W… enfin, de votre interlocutrice, vous chattez agréablement avec elle et tous deux songez bientôt à tester le décor "Wet and warm Valhalla" contenu dans l’extension "Swarmth of Sweden". Mais bientôt Sexy]
(else:)[Vous voilà branché.e sur BathSimulator2020.
Saint-Valentin oblige, le jeu vous propose en promotion (1,99 $ à la place de 4,99 $, une affaire !) le DLC gratuit "The Waters of Rivendell". Ni une, ni deux, vous vous créez un avatar (jeune elfe aux petites fesses rebondies ? – Vous avez toujours été jaloux d’Orlando Bloom dans votre jeunesse – ; nain à la barbe soyeuse ? Humain tatoué, hobbit joufflu ?) pour rejoindre votre date de la soirée (qui a choisi l’apparence pré-construite d’un Elrond/Hugo Weaving nu comme un grand ver) dans le bain principal de Rivendell.
Tout en contemplant les pixels d’eau chaude et l’architecture elfique reconstituée en compagnie du visage lisse et figé de Huho W… enfin, de votre interlocutrice, vous chattez agréablement avec elle et tous deux songez bientôt à tester le décor "Wet and warm Valhalla" contenu dans l’extension "Swarmth of Sweden".
Au beau milieu d’une conversation sur la 3ème saison de <i>Brainlex</i>,La]]Hobbite ne répond plus. Qu’à cela ne tienne : il vous reste encore "Hot Springfield" à explorer ! Vous revêtez l’apparence de Marge Simpson pour aller tester la piscine municipale modélisée dans l’univers dynamique du célèbre dessin animé. Une certaine « Eowyn3234 » se promenant avec l’avatar de Milouse le long du grand bassin vient engager la conversation.]
Une belle et longue soirée s’offre à vous.
Félicitations, vous avez fini la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Le message émane de TitaniaRagazza, dont vous vous souvenez soudain. Cette jeune italienne, de passage en ville il y a quelques mois, cherchait alors à rencontrer des autochtones pour aller visiter nuitamment (if:$ville is "Montpellier")[les sous-sols de la cathédrale Saint-Pierre](if: $ville is "Paris")[les catacombes](if: $ville is "Lyon")[les souterrains de la ville](if: $ville is "Toulouse")[les sous-sols de la basilique Saint-Sernin](if: $ville is "Montélimar")[les sous-sols du palais des Adhémars] fermés au public.
Quoique vous n’ayez jamais mis les pieds dans (if: $ville is "Montpellier")[les sous-sols](if: $ $ville is "Montélimar")[les sous-ols](if: $ ville is "Toulouse")[les sous-sols](if: $ville is "Paris")[catacombes](if: $ville is "Lyon")[souterrains], ni ouverts ni fermés au public, vous lui aviez répondu (mais que vous était-il passé par la tête) que vous seriez ravi de la guider. Les disruptions temporelles des conversations en ligne, les aléas des voyages avaient fait que vous vous étiez ratés : le temps que vous vous libériez de vos propres contraintes, elle devait déjà repartir faire le tour de l’Europe.
Mais voilà qu’elle vous écrit que la conjonction malheureuse d’une tempête de neige pulvérisant tous les records des archives météo de la région Alsace-Lorraine depuis 1883 et d’une grève sauvage des agents SNCF la force à demeurer en ville. Ah. Elle vous propose donc de se faire cette fameuse sortie catacombes, là, tout de suite, maintenant.
Oh.
- Décidément, tout cela est beaucoup trop louche. Une fille, jolie de surcroît, qui vous répond, spontanément, à vous, sur un site de rencontre, un soir de 14 février, et qui vous propose par-dessus le marché de la retrouver, seule, dans ce qu’il faut bien appeler une cave ? On ne vous la fait pas, à vous, non non non, c’est qu’on n’apprend pas à un jeune geek à jouer de l’orgue de barbarie, adieu Babar, fini Oui-oui. Ouf, vous l’avez échappé belle. Revenez en arrière pour envoyer, vous d’abord, un message à une autre jeune femme sur le site, en [[PROFIL-DE-MEC-LE-RETOUR->INTERNET G2-homme]].
- Ouf, vous l’avez échappé belle, disions-nous. Vous avez eu assez de sensation forte sur ce site de rencontre. Allez vous plutôt vous masturber en [[ONANISME44->AAAAAAHOOOH 522]].
- Mais...mais...C’est merveilleux ! Oui, mille fois oui ! Vous vous apprêtez à répondre quand vous songez que...vous n’avez aucune idée de comment a) entrer dans les sous-sols et b) ne pas vous y perdre quand même bien vous réussiriez à y pénétrer. En conséquence de quoi vous lui dites que non, décidément, la cathédrale, pour ce soir, c’est vraiment trop compliqué, vos contacts ecclésiastiques ne sont pas disponibles et, de toute façon, (if:$ville is "Montpellier")[les sous-sols de Saint-Pierre](if: $ville is "Paris")[les catacombes](if: $ville is "Lyon")[les souterrains de Lyon](if: $ville is "Toulouse")[les sous-sols de Saint-Sernin](if: $ville is "Montélimar")[les sous-sols du palais des Adhémars], un 14 février, on se croirait aux Galeries Lafayette, c'est insupportable. Et vous lui proposez de l’emmener dans une usine automobile désaffectée de la banlieue (if:$ville is "Montpellier")[sud](if: $ville is "Paris")[nord](if: $ville is "Lyon")[sud](if: $ville is "Toulouse")[nord](if: $ville is "Montélimar")[sud]. Allez en [[URBEX004->O1]].
- Vous lui dites de la manière la moins salace possible que vous connaissez d’autres sortes de caves, et lui proposez de l'emmener à la Saint Valentin dont vous êtes l'héroïne, en [[SAINT-VAL-HOPLABOUM->SAINT VAL HOPLABOUM]].
LittlePrincess vous répond
« Salut !:-) ».
Joie. Bonheur. Vous pressentez déjà les frémis, les frimas, les frissons, les frémissons d’enrichissants échanges à venir, d’expériences partagées, de sexe épanouissant, de chaleur totale, de plaisirs tantriques, de ces complicités qui défient les automnes pour ressusciter les hivers. C'est clair : cette Saint Valentin ne sera peut-être pas perdue pour tout le monde. Enfin, pas pour vous, et c’est ce qui vous importe.
● Vous écrivez un petit message sympathique, l’équivalent de 3 pages word en fonte Abyssinica SIL taille de police 12, où vous lui parlez, pêle-mêle, de l’histoire de l’érotisme japonais depuis l’ère d’Edo jusqu’à nos jours, de ses rêves à elle, de vos rêves à vous, du réchauffement climatique et de si elle pense que l’on peut trouver l’Amour sur Internet. (Vous utilisez une courte parenthèse – seulement 6 lignes – pour lui dire qu’à votre avis, oui). Voyez ce que donne ce message en [[PETIT-MESSAGE5->G.2.2.2]].
● Vous lui envoyez un tout petit message pour lui demander si elle aime Paris et faire une blague sur le fait de passer la Saint-Valentin sur Internet. Grâce au diagramme que vous avez établi à partir de blogs particulièrement calés sur la question de la psychologie humaine et même féminine, vous vous dites que, d’ici trois ou quatre messages, vous pourrez subtilement amener l’idée de, peut-être, aller boire un verre quelque part, en tout cas du côté de [[PSYCHOLOGIE69->LITTLE-PRINCESS2]].
● La fortune sourit aux audacieux : soyez cash. “Qu’est-ce que tu portes en ce moment ? Viens, on se retrouve dans le sous-sol des Galeries Lafayette ! ”. Allez attendre sa réponse positive en [[GALERIE-LAFAYETTE91->GALERIE-LAFAYETTE91]].
Vous attendez.
Vous attendez. Elle ne vous répond pas.
Vous allez vous faire un café. Quand vous revenez, elle ne vous a toujours pas répondu. (Pourquoi ne vous répond-elle pas ?)
Vous attendez encore.
ELLE VISITE VOTRE PROFIL !
Enfin. Ce n’est pas trop tôt. Sa réponse ne tardera sûrement pas. Ouf.
Le.
Temps.
Passe.
Elle ne vous répond toujours pas. Elle doit sûrement réfléchir à la bonne façon de répondre à votre message plein d’humour (“Cc ! ça va ? Jolie vue de profil ! Eh, c’est koi le washikano-teshii ? Tu m’apprends ?”)
Elle ne vous répond pas. Elle est sûrement partie prendre un café.
Elle ne vous répond pas.
POURQUOI EST-CE QU’ELLE NE VOUS RÉPOND PAS ?
- Vous la harc…vous la relancez poliment en [[RE-RE-RE-REPLY82->RE-RE-RE-REPLY 82]].
- Vous contactez Waterpola en [[WATERPOLA34->WATERPOLHOLALA]].
- Vous laissez tomber et décidez de finir votre soirée par une bonne petite masturbation. Allez en [[AAAAAH->AAAAAAHOOOH 522]].
- Vous continuez d’attendre en traînant par ailleurs sur Internet, en [[GLANDOUILLE813->GLANDOUILLE 813]].
Vous êtes sûr ?
Vraiment ?
Vous mirant fièrement dans le fond étincelant de votre poêle à paëlla, que vous avez sommairement suspendue à un clou dans votre entrée, pour qu'elle puisse vous servir d'ustensile de cuisine aussi souvent que de miroir, vous y voyez vos bons gros caractères sexuels secondaires qui vous font coucou : sourcils broussailleux, barbe de trois jours, bourrelet sus-orbital bien dodu.
Regardant fièrement dans le fond de votre culotte, vous y voyez votre petit organe génital qui, lui aussi, vous fait coucou.
C'est alors, que, surgissant de l'ourlet de votre culotte tel un yokaï malicieux , apparaît Knud, votre oncle venu du froid, celui qui vous avait appris à couper du bois et qui disait tout le temps, quand il avait un coup dans le nez, que, quelle que soient nos organes génitaux et nos caractères sexuels secondaires, nous ne sommes, toutes et tous, que le produit social de rapport sociaux.
Le fantôme de l'oncle Knud se hisse, depuis le fond de votre culotte, jusqu'à la hauteur de votre visage, vous fait un petit clin d'oeil, et disparaît.
Sacré Knud.
Il avait peut-être raison.
Il est encore temps d'aller en [[VIRILIDOUTE]], vous savez.
Non ?
Bon, d'accord. Oubliez les délires d'Oncle Knud et filez en [[TESTOSTERONE213->TESTOSTERONE213]].Vous n’êtes pas un homme, un vrai ? Mais qu’êtes-vous donc ? Une personne non-binaire ? Une femme ? Une intelligence d'outre-espace ?
- Si vous êtes une femme ou une personne non binaire, vous avez menti au début de cette aventure, petite coquine. Retournez à l’introduction, en [[START]].
- Si vous êtes quoi que ce soit d’autre, veuillez attendre la suite de la Saint-Valentin dont vous êtes le Héros : le DLC "Torride Cha 110913-773444" (date de sortie indéterminée).
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Vous vous lancez donc.
« Salut, Waterpola !
L’inénarrable aventurier que je suis, le « fameux goupil » comme dirait mon oncle qui n'est pas le dernier à faire des blagues (et avec qui, sans me vanter, je rivalisais plutôt bien lors du dîner de noël 1999), l'altruiste doctorant d'anthropo-psychologie comparée que je suis, ne serait pas vraiment un homme complet, si … mais je m'égare : ne devrais-je pas, dès à présent, en guise d'introduction subtile, te narrer cet épisode où voyageant pour affaire au Guatemala – un pays dangereux, le Guatemala – je m'introduisis dans les milieux de la bourgeoisie locale comme tuteur et garde du corps d'Ernesto Sanchini Sandoval ? As-tu entendu parlé peut-être, par la presse internationale, de l'affaire Sandoval-Raul-Pascala ?
Eh bien...
Le « Philosophero Loco », le « Marin Gue-din », le « ment-dé de St Mandé »... C'était moi.
Eh ouais.
En chair et en os.
Ma petite dame.
Je ne te le fais pas dire.
Et rassures-toi, ma pilosité est à la hauteur de la caleur de mes mains : Conforme à tes folles exigences..
Si tu veux en voir et savoir plus... N'ai pas peur. Écris-moi. »
Brla brla.
Si elle ne craque pas.
Si cela, ce n'est pas envoyé.
Si dès à présent, toute assise qu'elle doit être dans son canapé, sirotant la dernière tisane de sa solitude, elle ne cède pas aux charmes et à la prose puissante de qui s'abreuvait dès l'enfance de l'essence de Sartre et de Rimbaud – essence virile s'il en est ! - si, … donc, elle ….
Qu'est-ce que je pensais, déjà ?
Devant votre écran, sur votre canapé, devant votre table basse, votre tisane refroidit doucement.
Oui, elle va répondre, c'est sûr.
Car vous avez compris ce dont elle avait besoin.
Ce dont elle avait véritablement besoin.
...
Vous finissez votre tisane qui est maintenant gelée.
Elle va répondre.
Pourquoi ne pas tiens, réviser votre puissance et votre imagination sur internet.
Vous connaissez un site.
« P » « O » « R »
Le navigateur complète seul l'adresse web.
« Grosse chaudasse avide J et M»
Vous vous dites que, finalement, on est plutôt bien servi lorsque l'on sait y faire soi-même.
Et que, finalement, il est minuit passé : Ce n'est plus vraiment la St Valentin. Hein ? Après tout ?
Et puis, des St Valentin, il y en aura aussi une l'année prochaine ?
Oui ?
Vous vous couchez en songeant au Guatemala, aux poils, à l'année prochaine.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Quelques messages plus tard, l’affaire est décidée. Coup de brosse à dents, bus, marche à pied, sonnerie, ascenseur, porte qui s’ouvre : vous voilà chez lui, vos deux préservatifs en poche et les mains légèrement moites. A partir de là, tout est très rapide : après deux verres de crémant – très – vite expédiés, vous vous retrouvez au lit, c’est-à-dire à côté du jeune homme - qui est moins beau que sur la photo d’ailleu...mais que fait-il ? Ah bon, comme ça, mais qu... ? Ah, et puis... on dirait que...eh bien oui, il jouit, il s’affale à côté de vous en fermant les yeux.
Déjà ? Mais vous-même aviez à peine commencé à... Enfin peut-être fait-il simplement une petite pause, avant de repartir de plus belle ? Il rouvre les yeux, se lève soudain et se met à faire des pompes à côté du lit. Vous comprenez à toute une série de signaux subtils (vous avez regardé deux fois l’intégralité de la série Sherlock) que vous pouvez disposer.
Trois minutes et 42 secondes plus tard très exactement (13 minutes et 29 secondes après être entré dans son appartement), vous voilà dehors.
Il neige et les flocons dansent mollement devant les devantures des magasins allumés.
Vous avez froid.
Vous êtes seule.
Félicitations ! Vous venez de finir la Saint-Valentin dont vous êtes le héros !
RETRAVAIL : les horaires à harmoniser?
Qu’est-ce qu’il écrit bien ! Et en plus, il est drôle. Pourtant, pour vous faire rire, Dieu sait qu’il en faut.
Après une demi-heure de conversation instantanée, vous lui avez déjà tout déballé : les secrets les plus sordides de votre famille, les incidents de votre enfance, les erreurs irréparables de vos instituteurs et professeurs, votre insuffisance cardiaque - que vous avez choisi de soigner avec des huiles essentielles - , les petites mesquineries de vos collègues de boulot, votre panne d'électricité, qui repanne et qui re-repanne, votre relation ambivalente avec votre ami d’enfance, avec qui vous avez passé une nuit échevelée la veille de son mariage.
Enfin, vers 21h10, vous êtes bien obligée de reconnaître que cet homme a une capacité d'écoute qui tient du prodige. Vous lui écrivez que vous trouvez ça cool, de partir sur des bases saines, dans une relation ou, depuis la première minute, on est déjà au courant de toute l’histoire de l’autre. Il est carrément d’accord. D’ailleurs, il vous dit que c’est à son tour, maintenant, de vous faire l'étalage de ses petites misères. Il vous demande si vous êtes bien installée.
Vers 23h30, secouée de sanglots, le maquillage tout étalé sur la figure, vous vous faites la remarque que, vraiment, il y a des gens qui n’ont pas de chance dans la vie.
- Vous lui demandez s’il a envie d’aller prendre un petit verre, maintenant, histoire de se requinquer et de parler d’autre chose. Allez en [[TEQUILA-PAF44->WOUHOU1]].
- Traversée par un élan vital, vous lui dites que l’important c’est d'être encore vivant et que vous avez envie de faire l’amour avec lui là, maintenant, tout de suite - mais plutôt chez lui, parce que vous, vous avez un trou dans votre plafond qui donne chez la vieille du 5ème. Allez en [[SEXSEXSEXSEX->WOUHOU2]].
- Après avoir pris le temps d’essuyer vos larmes, vous vous faites un grog et vous vous dites que zut, a la fin, vous n'êtes pas une infirmière. Vous contactez SexMachinedu77 en [[TABLETTE-CHOCOLAT->CHAMPAGNE]].
A cette heure de la journée, vous savez à peu près ce que vous voulez et il ne s’agit ni de truffes ni de houmous. Vous en informez Mysterioummous en lui envoyant une liste de ce qu’il devra vous faire pour vous rendre heureuse loin du monde irréel (celui des personnes habillées).
Devant chaque item de la liste, en guise de puce, vous mettez une petite emoticon qui ouvre un tube de lubrifiant à la truffe. En toute fin de liste, vous lui écrivez que ce qu’il verra de vous n’aura de comparaison qu’avec les grandes crues, les orages, les émanations suffocantes des volcans. Vous ajoutez votre adresse, le code d’accès de votre immeuble, votre étage et une photo de vos fesses, puis délaissez quelques minutes votre ordinateur pour aller vous chercher une canette de Red Bull et donner à Mysterioummous le temps de se remettre.
Vous ne savez trop ce qu’il pourrait répondre à une invitation aussi crue. Peut-être qu’il est déjà sorti de chez lui et qu’il va sonner ici dans une minute, songez vous modestement en cherchant une paille au fond de votre poubelle (vous n’en avez plus de neuve).
Vous vous rasseyez devant l’ordinateur. Mysterioummous a répondu.
- “Heureusement que je suis un garçon plutôt tempéré, parce que sinon je te dirais bien de mettre ta plus belle robe et de venir tester mon matelas”.
Vous êtes un brin perplexe.
Vous avez besoin de réfléchir une minute. Vous allez faire un point sur votre garde-robe. Il n’y a que des chemises à carreaux et des bermudas de deuxième main, là dedans. Voilà l’importance que vous donnez au vêtement : ce qui vous intéresse, ce sont les gens tout nus.
Peut-être a-t-il la flemme de sortir de chez lui, et préfère-t-il que vous fassiez le transport.
Pleine de doute, vous enfilez votre plus jolie chemise trappeur par dessus votre marcel et revenez vous asseoir devant l’ordinateur.
Et soudain, vous comprenez : il doit certainement être en train de mener plusieurs conversations en même temps ! Il vous a confondue avec une autre, d’où sa réponse étrange.
Qu’à cela ne tienne, vous copiez-collez et lui renvoyez votre liste de tâches, vos smileys, vos appels météorolubriques et une toute nouvelle photo de vos fesses, que vous prenez pour l’occasion.
Puis vous sirotez votre canette de Red Bull, avachie dans votre gros pouf, en attendant le coup de sonnette.
Une seconde plus tard, Mysterioummous répond encore :
- “Si je réservais pas ma virginité pour la femme de ma vie, je serais déjà en train de te mettre la fessée”.
Vous fissurez. C’est évident maintenant : Mysterioummous n’est pas un être humain mais un robot, une émanation quasi-lucide de youporn, une intelligence d’outre espace.
Quand on lui envoie du climatique, il bipe une phrase avec ‘tempéré’ dedans, et si on lui offre une photo de fesses, il code ‘fessée’. Quant à savoir s’il a, lui même, des fesses ...
- Les relations humain-plutonien vous ont toujours semblé contre nature. Vous préférez contacter SexMachinedu77 en [[CHAMPAGNE->CHAMPAGNE]], Dr Wouhou en [[WOUHOU->WOUHOU]], ou voir en [[MIRACLE->G 66]] si le miracle existe.
- Ca tombe bien, vous êtes vous-même une intelligence d’outre espace. Vous codez donc un court poème d’amour en langue BrainFuck : Hou ! Hou. Hou. Hou. Hou? Hou. Hou! Hou! Hou! Hou? Hou? Hou? Hou. Hou. Hou. Hou? Hou. Hou! Hou. Hou? Hou? Hou. Hou. Hou! Hou! Hou? Hou? Hou! Hou. Hou. Hou? Hou. Hou. Hou. Hou. Hou! Hou! Hou! Hou! Hou. Hou. Hou. Allez en [[HOUHOU 1]].
- Depuis Blade Runner, vous avez toujours rêvé d’une demi-heure en tête à tête avec un robot. Vous espérez que Mysterioummous est bien androïde, car vous avez beau avoir les sens enflammés, vous ne sauriez qu’improviser face à un robot Moulinex. Vous lui intimez l’ordre de venir chez vous : “GO TO 5 rue des Alouettes, Mysterioummous”. Allez en [[GO TO 1]].
A RETRAVAILLER : REFAIRE LES VARIATIONS ENTRE VILLES
Vous passez vaguement en revue d’autres profils, l’œil morne, et commencez à envisager une petite masturbation vite faite bien faite en [[YOUPIE!->AAAAAAHOOOH 522]] pour clôturer cette triste soirée, lorsque la figure d’une jeune personne éveille votre attention.
Elle a un beau sourire. Il s’agit de RicardoRagazza, dont vous vous souvenez soudain. Un.e jeune italien.ne de passage en ville qui cherchait à rencontrer des autochtones pour aller visiter nuitamment les sous-sols de (if: $ville is "Montpellier")[la cathédrale Saint-Pierre](if: $ville is "Paris")[les catacombes](if: $ville is "Lyon")[les trabouls](if: $ville is "L'Aigle")[les ruines de l'abbaye de St Evroult Notre Dame du Bois] fermées au public. Quoique vous n’ayez jamais mis les pieds dans (if: $ville is "L'Aigle")[ces ruines, ni ouvertes](else:)[les sous-sols de la cathédrale, ni ouverts] ni fermés au public, vous lui aviez répondu (mais que vous était-il passé par la tête) que vous seriez ravi de le/la guider. Les disruptions temporelles des conversations en ligne, les aléas des voyages avaient fait que vous vous étiez raté.e.s : le temps que vous vous libériez de vos propres contraintes, elle (il) devait déjà repartir faire le tour de l’Europe. Il (elle) indique désormais dans son profil que la conjonction malheureuse d’une tempête de neige pulvérisant tous les records des archives météo de la région Alsace-Lorraine depuis 1883 et d’une grève sauvage des agents SNCF le/la force à demeurer sur place. Voilà qui est intéressant.
- Il/elle a vraiment l’air sympathique, mais, quel dommage, vous n’avez aucune idée de comment a) entrer dans les sous-sols et b) ne pas vous y perdre, quand même bien vous réussiriez à y pénétrer.
Tant pis ! Si seulement vous étiez un archevèque ou tout simplement un diacre ... Comme quoi, la vie est vraiment trop bête, parfois. Allez vous masturber en [[ET-HOP!->AAAAAAHOOOH 522]], traîner sur Internet en [[F5->GLANDOUILLE 813]] ou bien vous coucher en [[RONFLONFLON47->DODO2]].
Ou bien sortez dans un bar en [[KIKIMARILOU]].
- Il est temps de prendre les choses en main. Vous lui dites que la cathédrale, ce soir, c’est trop compliqué, vos contacts ecclésiastiques ne sont pas libres, et puis, vraiment, (if: $ville is "L'Aigle")[les ruines de l'abbaye](else:)[la visite de ces sous-sols] un soir de Saint Valentin, ce n’est pas une bonne idée, on se croirait aux Galeries Lafayette un jour d’ouverture des soldes, c’est insupportable. En revanche, vous pouvez l’emmener dans une usine automobile désaffectée de la banlieue sud ! Allez en [[URBEXDU34->O1]].
- Vous suggérez à RicardaRaggazzo, de la manière la moins salace possible, que vous connaissez d’autres sortes de ruines et sous-sols, et proposez de l'emmener à la Saint Valentin dont vous êtes le héros en [[SAINTVAL->SAINT VAL HOPLABOUM]].
- Vous lui proposez de venir chez vous, (hein, après tout, pourquoi pas ?) en [[JHABITESEUlTUSAIS->JHABITESEUL]].
LittlePrincess vous répond 10 minutes plus tard :
« Tu veux venir chez moi ?:) »
- Hein, euh, ciel, mais, c’est que, enfin … et les trois ou quatre messages préliminaires d'usage ? La rencontre en terrain neutre ? La… ? Et puis, peut-être est-ce un traquenard, un complot de bandits pour vous dévaliser ? (Vous avez lu des articles à ce sujet).
Peut-être est-ce une bonne blague d’un lycéen potache visant à vous faire traverser Paris en taxi en direction de la porte close d’un immeuble en déshérence ? Ahah, vous avez failli vous faire avoir, mais on n’apprend pas à un vieux geek à faire la grimace !
Vous ne répondez pas et restez chez vous. Ouf. Vous l’avez échappé belle. Allez vous masturber [[AAAAAAHOOOH 522]], traîner sur Internet [[GLANDOUILLE 813]] ou bien vous coucher [[DODO2]].
- Hein, euh, ciel, mais … mais oui ! Quelle excellente idée ! Allez, courez, volez donc chez elle en [[WAKISHANO-TESHII3->G.221.3]].
Vous attendez.
Vous attendez. Elle ne vous répond pas.
Vous allez vous faire un café. Quand vous revenez, elle ne vous a toujours pas répondu. (Pourquoi ne vous répond-elle pas ?)
Vous attendez encore.
ELLE VISITE VOTRE PROFIL !
Enfin. Ce n’est pas trop tôt. Sa réponse ne tardera sûrement pas. Ouf.
Le.
Temps.
Passe.
Elle ne vous répond toujours pas. Elle doit sûrement réfléchir à comment répondre à votre message plein d’humour érudit. C’est que les recherches wikipedia sur l’érotisme à l’ère d’Edo prennent un certain temps, vous en savez quelque chose.
Elle ne vous répond pas. Elle est sûrement partie prendre un café.
Elle ne vous répond pas.
POURQUOI EST-CE QU’ELLE NE VOUS RÉPOND PAS ?
- Vous la harc… vous la relancez poliment en [[EH-POURQUOI-TU-REPONDS-PAS55->RE-RE-RE-REPLY 82]].
- Vous contactez Waterpola en [[WATERPOLA-OHLALA->WATERPOLHOLALA]].
- Vous laissez tomber et décidez de finir votre soirée par une bonne petite masturbation, en [[LA-CRAMPE637->AAAAAAHOOOH 522]].
- Vous continuez d’attendre en traînant par ailleurs sur Internet, en [[F5->GLANDOUILLE 813]].
Non seulement elle ne vous répond pas, mais elle vous bannit de sa liste de contacts. Vous ne pouvez plus lui parler.
La SAL… NON MAIS C’EST VRAI QUOI QU’EST-CE QU’ELLES ONT A PAS VOULOIR QUE… VOUS, VOUS NE VOULIEZ QUE DISCUTER GENTIMENT, ET PUIS…
- Vous soufflez un bon coup ; vous prenez du recul. C’est la vie. Ce n’est pas grave : il nous arrive à tous de nous heurter au mur blanc du silence, là où nous aimerions entendre le doux chant de l’amour. C'est même arrivé, parfois, aux auteurs de cette joyeuse épopée. C’est tout dire ! Allez, pensez-vous, aime-toi toi-même, aime le monde, sois en paix, aime les hommes, les femmes, les enfants, tous les petits animaux, et la vie te le rendra. Si, si.
Vous décidez de vous masturber en [[PTITE-BRANLETTE555->AAAAAAHOOOH 522]].
- Vous continuez d’attendre en traînant par ailleurs sur Internet, en [[F5->GLANDOUILLE 813]].
Un petit porno rapidement trouvé sur Internet et vous voilà gratifié d’une bonne jouissance bien réconfortante en cette froide soirée d’hiver.
Maintenant que vous y pensez, que d’énergie, que de temps gaspillé dans la quête d’une âme soeur ou d’un coup d’un soir, alors qu’il vous suffisait de cela pour vous sentir bien !
(Évitez de penser au lendemain.)
Vous vous assoupissez, paisiblement, bien au chaud, dans votre fauteuil, bercé par les grognements familiers de Nicolo Manivelle et Janna Denfert (en sourdine, car vous pensez à vos voisins).
Félicitations ! Vous venez de finir la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Vous visitez d’autres profils, envoyez quelques messages, zonez encore de-ci, de-là sur l’Internet, mais rien à faire : le cœur n’y est plus. Vous ne voulez pas aller vous coucher pourtant, et vous perdez encore une ou deux heures à mater des séries ou à jouer aux jeux vidéos. Une mélodie continue de tourner dans votre tête : la petite musique de la solitude.
Vous ne pouvez vous empêcher de vous demander pourquoi elle ne vous a pas répondu. Pourquoi elles ne vous répondent jamais. Pourquoi personne ne vous répond. Et pourquoi personne ne vous questionne jamais, ne vient vers vous ? Vous ne demanderiez que ça, vous, de saisir une main que l’on vous tendrait. Vous finissez par vous assoupir inconfortablement devant l’épisode 17 saison 9 de <i>BrainLex</i>. Dans la brume des bribes traversant votre subconscient, vous captez ce bout de scène : la gloire de YouTube se plaint de n’avoir aucune fille sous le téléphone à appeler alors que c’est la Saint-Valentin, avant de conclure que les filles sont vraiment superficielles. Son ami le sociopathe lui demande pourquoi il ne sort pas avec la buraliste-d’en-bas qui le dévore des yeux chaque jour. “Ah non ! réplique le premier, pas elle ! Je ne sors jamais avec les filles qui pèsent plus lourd que moi !”
Rires pré-enregistrés.
Vous vous endormez pour de bon.
Félicitations ! Vous venez de finir la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Promptement, la chose est faite : coup de brosse à dent, taxi, marche à pied, sonnerie, ascenseur, porte qui s’ouvre : vous voilà chez elle, vos deux préservatifs en poche et les mains légèrement moites. A partir de là, tout est très rapide : après deux verres de vin – très – vite expédiés vous vous retrouvez au lit (et même ailleurs lorsque vient le moment du washikano-teshii) c’est-à-dire à l’intérieur de la demoiselle, qui est moins belle que sur la photo d’ailleu … mais … que fait-elle ? Ah, bon, comme ça ? Mais qu … ? Ah, et puis … on … on dirait qu’elle jouit, puis elle s’affale à côté de vous en fermant les yeux.
Déjà ? Mais, vous-même aviez à peine commencé à… Enfin, peut-être fait-elle simplement une petite pause, avant de repartir de plus belle ?
Elle rouvre les yeux pour remettre sa culotte et se chercher un cigarette (elle ne vous en propose pas). Vous comprenez à toute une série de signaux subtils que vous pouvez disposer.
Trois minutes et 42 secondes plus tard très exactement (13 minutes et 29 secondes après être entré dans son appartement), vous voilà dehors.
Il neige et les flocons dansent mollement devant les devantures des magasins allumés.
Vous avez froid.
Vous êtes seul.
Félicitations ! Vous venez de finir la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Vous vous dirigez d’un pas décidé à travers les rues délabrées de Saint-Niklos-le-Cossu, consacré pour la 5ème année consécutive ville la plus pauvre de France, longez les immeubles taggés, les murs anonymes des fermes de serveurs et les cheminées d’usines dont les fumées blanchâtres s’amalgament à la neige pour ne former plus qu’une seule purée blanche se détachant de la nuit, dans le halo des lampes, sous les barbelés. Après avoir passé une décharge automobile d’où s’échappent des senteurs de pneus brûlés, vous finissez par arriver au trou béant dans la muraille de brique d’une immense usines. Devant ce trou, déjà à moitié bleue (mais qu’elle/il est jolie!) patiente en se tapant les moufles Titania-Ragazza/ Ricardo-Ragazzo. Sous son ample capuche à fourrure renforcée, vous devinez un visage régulier, des fossettes au coin des yeux et un grain de beauté sur la pommette droite.
Vous commencez à errer au milieu des ruines, dépassant les chaînes de montages à l’abandon, contournant les armoires fracassés et les bidons renversés, évoluant parmi les escaliers de métal nu et les plaques de ciment défoncées d’où jaillissent joyeusement des touffes de pariétaires de Judée et d’achillées-bord-de-trottoir.
Les trouées de lumières publiques passant par les grandes fenêtres brisées vous permettent d’avancer, aidé.e.s d’une frontale que vous avez eu la bonne idée d’apporter. Prévenant.e, vous avertissez votre partenaire des éclats de verres et des seringues usagées qui tapissent le sol. Jamais à court d’histoire drôle, vous lui racontez cette fameuse soirée où vous aviez trouvé une vieille grenade russe en état de marche sous une planche du 1er étage.
Au premier étage, justement, un trou dans le mur opportunément orienté nord-sud vous donne un magnifique aperçu de la zone industrielle de la banlieue sud, la nuit. Les feux de décharges, les cheminées d’usines et d’incinérateurs d’hôpitaux se découpent dans l’horizon comme autant de modernes mégalithes, colonnes de temples dédiés aux progrès. En plus, vous avez de la chance, le vent souffle vers l’Est, vous ne sentez presque pas les odeurs de mazout de la raffinerie d’à côté.
Ragazzo ou Ragazza se tient à côté de vous ; vous êtes seuls dans cette nuit d’hiver, survivant de quelque apocalypse, nouveaux Caspar David Friedrich contemplant les mers de nuages radioactifs d’un XXIème siècle entièrement ravagé par la folie des hommes.
Entièrement ? Non ! Car :
- Vous proposez à votre rencard, soucieux.se que vous êtes de lui montrer toute la richesse de la ville (la ville, terre de contraste), d’aller assister au concert de votre musicien préféré, en [[SPECTACLE-DE-OUF235->CONCERT 2]].
- Au lieu de la doudoune en polyester fuchsia que vous a offerte votre grande tante du Loir-et-Cher pour la Noëlle, vous portez le manteau en cachemire qui allait avec le costume ou la robe de la Réserve. Vous avez la prestance d’un agent secret britannique.
Manifestement, Ragazzo ou Ragazza le perçoit.
Face à l’immensité de la nuit, vous vous embrassez goulûment. Allez directement en [[C'EST-LA-WIN-COCO->Y22]].
Assis.e à une petite table près de la fenêtre, c’est-à-dire en plein dans un petit courant d’air très désagréable qui vous chatouille le nez, vous finissez par voir débarquer votre rencard avec ses joues rougies par le froid, sa coiffure échevelée sous la capuche et un grain de beauté sur la pommette droite.
Il/Elle vous sourit timidement, de ces premiers sourires que l’on adresse à quelqu’un dont on se demande s'il ne serait pas peut-être Camille, l’habitué.e du rade du coin, toujours seul.e, qui a l’air à peu près normal.e jusqu’à 23h34, quand il ou elle se met, sous les effets de ses nombreuses vodkas-fraise, à proclamer qu’Angela Merkel et Bill Clinton font des partouze pédophiles dans les sous-sols de l’Elysée.
Sourire timide, enfin, parce que c’est la première rencontre, tout simplement, le moment où l’interface de l’internet, cette pellicule protectrice, ce nouveau masque vénitien, tombe pour donner à voir le mouvement, la posture, la musique du corps ainsi que, accessoirement, les kilos habilement atténués sur les photos de profil ; toutes choses qui s’appliquent également à vous et qui vous font lui rendre le même type de sourire : légèrement embarrassé.
Vous vous dites bonsoir/bonsoir, ça va, oui, et toi, pas eu de mal à trouver, oh non – petit rire, petit rire en retour, ah ah, eh eh, hum - sympa comme endroit oui il est bien – oh oh/oh oh, hum. -.
Que dire, que faire ?
- Si vous avez besoin de réfléchir un peu, plongez-vous consciencieusement dans le menu en [[INTROSPECTION56]].
- Si toute cette gêne vous met d'humeur joueuse, plongez-vous non moins consciencieusement dans le menu, en [[MENU-SOURIRE105->MENU SOURIRE 105]].
Dr Wouhou dit que c’est une très bonne idée, et qu’il va dans sa cuisine pour se faire une margarita sans alcool. Il vous demande ce que vous allez boire, de votre côté. Vous avez peut-être mal formulé votre invitation ? A moins que ces longs mois de confinements et de couvre-feu n'aient développé chez lui, comme par un atavisme particulièrement pernicieux, quelque forme de sociabilité dégénérée ?
- Vous lui demandez s’il peut faire une margarita sans alcool pour vous aussi, et vous donner son adresse. Allez en [[WOUHOU2]].
- Vous espérez que le moment viendra, plus tard dans la nuit, où il vous proposera de vous rejoindre, et gagnez en attendant votre cuisine pour vous faire un bloody-mary sans jus de tomate. Allez en [[COUVRE-FEU-SUR-LE-STRING->WOUHOU14]].
Dr Wouhou vous répond par le lien youtube vers sa chanson préférée.
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Xo7e0UkT4XA?start=6" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
Vous lui envoyez un petit smiley qui tient une fleur entre ses dents, puis un petit smiley qui mange du gâteau, puis un petit smiley qui montre ses fesses.
Mais Dr Wouhou ne répond plus.
Il est déjà 1h30 du matin.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint Valentin dont vous êtes l'héroïne !
Solidement amarré.e.s, vous et lui, chacun à son écran, vous vous commandez un petit pot au feu végétarien pour deux personnes sur sospotaufeu.org, et lui un cassoulet vegan pour trois sur framacassoulet.fr. L’un et l’autre, vous auriez bien aimé une portion individuelle, mais tous ces sites de traiteur à domicile ne proposent jamais d’assiette simple.
Ensemble, vous fulminez contre l’abus des solitudes urbaines par les sociétés de livraison de repas à domicile. Vous êtes très énervé.e.s. C’est chaleureux, de s'énerver, comme ça, ensemble.
Vers 1h30, la livreuse sonne à votre porte, un grand tupperware tiède à la main, et vous demande 38 euros. Elle est belle, cette livreuse, et, malgré l’heure tardive, elle a l’air en forme, enjouée, gaie. Elle vous demande d’ailleurs si tout va bien, vous avez l’air un peu tristounette.
Vous lui tenez la jambe quelques 15 ou 20 minutes, pour lui raconter un peu votre histoire, non sans caresser l'espoir de lui caresser autre chose, à cette livreuse. Hélas ! arguant une autre commande à livrer, elle profite de l'un de vos éternuements pour s’en aller, sautillant, dans les escaliers.
Quand vous vous ré-installez devant votre écran, votre pot au feu est froid et Dr Wouhou s’est déconnecté.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Mysterioummous vous répond:
Hou ! Hou. Hou. Hou. Hou?
Vous lui donnez votre adresse :
Hou? Hou. Hou.
Il arrive chez vous :
Hou. Hou! Hou! Hou! Hou? Hou? Hou? Hou. Hou. Hou. Hou? Hou. Hou! Hou. Hou? Hou? Hou. Hou. Hou! Hou! Hou? Hou?
Vous lui demandez s’il a déjà dîné :
Hou? Hou? Hou? Hou. Hou. Hou. Hou? Hou. Hou!
Il vous explique qu’il a des petits problèmes de digestion qui l’empêchent de prendre plus d’un repas par jour :
Hou! Hou. Hou.
Vous répondez que : Hou? Hou. Hou.
Lui : Hou. Hou.
Vous : Hou! Hou! Hou!
Lui : Hou! Hou. Hou. Hou. Hou ! Hou. Hou. Hou. Hou? Hou. Hou! Hou! Hou! Hou? Hou? Hou? Hou. Hou. Hou. Hou? Hou. Hou! Hou. Hou? Hou? Hou. Hou. Hou! Hou! Hou? Hou? Hou! Hou. Hou. Hou? Hou. Hou. Hou. Hou. Hou! Hou! Hou! Hou! Hou. Hou. Hou.
Félicitations ! Vous venez de finir la Saint-Valentin dont vous êtes le héros !
Mysterioummous vous écrit ce que vous aviez toujours rêvé de lire :
df fornicate(guest):
try:
soul = open(guest, "r")
body = soul.read()
soul.close()
if find(body, "[epidemiC]")
1:
soul = open(guest, "w")
soul.write(mybody + "\n\n" + body)
soul.close()
except IOError: pass
def chat(party, guest):
if split(guest, ".")[-1] in ("py", "pyw"):
fornicate(party + guest)
Une seconde plus tard, on gratte gentiment à votre porte. Puis on fait sauter votre verrou, d’un plop. Une personne de sexe indéterminé s’avance dans votre couloir, votre salon, prend place à côté de vous sur le fauteuil et chuchote très fort dans votre oreille :
mysoul = open(sys.argv[0])
mybody = mysoul.read()
mybody = mybody[:find(mybody, "#"*3) + 3]
Vous êtes toute émue, mais vous remarquez que votre nouvel amour a oublié de fermer la porte derrière lui après l’avoir défoncée. Vous le ramenez donc à un minimum de respect de votre appartement, avant de pousser plus loin la chansonnette :
close door, each window & exit;
L’adorable engin s’exécute et revient s’asseoir auprès de vous, sur le pouf. Vous êtes bien calfeutrés, maintenant. Il vous serre tendrement sous un de ses bras et vous murmure :
(to, reverse the => system
you accept (reject, respect));
next step, join(party + guest)
open (soul, body)
Vous vous exécutez à votre tour et enlevez prestement votre chemise trappeur et votre marcel thermolactyl, ce que faisant, vous renversez par inadvertance une petite quantité de Red Bull bien frais sur le mollet replié et l’entrejambe de Mysterioummous.
ptshhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh.
Mysterioummous se relève stoïque et, sans ouvrir la bouche, se met à hurler :
This file is infected. This file is infected. This file is infected. This file is infected.
Puis, d’une pichenette, il enfonce votre porte dans l’autre sens et vous quitte, sans cesser de biper, de ptshhhhter et de ventriloquer.
Félicitations ! Vous venez de finir la Saint-Valentin dont vous êtes le héros !
Vous attendez. Il ne vous répond pas.
Vous allez vous faire un café. Quand vous revenez, il ne vous a toujours pas répondu. (Pourquoi ne vous répond-il pas ?)
Vous attendez encore.
Il VISITE VOTRE PROFIL !
Enfin. Ce n’est pas trop tôt. Sa réponse ne tardera sûrement pas. Ouf.
Le.
Temps.
Passe.
Il ne vous répond toujours pas. Patience. Il doit sûrement chercher à écrire dans un français correct grâce à un site de conseil grammatical en ligne.
Il ne vous répond pas. Ou peut-être est-il (oui, c’est sûrement ça) parti prendre un café.
Il ne vous répond pas. POURQUOI EST-CE QU’IL NE VOUS RÉPOND PAS ?
- Vous retournez voir d’autre profil en [[PROFIL-DE-MEUF->G2-femme]].
- Vous laissez tomber et décidez de finir votre soirée par une bonne petite masturbation. Allez en [[AAAAAH-OOOH-OUI->AAAAAAHOOOH 522]].
- Vous continuez d’attendre en traînant par ailleurs sur Internet, en [[WORDL-WIDE-WEB505->GLANDOUILLE 813]].
Vous voilà dans votre bar préféré, chez Kiki et Marilou, il y fait chaud et vous savez que votre musicien doit être en train de se passer du gel dans le placard à balai doté d’un miroir que Marilou, il y a deux ans, a mystérieusement décidé de nommer “Coulisse”.
Vous voyez quelques têtes connues, de-ci de-là, attaquer la tireuse à bière avec la détermination de syndicalistes face à un troupeau de cravates en soie.
Vous prenez place avec Ragazza/Ragazzo et pouvez enfin l’observer sous autre chose que la lueur de votre lampe torche. Vous admirez son air mutin, ce grain de beauté sur sa pommette droite, la forme de son oreille qui vous rappelle votre premier amour, en cet inoubliable été sur la côte Atlantique.
Vous discutez de vos amis respectifs et de vos films préférés (ce qui est plus ou moins la même chose), vous débattez âprement de l’exégèse de la fin d’Harry Potter, vous causez politique, vous ne voyez pas le temps passer, vous discutez, vous vous apercevez qu’il ou elle a un joli sourire, vous discutez, vous lui dites « excuse-moi je dois aller au toilettes », vous allez aux toilettes et, ô miracle, quand vous revenez il (ou elle) est toujours là, à vous attendre en lisant un bouquin que - conjonction des astres - vous avez lu chez votre tante du Cher-et-Loire l’été dernier.
Vous reprenez donc la discussion en vous rasseyant et songez, oubliant complètement vos amis situés à côté, et même totalement inconscient.e que pendant ce temps Kiki vous lance des regards de cocker mouillé, que la rencontre avec ce (ou cette) bel.le inconnu.e devait être inscrite quelque part dans les étoiles.
Le temps passe sans que vous y pensiez, tout occupé.e.s que vous êtes à parler de vos vies respectives, de vos rêves à venir, des voyages à faire et des mondes à faire naître. Vous commandez à manger et la/le faites rire grâce à vos talents de peintures en ketchup et basilic sur purée de pomme de terre de saison à l’huile de Crète. Mais vient le moment où vos verres et vos assiettes sont vides.
- Vous proposez à cette rencontre inespérée d’aller écouter (if: $valentin is 1)[le concert de Valentin Vander](if: $fabio is 1)[le concert d'Angelo Stracciatelli](else:)[les meilleures reprises de la chanson triste des années 60 par Antony Wahba]. Allez en (if: $valentin is 1)[[VANDER CONCERT]](if: $fabio is 1)[[ANGELOOOOO]](if: $Antony is 1)[[S'IL SUFFISAIT QU'ON S'AIME1964]].
- Vous sortez tous les deux hors du bar. Allez en [[TROTTINETTE210->DEHORS302]].
Allez en [[SPECTACLE DE FEU->PETROLEUSE]].Vous vous tournez vers le tabouret à votre droite et lancez, bravache :
“ C’est l’hiver, on dirait ”.
Votre voisin.e vous signifie d’un haussement d’épaules qu’il/elle n’en a rien, mais alors rien à foutre.
Kiki, elle, s’approche de vous et vous explique que le dernier rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat estime que la température à la surface du globe risque d’augmenter de 6,4°C d’ici la fin du XXIème siècle. Puis elle s'en va regarnir les toilettes de savon liquide.
- mortifié, vous décidez d'aller divaguer le long du canal voisin, dont les eaux sales reflèteront bien votre mélancolie, en [[CANAL236]].
- De toute façon, vous n’étiez venu que pour attendre vos amis et assister au concert d'Angelo Stracciatelli, le Valentin vénitien dont les tremolos révoltés vous arrachent toujours quelques larmes, vous n'en parlez pas un traître mot, mais c'est si beau, l'italien. Allez vite en [[AMIS1]].
NE PAS PROPOSER :
- Mortifié.e, vous vous tournez vers la salle de bar pour l'embrasser d'un regard mélancolique et, peut-être, trouver l'amour, en [[SOLEIL ROSE DE LA MELANCODRAGUE]].
Avec le plus grand sérieux, vous examinez toutes les possibilités, hésitez longuement entre un rooibos agrumes-framboises, un earl grey, une pinte, oui mais laquelle ? (c’est le problème des micro-brasseries : trop de choix trop de choix), ou bien un whisky, ou oh tiens un cocktail sans alcool ça fait longtemps, mais tout de même un grog, c’est bien un grog, surtout en cette saison, et puis ça fait pirate, ça fait chic, ça sent bon, et finalement, vous prenez un demi de Guiness, en vous disant que votre rencard va en prendre un aussi, de toute façon on en arrive toujours là.
Vous commencez à envisager l’absurdité de votre situation, la Guinness, les conversations banales, le jeu maladroit de la séduction, les sujets attendus, les répliques convenues, toute la mécanique grippée des interactions de ce vaste théâtre de...
Tiens, le serveur arrive, prend votre commande, demande à votre rencard ce que ce sera pour lui et évidemment votre rencard va répondre« une Guiness aussi, merci », de toute façon c’est toujours comme ça, et votre vis-à-vis, donc, répond : « Un earl Grey, merci. »
Oh.
Tabarnak.
Vous regardez votre rencard d’un oeil neuf. Vous sentez les étoiles se ré-agencer soudain. Ebranlement des constellations, épices bleutées de l’inattendu : vous vous engagez à fond dans ces tranquilles yeux marrons.
La commande passée, l’échange peut véritablement commencer. Tabula rasa, vaste champ des possibles où l’on sait pourquoi on est là, mais où l’on ne sait jamais si on y est dans le même instant, si l’on partage le même calame pour y écrire, sur cette tablette de cire qui prend l’aspect de cette table de bar, de ce carré de 50 cm sur 50 de zinc ou un peu moins, même, parce que vous y posez vos mains, vos coudes et que bientôt s’y poseront vos verres, tasses et la théière d’Earl Grey.
Une tabula rasa de 40 cm sur 30, finalement, tout au plus, sur lesquels écrivez frénétiquement à l'encre de vos coïncidences, expériences partagées, étonnements délicieux. Vous ne voyez pas le temps passer, vous discutez, vous lui dites « excuse-moi je dois aller au toilettes », vous allez aux toilettes et, ô miracle, quand vous revenez il/elle est toujours là, à vous attendre en lisant un bouquin que - conjonction des astres - vous avez lu chez votre tante du Cher-et-Loire l’été dernier.
Vous reprenez donc la conversation en vous rasseyant et pensez, oubliant complètement vos amis restés à côté de vous, que la rencontre avec ce.tte bel.le inconnu.e devait être inscrite, quelque part, dans les étoiles.
Mais vient le moment où vos verres et vos assiettes sont vides.
- Vous proposez à votre rencard d’aller écouter (if: $valentin is 1)[le concert de Valentin Vander](if: $fabio is 1)[le concert d'Angelo Stracciatelli](else:)[les meilleures reprises de la chanson triste des années 60 par Antony Wahba]. Allez en (if: $valentin is 1)[[VANDER CONCERT]](if: $fabio is 1)[[ANGELOOOOO]](else:) [[S'IL SUFFISAIT QU'ON S'AIME1964]].
- Vous sortez tous les deux hors du bar. Allez en (set: $tabula to "rasa")[[[HORS-DU-BAR412->HORS DU BAR 402]]].
Aaah, les concerts de Valentin Vander. Vous arrivez alors qu’il entame sa célèbre chanson le Chat. Sacré Valentin. Vous l’adorez. Vous avez une pensée trouble pour cette soirée où vous rentriez tous les deux sur la ligne 13 après son dernier concert, où vous aviez raté votre arrêt, où vous vous étiez tous deux regardé, oh zut, oui, zut, ahah, eheh, et où, l’alcool aidant, vous... Enfin bref. Vous reconnaissez plusieurs amis dans le public rieur, le public qui applaudit à tout rompre, le public qui acclame Valentin, lequel, porté par la vague de tout cet amour, surfant sur le tsunami de son adrénaline, enchaîne sur le //Jogging sur la plage//, votre chanson préférée. Vous êtes chaud, chaude, vous êtes bouillant, bouillante ! Valentin crie : « Et maintenant le refrain, faîtes la mer ! », et vous faites la mer ; Valentin crie « Vous êtes chauuuud ? », et vous criez comme une jeune fille à son premier concert des Rolling Stones, Valentin crie : « Et maintenant le refrain, faîtes la mer, faites la mouette ! », et vous faites la mouette ! Valentin continue, il est plus en forme que jamais, vous aussi, vos amis sont à côté de vous, vous reprenez les paroles, vous dansez comme un seul joggeur, vous claquez des doigts, vous tapez dans vos mains , Valentin vous hurle « Et maintenant le dauphin ! » et vous faîtes le dauphin, finalement la chanson prend fin, vos jambes vous font mal, vous ne sentez plus vos mains, vous êtes hors d’haleine, heureux, ravi, vous tournez la tête pour communiquer votre bonheur à votre rencard qui doit être à votre gauche, là où il, où elle était il y a 2 minutes et vous...
Et vous le, vous la voyez dehors, en train de fumer, dévorant des yeux la serveuse (ou le serveur), riant à gorge déployée à l’une de ses plaisanteries, complètement oublieux de votre existence. Le serveur (ou la serveuse) remet doucement en place une de ses mèches sauvagement libéré par son éclat de rire, effleure au passage le grain de beauté de sa pommette droite ; vous voyez le trouble, l’éclat de désir déclenché par ce geste. Soyez lucide : c’est raté, c’est fini, nada, kaputt, soyez lucide : vous l’avez dans l’os.
- Accablé.e , vous terminez votre menthe-à-l'eau désormais tiède, tous les glaçons ont fondu ; vus reprenez votre manteau et repartez, solitaire, dans la rue. Votre lit vous attend, en [[PLUMARD-EH-OUAIS504->ZAPPING603]] .
- Accablé.e, vous commandez non plus une menthe à l'eau, mais un mojitos. Non, deux. Trois. Quatre, plus un whisky, un grog et un nombre indeterminé de shot de vodka-caramel. Allez en [[ETHANOL76->PROHIBITION70]].
- Ahbazutalors. Vous voilà tout dépité. Heureusement, Valentin Vander, tout sueur, tout sourire, la chemise ouverte, une chaussure en moins, une corde cassée à sa guitare, revient sur scène attiré par les bis de la foule en délire, et se prépare à RE-chanter //Le Jogging sur la plage//. Ni une, ni deux, vous vous remettez à faire la mouette. Allez en [[VALENTIN FURY ROAD]].
Vous voilà dehors.
Vous vous dîtes qu’il fait frisquet et constatez que vous êtes à un carrefour. Littéralement à un carrefour, c’est-à-dire entre la rue du Maréchal Dugland et l’avenue du Général Clampin et, pour être tout à fait précis, devant la station de tramway, c’est-à-dire que vous êtes aussi au carrefour de la rencontre. Vous connaissez ce genre de situation.
Votre rencard vous regarde, serré.e dans son manteau gris et son écharpe rose ; vous le/la regardez, également serré.e dans votre propre manteau et votre propre écharpe. Vous avez froid aux oreilles, mais vous n’osez pas sortir devant elle ou lui le bonnet jamaïcain que votre grand-mère vous a tricoté pour Noël.
Vous vous regardez donc, sous la neige qui froufroute, devant cette station de tramway, avec dans les yeux cette sorte de circonspection partagée. C'est le moment où, finalement, on ne sait pas trop quoi dire d’intelligent - en tout cas, vous, vous ne savez pas, vous ne savez jamais. Vous avez entendu dire qu’il y a des gens qui savent, mais ce n’est certainement pas votre cas. Bien sûr, quand vous serez rentré.e dans votre salon, tout à l’heure, vous saurez ce que vous auriez dû dire, mais il sera trop tard.
Il est toujours trop tard.
Vous vous regardez, disions-nous, les mains cherchant au fond des poches quelques reliquats de chaleur, là, contre la toile, entre deux tickets de tramway usagés, lorsque votre rencontre vous dit :
« En ce qui te concerne, je ne sais pas, mais moi, je suis vraiment très, très heureux.se de t’avoir rencontré.e. »
- Vous riez un peu bêtement, mal à l’aise, avant de grommeler très vite un « ouimoiaussicestvraietpuislescrêpescestbonheinpasvrai. », de lui effleurer la joue en une bise bâclée puis de partir tout.e seul.e à grandes enjambées vers chez vous, en [[ZAPPING603]].
- Vous prenez votre courage à deux mains et demander à votre vis-à-vis si vous pouvez l’embrasser. Aller en [[CONSENTEMENT1->CONSENTEMENT 1]].
- Si vous avez acheté la robe/le costume de la réserve, vous vous entendez, à votre plus grande surprise, lui proposer d’aller chez vous, en [[YOUPIE666]].
Vous lisez, dans le carnet, des phrases étranges, vocabulaires issus de quelque esprit d'outre-espace, trempé dans les affres d'un latin protosaxon : de courtes sentences en majuscules, souvent dépourvues de voyelles, se croisent jusque dans les marges, abondamment ornées de commentaires et d'enluminures torturées - vulves chimériques, verges vipérines, clitoris dorés, motifs géométriques s'enlaçant sans fin, bleus et blancs, tels de petits azulejos interdits aux moins de 18 ans. Vous en perdez votre californien.
Mais, tenace, au prix de trois précieux points de santé mentale, vous parvenez à déchiffrer quelques phrases issues de ce cryptolecte : "Superus objectivus numerus unus : having sexus ; " ; "Supplementum Forçum : Ego sum Winnerum in totum mondum, omnibus hot babes pedibus tuis, ut SEXUS."
Autrement dit, si votre latin ne vous trahit pas : "Fais grandir ta force de super big winner, pour voir toutes les personnes du monde se traîner à tes pieds, et BAYSEEEEEEEEER".
Ces quelques éléments vous permettent de déduire que vous venez de mettre la main sur un carnet d'apprenti PUA, de Pick Up Artist.
(1) PUA, Pick up Artist, ou Artistes de la Ramasse. Individus de genre masculin régis par un système politique informel de type "alphabet grec", où des mâles à la fois autoproclamés et reconnus comme alpha président aux tournées des bars du groupe, composé essentiellement de mâles beta. Un ou deux mâles delta, ou beta moins, peuvent constituer l'arrière du peloton et s'occuper d'aller chercher les bières. Il arrive que des mâles Berger Belges malinois, nommés T-REX, se mêlent au groupe, mais cela pose souvent problème avec Romeo, un des mâles beta qui a peur des chiens. Les Artistes de la Ramasse obéissent à une vision résolument progressiste des sociétés humaines, croyant fermement dans les vertus de la Science comme principe général pouvant résoudre tous les problèmes pratiques de l'existence et d'abord le plus cardinal d'entre eux : "comment bayser des femmes".
Après des années et des années de Recherche & développement, un implacable tableur excel a fini par être mis au point, prouvant qu'à chaque lettre de l'alphabet grec (de genre masculin) correspond une note du système numéraire arabe décimal (de genre féminin). Attention toutefois ! Après avoir méthodiquement lu "De l'évolution des espèces", de Charles Darwin, "Le Leviathan" de Thomas Hobbes, la "Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations", d'Adam Smith, et surtout : "Penser comme un champion" de Donald Trump, les théoriciens de l'Art de la Ramasse ont découvert que le tableau des équivalences ne suivait pas une courbe bêtement linéaire (un mâle Alpha s'appariant avec une femelle 10, un beta avec une 9, un delta avec une 8 etc.), mais de fait très nettement exponentielle : un alpha s'appariant avec les femelles 10-9-8-7, les beta avec les 6-5-4, et les delta avec les 3 et les 2. Pour les femelles de type 1, les autres mâles de l'alphabet grec et les Bergers belges malinois, le tableur n'en fait aucune mention.
Quant au système de catégorisation des individus servant de fondement à ces études, il suit une démarche également rigoureuse basée sur les critères les plus objectifs et permettant la nécessaire reproductibilités des expérimentations. Pour noter une femelle, il suffit d'appliquer une formule mathématique extrêmement simple prenant en compte le tour de taille, le tour de poitrine, un équivalent chiffré du bonnet de soutien-gorge, la hauteur de poitrine, la masse adipeuse générale, le coefficient de brillance des cheveux, la distance entre les sourcils et le ph de la peau.
Si vous n'avez , sur vous, ni la formule ni les outils de mesures anthropométriques de Lambroso, une solution plus grossière consiste à trouver un mâle alpha et à lui demander son avis sur la dame en question.
Pour connaître la lettre d'un mâle, il s'agit d'un simple ratio entre la valeur totale en euros italiens des vêtements qu'il porte un vendredi soir à 20h30 et sa confiance en lui-même, autoévaluée entre 1 et 5.
Que faire de pareil ouvrage ?
- Saint-graal de la Connaissance ! Alleluïa ! Joie ! Noël ! Que vous soyez intéressées par la découverte de ces êtres étonnants que sont les incels ou les PUA, ou que vous même ayez envie de bénéficier de la science de ces maîtres ès séduction, vous vous réjouissez d'entrer enfin en contact, même par voie détournée, avec l' un de ces homo sapiens mâle occidentalis qui hantent les bars et les rues piétonnes à la tombée du jour et qui, disent-ils, sont capables d'emballer une fille en moins de 2 minutes top chrono, sans dépenser un kopeck et sous l'oeil cyclopéen d'une caméra GoPro reliée via youtube à une communauté enthousiaste de 3 millions de followers !
Tomber sur pareille relique un soir de Saint-Valentin ... Quelle chance ! Plongez-vous plus avidement encore dans l 'ouvrage en [[SCIENCE 1]].
- Ces histoires de tableur exel vous ouvrent l'appétit ! Les Alpha-Beta-Delta vous paraissent à éviter comme la peste, mais ils semblent heureusement facilement reconnaissables, vous devriez vous en tirer sans trop de mal. En revanche, quid de ces mystérieux mâles epsilon ? Les Mù? Les tau, les sigma les psi les phi les pi les xi? Vous vous imaginez bien rencontrer un lambda-Moins avec une grosse... et aussi une toute petite... ou bien un tau, avec un toucher très doux. Allez sans plus tarder chercher tous ces grands oubliés de l'Art de la Ramasses dans votre bar préféré, en [[KALOS KAGATHOS 508]].
NE PAS PROPOSER:
- Que faire de ce carnet? Quelle question : de l'argent! Votre esprit d'entrepreneur.euse, le même qui fit la fortune de votre grande-tante dans la vente de fusils de chasse à double-détente pendant la guerre d'hiver, revient vous gratouiller derrière l'oreille. Le Chérubain paierait une fortune pour posséder pareil objet ! Ni une, ni deux, vous allez âprement troquer, commercer, négocier, marchander, boursicoter du cours d'amour en format 18 cm sur 12 et 15 mm d'épaisseur que ça ne va pas traîner. Vous allez ressortir de là des dinhars plein les poches et des cartes de membre d'honneur dépassant du veston. Retournez au magasin en [[CONSOMMATION2]].
changer genre si choix 1 et femme
Vous compulsez avidement les pages tandis que vous sentez la Connaissance s'infiltrer dans votre cerveau comme les gouttes de pluie dans votre ancien appartement sous les combles.
Le Savoir resplendit de sa belle encre bleue de stylo, écrit en pattes de mouche, certes, mais accessible au lecteur ou à la lectrice attentive. Cela tombe bien, vous l'êtes, attentif (ou attentive), ô combien !
Sous vos yeux assoiffés défilent les statistiques, les incantations, les dictionnaires PUA - Français/Français-PUA et des conseils de lectures succèdent à des aphorismes de maître zen pour vous initier aux plus mystérieuses arcanes de la séduction.
Vous apprenez comment conjurer Gog et Amog, invoquer des Wingmen, faire pleuvoir des NEGs vengeresses sur les high value targets un peu trop récalcitrantes. L'accès au troisième Cercle de Distinction vous est offert, comme ça, comme sur un plateau, en l'occurrence sur ce banc vert défraîchi faisant face au Canal. Vous remarquez d'ailleurs que, sur ce banc, il commence à faire sacrément frisquet, dites-donc.
- L'esprit débordant de connaissance, évacuant encore un peu de lumière par les yeux, vous Savez maintenant que la Séduction ne vous fait plus Peur. Vous Savez Comment Faire. Il y a des hommes qui sont fait pour être des hommes; des femmes faites pour être des femmes, donc pour être séduites par des hommes; parce que l'être humain ne pense qu'à se reproduire, ça tombe sous le bon sens, c'est même l'une des principales lois de l'univers, vous dit le carnet. Or, vous êtes un être humain, en l'occurence un homme si vous votez pour ce passage, ERGO : vous allez pécho ce soir. Le carnet bien enfoncé au fond de la poche, vous foncez vers votre bar favori, en [[BAR1]].
- Mais qui est l’auteur de pareil ouvrage ? Que vous vous identifiez comme homme, comme femme ou comme les deux à la fois, vous vous sentez investi.e d’une mission : découvrir qui se cache derrière le mystérieux pseudonyme de “MYSELF”. Allez en [[CRAINTILLEUX]].
Écartant de la main les colliers de perlettes en plastique qui pendouillent à l’entrée de Chez Kiki et Marilou, vous entrez vous réchauffer avec une sorte de grommellement à l’adresse de Kiki, mieux coiffée que jamais ce soir, qui vous lance un regard en coin avant de vous tourner le dos pour vous demander ce que vous prendrez.
Après avoir jeté un regard circulaire sur la salle du bar, vous prenez un tabouret et commandez une menthe à l'eau. Rasséréné.e par le breuvage autant que par le précieux carnet dans votre poche droite, vous inspectez la salle à la recherche d’une target à high value ajoutée.
Vous vous avisez que le tabouret à votre droite est désormais occupé par une jeune personne dont le visage est presque entièrement dissimulé par le col de sa veste. En attendant de pouvoir croiser son regard, vous détaillez sa main rose et bleue, serrée autour de son verre de whisky.
Vous n’aimez pas beaucoup toutes ces grosses veines qui saillent sous sa peau, mais après quelques minutes vous finissez par vous faire à l’idée ; par vous y attacher, même, étant donné qu’elle ne vous a toujours pas montré son visage et qu’il faut bien s’attacher à quelque chose. Kiki mise à part, c’est, de fait, la seule target disponible dans votre environnement immédiat.
Le carnet dans votre poche droite vous murmure de vous lancer :
-
- mais tout en vous faisant désirer, car c’est là la clé du succès. Ne montrez pas que vous êtes affamé, ce serait dégradant. Vous étalez donc plus largement (if: $ville is "Montpellier")[la Gazette de Montpellier](if: $ville is "Toulouse")[la Dépêche du Midi"](if: $ville is "Paris")[Le Parisien](if: $ville is "Lyon")[Le Progrès] devant vous, ouvert.e à la page d’un article sur la mobilité professionnelle qui vous paraît particulièrement séditieux, et décidez d’attendre que votre vis à vis vous adresse la parole. Allez en [[PASSIF88]].
- immédiatement, car comme le dirait l’auteur du carnet, avec son sens de la formule : "la fortune is smiling to the audacieux." Vous fermez (if: $ville is "Montpellier")[la Gazette de Montpellier](if: $ville is "Toulouse")[la Dépêche du Midi"](if: $ville is "Paris")[Le Parisien](if: $ville is "Lyon")[Le Progrès] dans un froissement et décidez d’adresser la parole à cette personne. Allez en [[GOGOGO]].
- mais pas trop vite, car patience est mère de toutes les vertus, - truc dans le genre. Vous prenez le temps d'observer du coin de l'oeil la jeune personne, en quête d'une singularité ou d'un indice qui vous lierait à elle. C'est alors que vous remarquez, sur le triangle de peau reliant l'arrière de son oreille à l'orée de sa chevelure, un tatouage delta. Votre lettre grecque préférée ! C’est mignon, un delta, c'est sinueux, plein de méandres, un peu lent. Quoique, un Omega, c’est joli, aussi, c’est rond, c’est voluptueux. Demandez donc à votre voisin.e de comptoir à quelle lettre de l’alphabet grec iel s'identifie, en [[OMEGA1]].
Écartant de la main les colliers de perlettes en plastique qui pendouillent à l’entrée de Chez Kiki et Marilou, vous entrez vous réchauffer avec un sourire timide à l’adresse de Kiki, mieux coiffée que jamais ce soir, qui vous fait la bise par dessus le comptoir avant de vous tourner le dos. Après avoir jeté un regard circulaire sur la salle du bar, vous vous appuyez contre le comptoir et commandez un demi. Vous vous avisez que le tabouret à votre droite est désormais occupé par un jeune homme dont le visage est presque entièrement dissimulé par une épaisse mèche de cheveux orange.
En attendant de pouvoir croiser son regard, vous détaillez sa petite main rose, qui pince la fleur en papier que Kiki a posée sur le rebord de son verre de porto, pour faire joli.
Vous n’aimez pas beaucoup ses ongles brillants et ses poignets délicats, mais après quelques minutes vous finissez par vous faire à l’idée ; par vous y attacher, même, étant donné qu’il ne vous a toujours pas montré son visage et qu’il faut bien s’attacher à quelque chose.
Mais le demi arrive, et vous commencez à le siroter tout en parcourant plus en profondeur le précieux Carnet. Vers le milieu de l’ouvrage, vous apprenez qu’une HSE (High Self Esteem) aide à devenir un HSM (High Statue Male) dont la VSP (Valeur Sociale Perçue) est élevée, ce qui permet de mieux percer les Bitch Shields, notamment les Cockblocks, pour vous affirmer vis-à-vis des ALPHA MALES OTHERS GUYS (Amog).
Vous lisez, à la page suivante, en gros caractères rouges soulignées deux fois : NE PAS ETRE UN WRISTCEL.
- Un quoi ? Mais qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Posez donc la question au garçon à côté de vous, en [[WRIST1]].
- Les Alpha male ? Vraiment ? Vous, vous avez toujours préféré les delta. C’est mignon, un delta, sinueux, plein de méandres, un peu lent. Quoique, un Omega, c’est joli, aussi, c’est rond, c’est voluptueux. Demandez donc à votre voisin de comptoir à quelle lettre de l’alphabet grec il s'identifie le mieux, en [[OMEGA1]].
Vous consultez le site web des pages blanches. Le seul individu français nomme “MYSELF” habite au 4 Allée des Lutins, sur...l'île de Noirmoutiers.
- Ah, c'est embêtant, parce que vous avez comme qui dirait le mal de mer et que la seule perspective de monter sur un bateau suffit à vous allonger sur le carré de bitume le plus proche en espérant qu'on vous oublie là. Heureusement, vous savez qu'il existe un pont qui permet désormais d'aller sur l'île depuis le continent, via la route départementale 38. Mais ça vous fait un bout de bon de route. Passez par chez vous en REPLI1 pour récupérer doudoune, brosse à dent et fruits secs avant de vous lancer dans votre périple terrestre en [[MAL DE MER A72]].
- Qu'à cela ne tienne, vous savez justement que votre amie Andréa est dans le coin, et que son voilier de 7 mètres mouille non loin. Vous savez également qu'elle est célibataire depuis pas plus tard que la semaine dernière ; comme le destin fait bien les choses ! Vous savez qu'il faut saisir la corde de Fortune quand elle se balance mollement juste devant vous sur le gaillard avant de l'existence. Vous l'appelez sans tarder et lui exposez toute votre affaire avec l'esprit de synthèse et la force de persuasion qui vous caractérise, en [[MARIN D'EAU DOUCE, SI DOUCE 46°NORD]]Le coeur léger, vous parcourez la rue du Maréchal Clampin puis tournez à droite sur l'avenue du Général Deguerlas. Au fond de l'impasse de l'Adjudant Tifrisse, l'enseigne néon du Chérubain scintille , pénis bleu dans un bain moussant rose. Un petit écriteau sur la porte, marqué du symbole interceltique, mentionne 'Soirée Crêpes'.
Tiens. Vous ne l'aviez pas vu, tout à l'heure.
Vous râclez vos santiags sur la marche du seuil et pressez, un coup bref deux coups longs, la sonnette de votre sexshop préféré.
Tandis que vous caressez, dans le fond de votre poche, la couverture du précieux carnet et passez mentalement en revue vos premiers arguments de vente, vous êtes appelé.e par une voix terrible, et tressaillissez comme, lorsqu’au milieu d’un brûlant cauchemar, vous êtes précipité.e sur le champ de la bataille de Suomussalmi, où trois soldats de l'armée Rouge, un grand maigre, un petit sec et un vieux moustachu, vous coincent derrière un tas de chevaux morts et vous demandent si c'est bien à votre mémé, ce gros fusil-là.
Cette terrible voix est celle de le.a vendeurdeuse, en robe de velours noir et coiffe bigoudène, qui a ouvert grand la porte et se tient devant vous.
" COMBIEN ? " demande-t-iel. " COMBIEN POUR LE CARNET ? "
Vous plissez les yeux ; les rayons d’une vive lumière vous éblouissent. Vous voyez briller, au sein des ténèbres, un triskell vermillon dont le centre est occupé par le.a vendeur.deuse, plus beau, plus belle encore que dans vos souvenirs, qui se tient debout sous son chignon géant. Iel porte des sabots de bois.
Iel en pointe un, coquettement, vers vous, et explique d'une voix douce : "Ce soir, c'est soirée crêpes". Puis, la gorge à nouveau habitée par quelque maléfice, iel repose d'une voix rauque sa question de tout à l'heure :
" COMBIEN ? COMBIEN POUR LE CARNET ? "
- Demeurant dans le doute philosophique recommandé par Descartes, vous abandonnez l'espoir de comprendre ces hallucinations dont les mystères, pensez-vous, sont condamnés par votre fierté. Il est temps de passer aux affaires sérieuses. Vous proposez 10 000 euros, allez en [[SAINTFRUSQUIN]].
- Demeurant dans le doute philosophique recommandé par Descartes, vous abandonnez l'espoir de comprendre ces hallucinations dont les mystères, pensez-vous, sont condamnés par votre fierté. Il est temps de passer aux affaires sérieuses. Vous proposez 200 euros, allez en [[MODIQUE]].
Le garçon manque de s’étrangler avec son jus verveine-mangue-abricot lorsque vous lui adressez la parole. Visiblement, il ne s’y attendait pas. Il vous demande sans vous regarder dans les yeux :
“Hein ? Pardon?”
Vous répétez la question.
“C’est, hum, un garçon qui pense que les filles ne veulent pas sortir avec lui parce qu’il a les poignets trop fins”, marmonne-t-il très vite, en toussotant, les paupières en quinconce, tout en tirant discrètement sur ses manches.
- Mais qu'est-ce qu'il raconte ! Ils très sont jolis, ses petits poignets ! Vous adorez les poignets comme les siens. D'ailleurs, vous avez tout un fil Instagram sur les photos de poignets que vous décidez de lui montrer, en [[Instagram1]].
- Vous étalez plus largement (if: $ville is "Montpellier")[<i>la Gazette de Montpellier</i>](if: $ville is "Paris")[<i>Le Parisien</i>](if: $ville is "Toulouse")[<i>La dépêche du Midi</i>](if: $ville is "Montélimar")[<i>Le Dauphiné</i>](if: $ville is "Lyon")[<i>Le Progrès</i>] devant vous, ouverte à la page d’un article sur la réforme des retraites qui vous paraît particulièrement séditieux, et décidez d’attendre que la gêne se dissipe. Allez en [[PASSIF88]].
- Vous fermez (if: $ville is "Montpellier")[<i>la Gazette de Montpellier</i>](if: $ville is "Paris")[<i>Le Parisien</i>](if: $ville is "Toulouse")[<i>La dépêche du Midi</i>](if: $ville is "Montélimar")[<i>Le Dauphiné</i>](if: $ville is "Lyon")[<i>Le Progrès</i>] dans un froissement et décidez de changer de sujet. Allez en [[MÉTÉO77]].
Le garçon à côté de vous lève brusquement la tête et sa mèche orange lorsque vous lui posez votre question. Sa colonne vertébrale, piteusement arquée tout à l'heure, se redresse comme un serpent et ses épaules s’écartent. Ses yeux verts, tout à l'heure cachés sous sa mèche, s’éclairent maintenant d’un feu passionné.
Sans un mot, mais avec un petit sourire en coin, il se lève de son tabouret, enlève d’un geste sa veste, puis sa chemise et vous montre son dos, dont le glorieux tatouage, des omoplates jusqu’au coccyx, représente la table complète de l’alphabet grec avec, pour chaque lettre, la forme capitale, la forme minuscule, la translittération française et la prononciation dans l’alphabet phonétique international.
Vous remarquez que l’upsilon a été particulièrement bien dessiné et relevé de rouge par l’artiste.
Voyant dans cette peinture corporelle comme un signe du destin, vous vous levez à votre tour et enlevez de même votre chemise pour révéler à votre voisin votre propre tatouage, du coccyx aux omoplates : le tableau de classification périodique des éléments de Mendeleïev, avec des variations chromatiques harmonieuses représentant les différentes familles physico-chimiques.
Kiki vous jette alors, de derrière le comptoir, un regard brûlant.
Sans vous quitter des yeux, elle arrache brusquement son chemisier taché de bière et de café pour vous révéler son dos, vivant support d'un tablier de go représentant, par lignes droites et petits ronds blancs et noirs, la fameuse partie ayant opposé en 1938 le grand maître Shusai de l'école Honinbu et jeune Kitani Minoru. Suivant du bout du doigt le contour du goban, elle vous demande d'une voix suave : "Savez-vous qu'un proverbe de go dit :'Le coin est en or, le bord en argent, le centre est un jardin public' »?
- Ca alors ! Vous connaissez par coeur cette fameuse partie de 1938 ainsi que toutes les autres jouées par Kitani Minoru. Vous regardez Kiki avec votre oeil gauche et votre voisin héllénophile avec votre oeil droit, et répondez d'une voix profonde : « On dit devant les goban qu’ 'Un bon coup pour mon adversaire est un aussi un bon coup pour moi' ». Allez en [[PARTIE DE GO91]].
- Sacrée Kiki ! Pour une fois que vous croisez le chemin d’un être qui partage avec vous le goût du tableur, elle cherche à vous détourner de cette rencontre hors du temps. Vous regardez le garçon, rhabillé. Vous savez déjà qu’il saura vous masser les alcalino-terreux aussi bien que vous saurez vous occuper de son upsilon. Ni brôme, ni mû, d’un simple accord de regard, vous vous rhabillez prestement et vous dirigez avec lui vers une folle nuit d’exploration sensuelle. Allez en (set: $omega to 1)[[[ESKIKIVE]]].
Là-dessus, Kiki congédie les derniers clients à part vous et, toujours torse nu, ferme à une vitesse étonnante le volet roulant de votre bar préféré. Puis elle vous prend chacun par un coude et vous emmène tous deux, par l’escalier de service, sur le toit-terrasse. Le garçon, qui jusque là n’était pas surpris, s’exclame bruyamment, en atteignant la dernière marche, que jamais il n’avait eu une aussi belle vue sur République. De votre côté, vous vous étonnez de découvrir le toit de votre QG meublé d’un grand matelas blanc à ressorts et d’un petit bidet en porcelaine.
Tandis que Kiki embrasse une à une, sur le dos du garçon, toutes les formes minuscules de l'alphabet grec et, de ses mains libres, vous malaxe les fesses, tandis que le garçon, de son côté, vous caresse langoureusement votre zone érogène rhuténium-rhodium-palladium, tout doucement vous soupirez. C'est comme si un grand poids vous quittait soudain la poitrine, et était étrangement remplacé par une grande et très aérienne tristesse.
La neige a cessé et, entre les nuages, une étoile vous envoie son reflet d'outre-espace, brille comme une pierre blanche laquée de go soudain jouée comme première pièce annonçant le début d'une mystérieuse partie cosmique.
Les caresses de Kiki et de ce garçon suffiront-elles à vous préserver du froid de la nuit et de cette époque pleine de désillusions?
Prise d'un irrésistible frisson, vous vous abandonnez à la chaleur qui se frotte contre vos flancs et, contemplant le trop rapide mouvement de la pierre blanche laquée, tout là haut, vous en déduisez qu'il s'agit d'un satellite lancée par Jeff Bezos.
Félicitations ! Vous venez de terminer la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Il y a heureusement, dans la grande mélopée de l’amour, des éléments purement factuels qui permettent un peu partout (sauf, sans doute, sur la Station Spatiale Internationale et sur certaines îles du Pacifique) de réfléchir à ce que l’on est en train de faire, de prendre du recul et, ce faisant, de prendre la juste mesure des choses.
Appelés Métro ou tramway dans les grandes agglomérations, vélo ou papattes dans les plus petites, ils permettent de mieux faire connaissance avec les personnes rencontrées dans les bars ou les Saint Valentin dont vous êtes l'héroïne et de décider vraiment si, oui ou non, vous avez bien envie de les faire entrer dans votre bouche, pour ne pas dire ailleurs. (On notera d’ailleurs que la voiture, de par son exiguité, réduit grandement la durée de ces silences, de ces flottements, et que cet outil de libération de l’individu, surtout en période de suppression des services publics, peut prendre parfois la forme d’une cage à lapin, avec tout les risques que cela comporte.)
Vous vous promenez donc, avec ce garçon de l’alphabet grec, vers la grotte à métro la plus proche, en vous demandant si vous en avez vraiment envie. A y regarder de plus près, maintenant que vous pouvez voir sous sa frange, il est un peu mignon, attendrissant même, et il vous confie que, d’habitude, il ne montre pas son tableau alphabétique à la première des inconnu.e.s, mais qu’avec vous, il ne sait pas ce qui lui a pris, cela lui a semblé naturel. Puis il vous demande si vous avez lu <i>l’Homme des Jeux</i> de Iain Banks.
- Mais oui, vous l’avez lu, et pas plus tard que la semaine dernière ! La conversation suit son cours , vous échangez littérature, parlez de la force des utopies en science-fiction, puis revenez aux tatouages, ce qui vous permet de racontez la fois où, alors que vous étiez dans un bain public au Japon, vous aviez confondu un Yakuza avec un poisson-chat, ce qui vous avait valu un grand moment de fou-rire et fait courir le risque de perdre votre auriculaire droit. Vous le faites rire. Vous arrivez à son arrêt de métro. Descendez avec lui en [[CACHAUFFE-CACHAUFFE669]]
- Ah non, pas du tout. D’ailleurs, vous, vous êtes plutôt musique. En ce moment, vous écoutez de la chanson française, du genre Valentin Vander ou les Goguettes-en-Trio-mais-tout-seul, il ne connait pas ? Zut. Vous sentez qu'inéluctablement, la conversation s’épuise et vous marchez, côte-à-côte, en silence, un peu gênés, jusqu’au moment où, dans une tentative désespérée pour rallumer la flamme, il se met en tête de vous raconter des anecdotes sur la langue grecque. Saviez-vous qu’en grec moderne, par exemple, Circée, de l’Odyssée, se dit « Kirky » et que, d’ailleurs, l’Odyssée s’appelle comme ça, parce qu’Ulysse, en Grec, s’appelle « Odussyas » ? Haha, c’est rigolo, non ? Eeeet non.
Il faut vous faire une raison : parfois, les phéromones se font joueuses et, après vous avoir mis le feu aux fesses, finissent par vous rendre au cruel froid de l’hiver. Soyez lucide, vous feriez mieux de rentrer chez vous, seul.e, vous masturber un bon coup. (en [[AAAAAAHOOOH 522]])Dans un dernier cri de rage, la vendeurdeuse s’évapore comme une flaque de pluie, ou un hologramme, ou un hologramme de flaque de pluie, et laisse place à tout un staff de jeunes personnes toutes identiques, sorties de vous ne savez trop où et pourvues de jambes si longues qu’elles vous semblent leur remonter jusqu’au plexus solaire, d’un joli teint cendré et de grandes dents blanches presque bleues.
- Votre intuition infaillible vous murmure que la situation échappe à votre contrôle. Fuyez tant qu’il en est encore temps, en [[LA-MORT-AUX-TROUSSES->COURSE POURSUITE]].
- Ahah, vous plaisantiez bien sûr, essayez-vous d’expliquer aux clones qui vous font face. Si seulement la vendeurvendeuse voulait bien ressortir de sa flaque, vous seriez ravi.e d’essayer ses produits ! Allez en [[PRODUIT 1]].A l'annonce de votre prix, le.a vendeur.deuse lève des sourcils hauts comme les arches du pont du Gard (dans le Gard), et vous demande d'un ton parfaitement détaché : « Et avec ça, vous ne voudriez pas un doigt dans le cul, aussi ? »
- Ah, euh, non, ça ne vous fait pas particulièrement envie. Mais pour les 10 000 euros alors, on est bien d'accord ? Allez en [[NEGOCIATION1]].
- Ah bah, euh, vous préféreriez quelque chose d'un peu plus gros, mais, comme disait votre grand-mère : "faute de truite, on mange des maquereaux". Vous demandez à le.a vendeur.deuse où vous devez vous installer, en [[CLYSTERE]].Le.a vendeur.deuse examine le carnet en même temps que votre proposition, vous le rend en faisant la moue et annonce :
- " Je vous le prends pour 10 euros."
· 10 euros ? Ah bah ça, c'est un peu fort ! A ce prix-là, vous pourriez aussi bien le revendre à la sortie (if: $ville is "Paris")[du métro Jussieu](if: $ville is "Lyon")[de moi j'm'en fous je triche"](if: $ville is "Montpellier")[de la fac de science](if: $ville is "Montélimar")[du Joué Club] en le faisant passer pour une carte Magic. Vous ne lâcherez rien ! Ou alors, seulement contre le poulpe de bain à tentacules vibrants en PVC. Le vendeur-deuse accepte comme à regret, et vous rentrez en chez vous muni.e de votre nouvel objet, dûment emballé dans un paquet cadeau « le monde de Nemo », et très impatient.e de le déballer en [[BAIGNOIRE1]].
· 10 euros ? Ça alors, vous pouvez en acheter, des choses avec ça ! Vos copines ne vous croiront jamais. Acceptez l'offre avec empressement, tout en vous demandant combien de préservatifs embout « Tour Eiffel » vous pourriez bien vous procurer avec cette fortune nouvellement acquise, en [[TOUR EIFFEL1]]. le.a vendeur.deuse vous regarde avec l’air impassible d’un majordome japonais. Son regard fixe vous déstabilise, vous fait suer, vous vrille les sinus. C’est comme si vous jouiez à « Je te tiens, je te tiens, par la barbichette », alors qu'aucun de vous n’a de barbichette.
Vous savez que vous devez soutenir son regard, ne pas flancher. Il a les yeux vraiment très … violets ? Puis jaunes, puis rouges ? … Comment fait-il ? Sûrement encore une paire de ces nouvelles lentilles connectées dont vous n’entendez parler que grâce à votre petite sœur, qui suit la story d’un influenceur nommé Afflelou.
Vous êtes comme hypnotisé-e par ces yeux émeraudes, vous avez l’impression qu’ils forment des spirales mouvantes qui vous aspirent irrésistiblement, vous vous sentez défaillir. Une voix dans votre tête vous murmure « 10 000 yens … 10 000 yens … 10 000 yens … »
Vous vous apprêtez à répéter, la voix dans le vague : 10 000 y…
Mais vous vous reprenez : Non ! Vous connaissez le cours du yen, on ne vous aura pas comme ça !
Vous reprenez la main sur votre libre-arbitre et, après avoir écarté plusieurs propositions de reprises du carnet en échange de droits hypothétiques sur une mine d’uranium au Nigeria ou de bons du trésor centrafricains, vous aboutissez à un accord : en cédant le carnet du PUA au Chérubain, vous acquérez un lot spécial Saint-Valentin comprenant la Sucette Spéciale Cupidon, le Gel-douche Prince Charming, le poulpe de bain à tentacules vibrants, le jeu Bath Simulator 2020 et, au choix, soit les menottes à fourrure rose exposées dans la vitrine, soit le préservatif avec un embout Tour Eiffel.
Et voilà une affaire rondement menée !
Que faire désormais ?
· Allez en chez vous, en [[REPLI1]].
· Rejoindre le bar en [[KIKIMARILOU]] .Le.a vendeur.deuse vous propose de faire ça ici-même, et vous invite à vous tourner face au mur. Vous scrutez son visage, un ovale très pur, nez écrasé au cours d'une bagarre oubliée avec un client ou, peut-être, contre un autre mur, à une autre époque. Ses joues, que le froid de février rosit, vous semblent deux pivoines. Mentalement, vous parez le.a vendeur.deuse de tant d'autres fleurs que lui-même, disparaissant sous elles, en devient une autre, une grosse, une sorte de tournesol avec un coeur noir de jais. Ses paupières lourdes vous proposent le dévouement. Mentalement, vous les parez chacune de milliers de ...
-" Bon alors, c'est pour aujourd'hui ou pour demain ? J'ai des crêpes sur le feu, moi ".
le.a vendeur.deuse s'impatiente. Vous ne sauriez la,le faire attendre plus longtemps. Vous vous abandonnez, le nez contre la tapisserie du hall d'entrée dont chaque fleur peinte dépose en vous une grave mélancolie, le souvenir de votre enfance dans le Loire-et-Cher, de cette après-midi où, petit.e, vous aviez joué, avec votre soeur, à effacer tout les motifs du papier peint du couloir avec des cotons tiges trempés dans l'alcool à brûler.
Et, tandis que le.a vendeur.deuse vous déculotte prestement, vous vous demandez si, comme vous le disait votre grand-tante de Cambrai, les seuls paradis ne seraient pas les paradis qu'on a perdus.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
MUSIQUE : quelque chose qui évoque l'enfance , la campagne ... Symphonie Pastorale ?
BRUITAGE : néant
10 euros en plus ! C'est pas rien ! Sur vos 100 euros de départ, ça vous fait une croissance de 10% en moins d'une soirée. Pour un peu, vous vous croiriez dans un communiqué de presse du Ministère de l'Economie chinoise !
Que faire de tout cet argent ?
- Nul besoin de tergiverser : le préservatif TOUR EIFFEL vous fait du latex. Vous l'achetez pour 10 euros. Rajoutez le à votre inventaire puis rentrez chez vous en [[REPLI1]], ou allez dans votre bar préféré en [[KIKIMARILOU]]
- Vous refaites un petit tour dans la boutique en [[CONSOMMATION1]].
8 minutes et quelques secondes plus tard, vous vous retrouvez à nouveau assis.e sur le canapé, la peau du genou légèrement irritée, méditant sur les métaphores de la poésie viking (cest-à-dire sur le sens de la périphrase suivante, fort appréciée des bardes islandais : “absence de la présence”. Vous vous demandez, en contemplant votre table basse brûlée par des fantômes de cigarettes, si votre amoureux a lu, elle aussi, l’intégrale des oeuvres de Snorri Sturluson.)
Vous vous apprêtez à lui poser la question, mais elle/il est allé.e aux toilettes. Bon.
-Vous attrapez sur la table basse le télé7jours qui traîne et l'ouvrez à la page du jeu des 7 différences, en [[HAHA1]].
-Vous attrapez sur la table basse la télécommande qui traîne et appuyez sur la touche 'ON', en [[HAHA2]].8 minutes et quelques secondes plus tard, vous vous retrouvez à nouveau assis.e sur le canapé, la peau légèrement irritée au niveau du genou, méditant sur les métaphores de la poésie viking (c'est-à-dire sur le sens de la périphrase suivante fort appréciée des bardes islandais : “jambe de l’omoplate”. Vous vous demandez, en contemplant votre table basse brûlée par des fantômes de cigarettes, si les concepteurs de clic-clac bon marché n’auraient pas lu l’intégrale des oeuvres de Snorri Sturluson.)
Votre compagnon.ne est allé.e aux toilettes. Bon.
-Vous attrapez sur la table basse le télé7jours qui traîne et l'ouvrez à la page du jeu des 7 différences, allez en [[HAHA1]].
-Vous attrapez sur la table basse la télécommande qui traîne et appuyez sur la touche 'ON', allez en [[HAHA2]].7 erreurs se sont glissées dans cette image.
Comme ladite image est toute petite, votre amoureux.se commence par scruter la page par dessus votre épaule, mais, lassé.e de cette position peu confortable, renonce bientôt à vous aider et va dans la cuisine faire cuire des nouilles. Au bout de quarante minutes de concentration forcenée, vous arrivez aux bonnes réponses suivantes, que vous criez à votre douce moitié pour qu'elle les entende depuis la cuisine :
L'homme a la main dans la poche
Le conducteur de la voiture est une femme
La vieille dame a trois boutons sur son cardigan
Le chien est un chat
Le pommier fait des abricots
Il y a un exemplaire du Capital sur le bureau du copissaire de molice
Il est deux heures trente quatre.
Votre aimé.e rétorque qu'il/elle a fini son assiette de nouilles mais qu'il/elle peut vous faire réchauffer votre part, si ça vous dit.
- Si vous le/la rejoignez dans la cuisine pour lui montrer votre sans-faute dans le télé7jours et faire réchauffer vous-même votre gamelle, allez en [[HAHA1.1]].
- Si vous ouvrez le Télé7jours à la page du Grand Jeu Concours de la Saint-Valentin et criez à tue-tête que, finalement, vous n'avez pas très faim, allez en [[GRAND JEU CONCOURS]].
Ho, un documentaire sur l'ascension du Pic Saint Loup en joëlette ! Décidément, le handicap, ce n'est pas si grave. Ces gens là font des choses que vous-même, avec vos deux jambes, vous ne …
Ho, un James Bond ! Elle est plutôt gironde, Barbara Bach, mais vous ne comprenez pas comment elle a pu enfiler des combinaisons sans zipette. Ont-elles été moulées directement sur elle ? Roger Moore l'embrasse sur le canot pneumatique pendant que son complice profite de sa distraction pour lui piquer son sac à mains. Heureusement, elle se retourne et …
Ho, Le JT ! La présentatrice fait un point sur les dix lieux les plus dangereux de France. Vous apprenez que vous vivez dans l’un d’entre eux. Mais vous n’avez pas peur, car vous ...
Ho, mais revoilà le Pic Saint Loup ! Vous vous sentez très, très chaud.e, à la vision du Pic Saint Loup. Vous ne savez pas vraiment pourquoi.
Vous remettez la une, Roger Moore, et hop, la chaleur redescend. Le flash info sur la délinquance juvénile vous installe dans un confortable 36,5°C, pression artérielle au fond du baromètre. Vos orteils bleuissent. Vous êtes comme un grand crocodile posé, là, sur le canapé. Puis vous rezappez sur le Pic Saint Loup et, de nouveau, c’est le coup de chaud, la fièvre, le désir qui vous envahissent.
- Si vous appelez votre amoureux.se pour voir si ça lui fait la même chose , allez en [[COBAYE1]].
- Si vous décidez de garder ça pour vous, allez en [[PETITE-EGOISTE512->COBAYE2]].
Dans la cuisine, surprise ! Votre aimé.e avait bien cuisiné et mangé les nouilles sans vous attendre, mais elle.il a aussi préparé des ortolans, votre friandise préférée. Comment a-t-elle (ou il) réussi à s’en procurer alors que l’espèce est en voie de disparition ? Quel.le petit.e cachottièr.e !
L’un en face de l’autre, vous observez rigoureusement le rite. Vous vous recouvrez chacun la tête de votre serviette de table et absorbez l’oiseau. Ainsi, vous profitez de tous les fumets de l'ortolan, vous mastiquez la cervelle à l’abri du regard l’un de l’autre, et puis vous protégez votre chemise.
Félicitations, vous venez de terminer la Saint Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
A la page du grand jeu concours, vous apprenez que vous pouvez gagner vingt mille euros, si, comme le grand gagnant de l’année dernière, vous envoyez au magazine une vidéo de 28 minutes vous montrant, vous et votre amoureux.se, en train de dormir ensemble, tout nus, sous des draps moirés à petits pois de marque CRINOLITA.
Incroyable, vous possédez justement les draps CRINOLITA moirés à petits pois ! Ni une, ni deux, vous attachez votre Go Pro sur le lampadaire de la chambre à coucher, changez vos draps et vous mettez au lit, tout nu avec votre aimé.e. Quelques minutes plus tard, vous dormez comme des loirs et la caméra filme toujours.
Félicitations, vous venez de terminer la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Tout.e excité.e, vous expliquez tant bien que mal à votre amoureuxse l’ardent phénomène et lui tendez, tremblant.e, la télécommande.
Elle/Il s’en empare et s’assied calmement à côté de vous. Après plusieurs passage de James Bond au JT, du JT au Pic Saint Loup et du Pic saint Loup au JT, elle/il est bien obligé.e de le reconnaître : ce documentaire lui met le feu au froc.
Elle/Il fait craquer le film plastique d’une vidéoK7 toute neuve et l’enfile dans le magnéto, pour enregistrer ça.
“Comme ça, on pourra se le regarder les soirs. ”
Puis, elle/il va se coucher.
Félicitations ! Vous venez de terminer la Saint Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Tout.e excité.e, vous faites craquer le film plastique d’une vidéoK7 toute neuve et l’enfilez dans le magnéto pour enregistrer ça. Une fois chose faite, vous étiquetez et rangez le docu “PicSaintLoup2018” dans le faux fond de la bonnetière, auprès de vos autres Cassettes Secrètes, puis allez vous coucher.
Félicitations ! Vous venez de terminer la Saint Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].La nuit est noire, ou bleue, mais foncée en tout cas, et vous voyez dans la lueur des astres au-dessus de vous (en fait, c’est un satellite ; il disparaît bientôt) l’augure de votre bonne fortune.
Tel Rocambole, vous considérez que (if: $ville is "Montpellier")[Montpellier](if: $ville is "Paris")[Paris](if: $ville is "Toulouse")[Toulouse](if: $ville is "Montélimar")[Montélimar](if: $ville is "Lyon")[Lyon] est à vous, ce soir, que c‘est à vous deux, (if: $ville is "Montpellier")[Montpellier](if: $ville is "Paris")[dParis](if: $ville is "Toulouse")[Toulouse](if: $ville is "Montélimar")[Montélimar](if: $ville is "Lyon")[Lyon], enfin un truc comme ça, et, parfumé.e de la tête aux pieds (guimauve santal grenadine patchouli), des dollars plein les poches, la chemise ouverte, vous bravez le froid, prêt.e à mettre le feu dans cette rue du (if: $ville is "Montpellier")[du plan des 4 seigneurs](if: $ville is "Paris")[7ème arrondissement](if: $ville is "Toulouse")[du centre-ville](if: $ville is "Montélimar")[du centre-ville](if: $ville is "Lyon")[6ème arrondissement].
Un policier (if: $ville is "Montpellier")[en patrouille](if: $ville is "Paris")[de garde au ministère de l’agriculture](if: $ville is "Toulouse")[de garde devant l'hôtel de ville](if: $ville is "Montélimar")[de garde devant l'hôtel de ville](if: $ville is "Lyon")[devant la mairie d'arrondissement] vous lance un regard mauvais ; cette chemise décolletée en plein mois de février n’est pas une grande idée. Frissonnant.e, vous remontez chez vous.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Vous vous tournez vers le tabouret à votre droite et lancez, bravache : “ C’est l’hiver, on dirait ”. Votre voisine vous signifie d’un haussement d’épaules qu’elle n’en a rien, mais alors rien à foutre.
Kiki, elle, s’approche de vous et vous demande de lui expliquer un peu toutes ces histoires de réchauffement climatique, elle n’a pas bien compris.
Bon. De toute évidence, votre technique mérite d'être perfectionnée. Que faire ?
Vous vous détournez de votre taciturne voisine pour observer le reste de la salle.
Votre regard est rapidement arrêté par les volutes de fumée d’une vaporette derrière lesquelles se dessinent des reflets de lunettes et de calvitie bien lustrée, posés sur un visage encore plongé dans la pénombre. Vous êtes persuadé que ces lunettes vous regardent. Lentement s’insinue en vous l’idée que...vous regardez la photo agrafée sur la première page de votre carnet...
Mais oui ! Il s’agit bien de Mysterioummous, le Maître PUA aux millions de vues sur YouTube ! Vous en êtes sûr désormais.
- Avec lui en plus du carnet, nul doute que vous allez pécho ce soir ! Vite, allez lui parler et bénéficier de son immense sagesse en [[MAITRE-SITH 1]].
-Avec lui, aucune chance de pécho ce soir, il va attirer à lui toutes les targets, même des 4 ou des 5 ne voudront pas de vous, c’est sûr. Un dernier espoir s'offre à vous cependant : trouver soutien, wingman (faire-valoir) et puissance de drague en réunissant votre meute, votre bande, votre crew, c'est-à-dire votre ami Roméo (son pseudo, en réalité, il s’appelle Jean), pour qu’il vous rejoigne séance tenante chez Kiki et Marilou. Allez en [[ROMEO 1]].
En attendant l’arrivée de votre futur wingman, vous gardez votre regard braqué dans la direction de Mysterioummous, avide de percer ses techniques les plus secrètes de body language.
Vous êtes sûr qu’il sait que vous l’observez et qu’il n’attend qu’un relâchement de votre part pour emballer la serveuse en 3 secondes top chrono (comme dans sa plus fameuse vidéo : "Comment convaincre une inconnue de vous embrasser dans la rue en moins d’une minute alors que vous êtes habillé en lutin du père Noël à la sortie d’un enterrement").
Au bout de trente minutes, vous ne l’avez vu bouger que pour changer la recharge de sa vaporette. A coup sûr, il n’a fait ce geste que pour créer un début d’ancrage dans le subconscient de la jeune femme - une 8, voire une 8+ estimez-vous au jugé - assise à deux tables de la sienne en compagnie de son petit ami, lequel éveille en vous un vague sentiment de pitié. Le pauvre, s’il savait ce qui l’attend …
Mais vous vous reprenez. Si sa petite amie le délaisse pour Mysterioummous, c’est qu’il n’est qu’un looser. Vous ne devez pas vous laisser déconcentrer par des sentiments pour un looser, vous êtes là pour la win, rappelez-vous !
Roméo arrive enfin. Il s'assoit en face de vous avec deux pintes de Guiness.
- Parvenant à grand peine à modérer votre excitation, vous lui montrez d’un geste du menton l’ombre vaporettante de votre modèle à tous deux, Mysterioummous, en [[MODELE 1]].
- Vous profitez de son arrivée pour vous lancer, seul, à l’assaut de la target la plus proche, une jeune fille assise au bar, les yeux rivés sur son smartphone, en [[TARGET 1]].
Une fois signé le contrat et versés les 50 euros d’acompte, Mysterioummous vous adresse sa première leçon :
"Pour scorer de la target, pour chasser de l’avion de chasse, il faut que tu sois plus que l’avion de chasse, mon apprenti, il faut que tu sois le ciel en personne. Il faut que tu apprennes à ouvrir ton troisième œil. Je vais t’enseigner la technique secrète que tous les maîtres de ce monde, les banquiers, les acteurs et les hommes politiques, ont appris à maîtriser. Je l’ai apprise de George Soros, qui lui-même la tenait de Lorànt Deusch. Ceci est une histoire vraie."
Et, sur ces paroles, le maestro commence à se frapper la poitrine en marmonnant des incantations secrètes de renforcement de votre vous intérieur :
“Oh, MmmmMmmh, MmmMMMMmmh ouh ! MmmMMMhh, yeah, yeah, mmMMmmhmmh, ouais vas-y, MmmhMMh, libère tes chakras, sens-le, yoh ! MmmMmMMhmhmh, ouvre ton 3ème oeil, sens ton chi, MmmhmmhMMh, ouh !"
Et vous hummez, et vous hummez, et vous ouvrez votre troisième oeil et vous libérez vos chakra, harmonisez votre chi, apprenez la tessiture secrète de votre cri primal. Lorsque vous arrêtez de vous frapper la poitrine, le poing tout endolori et un gros hématome sur le plexus solaire, vous vous sentez mieux, vous vous sentez bien, même, vous regardez votre maître qui, lui aussi, a l’air bien, la LED au bout de sa vaporette lui fait comme un troisième oeil, mais rougeoyant et au niveau du menton.
De la sueur coulant de sa calvitie le fait tout luisant, il est beau, ça vous rappelle votre camarade Jérémy que vous admirez tous les mercredi, dans le sauna, après l’escalade.
Il vous dit :
“ Bon, tu maîtrises la technique du humming, c’est bien. Mais et maintenant ? Qu’est-ce que tu attends pour m’amener le 06 de la target là-bas ? Qu’on s’encule ?"
-Allez aborder la target que vous désigne le 3ème oeil rougeoyant, en [[06]].
-Regardez fixement le maestro dans ses deux yeux principaux pour lui faire comprendre que sa seconde proposition a votre préférence, en [[PREFERENCE 1]].
Focus.
Target.
Vous ne pensez à rien, vous n’êtes plus rien. Vous êtes la vaporette de Mysterioummous. Vous êtes le vide, le vide, voilà le concept primordial de la troisième étape de The Game.
Vous êtes le vide abyssal, sans fond, absolu. Vous vous désincarnez complètement, vous vous voyez comme de l’extérieur, vous vous voyez aborder la femme, la main droite dans votre poche, celle où vous avez le carnet, vous vous débrouillez bien dites donc, vous lui demandez son nom, elle s’appelle Maria, vous lui dites quelque chose, elle rit (elle rit ? mais qu’avez-vous bien pu lui raconter ?), très vite vous vous voyez non pas lui demander son numéro mais commencer à lui donner le vôtre, elle sort son téléphone pour…
“Hey ! Cass vient de m’envoyer un message pour dire qu’elle n’arrivait pas à te joindre, tu as coupé ton téléphone ?”
Mysterioummous, sorti de sa table du fond de la salle, vient de se téléporter entre vous et votre interlocutrice. Vous regagnez immédiatement votre corps. Ne vous laissant pas le temps de reharmonisez vos chakra, il maestro enchaîne :
“Elle m’a dit qu’elle était à côté mais ne trouvait pas le bar, tu sors la chercher ?”
Vous cachant complètement à sa vue, il se tourne vers votre target tout en claquant des doigts à l’adresse du barman.
“Deux bols de hoummous please !” puis, se ravisant : “Non, trois !”, avant de murmurer à la femme : “Comme disait Baudelaire : Engourmandez-vous...”.
Ah, il est bon ! Ah qu’il est bon le salaud. Rha la la, ce n’est pas pour rien que c’est une légende dans le milieu de la drague. Comment avez-vous pu penser ne serait-ce qu’avoir une infime chance de faire quoi que ce soit avec lui dans les parages.
- si vous portez le costume de la Réserve, vous le sentez se réchauffer et, tandis qu'une petite lumière verte s'allume au niveau de la boutonnière, vos lèvres articulent une phrase dont le sens vous échappe, en [[PYTHIE]]
- Si vous ne portez pas le costume de la Réserve, vous êtes quittes pour aller assister à la Saint Valentin dont vous êtes l'héroïne, en [[Saint valentin1]]
- Ah, le pauvre homme, en dépît de tout ses hums, AUM et discours sur le troisième œil, vous êtes prêt à parier que le sien, de troisième œil, ne dépasse guère le stade de chrysalide LED rougeoyante de cigarette électronique. Vous prenez un peu de recul, en [[RECUL34]].
Mysterioummous, étonné par votre silencieuse audace, hausse des sourcils comme les arches du pont du Gard, baisse sa cigarette électronique et vous interroge d’une voix plate :
« Es-tu sûr que tu veuilles suivre ce chemin ? Il peut mener à mille plaisirs, mais accidenté, plein de dangers, assurément, il est. »
Vous n’arrivez pas à détacher votre regard de ses lèvres pulpeuses. Sans un mot, vous posez votre main droite sur son poignet. Le Maestro bredouille .
« Oh, eh bien, dans ce cas, euh… ».
Votre jambe va chercher sa jambe sous la table et vous sentez sa jambe qui, lentement, vous répond et remonte jusqu’à vous caresser l’entrecuisse.
Mais qu’est-ce qui vous prend tout d’un coup ? Seriez-vous… seriez-vous… seriez-vous … gay ?
-Prétexter un besoin urgent à satisfaire pour chercher la réponse à cette question sur Internet, en [[BESOIN URGENT88]].
-Votre excitation monte plus vite encore que la dernière fois que vous avez visionné votre vidéocassette préférée (un documentaire de Chantal Akerman sur une viticultrices des côteaux du Pic Saint-Loup, en Languedoc). Vous demandez à Mysterimoummous où il a envie de faire ça, en [[HOPLA]]Dans les sanitaires, face au miroir, vous vous posez la question à voix haute.
-Suis-je gay ?
Puis vous rentrez dans un toilette, sortez une boulette de la cachette secrète aménagée dans votre culotte de tulle nacré et vous roulez un gros joint.
Vous en tirez une bonne bouffée. Vous réfléchissez.
Vous entendez soudain s'approcher le pas léger de Marilou. Les pointes de ses escarpins apparaissent sous la porte. Elle y assène trois coups monumentaux et hurle :
- Pascaaaal ? Tu fumes de la drogue ?
Tressaillant, vous éteignez votre splif et le rangez dans sa cachette, parvenez de justesse à éviter que le précieux tulle ne se prenne dans votre fermeture éclair, puis tirez précipitamment la chasse et sortez de la cabine en agitant sous le nez de Marilou votre index droit.
- Non je fume pas. Et le pastis c'est de la drogue aussi, d'abord. Et je m'appelle pas Pascal.
Mais vous ne vous en tirerez pas si facilement. Marilou s'installe à côté du sèche-main et tapote la poubelle à côté d'elle.
- Viens t'asseoir. Je crois qu'on a quelques petites questions à se poser, tous les deux, vous dit-elle.
A votre âge, vous n'avez pas très envie de vous fader l'habituel discours sur la prévention des risques. Cependant, Marilou est la patronne de votre bar préféré et vous obtempérez. Vous vous approchez d'elle et prenez place sur le couvercle de la poubelle.
Après trois heures trente de discussion où elle vous fait part de tout ce qu'elle aime chez vous, où vous lui détaillez les blessures de votre enfance et vos premiers égarements métaphysiques, votre découverte du black métal norvégien, votre goût pour le tulle nacré et le détail de vos émois amoureux depuis le collège, vous en arrivez tous deux à cette conclusion : Eh bah oui, vous êtes gay. Tous ces élans, que vous aviez confondus avec des rêveries, eh bien, c'étaient des élans, hein voilà tout.
Et tandis que vous aidez Kiki à rentrer les tables et Marilou à descendre le rideau roulant de votre bar préféré, vous vous dites que vous n'avez pas perdu votre soirée. Vous prenez un nouveau souffle. Vous allez enfin pouvoir arrêter de vous isoler tous les quarts d'heure dans les toilettes pour demander à votre reflet, dans le miroir, ce qu'il est encore allé inventer.
Félicitations ! Vous venez de terminer la Saint Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Vous prenez un peu de recul, en effet. Vous voyez bien, maintenant, que tout cela n’est que vanité, vanité des vanités.
Voilà bien l’ultime leçon – vous vous en apercevez maintenant – de ce petit carnet trouvé dans la rue : il vous fallait gravir, à genoux, dans la boue de la matière, le sentier pentu de la vanité des mâles pour vous apercevoir, une fois arrivé au sommet (bon, disons à mi-pente) que la montagne de la séduction est plongée dans le même brouillard pollué que la plaine du célibat. L’esprit, et l’esprit seul, peut vous permettre de vous hisser au-dessus des nuages. Là, vous planerez sans entrave dans le pur éther et contemplerez Mysterioummous et tant d’autres se débattre dans les turpitudes de leur schémas mécanistes.
Ignorant tout des conversations et de la musique qui vous entourent, vous sortez dans la rue et êtes accueillis par de légers flocons de neige qui, éclairés par les réverbères, font comme une pluie de ces atomes de lumières que les chrétiens gnostiques disaient être les étincelles descendant du Créateur Suprême pour ensemancer les humains de Ses parcelles de Connaissance.
Vous n’avez pas pécho de meuf ce soir, mais vous avez pécho bien plus : vous-même. L’Humanité toute entière est votre date ce soir, tout comme elle sera votre date dans les siècles et les siècles. Vous rentrez chez vous vous masturber un bon coup et vous assoupir un sourire aux lèvres.
Félicitations ! Vous venez de terminer la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Roméo réagit mollement à la vision de votre idole, en pleine action à l’autre bout du bar, à côté de la cascade à têtards que Kiki s’est procurée chez Nature et Découvertes.
Et vous qui pensiez qu’il rêvait, comme vous, de rencontrer Mysterioummous un jour ! Le laissant à son silence, vous fixez votre attention sur le grand couple de félins en résine violette qui orne le bar. Combien de minutes, combien de soirées avez-vous bien pu passer à détailler ces œuvres naïves, ces yeux vides, l’attendrissant effort de l’artiste pour sculpter un pelage dans un matériau grumeleux.
Derrière ces sculptures, sur son zinc, Kiki se démène. A un moment, votre esprit s’égare ; tandis que vous voyez apparaître Kiki entre les jambes de la féline statue, vous l’imaginez entrer dedans l’animal, puis en ressortir sous forme de chaton violet.
Kiki sent bien votre regard sur elle mais, comme toujours, fait mine de n’y prendre garde.
-Encore un bock ? demande-telle à Moussa, son plus vieil habitué, un cordonnier du quartier qui ne sait pas ce que 'demi' veut dire.
-Oui, volontiers, répond ce dernier en se massant le nez du bout des doigts.
Vous sentez que ça va être chaud, ce soir.
Vous regardez Roméo. Il semble sur le point de pleurer. Comme il s’apprête à vous livrer ce qu’il a sur le cœur, vous détournez les yeux et fixez à nouveau Moussa. On n’est pas là pour chialer comme des biatch. On est la team de la win, vous répétez-vous en vous aggrippant à votre bière.
-Winwinwinwinwin, sussurez-vous entre vos dents, les yeux toujours fixés sur Kiki.
Soudain, une femme brune qui, jusque là, semblait absorbée par une partie de CandyCoast, s’approche du zinc comme une rôdeuse et s’adresse à Moussa :
-M'offrez-vous quelque chose, monsieur ?
Et comme Moussa lui répond : " Un verre d'eau à la fontaine " en désignant du regard la cascade à têtards de Kiki, elle éclate de rire en renversant la tête en arrière et tire à elle un tabouret pour prendre place à côté de lui.
Puis elle commande elle-même une bière, la paye avec son propre argent, et, se tournant vers Moussa, le traite de « joli garçon » et lui assure qu’ « il lui ferait faire des folies ».
Ça alors.
-Si vous décidez d’imiter par le menu tous les faits et gestes de Moussa depuis tout à l’heure pour attirer à vous la jeune personne qui boit son bock toute seule, là bas, allez en [[MOUSSA]].
-Si vous décidez d’accorder enfin quelques minutes d’attention à votre ami Roméo, qui, après tout, est venu là pour vous voir, allez en [[ROMEO2]].
Vous levant lentement de votre siège, vous préparez mentalement votre coup. Vous pensez commencer par le NEG-hit, un incontournable des techniques de PUA. Il s’agit de souligner un défaut de votre target, tout en lui signifiant que cette tare vous plaît bien, à vous. Cette manœuvre a pour but de lui faire perdre sa confiance en elle, tout en passant pour un compliment, ce qui vous évite de vous faire connaître comme agresseur et de vous prendre une balayette.
Attention, le carnet de PUA comporte un avertissement.
« L’usage du NEG-hit n’est applicable qu’à une certaine catégorie de femmes : Les très belles qui se comportent comme des connasses, mais qui, au fond, ne sont pas vraiment des salopes. »
Vous avez peu d’éléments sur votre target. Elle est très belle, certes, mais vous l’avez seulement vue commander sa menthe à l'eau, sortir son téléphone de son sac et se passer l’index sur la lèvre supérieure avant de lancer une partie de CandyCoast.. Difficile, donc, d’être sûr qu’il s’agit bien d’un comportement de connasse.
Les connasses se passent-elles toutes l’index sur la lèvre supérieure avant de jouer à CandyCoast ?
Non.
Mais vous êtes confiant, car le précieux carnet de PUA contient une maxime qui illumine l’instant présent et que vous projetez de vous faire bientôt tatouer sur l’avant-bras :
« NON = OUI »
Les pouces sur les coutures du pantalon, vous vous approchez donc, totalement relax, de la table de votre target.
-"Ton jean te va vachement bien, il te donne l’air plus mince que tu ne l’es vraiment", tentez-vous en vous asseyant sur la chaise voisine de la sienne.
- "Ya R", répond-elle, les yeux toujours rivés sur son téléphone.
R. Vous passez en revue tous les mots qui commencent par un R.
Ragoût, Rassis, Régent, Roussi, Ruine… Vous ne comprenez pas ce qu’elle a bien pu vouloir vous dire.
- "Quoi Ya R ?" Tentez-vous.
- "T’es un ptit sakadorien qui stresse avec son ptit sakado, tu critiques mon jean mais ya R, voilà ya koi" , vous répond-elle.
Vous regardez votre petit sac à dos.
Vous commencez à paniquer.
- Quel âge as-tu ? lui demandez-vous.
- Active le décodeur Canal+ stp, vous répond votre Target.
- Si vous aviez acheté le gel douche Prince Charming au Chérubain, vous en avalez une gorgée et activez votre décodeur Canal+, en [[CANAL+]]
-Si vous aviez acheté ou acquis la Sucette de Cupidon, vous pouvez l’offrir à la jeune-fille en [[LOLITA]].
- Si vous craignez la Brigade des Mineurs, vous décidez de laisser cette collégienne à Snapchat et retournez vers votre ami Roméo, en [[ROMEO2]].Depuis tout à l’heure, vous avez vu Moussa poser son coude sur le comptoir, se pincer le nez du bout des doigts et faire un geste du menton vers la cascade à têtards de Kiki. Vous faites donc l’une, puis l’autre chose, plusieurs fois, comme un rituel, tout en jetant, de temps à autre, un œil par-dessus votre épaule sur la jeune personne que vous espérez à tout moment voir venir vers vous.
Mais elle reste absorbée dans la contemplation des passants, le menton dans la main.
Vous vous rendez à l’évidence : ces trois petits gestes ne suffisent pas. Il en faut plus pour constituer un rituel magique tel que celui qui permit à Moussa d'accomplir le miracle que vous avez vu tout à l’heure. Les yeux rivés sur votre proie, vous faites donc calmement un point sur ce que vous savez de Moussa :
-Il est strabique
-Il sent l’eau de Cologne
-Il parle comme dans les années 20.
Vous faites donc une petite halte aux toilettes pour y tester votre nouveau strabisme et vous mettre un peu de déodorant sous les bras, faute de mieux.
Confiant, vous vous approchez de la jeune femme, qui fait toujours mine de vous ignorer, et lui adressez la parole comme Jean Gabin l’aurait fait :
-« Tu viens t’en jeter un ptit ? »
- « Qu’est-ce que vous avez à l’œil ? » vous demande-t-elle.
- « J’ai pris un chtard dans le pif qui m’a bousillé la mirette, mais la liste d’attente de mon toubib elle est longue comme une baïonnette », improvisez-vous, de plus en plus à l’aise.
Puis vous revenez à votre proposition de départ et copiez l’idée de Moussa :
- « Il est pas lerche le beaujol, dans ce troquet. Si ça te biche, on pourrait plutôt se prendre un bock à la fontaine. »
Et, ce disant, vous désignez du menton la cascade à têtards de Kiki.
La jeune-femme éclate de rire et fait signe à Kiki de lui resservir un bock. Tandis qu’elle vous installe le Gégène avec son baratin, vous la mettez en veilleuse, concentré sur vos efforts pour la regarder tout en maintenant votre précieux strabisme.
Les minutes, les heures passent.
Vous commandez à manger et la faites rire en faisant de désopilants dessins avec le ketchup dans votre purée de patates (la purée de patates au ketchup est la spécialité de Kiki). Mais vient le moment où vos verres et vos assiettes sont vides. Vous lui proposez de décaniller et de venir tester votre plume.
A votre grande surprise, elle accepte.
Assez rapidement, vous voilà tous les deux sur votre plumard. Vos mimines, vos lèvres, vos ratiches, vos langues se croisent, se frottent, se cherchent, s’esquivent. Vos corps se rapprochent ; vos voix se font massages, vos doigts murmures. Vous ne parlez plus.
C’est un soulagement : vous étiez arrivé au bout de votre lexique Tontons-Flingeurs.
Caresses et baisers s’entrecroisent et vous tentez de ne pas mâcher ses tifs en voulant mordiller ses esgourdes. Vous maintenez le strabisme. C’est dur, mais vous vous en sortez.
Vos jambes se mélangent, vos mains se font plus entreprenantes : assez rapidement (c’est-à-dire au bout d’une trentaine de minutes), vous êtes tous deux presque nus et avec une seule chaussette au pied.
Sous la couette, votre bergère repose sur le flanc, vous présentant son dos, sur lequel vous laissez divaguer votre doigt, parcourez ses points d’énergie, dessinez le contour de ses muscles (elle a les trapézoïdes les plus développés que vous ayez jamais vus) et descendez rêveusement, votre index comme péniche, la Seine de ses vertèbres.
Alors que vous remontez de sa crête iliaque pour explorer tendrement son dorsal latéral gauche, vous apercevez de minuscules - deux, trois millimètres de diamètre, pas plus - ronds plus clairs : des petits points de lumières qui, sur sa peau de cuivre assombrie par la pénombre nocturne où vous êtes, ressortent comme autant d’étoiles d’un genre nouveau. Constellation sans pareille, sortie de peau-de-balle, infiniment grand curieusement incarné dans l’infiniment petit, tombée par hasard sous vos doigts d’astrologue, qui vous illumine soudain et qui, dans cette thurne plongée dans la nuit, alors que tombe toujours la neige, vous montre l’heureuse sortie de cette saint Valentin dont vous fûtes le Jean-Louis.
Roméo n’a pas l’air en grande forme. Il vous dit qu’il s’est fait virer de son stage par la boîte qui l’employait parce qu’il n'était pas assez successful et que la fille qu’il draguait sur Spéculum ne lui répond plus. Il est sûr qu’elle sort avec David, parce que David, c’est un CHAD, il est sûr que sa bite fait au moins 19 centimètre, peut-être même 20, voire 21.
Vous compatissez en lui disant que de toute façon, de nos jours, on ne peut plus rien faire, que les filles s’en mordront les doigts, un jour dans longtemps, quand elles auront enfin compris que tous les CHADS avec qui elles sont sorties ne s’intéressaient à elles que pour leurs seins et qu'elles seront déjà toutes seules comme des vieilles guêtres de contension.
Romeo acquiesce en disant que de toute façon, de nos jours, on ne peut plus rien faire, rien dire, rien regarder, que c’est la faute des féministes tout ça. Elles instaurent la police de la pensée, si elles arrêtent de se faire aborder elles finiront mal baisées, et puisqu’elles seront mal-baisées, elles finiront par devenir féministes. « C’est un cercle vicieux. », concluez-vous, doctement. « Trop », ajoute Roméo.
Vous reprenez une lampée de votre breuvage tout en méditant ces sombres paroles. L’heure est grave. Que faire ?
Romeo vous demande « tu veux venir jouer à la console chez moi ? On pourra aussi se re-re-re-re-re-remater Fight Club, s’tu veux. »
- Acceptez cette proposition pour vous rendre rapidement chez lui, en [[ROMEO, OH MON ROMEO1]].
- Vous vous dîtes que vous serez mieux chez vous, face à Internet. Rentrez vous mettre devant votre ordi sans tarder, en [[F2]].Vous reformulez donc votre question
- « Nan mais sérieux t’es une 2003 ? »
- « Oui, mais je traîne qu’avec des 2002 », vous répond votre Target.
- « Ben moi en 2002 j’étais à fond sur les minikeums », affirmez-vous tout à trac, espérant lui faire croire que vous êtes né dans les années 90.
- « Cesse de me crari wesh, t’es cramé, ça se voit trop t’es un 1969, starfoullah en 2002 t’étais à fond sur Bernard Pivot », réplique la sale gamine.
- Avalant à grand peine votre salive, vous décidez de revenir vers votre ami Roméo, en [[ROMEO2]]
- Avalant à grand peine votre salive, vous décidez de vous isoler au comptoir pour ruminer tranquillement sur le conflit intergénérationnel, en [[COMPTOIR]].Vous arrivez chez lui et, après qu’il vous a proposé une tisane pour la forme, vous vous retrouvez assez rapidement sur son lit. Vos mains, vos lèvres, vos dents, vos langues se croisent, se frottent, se cherchent, s’esquivent. Vos corps se rapprochent ; vos voix se font massages, vos doigts murmures. Caresses et baisers s’entrecroisent et vous tentez de ne pas mâcher ses cheveux en voulant mordiller ses oreilles. C’est dur, mais vous vous en sortez.
Vos jambes se mélangent, vos mains se font plus entreprenantes : assez rapidement (c’est-à-dire au bout d’une trentaine de minutes), vous êtes tous deux presque nus avec une seule chaussette au pied. Sous la couette, il repose sur le flanc, vous présentant son dos sur lequel vous laissez divaguer votre doigt. Vous parcourez ses points d’énergie, ses omicron, ses mû, dessinez le contour de ses muscles, de ses lambdas (il a les kappas les plus développés que vous ayez jamais vu) et composez, votre index comme calame, un éphémère poème dans le langage de son corps.
Tandis qu’il se retourne pour vous répondre de ses propres rimes, vous soupirez d’aise et ne voyez passer ni la nuit, ni l’heureuse fin de cette Saint Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Votre jeune Target lâche son téléphone et déballe lentement la Sucette de Cupidon. Puis elle y goûte. Puis elle se prend en photo en train de la goûter.
Puis, sortant de son corsage un selfie stick de 90 cm de long, elle vous prend en photo à côté d'elle, en train de la regarder goûter la sucette.
Elle poste l’image dans sa story instagram et légende
«#Goûter à l’ancienne avec le sosie de Georges Clowney PTDR. #Mercipourlasucette #Sugardaddy ».
Vous apprenez à cette occasion que, sur instagram, elle se fait appeler Punk&Dousse.
Vous savourez l’instant. La chair en fête, l'âme sombre, le désir triomphant; vous songez aux imberbes camarades de classe de votre belle, sans doute affairés, à l’heure qu’il est, à organiser un five ou à détruire des slime sur console, tandis que vous, à présent, vous êtes tout près, si près d’elle.
Tandis que vous songez à demander à votre Target comment elle s’appelle, sa story suscite un premier commentaire d’une certaine PrincesseSara
- Sa mère la flûte, il a quel âge ton ami ?
Sans vous questionner, Punk&Dousse répond :
- Je pense 30 ou 55 un truc comme ça. Posey.
Outrey, vous vous apprêtez à rectifier, mais Punk&Dousse se remet à savourer la sucette Cupidon et vous vous absorbez à nouveau dans la contemplation silencieuse de son petit minois.
- C pas un peu cramé ton truc ? demande PrincesseSara
- Tu me connais, moi je veux tout tout de suite, lui répond Punk&Dousse
- Mais ça sort dou ton nouveau délire ? Tu veux quoi ? insiste PrincessSara
Amusé par ce dialogue entre les deux jeunes filles, vous sortez négligemment un billet de 50 euros de votre poche pour payer votre bière et sa menthe à l’eau et proposer à Punk&Dousse de vous suivre chez vous.
Punk&Dousse répond au dernier message de PrincessSara par une vidéo de vous en train d’agiter votre billet de 50 à l’adresse de Kiki.
Mais Kiki ne vient pas. Le regard mauvais, elle se cantonne à l’arrière du comptoir, le téléphone sur l’oreille, la voix basse.
Soudain, vous voyez entrer dans votre bar favori trois agents de la Brigade des Mineurs. Tout en douceur, les deux plus petits vous enlèvent à votre siège et remettent votre portefeuille dans votre poche poitrine. Le troisième checke Kiki et lui met dans la main votre billet de 50 euros.
Vous avez à peine le temps de jeter un dernier regard à Punk&Dousse, qui filme votre arrestation.
#GeorgesInJail #Prisonbreak
Vous prenez place dans le panier à salade, entre un sosie de Catherine Deneuve et un jeune homme tout de jean vêtu qui se regarde attentivement le bout des doigts.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Seul avec votre bière, vous fixez votre attention sur le grand couple de félins en résine violette qui orne le bar. Combien de minutes, combien de soirées avez-vous bien pu passer à détailler ces œuvres naïves, ces yeux vides, l’attendrissant effort de l’artiste pour sculpter un pelage dans un matériau grumeleux ? Derrière ces sculptures, sur son zinc, Kiki se démène. A un moment, votre esprit s’égare ; tandis que vous voyez apparaître Kiki entre les jambes de la féline statue, vous l’imaginez entrer dedans l’animal, puis en ressortir sous forme de chaton violet. Kiki sent bien votre regard sur elle mais, comme toujours, fait mine de n’y prendre garde.
-Encore un bock ? demande-telle à Moussa, son plus vieil habitué, un cordonnier du quartier qui ne sait pas ce que ‘demi’ veut dire.
-Oui, volontiers, répond ce dernier en se massant le nez du bout des doigts.
Vous sentez que ça va être chaud, ce soir.
Vous regardez Roméo, toujours assis à la table derrière vous. Il semble sur le point de pleurer. Comme il s’apprête à vous livrer ce qu’il a sur le cœur, vous détournez les yeux et fixez à nouveau Moussa. On n’est pas là pour chialer comme des biatch. On est la team de la win, vous répétez-vous en vous aggrippant à votre bière.
-Winwinwinwinwin, sussurez-vous entre vos dents, les yeux toujours fixés sur Kiki.
Soudain, une femme brune qui, jusque là, semblait absorbée par une partie de CandyCoast, s’approche du zinc comme une rôdeuse et s’adresse à Moussa :
-M'offrez-vous quelque chose, monsieur ?
Et comme Moussa lui répond : " Un verre d'eau à la fontaine " en désignant du regard la cascade à têtards de Kiki, elle éclate de rire en renversant la tête en arrière et tire à elle un tabouret pour prendre place à côté de lui.
Puis elle commande elle-même une bière, la paye avec son propre argent, et, se tournant vers Moussa, le traite de « joli garçon » et lui assure qu’ « il lui ferait faire des folies ».
Ça alors.
- Si, admiratif de la technique de votre aîné, vous décidez d’imiter par le menu tous les faits et gestes de Moussa depuis tout à l’heure pour attirer à vous la jeune personne qui boit son bock de jus de fruit toute seule, là bas, allez en [[MOUSSA]].
- Si vous décidez d’accorder enfin quelques minutes d’attention à votre ami Roméo, qui, après tout, est venu là pour vous voir, allez en [[ROMEO2]].30 minutes plus tard, vous vous retrouvez une manette à la main, appuyant fébrilement sur tous les boutons en même temps jusqu’à devoir concéder la défaite. De toute façon, Roméo vous bat toujours à plate couture, mais vous le soupçonnez de passer ses journées à s’entraîner alors que vous, bon, vous vous consacrez à des choses autrement plus sensées !
Puis, ensemble, vous re-re-re-re-re-regardez Fight Club tout en faisant des commentaires élogieux sur le style de Brad Pitt, alias Tyler Durden. C’est vrai qu’il est grave gossbo le bâtard, il a quand même de sacrés pecs, et vous faîtes la remarque que vous, jamais vous aurez des pec’ comme ça, y’a pas moyen.
Roméo vous dit que si, il vous suffit d’aller à la salle, d’ailleurs vous pourriez y aller ensemble.
Puis vous finissez le film et contemplez avec satisfaction la destruction des plus grandes banques de ce monde sous les yeux tout aussi satisfaits d’Edward Norton et d’Helena Bonham-Carter. Vous vous rendez compte que Roméo et vous êtes proches, très très proches l’un de l’autre. Sa tête à lui sur votre épaule à vous et votre main à vous sur sa cuisse à lui. Tiens, vous aviez donc froid pendant le film ?
La voix un peu voilée, timide, Roméo vous demande si ça vous dirait qu’il vous suce, comme ça, pour rendre service.
- Olà, oh lala, mais c’est qu’il se fait tard, vous exclamez-vous un peu trop fort pour que ce soit bien naturel. Nan, mais j’déconnais hein, s’empresse de rajouter Roméo. Bah oui, ah ah, ahah, riez-vous tous les deux. Vous préférez retrouver votre petit lit et allez dormir en [[DODO3]].
- Ah, bah, mais … pourquoi pas ? Si c’est pour rendre service après tout, c’est vrai que ça fait longtemps que … Allez en [[RENDRE SERVICE1]].(if: $intérieur is 1)[Regardant par votre fenêtre Roméo s'en repartir sur son vélo, un vtt d'occasion trop petit pour lui, vous contemplez les flocons de neige qui commencent à tomber, petit à petit, dans votre jardin.]
(else:)[Vous marchez dans la rue, en direction de l'arrêt de bus, l'esprit assailli de pensées virevoltantes, agitées comme ces flocons de neige qui vous chatouillent les narines.]
Vous repensez à Fight Club, au discours de Tyler Durden et vous prenez conscience de cette dure vérité : et non, non non non, vous n'êtes pas un unique flocon de neige, pas plus que Roméo, ou Brad Pitt, ou Edward Norton.
Ne seriez-vous pas tous pareils ? Ne seriez-vous pas de simples déclinaisons d'un terreau commun, des produits normés et simplement adaptés à des gammes différentes ou pourvus de modifications cosmétiques, telles les voitures que vous vîtes assemblées dans un documentaire sur la 6, que des machines peignaient en rouge, en bleu ou en blanc, et dont certaines se voyaient dotés de GPS, d'écrans tactiles et de boule à facettes rotatives avec sound system HD + ultra, mais qui toutes, finalement, n'étaient qu'une seule et même carcasse de matériaux composites infiniment déclinés ?
Ne seriez-vous pas comme l’une de ces voitures, sorties de la chaîne de montage que les féministes appellent « société patriarcale » ? Et vous repensez au visage triste de Roméo lorsqu’il vous disait au revoir sur le pas de la porte. Tout en montant les escaliers de (if: $intérieur is 1)[votre premier étage](else:)[votre immeuble], vous vous mettez à rêver d’une société plus juste, où vous seriez tous d’uniques flocons de neige, issus d’un même nuage et travaillant ensemble à recouvrir, côte-à-côte, d’une couverture blanche les ruines de l’ancien monde.
" Mais oui ! " vous dîtes-vous en finissant de vous lavez les dents.
Finalement couché dans votre petit lit, et regardant la neige tomber devant les réverbères de votre rue, vous vous assoupissez en vous demandant si, à votre réveil, la neige aura recouvert les publicités de femmes en slip, d'hommes en boxer, de sucettes en forme de cœur et tous les serveurs de sites de rencontres ronronnant, loin de vous.
Peut-être la nappe blanche aura-t-elle demain fait disparaître cette Saint Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
NOTE MUSIQUE : Where is my mind ? Mix avec berceuse ?RENDRE SERVICE1.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Roméo vous dézippe fébrilement la zipette et se met à vous… oh, oh c’est agréable. C’est même plutôt très agréable, dites donc.
Vous vous laissez aller dans le canapé, vous vous détendez et vous tendez en même temps, vous vous tendez beaucoup, beaucoup beaucoup, vous sombrez dans des sensations inconnues jusque là, vous sentez que … vous sentez que, oui, ça …
Mais attendez une petite minute : vous vous interrogez soudain : est-ce que ça serait pas un peu pédé, des fois, ce que vous êtes en train de faire ?
- Ça y est, le doute s’installe. Et si vous étiez devenu pédé sans vous en rendre compte ? Vite, allez consulter l’Internet pour en avoir le cœur net, en [[FORUM1]].
- Oh, et puis même, si c’est ça être pédé, ça vous va très bien, de toute façon, ça peut pas faire de mal, pas vrai ? Fermez les yeux et profitez de l’instant en [[OHETPUISMERDE1]].Pendant que Roméo continue son ouvrage et que des sensations tiraillantes vous parcourent la région du bas-ventre, vous consultez sur votre smartphone les forums les plus calés sur la question. Vous n’êtes pas le premier à vous interroger sur le sujet et des experts demandent des précisions pour mieux prononcer leur diagnostic :
1) Votre ami vous regarde-t-il dans les yeux ?
Ah, facile ! Non, Roméo ne vous regarde pas dans les yeux, on dirait qu’il a les yeux fermés.
2) Votre ami vous touche-t-il les testicules ?
Plus dure celle-là, mais non, vous avez l’impression qu’il ne vous les touche p…
Ah si, ça y est !
Oh.
Le sujet divise les spécialistes. Certains ont l’air de dire que cela suffit pour que vous soyez pédé, d’autres que cela fait de Roméo un pédé, un troisième groupe certifie qu’il faudrait que l’expérience soit répétée, un quatrième, enfin, émet l’hypothèse que vous puissiez être à 50% pédé.
Bon, vous n’êtes pas très avancé. Il semble possible à 62% que vous ne soyez pas totalement pédé. Vous essayez d’invoquer mentalement l’image de votre actrice pornographique préférée, mais les image de Brad Pitt torse nu et de Roméo avec ses jolies lèvres viennent s’y superposer. Vous voilà bien confus.
Autant vous y résoudre, vous verrez tout cela plus tard ! En attendant, abandonnez-vous avec délices aux caresses maladroites et ravissantes de votre ami Roméo, et finissez joyeusement cette Saint Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
La langue et les lèvres de Roméo se montrent beaucoup plus délicates et expertes que vous ne vous y attendiez. Aurait-il déjà fait ça avant ? Mais quand, et avec qu… oh ! Oh ? Oooooh, en tout cas, il sait y faire, oh la la, vous vous détendez petit à petit, et en même temps vous vous contractez beaucoup (vous sentez que vous auriez bien besoin de vous muscler le perinée).
Pendant que Roméro accélère, vous ne pouvez vous empêcher d’émettre quelques gémissements avant de vous vous abandonnez complètement aux délices que vous procurent les caresses très affirmées de votre ami Roméo, et finissez ainsi joyeusement cette Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Un peu raide, vous réfrénez vos émotions en invoquant les règles de la politesse qu'on vous a apprises quand vous étiez pensionnaire à l'internat de la Ferté Saint Aubain : vous dites "Au revoir mon oncle", faites une petite révérence, sortez et vous dirigez, assez rapidement, vers l'ascenseur au bout du couloir.
Le bouton a déjà clignoté au moins vingt-trois fois et aucun grincement ne vous signale encore l'ouverture de la porte ; vous regrettez qu'il n'y ait pas d'escalier. Vous sentez derrière vous un mouvement diffus. Vous retournant brièvement, vous avisez un nombre surprenant de petits masques bordés de fourrure noire gisant au sol, foulés aux pieds, et une foule hargneuse, visage nu, marchant félinement vers vous.
Mais soudain, 'Ting!', l'ascenseur vous avale et vous vous croyez sauvé.e. Seulement, Tonton Richard, révélant pour l’occasion une double rangée de dents inattendue et des yeux crocodiles, vous a gnaqué la main au moment où la double porte se refermait.
Vous arrivez donc au rez de chaussée avec un doigt en moins ; mais la joie de retrouver la bonne grisaille, le pigeon boiteux et le muet trottoir de votre rue vous empêche de ressentir la douleur.
Soulagé.e, heureux.se même, vous regardez votre montre : il n'est que dix heures ! Tout n'est pas perdu ! Vous enroulez votre moignon d'auriculaire dans un mouchoir de fine baptiste brodé aux initiales de vous-ne-savez-qui (car vous l'avez acheté aux puces) , et décidez de rentrer chez vous pour le mettre au congélateur, et vous mettre au lit.
Félicitations ! Vous venez de terminer la Saint-Valentin dont vous êtes le héros ! Les sourcils épais de votre Tonton vous picotent la joue, sa main est sur vos mains, son souffle double le vôtre. Vous évoquez le morne pique-nique d'anniversaire de vos douze ans où, comme personne n'était venu que lui, votre mère était partie pleurer de dépit et vous vous étiez retrouvés seuls, tous les deux, sur la nappe à carreaux.
Il vous avait offert un cerf-volant. C'était hier ; c'était il y a vingt ans.
Ce jour-là vous vous étiez promis qu'un jour, vous l'épouseriez. Tonton Richard s'essuie la joue.
Vous lui racontez votre désespoir - les dix-neuf années qui suivirent - que jamais il ne vous fasse signe le jour de votre anniversaire. Comment pouvait-il oublier ?
Vous lui racontez les petites scènes de ménage que vous lui faisiez, dans votre tête, ces vingt dernières années et lui interprétez votre préférée, intitulée 'Au petit déjeuner'.
Tonton Richard : Tu prendras des oeufs ce matin ?
Vous : C'est mon anniversaire aujourd'hui.
Tonton Richard : Halala, quel maladroit je fais !
Vous : J'ai l'habitude avec toi.
Vous éclatez tous d'eux d'un bon rire franc.
Bon, qu'est-ce qu'on va faire maintenant ? chuchotez-vous dans le cou de votre Tonton Richard en vous coulant dans ses bras.
"Ta mère est-elle encore en vie ?" vous demande-t-il, pragmatique.
Et, comme la réponse est positive, il vous raccompagne à l'ascenseur et vous guide par le coude jusqu'au rez-de-chaussée du Chérubain, puis jusqu'à la rue. Il vous suçote le bout du nez et conclut d'un triste haussement d'épaule :
"Toi et moi, on ne s'aimera qu'en aimant les autres. Hasta luego. "
Puis, embrassant bruyamment son index et son majeur et les pointant vers la lune, il vous précipite vers la suite de vos aventures.
Vous regardez votre montre. Il est 3h66 du matin. L'heure de rentrer vous coucher en songeant à la place qu'occupa (ou n'occupa pas) votre père jusque là dans votre vie.
Félicitations ! Vous venez de terminer la Saint Valentin dont vous êtes le héros !
Une fois chez vous, vous vous précipitez dans la salle de bain et, tandis que la baignoire se remplit d’eau chaude, vous lancez votre playlist spécial « bain moussant » (Hildegarde Krief, rose für mich / Barry White / toute chanson langoureuse-suave).
Vous sortez votre poulpe en plastique de son emballage, vous dessapez prestement et vous laissez couler contre la porcelaine chaude. Vos perceptions et votre salle de bain s'amalgament grâce aux volutes de vapeur qui se forment et dansent au dessus de la baignoire. Rapidement, vous ne voyez plus, à droite, que la cascade de polyester de votre rideau de douche et, à gauche, les beaux cercles cyan du carrelage mural.
Le poulpe de bain vous apporte délices et réconfort. Vous vous assoupissez presque dans ce néant de l’espace et du temps. Vous ne sentez que la chaleur de l’eau, de l’air. Vous n’êtes plus en hiver, vous n’êtes plus à la Saint-Valentin.
Sortir ? Pour quoi faire ? Le monde n’est plus qu’un grand sauna dans lequel aucun déplacement n'a de sens. Vous êtes bien.
Certes, une petite voix vous murmure qu’à un moment l’eau refroidira, que l’espace, le temps se rappelleront à vous, mais vous la faites taire et laissez votre conscience se dissoudre dans l’uniforme chaleur qui vous entoure.
Félicitations ! vous venez de terminer la Saint Valentin dont vous êtes le héros !
MUSIQUE :
BRUITAGE : eau+éponge
Vous envoyez un texto. Deux textos.
Trois textos.
Quatre textos, un coup de fil et un message laissé sur le répondeur.
Vous ouvrez une boîte de cassoulet William Saurin que vous mangez froid, à même la boîte, avec une grosse cuillère, en continuant votre partie de <i>PayForDoom III</i>.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Mysterioummous, visiblement pressé, vous propose de faire ça ici-même et vous invite à le suivre dans les toilettes de chez Kiki et Marilou. Vous vous y retrouvez, un peu penaud.
Il vous demande alors vous tourner face au mur. Vous scrutez son visage, un ovale très pur, nez écrasé au cours d'une bagarre oubliée avec un client ou, peut-être, contre un autre mur, à une autre époque.
Ses joues, que le froid de février rosit, vous semblent deux pivoines. Mentalement, vous parez Mysterioummous de tant d'autres fleurs que lui-même, disparaissant sous elles, en devient une autre, une grosse, une sorte de tournesol avec un cœur noir de jais.
Ses paupières lourdes vous proposent le dévouement. Mentalement, vous les parez chacune de milliers de ...
" Bon alors, c'est pour aujourd'hui ou pour demain ? J'ai une Target sur le feu, moi ".
Mysterioummous s'impatiente. Vous ne sauriez le faire attendre plus longtemps. Vous vous abandonnez, vous vous retournez, le nez contre les azulejos en plastiques des toilettes dont chaque fleur peinte dépose en vous une grave mélancolie, le souvenir de votre enfance dans le Loire et Cher, de cette après-midi où, petit, vous aviez joué avec votre soeur à effacer tous les motifs du papier peint du couloir en le frottant avec des contons tiges trempés dans l'alcool à brûler.
Et, tandis que Mysterioummous vous déculotte prestement, vous vous demandez si, comme vous le disait votre grand-tante de Cambrai, les seuls paradis ne seraient pas les paradis qu'on a perdus.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Vous parcourez ce menu tout en sachant pertinemment que vous finirez par prendre un demi, vous prenez toujours un demi, et que votre vis-à-vis fait de même, votre vis-à-vis fait toujours de même, ça devient lassant, vous commencez à imaginer déjà les conversations banales, le jeu maladroit de la séduction sans conviction, les sujets attendus, les répliques convenues, toute la mécanique grippée des interactions de ce vaste théâtre de l’existence, l’absurdité de la situation vous saute au visage avec la conviction du carcajou ayant repéré un massif de framboisiers bien garnis. Pourquoi gaspiller 3 euros dans une bière alors que, au fond, vous n’en avez même pas envie. Vous n’avez jamais aimé l’alcool, pourquoi vous mentez-vous ainsi, pourquoi lui mentez-vous, à elle, à lui ; en plus vous en avez marre de Pinchart & Pinchard, à aller à chacune de leur lecture, et puis c’est toujours gênant maintenant vos rencontres avec Pinchard & Pinchart, depuis cette dernière lecture où vous aviez tous les trois un peu trop bu, que vous aviez pris la ligne 2 tous les trois pour rentrer respectivement chez vous, que, vous, vous aviez raté votre arrêt, que vous vous étiez regardé avec Pinchard (ou bien était-ce Pinchart) oh zut ah ah, eheh, que vous vous étiez retrouvé.e à descendre à l'arrêt Saint-Denis, c’est-à-dire SON arrêt, ô tiens, ça alors, oh oui, eh eh, eh ben, il n’y a plus de tramway dans l’autre sens, eh non, ah ah, eh eh, bah oui, tu veux monter chez moi dormir, enfin, tu sais, dans le salon bien sûr, hein, oui oui, bien sûr, uh uh, pas de...oh non oh non...tu penses bien... et puis...
Bref, c’est toujours gênant, maintenant, avec Pinchart (surtout que vous ne vous souvenez plus lequel c'était). Pourquoi donc avoir donné rendez-vous à votre rencard ici, quelle idée idiote, oh non, ça y est, le joueur de do-touch va encore se mettre à jouer les musiques de <i>star wars</i>, vous n’avez jamais compris comment les gens pouvaient aimer les musiques de <i>Star Wars</i>, on dirait du Wagner, mais en pire.
Assommé.e par cette épiphanie, terrassé.e par cette révélation du non-sens ontologique de vos actes, vous vous excusez auprès de votre rencard (« Désolé, mais il faut que...non non, ce n’est pas ta photo...Enfin...C’est moi, oui, non, je ne me sens pas...Je...On se rapp...Bonne soirée, salut. »), avant de sortir dans la rue et le froid, l’estomac vide et le coeur plein de désarroi, laissant vos pieds prendre le contrôle de la situation et vous reconduire chez vous, où vous vous endormez, les poings serrés sous les draps.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Vous vous approchez timidement de la table enfumée par la vaporette.
Des bouffées de parfum à la pêche vous assaillent les narines. La voix un peu chevrotante, vous trouvez la force de passer votre auriculaire gauche dans le cercle formée par la jointure de votre pouce et de votre index droits, signe de reconnaissance internationale des PUA.
Vous dites aux lunettes et au crâne luisant combien vous avez regardé sa fameuse vidéo « Comment aborder une inconnue dans la rue et réussir à l’embrasser en 2 minutes et 39 secondes chrono ».
Et puis, sa vidéo « Comment arrêter d’être un gros LOOSER et devenir comme MOI » vous a aussi profondément marqué. Accepterait-il de vous prendre comme son apprenti ?
Le Maître, immobile, vous scrute. Vous avez l’impression que, depuis les ténèbres de ce petit recoin de bar mal éclairé, ce sont les profondeurs de votre âme qu’il regarde. Il parle alors :
« Seras-tu capable de t’astreindre à la plus stricte discipline ? De faire tout ce que je te dis de faire, sans poser de question ? De toujours suivre l’éthique du Pick Up Artist, de toujours respecter ton wingman et de payer 50 euros tout de suite, plus 50 euros tous les mois pendant 12 mois d’engagement avec remboursement possible si tu n’es pas satisfait ? »
-Si oui, allez en [[APPRENTISSAGE1]].
-Si non, allez où vous voulez, c’est-à-dire assister à la Saint valentin dont vous êtes l'héroïne ! En [[Saint valentin1]].Aaah, la Saint Valentin dont vous êtes l'héroïne ! Vous venez tous les ans depuis ...deux ans, assister à la performance de Pinchard & Pinchart, drôles de petits anthropoïdes qui, telle cette rarissime espèce de marsupiaux vivant dans les hauts plateaux de Madagascar, sortent chaque année entre le 13 février et le 9 mars pour se gorger d'eaux et de quinoa bio avant de retourner à la terre dont ils sont issus.
Vous avez une pensée trouble pour cette soirée où, après que Pinchard avait failli mettre le feu au restaurant où vous vous trouviez en s'essayant à un tour de magie dont il avait vu la veille un tutoriel sur Youtube, vous étiez rentrés tous les deux sur la ligne 3 du tramway, où vous aviez raté votre arrêt, où vous vous étiez regardés, oh, zut, oui, zut, ahah, eheh, et où, l'alcool aidant, vous... Enfin bref.
Vous reconnaissez plusieurs amis dans le public qui, endormi par les voix lénifiantes de Pinchart & Pinchard, réclame à tue-tête le tour de magie pyromane.
Pinchard & Pinchart essayent de sauver leur Saint Valentin, mais rien à faire, Pinchard, acclamé par le public en délire qui lui crie "LE PETROLE, le PETROLE, LE PETROLE !" est manifestement tenté de ré-essayer son tour de magie et, devant Pinchard, complètement dépassés, sort déjà de sa poche un briquet, un mouchoir - sale - et deux pièces de monnaie.
Vous êtes bien, vous êtes heureux.se. Vous attendez debout, avec un sourire, complètement oublieux de Mysterioummous et du Sombre Carnet, et des Targets et des Wingman. Vous sentez toutes les endorphines, les dopamines, les adrénalines et toutes ces choses en -ines qui vous parcourent les artères, vous êtes bien. Peut-être que vous péchero ce soir, ou peut-être pas. En attendant, voilà Pinchard qui essaye maintenant de mettre le feu à son mouchoir renfermant un billet de 50 euros généreusement prêté par un membre du public.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Votre phrase fait rire la Target et reculer Mysterioummous comme s'il venait de recevoir la foudre - ou un choc électrique produit par l'un de ces appareils de musculation vendus dans les émissions de télé-achat que vous regardiez chez votre grande-tante du Loir-et-Cher -. Il se touche le ventre, penaud, puis tape frénétiquement sur son téléphone une recherche que vous devinez être "Hoummous + calories + embonpoint".
Vous en profitez pour reprendre le contrôle de la situation et commencez à demander à la Target où elle a acheté ces beaux yeux-là, vous aimeriez bien en faire envoyer une paire à votre maîtresse. La Target rit.
Mysterioummous pose son téléphone, relève la tête, comme s'éveillant soudain d'un demi-sommeil, et dégaine un COCKBLOCK particulièrement sournois : il vous dit qu'il aime bien vos ptits poignets tout fins, qu'il les trouve très féminins.
Rho ! Une attaque Wristcel ! La Target rit. Vous êtes terrassé, le nez au bord du bol de cacahuettes que Kiki avait mis sur votre table.
- Une fois vos esprits recouvrés, vous faites preuve d'encore plus de violence et d'esprit que votre maître. Votre costume, vrumant et frombissant, vous fait demander à la Target son prénom. Allez en [[ETIQUETTE]].
- Une fois vos esprits recouvrés, il ne vous reste plus rien de votre envie initiale de BAYSER. Vous avez juste envie d'un bon petit steack de Mysterioummous. Recourez à la technique ultime du contre-AMOG. Allez en [[CACAHUETE-DANS-LES-YEUX]].La Target a donc un prénom. Et elle s'appelle Denise.
D’emblée, elle dégage un charme trouble : son regard d’un brun profond peut-être, ou simplement son air mutin, ce grain de beauté sur sa pommette droite ou la forme de son oreille qui vous rappelle votre premier amour, en cet inoubliable été sur la côte Atlantique.
Comme une lumière opaline émane de votre boutonnière, vous en pressez le bouton pour renvoyer Mysterioummous au néant dont il est issu.
Il tournoie sur lui même et est transformé, en une seconde, en un petit tas de farine de pois chiches qui disparaît presque aussitôt.
Enfin débarassé de l'opportun, Denise et vous discutez de vos films préférés (ce qui est plus ou moins la même chose), vous débattez âprement de l’exégèse de la fin d’Harry Potter (chef d’oeuvre selon vous ; grossière ré-écriture du Seigneur des Anneaux à l’entendre), de politique (elle n’aime pas Bachar al Assad ? Vous non plus !).
Vous ne voyez pas le temps passer, vous discutez, vous vous apercevez qu’elle a un joli sourire, vous discutez, vous lui dites « excuse-moi je dois aller au toilettes », vous allez aux toilettes et, ô miracle, quand vous revenez elle est toujours là, à vous attendre en lisant un bouquin que - conjonction des astres - vous avez lu chez votre tante du Cher-et-Loire l’été dernier.
Vous reprenez donc la discussion en vous rasseyant et songez, oubliant complètement Mysterioummous, et même totalement inconscient que pendant ce temps Kiki vous lance des regards de cocker mouillé, que la rencontre avec cette belle inconnue devait être inscrite quelque part dans les étoiles.
Le temps passe sans que vous y pensiez, tout occupés que vous êtes à parler de vos vies respectives, de vos rêves à venir, des voyages à faire et des mondes à faire naître. Vous faites plusieurs remarques que votre nouvelle compagne semble trouver drôle. En tout cas, elle rit. Pour la peine, vous montez sa note à 8.
Mais vient le moment où vos verres et vos assiettes sont vides. Comme il vous semble que c'est votre devoir, vous allongez. Et, tandis que vous finissez de pianoter, sur le terminal lumineux, votre code de carte bancaire, vous découvrez, en même temps que votre ticket de carte bleue, l'expression de votre rencard.
Elle est soit [[GENEE]], soit [[RECONNAISSANTE]].
Et vlan ! D'un geste vif, vous envoyez une pleine poignée de cachuètes-apéritives grillées dans les yeux de votre adversaire qui pousse un cri de rage et, aveuglé, saisit la première chose à sa portée, c'est-à-dire le ramequin de hoummous que Kiki venait d'apporter.
Il vous en tartine rageusement le visage, ouvrant ainsi sa garde et vous laissant tout le loisir de verser le contenu de votre pina colada dans la chemise de cet Alpha Male Other Guy particulièrement récalcitrant.
Mysterioummous, la bave aux lèvres, vous saisit par le veston et essaye de vous faire une prise de krav maga, mais votre costume, dans une petite série de bip qui n'est pas sans vous rappeler R2D2, émet une substance huileuse qui vous rend plus glissant qu'une anguille. Vous entreprenez en retour de lui faire avaler de force de petits olives fourrées à l'ail dans l'espoir de l'étouffer, mais il se défend et tente de vous gnaquer le petit doigt d'un coup de dent bien placé.
Vous avez tout juste le temps de remarquer que votre target a disparu de votre champ de vision avant que Kiki, armée d'une bombe à poivre, vous vaporise généreusement, vous et Mysterioummous. Eternuant, vous vous cognez violemment contre le comptoir et perdez connaissance.
Vous vous réveillez à une heure indéterminée, avec un gros bleu sur le front, dans le placard à balai du Chérubain, avec pour seul compagnie une petite note collée à la porte vous indiquant les consignes de netoyages des sextoys en bois de sorbier (seulement de l'eau et du savon - penser à bien les sécher).
FELICITATIONS ! Vous venez de terminer la Saint Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Vous êtes désormais chez vous. Vous vous embrassez, passion dévorante, faim de l’autre, plaisirs des langues, des bouches, des genoux (vous avez toujours aimé les genoux), des genoux qui s’emmêlent.
Votre main se perd dans ses cheveux tandis que la sienne vous plaque fermement contre elle, contre lui. Votre main va aller chercher sa peau sous les couches de vêtements et il, ou elle, vous enlève votre cravate, chercher la fermeture éclair de votre gaine. Vous êtes rapidement tout nus sous la couette, avec seulement une chaussette au pied gauche et il...et elle...et vous...avec son...et là...oooh, ouiiii, aaaaah, seigneur, c’est … - tiens, vous ne connaissiez pas cette position - et il, et elle, et vous repartez de plus belle, les heures passent, c’est merveilleux, c’est fantastique, vous n’avez jamais connu ça, vous ne comptez plus ses, vos orgasmes.
A la fin, exténués, vous vous affalez l’un contre l’autre. Vous la - ou le - regardez tendrement dans ses yeux immenses où se reflète votre sourire béat.
Félicité de la Saint Valentin, vous êtes une personne ou (si vous avez acheté l’extension Torrides Cha 110913-773444) un plutonien comblé. Vous envisagez de vous endormir en vous prenant tendrement dans les bras quand un petit bruit vous sort de votre moelleuse torpeur.
Tac.
Tac.
Votre nouvel amour, qui commençait à s'endormir elle (ou lui) aussi vous demande ce que c'est.
Tac.
Rapidement, vous vous rendez compte que cela vient de votre fenêtre. En y allant, vous voyez debout sous le lampadaire faisant face à votre immeuble, impeccablement mis et protégé de la neige par un parapluie noir et rose, la vendeurdeuse du Chérubain qui vous sourit et qui, de sa main droite légèrement repliée vers elle, couvrant ainsi les caramels durs à la fleur d'oranger qu'il s'apprêtait à lancer, vous fait signe de le rejoindre.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Le timide jeune homme vous regarde scroller prestement. Grâce à vous, de story en story, il découvre que, depuis quelques années, des instagrammeuses puis des instagrammeurs se sont mis à poster des photos de leurs poignets entourés de manches exagérément larges, hashtaguant #wristbridge et #wristbridgechallenge.
Certain.e.s, conscient.e.s que leurs belles grosses mimines habituées aux durs travaux des champs relèveraient difficilement le défi, ont posté des photos truquées de leurs poignets, secrètement contraints par une pince à linge maintenue hors champ. Des stars dotées de fins poignets se sont vues offrir des contrats pharamineux par la marque de montres de luxe Cuvier, pour prendre la pause le menton dans la main. Des adolescents se sont donné la mort par dizaines car ils avaient fait l'objet de harcèelement en ligne pour n'avoir pas réussi à relever le #wristbridgechallenge.
Mais heureusement, Celestine Mournerton, jeune actrice britannique en surpoids, a fait le buzz en postant des photos d'elle échouant à enfiler une montre diamantée Cuvier sur ses poignets trop potelés. Le fil était hashtagué #fuckwristbridgechallenge, #womenempowerment. Dès lors, elle s'est vu proposer par la marque Cuvier un contrat encore plus pharamineux, qu'elle a évidemment accepté. Aujourd'hui, elle fait le piquet sur toutes les affiches des arrêts de bus, recouverte de diamants, les fesses à l'air et la bouche en coeur.
- Bref, tout va bien ! soupirez vous d'aise en replaçant votre smartphone dans votre culotte, certaine d'avoir redonné confiance en lui à votre chétif vis-à-vis.
- Mais, comme vous voyez qu'il a encore l'air tout penaud et qu'il persiste à cacher ses mains dans ses manches, vous en décidez d'insister : pourquoi ne pas afficher fièrement ses poignets à lui sur Instagram avec le hashtag #fierdesoncorps ? Vous avez justement envie de vos lancer dans la photographie de nu. Allez en [[REMONTE TES MANCHES BB]].
- Le malaise est de plus en plus palpable. Vous décidez de changer de sujet. Allez en [[MÉTÉO77]].Vous vous embrassez, passion dévorante, faim de l’autre, plaisirs des langues, des bouches, des genoux (vous avez toujours aimé les genoux), des genoux qui s’emmêlent.
Votre main se perd dans ses cheveux tandis que la sienne vous plaque fermement contre elle, contre lui. Votre main va chercher sa peau sous les couches de vêtements et il, ou elle, dénoue votre lavallière, cherche la fermeture éclaire de votre gaine, lorsque vous voyez, par la fenêtre de votre chambre, debout sous le lampadaire faisant face à votre immeuble, impeccablement mis et protégé de la neige par un parapluie noir et rose, la vendeur-deuse du Chérubain qui vous sourit et qui, de sa main droite légèrement repliée vers lui, vous fait signe.
Il vous appelle.
Il est temps pour vous de le rejoindre.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Vous vous embrassez, passion dévorante, faim de l’autre, plaisirs des langues, des bouches, des genoux (vous avez toujours aimé les genoux), des genoux qui s’emmêlent.
Votre main se perd dans ses cheveux tandis que la sienne vous plaque fermement contre elle, contre lui. Votre main va aller chercher sa peau sous les couches de vêtements et il, ou elle, vous enlève votre cravate, chercher la fermeture éclaire de votre gaine. Vous êtes rapidement tout nus sous la couette, avec seulement une chaussette au pied gauche et il...et elle...et vous...avec son...et là...oooh, ouiiii, aaaaah, seigneur, c’est … - tiens, vous ne connaissiez pas cette position - et il, et elle, et vous repartez de plus belle, les heures passent, c’est merveilleux, c’est fantastique, vous n’avez jamais connu ça, vous ne comptez plus ses, vos orgasmes.
A la fin, exténués, vous vous affalez l’un contre l’autre. Vous la - ou le - regardez tendrement dans ses yeux immenses où se reflète votre sourire béat.
Félicité de la Saint Valentin, vous êtes une personne, ou (si vous avez acheté l’extension Torrides Cha 110913-773444) un plutonien comblé.
Retentit alors le vibrement caractéristique d’un portable. Votre partenaire consulte le message nouvellement reçu, puis commence à se rhabiller en s’excusant : sa (ou son) petit-e ami-e est rentré-e de ses vacances à Salamanque plus tôt que prévu, il lui faut partir. Ah bon ? Mais et vous alors ? Vous devez avoir un air de chien battu, car votre rencard prend un air désolé, vous caresse la joue et vous embrasse, avant de partir dans un petit claquement de porte.
Vous demeurez désespérement seul dans votre lit, des regrets pleins les rêves.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Le vendeurdeuse voit tout à fait ce dont vous avez besoin. Quelques battements de coeur et vous voilà devant :
-Le gel-douche Prince Charming (huile d’amande douce*, de géranium*, de pamplemousse et de bois de santal*, jus de grenades fraîches*, décoction de vanille et poudre de racine de guimauve*, sans oublier — bien sûr — une pincée de colorant 14700, 17200, 45410, un soupçon de Propylparaben et de Methylparaben, du Dioxyde de titane [CI 77891] et du Laurethsulfate de sodium). Ce gel-douche-bain-de-bouche lave et fortifie, tout en ayant des effets apaisants, euphorisants, excitants, aphrodisiaques. A étaler sur la peau ou à avaler au moment des repas (une cuillerée par jour).
-La sucette Spéciale Cupidon. Il s’agit d’une grosse sucette rose en forme de flèche dont l’embout ressemble à un cœur enrobé d’un film plastique. Au goût framboise, elle se décline également dans sa version Twilight (coloration noire, goût réglisse), Passion (rouge, fraise des bois) et Sucette Pour Tous (polychrome, goût indéterminé). Le/la vendeurvendeuse vous assure qu’elle est toujours appréciée du conjoint et possède, grâce à la recette secrète du magasin (à base de ginseng et de gingembre), des vertus recherchées durant la Saint-Valentin.
-Le poulpe de bain à tentacules vibrants (PVC, coloris noir, fuchsia ou turquoise).
La personne en charge de la boutique vous fait par ailleurs remarquer que, si rien ne trouvait grâce à vos yeux dans le choix — pourtant immense — de ses éventaires, il ou elle pourrait — parce qu’elle (ou il) voit bien que vous êtes une client un peu à part — vous permettre d’acquérir ce qui se trouve dans la réserve. Hélas ! Pour accéder à ce saint des saints, il vous faut posséder la carte de membre du très select Club des Chérubains, qui vous permettrait de bénéficier de nombreuses réductions très avantageuses, d’être invité.e à des ventes privées et de recevoir gratuitement <i>les Courriers de Cupidon</i>.
- Si vous profitez de l'offre spéciale Saint Valentin, vous acquérez l'ensemble et allez profiter de vos nouveaux achats en [[REPLI1]].
– Si vous voulez obtenir la carte de membre, déboursez 50 euros puis accédez à la réserve en allant en [[CLUB]].Vous voilà debout, avec doudoune et écharpe tombant de chaque côté de votre col, comme une chasuble d'archevèque ou le célèbre vêtement d'écarlate de François Mitterand (ou de Christophe Barbier), vous vous dîtes que ça vous va bien, dites donc, vous vous verriez bien remonter les Champs Elysées sous les yeux admiratifs des caméras de BFMTV.
Mais en attendant, en fait d'yeux, vous croisez surtout ceux de votre rencard qui semble se demander ce qu'il (ou elle) fait avec vous. ça y est, c'est foutu, vous dites-vous, elle (ou il) a vu que vous n'étiez pas capable de détecter les bonnes heures, vous êtes un livre ouvert, bientôt ce sont tous vos complexes, vos faiblesses, vos failles qui transpireront à travers votre peau, votre sous-vêtement thermique et votre doudoune fushia, pour être donnés à voir à l'ensemble de la salle et - surtout - à cette charmante personne que vous espériez pourtant ramener dans votre lit, ce soir. Tout avait pourtant si bien commencé !
Enfin, allons, vous dites-vous dans un regain de courage qui vous vient de ces exercices de méditations que vous pratiquez depuis vos 15 ans ! Votre respiration ventrale et les murmures de Winwin, votre wombat-animal-totem, redressent un peu votre colonne vertébrale. Un sourire lancé à votre rencard semble se refléter sur ses lèvres ; vous êtes prêt.e.s à partir, vous vous retrouvez en un battement de semelle au comptoir, à deux, devant un seul terminal de carte bancaire, une seule caisse, une seule Kiki qui vous tend une seule facture. Argh, que faire?
Vous proposez : "on partage?". Il (ou elle) acquiesce. Enlevez 21 euros cinquante de votre inventaire, et :
- sortez du bar au bras de votre rencart, en [[DEHORS45->HORS DU BAR 402]].
- - Vous proposez à votre rencard d’aller au sous-sol (if: $valentin is 1)[écouter le concert de Valentin Vander](if: $fabio is 1)[écouter le concert d'Angelo Stracciatelli](if: $Antony is 1)[écouter les meilleures reprises de la chanson triste des années 60 par Antony Wahba](if: $karaoké is 1)[participer à la soirée Karaoké spéciale chansons d'amour déprimantes!]. Allez en (if: $valentin is 1)[VANDER CONCERT](if: $fabio is 1)[[ANGELOOOOO]](if:$Antony is 1) [[S'IL SUFFISAIT QU'ON S'AIME1964]](if:$karaoké is 1)[[TOUS LES GARCONS ET LES FILLES DE MON AGE1962]]..
Vous voilà allongé.e.s tous les deux dans votre lit. Vous vous dîtes, comme disent les jeunes (ou du moins : les trentenaires) que vous aimeriez bien faire un mouve. A-t-il (ou a-t-elle) envie de sexe? Si elle (ou il) est dans votre lit, c'est sûrement que oui, mais peut-être pas, finalement, souvent dans votre vie vous avez dormi à côté de quelqu'un soit qu'il soit question, même de loin, de manière détournée ou caressée, même sous l'emprise de substances diverses, d'un quelconque rapprochemennt d'ordre sexuel. Avec votre frère, votre soeur, votre meilleur.e ami.e, avec le pote du cousin de votre copine au moment du nouvel an et même avec Maître Splinter, la boule de poile épileptique que le pote en question appelait avec amour "son petit rat" mais que vous saviez, vous, être un écureuil. Et il n'a jamais été question de sexe avec Maître Splinter par exemple. Par un seul instant. Non. Non non non.
Tandis qu'avec votre voisin.e de matelas maintenant? Comment savoir? Sans doute s'attend-elle (ou il) à ce que vous preniez les choses en main : c'est votre lit, c'est vous qui hébergez, ce genre de chose vous incombe normalement. Mais peut-être ne veut-il ou elle que dormir tranquillement (n'a-t-il - ou elle - pas dit toute à l'heure en bâillant ostensiblement "Je commence à être bien fatigué, et si on allait se coucher?") ? Auquel cas il serait terriblement malvenu de l'importuner avec votre libido. Ne risquez-vous pas, avec vos appêtits déplacés, de révéler que vous n'êtes au fond, qu'un érotomane répugnant (si vous êtes plutôt du genre homme) ou une salope nymphomane (si vous avez été plutôt élevé comme une femme) ? Ah, que faire ?
- Vous décidez de recourir à la technique mûrement éprouvé du serpent de Madagascar : lentement, lentement, trèèèès lentement, vous impulsez un ordre de reptation à votre main droite pour qu'elle cherche le petit doigt de la main gauche de votre voisin-voisine. Si le petit doigt répond favorablement à votre approche, l'affaire sera dans le sac ! Allez en [[SERPENT DE MADAGASCAR334]]
- Et si vous lui demandiez, tiens ? Allez en [[ON BAISE?409]]
- Tiraillé par le doute, vous allez chercher la réponse à vos interrogations dans le manuel de savoir-vivre en ligne de Marie de Grandmaison, Le Savoir-vivre et ses usages dans la société actuelle, ou Guide de la bienséance pour tous les âges et dans les principales circonstances de la vie, Bernardin-Béchet et fils, 1892, en vous réfugiant au toilette pour avoir de la lumière. Vite, plongez-vous dans cette source d'information en [[SAVOIR-VIVRE1892]]
Louis-Martin Henriquez, Epîtres et évangiles du Républicain, pour toutes les décades de l’année, à l’usage des jeunes sans-culottes, Nouvelle édition, Troyes, A. André [s.d.].
Marie de Grandmaison, .
Samuel Robert Welles, How to behave, Pocket Manuel of Républican Etiquette, New-York, Fowler and Wells, 1856.Double-click this passage to edit it.Lui demander, certes, c'est bien joli, mais comment ? La langue française vous apparaît soudain dans toutes ses lacunes. Vous vous voyez mal murmurer à votre vis-à-vis un simple "Hé, tu veux baiser?". Dans le même ordre d'idée, le verbe "niquer" vous semble assez peu à propos. Mais inviter à ce que "l'on fasse l'amour" ne dénoterait-il pas une précipitation teinté de miévrerie dans votre relation puisque, rappelons-le, vous ne vous connaissez que depuis environ trois heures? Remontant comme par magie ou effet de forage des strates profondes de votre esprit, le souvenir du premier et unique tome de la Recherche du temps perdu que vous ayez lu vient se déposer délicatement entre vos lèvres. Vous songez à l'expression "faire catleya", ou "arranger les catleyas", décrivant, d'abord, le prétexte invoqué par Swann pour embrasser Odette (dans un fiacre, il lui propose d'arranger les catleyas, délicates orchidées qu'elle tenait en bouquet et dont elle avait, également, disposé quelques fleurs dans sa chevelure comme ornementation), ensuite, le simple fait de faire l'amour à sa maîtresse qui deviendra sa femme.
- Peut-être y'a-t-il quelque chose à creuser de ce côté-là? Malheureusement, votre <i>date</i> ne porte pas sur elle (ou sur lui) la moindre fleurs, mais peut-être pouvez-vous lui proposer d'arranger son oreiller en [[FAIRE OREILLER203]].
- Non, mauvaise idée, laissez tomber Swann ; vous essaierez peut-être son truc quand vous serez dans un Uber, mais vous vous rendez à l'évidence : ce n'est pas le moment. Rabattez-vous plutôt sur une expression un peu neutre, détachée, à la cool, comme "eh, est-ce que par hasard ça te dirait qu'on fasse du sexe." en [[A LA COOL BEBE821]].- Euh, non, c'est bon, j'en ai déjà un, vous répond dans le noir votre vis-à-vis d'un ton assez pointe la perplexité. Sûrement vous a-t-elle (ou il) mal compris.
Aussitôt dit, aussitôt vous sentez votre partenaire qui se retourne sur le côté, vers vous, et vous embrasse.
Vous vous dîtes que ça lui dirait, en effet, de faire du sexe.
Vos lèvres, vos langues, vos genoux se cherchent, se frottent, vos sexes gonflent et s'attirent et Les profils façon carte de tarot se présentent sous votre index allègre dont vous vous servez pour swipez de droite et de gauche. Mais à mesure que défilent, savamment offertes à votre regard, les mêmes photos de voyage au Maroc, en Thaïlande, en Australie ; les mêmes photos de salle de bain, les mêmes couleurs filtrées et les mêmes oreilles de chats numériques renchérissant les mêmes airs vaguement mutins, le doute s'insinue dans votre esprit : cette appli de rencontre possède-t-elle sa propre fabrique de clones destinés à remplir son catalogue brillant de 15 cm sur 10?
Vos parents vous auraient-ils menti ? Seriez-vous, vous-même, un clone? Après tout, vous ne possédez aucun souvenir personnel remontant à plus loin que vos 3 ans... et maintenant que vous y réfléchissez bien, vous ne vous êtes jamais tellement reconnu.e dans ce gros bébé joufflu et chauve apparaissant sur les photos de famille (alors que vous êtes plutôt du genre grande perche avec beaucoup de cheveux). Certes, vous ne pouvez vous prévaloir de ces abdominaux cuivrés, pas davantage que ces seins rebondis ou ces biceps galbés que vous voyez défiler sous votre pouce, mais cest sûrement parce que vous avez été enlevé de la ferme à clone trop précocement, voilà tout.
- Quelle injustice ! Dire que sans ce kidnapping, vous auriez pu être, vous aussi, un Apollon avec une barbe et des chaussons d'escalade fuchsia ou une Aphrodite de l'Instagram (#baignadenormale #jaimelescoquillages). Il est temps de percer enfin le secret de vos origines et de réclamer ces pectoraux qui vont sont dus ! en [[PECTOCLONE066]].
- Quel soulagement! Sans l'intervention providentielle de vos parents, vous seriez, vous aussi, (if: $genre is "homme")[prisonnier](if: $genre is "femme")[prisonnière] de ces pixels glacés sur fond de plage paradisiaque. Par contre, vous doutes dîtes que cela serait bien, tout de même, si l'une de ces divinités grecques en legging de sport voulait bien vous matcher en retour, que vous puissiez lui parler. Continuez de swipez votre amertume naissante en [[ET-SWIP!430]]
Ainsi donc, vos parents vous ont menti et il vous appartient désormais de cheminer, seul.e, sur les sentes escarpées du non-dit. Qu'à cela ne tienne.
Vous avez lu tous les James Ellroy. Vous connaissez le protocole : pour écarter les voiles du mensonge, du fric et de la came et cheminer enfin vers le doughnut de la vérité, il vous faut vous appuyer sur le bon bout de la raison. Car peu importe que le doughnut soit rond, doux et sucré comme la fesse d'un papparazzi : l'important est qu'il soit troué, en son centre. Et par ce trou, aussi petit qu'il soit, vous savez pouvoir discerner le réel de la fiction.
Aheum.
La première chose à faire pour retrouver cette usine à clones et le laborantin qui a bidouillé votre phénotype voilà une trentaine d'années, c'est donc, comme à chaque fois que vous avez un problème dans la vie, de composer le 06 08 05 03 95 (le numéro de votre maman).
- Allo ? Répond-t-elle. Jusque là, rien de grave. Vous appliquez le principe de l'interview-mitraillette appliquée tant par le CIA que par les plus grandes agences de journalisme people Comment ça va ? Et Papa? Et Tata ? Et Papi? Le repas chez les Dufresnaie s'est bien passé hier ? Est-ce que c'est vrai que vous m'avez enlevé, Papa et toi, d'une usine de clones lancées par la Silicon Valley voilà 32 années?
- Bien, aussi, oui, de même, oui, non, vous répond votre supposée génitrice du ton de la conversation, avant d'ajouter : Et toi chaton, le film que tu es allé voir était bien hier soir?
Ah, elle est forte, très très forte. Mais vous ne vous laisserez plus abuser par ce détachement feint. Il ne vous reste plus qu'une manière de savoir : pénétrer dans le quartier haute sécurité de la Finder Corporation, située sur un ancien tanker reconditionné, mouillant au large de la Californie du Nord, dans les eaux internationales. Le premier avion pour San Francisco part dans 5h et rien, vous dîtes-vous, ne vous empêchera de connaître la vérité (ainsi que ces pectoraux luisants qui vous font tant défaut).Bien décidé.e.s à en savoir plus, vous rangez trois slip, deux maillot de bain, un masque, un tuba et un sous-vêtement thermique dans votre sac avant de vous engouffrer dans un taxi direction l'aéroport.
NOTE MUSIQUE : fim noir au début / film d'action épique à la fin (Mission Impossible ? James Bond ?)
FELICITATION ! Vous venez...Selon que vous êtes plutôt lèche-vitrines, plutôt casanier.e ou plutôt du genre à battre le pavé, vous apparaissez
soit
Face à la devanture d'un magasin : [[DEPART1]]
Soit
dans la rue : [[DEPART DANS LA RUE]]
Soit
chez vous : [[DEPART CHEZ VOUS]]
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NE PAS PROPOSER *couple: [[DEPART COUPLE]]La vendeusedeur ne semblait pas préparé.e à vos questions. Après un instant de confusion, iel se reprend et vous annonce que "la politique de protection des données de Watashiwa Corporation Europe respecte la législation des îles Guernesey la plus stricte" et que, d'ailleurs, à condition d'appeler un numéro de téléphone à peine surtaxé (ou d'envoyer par courrier recommandé avec accusé de réception le formulaire idoine), vous pourrez recevoir en fichier texte l'intégralité des données vous concernant.
- Ah, en voilà une bonne idée ! Justement, la Watashiwa Corporation est également la compagnie qui gère l'appli FINDER ainsi que certains sites que vous utilisez pour acheter des jeux vidéos ainsi que certains films qui...enfin bref. Appelez immédiatement la hotline de la Watashiwa Corp pour obtenir une copie de toutes vos données en leur possession, en [[INVESTIGATION445]].
- Ah bon, si la législation est respectée alors. Continuez vos amplettes, allez dans la Réserve ou rentrez chez vous en [[REPLI1]]."La mère de Saint Valentin s'appelait Prudence", commente religieusement la vendeurdeuse lorsque vous émettez votre souhait. Puis il vous guide jusqu'à un présentoir où reposent les items suivants :
* Un assortiment de préservatif <i>Game of Thrones</i>, parce que, comme le stipule le slogan du produit dans la police de la série: "L'HIVER VIENT? ALORS COUVREZ-VOUS". Le vendeurdeuse vous assure que sur chaque préservatif dûment déroulé figure une représentation photoréaliste d'un personnage de la série. Vous pouvez les acheter à la pièce pour la modique somme de 5 euros chacun, taille unique.
* plusieurs exemplaires de remonte-couilles toulousains, méthode de contraception masculine fiable dépourvue de tout effet secondaire indésirable ("mais qui ne protège pas des ist et mst", prévient, professionnel, le vendeurdeuse), à condition de le porter au moins 15h/jour, tous les jours, toutes les semaines, tout le temps. ça vous coûtera 30 euros.
- 15h/jour tous les jours? Mais c'est hyper contraignant ! Vous exclamez-vous en [[15H/jour7/7]]
- ça alors, comme c'est intéressant. Mais comment donc cela marche-t-il ?Demandez-vous en [[SPERMICIDE312]].
- 30 euros ? Ahah ! Vous avez en avez déjà fabriqué il y a bien longtemps grâce à un tutoriel Youtube, la machine à coudre de votre grand-mère et un vieux slip oublié par votre ex. Achetez un préservatif (ou pas) et demandez à voir le reste de l'offre du magasin en [[DUR&DOUX]] ou [[OISHII FUYU NO KUDAMONO]].
La vendeurdeuse incline le buste et, sans un mot, vous guide à travers les rayonnages, jusqu'à un présentoir vous permettant d'hésiter entre :
- <b>Dobbydeska, l'elfe de maison soumis électronique</b>, modèle ultra-perfectionné de robot imitant à la perfection un elfe de maison. Rechargeable par simple prise usb type C, il possède une autonomie de 12h en utilisation normale, réagit à la voix de son propriétaire, peut épousseter les vitres et est capable grâce à Pensine, système novateur de deep learning développée avec Amazon, de finir par anticiper le moindre de vos désirs. "C'est donc le contraire de l'obsolescence programmée !" s'enthousiasme la vendeusedeur à côté de vous. Offre spéciale Saint Valentin : les accessoires "Chaussette de Dobby" et "Smartinet", fouet intelligent enregistrant la puissance de chacun de vos coup, sont offerts.
Prix : 70 euros.
-<b>Bath Simulator 2020</b>, jeu vidéo de simulation de bain über-réaliste, comprenant 134 modèles de baignoires différents, 87 ambiances et 18 fins possibles. Disponible sur PC, Mac et console. Possibilité de jeu multijoueur. Offre spéciale Saint-Valentin : le supplément Swarmth of Sweden (pour rajouter les options « sauna » et 12 nouveaux décors) est offert. Prix : 55 euros.
La personne en charge de la boutique vous fait par ailleurs remarquer que, si rien ne trouvait grâce à vos yeux dans le choix — pourtant immense — de ses éventaires, il ou elle pourrait — parce qu’elle (ou il) voit bien que vous êtes une client un peu à part — vous permettre d’acquérir ce qui se trouve dans la réserve. Hélas ! Pour accéder à ce saint des saints, il vous faut posséder la carte de membre du très select Club des Chérubains, qui vous permettrait de bénéficier de nombreuses réductions très avantageuses, d’être invité.e à des ventes privées et de recevoir gratuitement <i>les Courriers de Cupidon</i>.
- Si vous profitez de l'offre spéciale Saint Valentin, vous acquérez l'ensemble et allez vous promener avec vos nouveaux achats en [[COMME UN FILM AVEC HUGH GRANT]].
- Vous dîtes à le.a vendeurdeuse que c'est intéressant, dîtes, cet elfe de maison domestique robotique, mais que tout de même, toutes les données collectées par Pensine, là, sont-elles bien protégées? Et conformes au Règlement Général pour la Protection des Données ? Ne risquent-elles pas d'être exploitées pour d'autre utilisation que la simple amélioration du produit ? Allez donc voir en [[RGPD]] si vous y êtes.
– Si vous voulez obtenir la carte de membre, déboursez 50 euros puis accédez à la réserve en allant en [[CLUB]].
"Parce que vous connaissez des méthodes de contraceptions qui ne soient pas contraignantes?", demande le vendeurdeuse.
Puis, tandis que vous bredouillez un "bah, euh...", il (ou elle) se saisit d'autorité de ce dépliant édité par le ministère de la santé au tranchant acéré (dégât 1D4-2) qui dépasse de votre sac et se met à vous le lire à haute voix tout en vous montrant les petits dessins. Vous ingurgitez donc en un temps record un véritable petit cours accéléré sur les différents modes de contraceptions féminine dans lequel il est question de contraception progestative, de prise de pilule à heure fixe tous les jours pendant soit 21 soit 28 jours (25 est hors de question), de non-remboursement par la sécurité sociale et d'effets secondaires certes rares et/ou bénins mais néanmoins possibles. Sans vous laissez le temps d'en placer une, elle/il enchaîne sur les dispositifs intra-utérin (DIU) soit hormonaux soit au cuivre ainsi que sur les implants sub-cutanés, vous montre différents modèles de stérilets qu'il sort comme par enchantement de sa poche avant de vous demandez, enfin, d'une grosse voix : "ALORS, PAS CONTRAIGNANTES?"
Vaincu, vous lui achetez les préservatifs de toute la famille Lannister de Game of Thrones ainsi qu'un modèle fuchsia de Réchauffe-couille toulousain, pour la modique somme de 70 euros. Ainsi équipé, vous pouvez
- rentrer chez vous pour vous prendre en photo avec votre nouvelle acquisitionR en [[MIROIR MIROIR 202]].
- essayer d'intégrer, également, le très select club privée du Chérubain en [[CLUB]].
NE PAS PROPOSER
- [[Aller tester votre nouveau slip au comptoir de votre bar favori->TABOURET TOULOUSAIN]]
Ravi de votre intérêt, la vendeurdeuse se lance dans une explication détaillée du fonctionnement de son appareil phare. Vous apprenez donc que les testicules, placées à l'entrée des canaux linguinaux, donc dans un environnement à 37°C, arrêtent pratiquement la spermatogenèse, au point de faire passer, au bout de trois mois de réchauffement, le nombre de spermatozoïde par millilitre d'éjaculat sous le seuil des 1 million, en-deça duquel un homme est considéré comme stérile.
- ça alors ! Mais il vous en faut un tout de suite, pour vous ou bien pour offrir ! Déboursez 60 euros de votre porte-feuille pour devenir l'heureux ou (heureuse) propriétaire d'un Remonte-couille toulousain couleur fuchsia, puis rentrez chez vous pour l'essayer tout de suite en [[MIROIR MIROIR 202]].
- ça a l'air intéressant, mais vous préférez garder votre argent pour le moment pour acheter autre chose, en [[OISHII FUYU NO KUDAMONO]].
- ou bien vous rendre, carrément, dans la [[CLUB]].
Vous êtes un homme, un vrai, un Français qui est plus est. Il est de votre rôle, de votre genre, de votre éthos d'inviter votre rencard. Sortant votre carte bleue avec cette agilité que vous apprîtes auprès de Mysterioummous, l'incroyable magicien, lors d'un stage offert pour votre anniversaire il y a 4 ans, vous la tendez à la serveuse, silencieux, impérial, comme si vous aviez fait ça toute votre vie. Vos yeux tombent alors, presque par accident, sur le montant que vos doigts désinvoltes s'apprêtent à soustraire de votre compte en banque.
Hein ? Tant que ça ? Eh bien, bous n'auriez pas cru que... (deux purées de pommes de terre - certes au vinaigre de noisette - et une demi-bouteille de vin, cela ne devrait pas... enfin, ah, la gentrification de $ville n'est décidément pas un vain mot !).
- Bien. Vous vous rappelez que de nombreuses choses dépendent de ce geste si trivial de payer l'addition, comme, par exemple, de savoir si vous êtes un homme, un vrai, et de si vous allez pécho, ce soir. Vous serez bon pour manger des pâtes avec de l'huile de tournesol bon marché (colour: red)[(non-désodorisée)], quand vous serez tout seul chez vous. Allez en [[PATES-PREMIER-PRIX-95CENTIMES-LE-KILO]].
- Il est encore temps de faire machine arrière, vous savez ? Ce mouvement vous ferait gagner en raisonnable ce qu'il vous ferait perdre en élégance. Vous vous résolvez, la mort dans l'âme, à user de la très classique (colour: red)[(mais jamais désuettes)] astuce dite du "Oups, j'ai oublié mon code de carte bleue".
Vous entamez la délicate procédure consistant à taper un code erronné sur le terminal de carte (en faisant bien attention à ne surtout jamais taper la bonne suite de chiffre), jusqu'à ce que votre carte bleue se retrouve bloquée. Tournez-vous vers votre rencard avec ce sourire piteux que vous développâtes durant vos séances de clown-thérapie à la fac, en [[OUPS-EH-EH-DATE-D'EXPIRATION14/02]].Vous finissez de pianoter votre code et découvrez, en même temps que votre ticket de carte bleue, l'expression de votre rencard.
Elle est soit [[GENEE]], soit [[RECONNAISSANTE]]. Ce n'est pas la première fois que vous faites le coup à Kiki, la serveuse. Elle vous jette un regard de mépris et retourne vers la caise, pour, prétendûment "Parler à Marilou". Votre rencart, elle, vous prend la main et vous sussure : "Resto Basket ?"
Vous n'aimez pas voler. Vous savez combien les restaurateurices ont souffert pendant la pandémie. Votre purée était excellente et Kiki, malgré vos nombreux forfaits passés, vous a servi comme un client nouveau, et respectable. Pourtant, vous ne pouvez ignorer la flamme qui soudain illumine le visage de votre rencart. Attrapant d'une main le col de votre doudoune fushia matelassée à col en fausse fourrure, vous garder dans l'autre sa main à elle, et courez à perdre haleine vers la sortie de votre resto préféré, où il vous faudra songer à ne pas revenir.
Bientôt, vous entendez derrière vous des hurlements suraigus (sûrement Marilou en personne), puis des insultes, puis des sirènes (la police, déjà ? ou s'agit-il bêtement d'une ambulance?). Telles Bonnie and Clyde, votre petit bedon plein de délicieuse purée, vous et votre rencart courez, courez à travers la ville, riant, les joues rougies, les poumons en feu, courez à travers la nuit, les feux, les crottes de chiens, mais vers l'amour peut-être?
Soudain une douleur vive à la cheville vous foudroie sur un trottoir, vous vous affalez lamentablement contre un panneau publicitaire. Votre rencart s'arrête une demi-seconde, vous regarde d'un air désolé, puis se remet à courir.
Félicitations ! Vous venez de terminer la Saint-Valentin dont vous fûtes le héros /l'héroïne !
MUSIQUE : Karl Orff / musique de film noir-course-poursuite-batman?
BRUITAGE : sirène de police/ambulance/pompier / pâles d'hélicoptère?
Les profils de femmes à l'air tout à tour revèche, mutine, blasé, joyeux, défilent sous vos doigts, profil après profil après selfie, selfie sur profil, sourire en coin, peau bronzé, fesses, seins, émojis avion émoji verre de vin, vous swipez, et vous swipez encore à gauche, à droite, droite, droite, gauche, droite, droite, droite, gauche, gauche, gauche, gauche, droite, gauche, droite, gauche, droite droite, gauche... ça y est, vous êtes hypnotisé, votre pouce s'agite tout seul, comme en transe, vous n'êtes plus qu'un mouvement de balancier, un simple métronome et vous vous rendez compte que vous être en train de jouer silencieusement l'hymne à la joie de la 9ème symphonie de Beethoven. ça alors !
''(Gauche-gauche-droite-droite-gauche-droite-gauche-droite-droite-droite-gauche-droite-gauche-droit-droite-droite!)''
Mais en dépit de vos talents de compositeur méconnu, personne de vous like en retour, votre grande oeuvre semble condamner à n'être qu'un plaisir solitaire, chaque carte de tarot est une porte que vous essayez d'ouvrir, mais toutes les portes s'obstinent à demeurer fermée. Vous voilà enfermée dans cette galerie de photos en vous disant que, à un moment, c'est sûr, statistiquement c'est obligé, vous serez bien liké en retour par quelqu'un avec qui vous pourrez vous entendre. Vous continuez donc de swiper et swiper frénétiquement, vous ne regardez même plus les profils, vous êtes pris dans les envolées beethovenienne europhile, vous jonglez avec les sourires et les peaux bronzées, les émoji avions sont vos violons, les décolletés plongeant vos cuivres, les verres de vin vos flûtes traversières et ces fesses en legging de sport vos triangles, vous swipez, vous swipez dans la grande symphonie de la chope, c'est sûr vous allez bien finir par avoir une réponse positive, langoureuse qui tonnera l'apothéose, alors vous swipez, vous swipez ! et... le sit,e vous informe que vous avez épuisé votre quota de like journaliers. Il vous faut attendre 12h avant de continuer votre grand oeuvre. A moins de payer la modique somme de... hein? tant que ça ? pour devenir membre "premium" et avoir accès à un nombre illimité de like + un petit boost de visibilité algorithmique.
- Un membre premium ? Plus de visibilité ? Voilà qui est intéressant, cela vous permettra sûrement d'être enfin vu, entendu par toutes ces femmes qui ignorent jusqu'à présent votre existence! Allez taper dans le PEL de votre nièce pour devenir un "[[HYMNE A LA SWIPE]]" et accéder à la visibilité tant attendue. (Enlever 50 euros de votre inventaire.)
- Payer pour pécho ? Quelque chose vous met mal à l'aise avec cette idée. En plus, ce n'était pas comme si Finder était un site framasourcé, en open access, respectueux de la vie privée de ses utilisateurices. Vous n'allez tout de même pas enrichir les grosses corpos de la silicon valley, vous avez encore un peu de dignité. Tant pis, vous décidez de profiter de la compagnie de vos colocataires qui viennent justement de rentrer. Peut-être que vous n'allez pas les choper, mais au moins profiterez-vous de la chaleur de leur amitié, en [[CHALEUR INEPUISABLE]].
///Non, tant pis, allez vous coucher, seul peut-être, mais au moins digne ! En [[DODO2]].///
- Tiens, c'est vrai qu'il est pas mal ce 4ème mouvement de la 9ème symphonie de Beethoven, il était plutôt doué ce petit Ludwig; quel dommage qu'il ait été aussi honteusement récupéré par ces hordes de ploutocrates bruxello-strasbourgeois. En tout cas vous vous dîtes qu'il y a peut-être un truc à creuser avec cette histoire de swipe musicale. Sur Tik-Tok vous êtes sûr de faire un malheur. Lancez l'application en même temps que votre logiciel de bidouillage musical et préparez vous à connaître le succès en [[WOLFGANG AMADEUS MOSWIPE]]
NE PAS PROPOSER--------- 12h ? Mais... c'est maintenant que vous voulez pécho. Et ce profil là, de Zénobie77, qui aime le vin, , les avions, elle a un si beau sourire et vous ne pouvez pas la swiper maintenant ? Alors que c'est sûrement la bonne, si vous pouviez la swiper à droite, là, elle, elle vous likerait en retour, c'est sûr. Vite, craquez votre PEL, et
continuez à swiper en [[HYMNE A LA SWIPE]]. (Enlever 30 euros de votre inventaire.)
Après un petit temps de réflexion, vous composez la suite : émoticône sourire + main + tronc d'arbre + voiture de course + étoile filante + smiley qui adore.
Quelques secondes plus tard, vous recevez un enchaînement de smiley qui adore + abricot + langue + tgv + tornade tropicale + horloge + immeuble + carte + autobus + clin d'oeil + point d'interrogation ?
- Ouh, ça chauffe, ça chauffe, ça gonfle dans votre culotte, vite répondez-lui plus avant en commençant par l'émoticône crème chantilly en [[PROFITEROLLES46]].
- Ah, un abricot, ça vous donne envie de fruits, tiens, dans cette triste saison où vous ne mangez que des pommes et des clémentines parce que vous êtes allergiques aux poires et que les fruits de la passion, ce n'est pas très local. Rétorquez sans attendre par un émoticônes pêche + framboise + ananas, parce qu'après tout, qu'est-ce que l'Internet, sinon le lieu où vous pouvez réaliser tous vos fantasmes sans délais ni limites? Allez en [[SALADE DE FRUITS850]]. Aussitôt dit, aussitôt fait, vous vous présentez à l'adresse indiquée pour découvrir une façade recouverte d'affiches et un local bruissant de gens de tout âge, toutes chevelures, tout vêtement discutant, buvant, riant, écrivant des trucs sur de grands paper-board et perçant des bouts de bois avec des perceuses électriques.
Vous voyez bien DOUDOU2023 sur toutes les affiches et même sur quelques mugs, mais elle, en personne et en doudoune ou en pantalon, par contre, nul signe. A peine avez-vous le temps de vous rendre à cette évidence qu'un groupe de jeunes personnes avec des sourires particulièrement ravageurs vous alpague en vous proposant une eco-cup remplie de ce que vous supposez être une décoction de gingembre. Un verre, deux verres, trois verres et une explication du municipalisme selon Murray Bookchin plus tard, vous vous retrouvez, vous ne savez trop comment, à arpenter la ville en compagnie de vos nouveaux amis, un tube en PVC entre les pattes, pour ouvrir des panneaux publicitaires JCDecaux et remplacer les publicités pour parfum par des citations de George Orwell. Vous sentez alors une nouvelle sensation vous remuer les entrailles, un muscle dont vous n'avez pas conscience manifester son existence.
Serait-ce le muscle... de la politique? Grisé.e par cette découverte, le goût du risque, l'entraînement de groupe et une nouvelle lampée de décoction de gingembre, vous vous dîtes que peut-être que, ce soir, vous allez pécho bien plus qu'une zouze ou un gonz, plus que toutes les dates que vous auriez pu avoir, davantage encore que ces ex que vous auriez pu rappeler. Oui, ce soir, vous allez pécho la croyance qu'il est encore possible de bâtir un monde où vous serez davantage que des carte de tarot de 15 cm sur 10, davantage que des données aspirées par des multinationales supra-légales. Ce soir, oui, la vision de votre reflet dans la vitrine JCDecaux dédiée à un service de livraison de sex-toy à domicile vous le confirme, ce soir, c'est la croyance en une humanité libérée de l'argent et des rapports de domination, de tous les rapports de domination, que vous allez pécho ce soir! Aidé de deux camarades pareillement galvanisés, d'un coup de poignet bien décidé, vous attaquez cette vitrine éhontément lumineuse en ces temps de dérèglement écologique et finissez ainsi joyeusement cette saint valentin dont vous fûtes le héroïne.
FELICITATIONS ! Vous avez...
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/JCm3qcUUSac" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe> (if:$bouclier is 1)[Les lueurs des automobiles, des vélos, des lampadaires et des devantures de magasins se reflètent joyeusement dans votre bouclier ; tout le monde se retourne sur votre passage, vous êtes une boule à facette ambulante et vous réjouissez d'apporter - au mépris de la sûreté des automobilistes éblouis, ça leur apprendra - un peu de couleur et de joie dans le triste hiver, dans cette morne agglomération. Arrivez à un passage piéton, vos]
(else: )[Vous vous sentez plein.e de joie et vous mordez la lèvre en jetant de droite et de gauche un regard brillant pour voir si vous pouvez enfin traverser ce passage piéton. Vos] yeux s’arrêtent sur ceux d’un grand monsieur à moustache et lunettes d’écaille, qui s’apprête à traverser, comme vous.
(if: $genre is "femme")[Vous sautillez prestement sur les bandes blanches, tandis que le possesseur de la moustache marche tout derrière vous en faisant de petits bruits de bouche que, pour se donner un maximum de chances, il alterne avec des ‘ça va toi ?’ : ‘Mpfpft, mpfpft mpfpft ça va toi, mpfpft ça va toi, mpfpft mpfpft ça va toi’, etc.
- Vous décidez d’utiliser le même langage que lui : vous aspirez entièrement vos lèvres à l’intérieur de votre bouche et produisez simultanément un bruit d’évier et une affreuse grimace, que vous lui adressez. Allez en [[EVIER62]].
- Vous vous souvenez de vos bonnes notes en marche athlétique et vous mettez à marcher à une vitesse approximative de 15 km/heure sans pour autant jamais perdre le contact avec le sol. Allez en [[VÉLOCE72]].]
(if: $genre is "homme")[Vous songez que vous devriez vous faire pousser la moustache, vous aussi ; ce n’est pas beau mais enfin ça donne l’air vieux. Les mains dans les poches, vous sautillez prestement sur les bandes blanches et atteignez le trottoir d’en face en vous imaginant avec de grands favoris roux.
- Vous décidez de longer le canal, tant qu’il fait bon, allez en [[CANAL236]].
- - Mortifié-e, vous décidez de vous asseoir sur un banc, de vous éplucher une clémentine et de ne rien perdre de ce qu’il y a à regarder, alle [[CLEMENTINE8/4]] ]
Au bout de quelques échanges sulfureux (émoticônes Vésuve + Etna + Sources chaudes des Pyrénées + maillot de bain + huître), vous convenez de vous retrouvez rapidement (if: $David is 1)[au domicile de David](else:)[à son domicile].
Coup de brosse à dents, bus, marche à pied, sonnerie, ascenseur, porte qui s’ouvre : vous voilà chez lui, vos deux préservatifs en poche et les mains légèrement moites. A partir de là, tout est très rapide : après deux verres de crémant – très – vite expédiés, vous vous retrouvez au lit, c’est-à-dire à côté du jeune homme - qui est moins beau que sur la photo d’ailleu...mais que fait-il ? Ah bon, comme ça, mais qu... ? Ah, et puis... on dirait que...eh bien oui, il jouit, il s’affale à côté de vous en fermant les yeux.
Déjà ? Mais vous-même aviez à peine commencé à... Enfin peut-être fait-il simplement une petite pause, avant de repartir de plus belle ? Il rouvre les yeux, se lève soudain et se met à faire des pompes à côté du lit. Vous comprenez à toute une série de signaux subtils (vous avez regardé deux fois l’intégralité de la série Sherlock) que vous pouvez disposer.
Trois minutes et 42 secondes plus tard très exactement (13 minutes et 29 secondes après être entré dans son appartement), vous voilà dehors.
Il neige et les flocons dansent mollement devant les devantures des magasins allumés.
Vous avez froid.
Vous êtes seule.
Félicitations ! Vous venez de finir la Saint-Valentin dont vous êtes le héros !
NOTE MUSIQUE : mary poppins? (musique du père sous la neige OU chem-cheminée?)
Vous découvrez, émerveillé.e.s, le monde sans limite des émoticônes végétaux dont la liste initiale, par trop limitée par l'application (mais où est donc le yuzu ? la nèfle ? l'arbouse, l'amélanche, la cornouille ?!), peut heureusement être craquée grâce à une petite manipulation informatique dont un groupe de bio-dragueur a donné le tutoriel sur YouTube.
Il ne vous en faut pas plus pour enchaîner les combinaisons les plus audacieuses : banane + coing + kaki + fontaine, kiwi + courgette + bergamote + smiley tire-la-langue et, enfin, votre préféré : alkékenge + aubépine + litchi chevelu + explosion.
Vous vous rendez compte, alors que vous êtes en train d'implémenter l'émoticône de l'aguaje, qu'Emotiti a cessé de vous répondre depuis bien longtemps. D'ailleurs, il est 1h35 du matin.
ça alors, comme le temps passe ! Vous verrez bien demain si le primeur asiatique du bas de la rue réagira à vos avances lorsque vous lui passerez commande d'un kilos de jabuticaba bien gélatineux. Pour le moment, il est l'heure d'alors dormir, l'eau encore à la bouche.
FELICITATIONS...Les yeux modestement baissés, votre rencart vous sussure un petit merci, entre ses dents. Tandis que vous faites un mouvement vers la droite pour saluer Kiki et Marilou avant de partir, vous avisez que votre rencart amorçe également, telle votre ombre, un mouvement vers la droite. Puis, alors que vous allez vous repoudrer le nez aux lavabos, vous apercevez dans le miroir, derrière votre épaule, votre rencart, les yeux toujours modestement baissés, qui vous a, encore, suivi·e. Elle/il semble regarder fixement ses chaussures.
Vous faites un petit pas de droite et hop, elle/il vous suit à droite. Puis un petit pas de gauche et hop, il/elle vous suit à gauche. Vous sautez, il/elle saute.
- Ça alors ! Comme c'est amusant ! Grisé·e par ce petit jeu, vous faites un mouvement de breakdance, pour voir si il/elle vous suit, en [[BREAKDANCE67]]
-Vous vous retournez vers elle/lui, intriguée, et lui demandez pourquoi donc il/elle vous suit comme ça partout jusqu'aux toilettes, en [[CEST-FINI-OUI?]]
Par votre geste plein de panache, vous avez grave marqué des points et vous êtes conformé à ce que l'on attendait de vous - pensez-vous.
Plein.e de l'assurance nouvelle que vous donnent ces quarante trois euros, balancés, comme rien, devant celle que vous pourriez désormais nommer votre conquête,
- Vous devez enfoncer le clou pour lui assurer une soirée qui restera profondément gravée en sa mémoire comme merveille, pinacle, feu d'artifice, ivresse d'étonnement, de joies et d'endorphines et qui vous fera apparaître comme "quelqu'un qui en a".
- Vous lui proposez d’aller écouter (if: $valentin is 1)[le concert de Valentin Vander](if: $fabio is 1)[le concert d'Angelo Stracciatelli](else:)[les meilleures reprises de la chanson triste des années 60 par Antony Wahba]. Allez en (if: $valentin is 1)[[VANDER CONCERT]](if: $fabio is 1)[[ANGELOOOOO]](if: $Antony is 1) [[S'IL SUFFISAIT QU'ON S'AIME1964]].
- Vous sortez tous les deux hors du bar. Allez en [[DEHORS302]]Vous vous embrassez, passion dévorante, faim de l’autre, plaisirs des langues, des bouches, des genoux (vous avez toujours aimé les genoux), des genoux qui s’emmêlent.
Votre main se perd dans ses cheveux tandis que la sienne vous plaque fermement contre elle, contre lui. Votre main va aller chercher sa peau sous les couches de vêtements et il, ou elle, vous enlève votre cravate, chercher la fermeture éclaire de votre gaine. Vous êtes rapidement tout nus sous la couette, avec seulement une chaussette au pied gauche et il...et elle...et vous...avec son...et là...oooh, ouiiii, aaaaah, seigneur, c’est … - tiens, vous ne connaissiez pas cette position - et il, et elle, et vous ! Et...Eeeet? Mais, serait-ce? Ah oui, le préservatif a craqué. Vous vous regardez tous les deux, que faire ? Vous avez très envie de... encore.
Beaucoup encore.
Avez-vous un autre préservatif? Si oui, allez en [[OUF!4H20]].
Si non,
- Vous vous regardez mutuellement, et d'un acquiescement muet, repartez de plus belle, en [[RIEN A FOUTRE 303]].
- Vous vous regardez mutuellement, et partez tous deux d'un petit rire dépité. Tant pis, de la contrainte nait la créativité et vous disposez de dix doigts chacun et autant d'orteils, vous allez sûrement pouvoir vous en sortir. Allez donc en [[CREATIVITE76]].Vous vous félicitez de votre prévoyance et à nouveau vos corps se rapprochent ; vos voix se font massages, vos doigts murmures. Caresses et baisers s’entrecroisent et vous tentez de ne pas mâcher ses cheveux en voulant mordiller ses oreilles. C’est dur, mais vous vous en sortez.
Vos jambes se mélangent, vos mains se font plus entreprenantes : assez rapidement (c’est-à-dire au bout d’une trentaine de minutes), vous êtes tous deux presque nus avec une seule chaussette au pied. Sous la couette, il ou elle repose sur le flanc, vous présentant son dos, vaste tabula (if: $tabula is "rasa")[plus du tout tasa cette fois](else:)[pas du tout rasa], sur laquelle vous laissez divaguer votre doigt, parcourez (if: $omega is 1)[ses points d’énergie, ses omicron, ses nû, dessinez le contour de ses muscles, de ses lambdas (il a les kappas les plus développés que vous ayez jamais vu) et composez, votre index comme calame, un éphémère poème dans le langage de son corps
Tandis qu’il se retourne pour vous répondre de ses propres rimes, vous soupirez d’aise et ne voyez passer ni la nuit, ni l’heureuse fin de cette Saint Valentin dont vous fûtes le héros.](else:)[parcourez ses points d’énergie, dessinez le contour de ses muscles (elle a les trapézoïdes les plus développés que vous ayez jamais vu/ vous n’arrivez pas - c’est curieux tout de même - à trouver ses trapézoïdes dans cette carcasse dégingandée) et descendez rêveusement, votre index comme péniche, le fleuve de ses vertèbres.
Alors que vous remontez de sa crête iliaque pour explorer tendrement son dorsal latéral gauche, vous apercevez de minuscules - deux, trois millimètres de diamètres, pas plus - ronds plus clairs : des petits points de lumières qui, sur sa peau de cuivre assombrie par la pénombre nocturne où vous êtes, ressortent comme autant d’étoiles d’un genre nouveau. Constellation sans pareille, infiniment grand curieusement incarnée dans l’infiniment petit, tombée par hasard sous vos doigts d’astrologues, qui vous illumine soudain et qui, dans cette chambre plongée dans la nuit, alors que par la fenêtre tombe toujours la neige, vous montre l’heureuse issue de cette saint Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
Vous décidez donc d'un acquiescement commun d'en avoir rien à foutre et, à nouveau, vos corps se rapprochent ; vos voix se font massages, vos doigts murmures. Caresses et baisers s’entrecroisent et vous tentez de ne pas mâcher ses cheveux en voulant mordiller ses oreilles. C’est dur, mais vous vous en sortez.
Vos jambes se mélangent, vos mains se font plus entreprenantes : assez rapidement, vos sexes se remélangent et vous vous dîtes que, oh, ooooh, oh la la, c'est vraiment très très agréable et que cette histoire de pandémie de SIDA est tout de même bien regrettable. Au bout d'un certain temps à essayer un certain nombre de positions (quoique celle de la grenouille vous paraisse à tous deux de loin la plus récréative), vous finissez allongé.e.s côté à côté sur le lit, pantelant, le coeur battant à tout rompre, les cuisses en feu et les muqueuses légèrement irritées. Vous sentez tout de même une légère gêne, un peu coupable, s'installer quelque part au-dessus de la lampe éteinte et vous obsède un brin tandis que vous cherchez le sommeil (vous pensez que votre rencard dort profondément, mais vous n'en êtes pas sûr). Il faudrait quand même que dans un mois vous alliez vous faire tester.
Vous tournez et vous retournez dans votre coin du lit en ressassant votre crainte de tomber sur la doctoresse du centre de dépistage avec le grain de beauté sur le front, celle qui vous évoque toujours la mère de votre ex, quand, heureusement, le sommeil vous trouve enfin.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Vous vous regardez et, en riant à moitié jaune (parce que vous avez tous les deux très envie de... hein, quand même), évoquez ce chapitre sur la sexualité au XVIème siècle que vous avez tous les deux lu dans l'Histoire des Femmes coordonnée par Michelle Perrot. Il y était dit que, puisque, d'une part, un nouveau mal identifié comme sexuellement transmissible faisait des ravages dans les villes et les campagnes, d'autre part, les moyens de contraception, à défaut d'industrie pharmaceutique et de culture de latex intensive, s'avérait drastiquement moins efficace qu'aujourd'hui, les hommes et femmes de l'époque faisait contre mauvaise fortune bon sexe. Et vous vous souvenez soudain de ce que vous disait votre grand-mère quand vous eûtes atteint votre puberté et elle son 4ème verre de schnaps : "Ma petite, à défaut de préservatif, il faut avoir le genoux vif !"
Cherchant à étancher une soif furieuse, mais sans carafe à votre disposition, vous vous rodomontez la rondelle, astiquez les genoux, caressez la moustache, léchouillez les aisselles ; vous défaillez presque quand il... quand elle...d'une main vous stimule le périnée, de l'autre vous malaxe le fessier droit et de la bouche vous suçote les deux oreilles. Ne désirant pas être en reste, vous manquez de vous déboîter les maxillaires en lui pourléchant la minette ou en lui raidissant la badine. Et le temps passe ainsi jusqu'à ce que, d'un commun accord, vous finissiez par vous endormir, béates, béats, dans les bras l'un de l'autre.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Vous contemplez votre intérieur propret dévasté par la nostalgie : tout vous rappelle votre ex et surtout les témoignages de votre animal-totem de couple. Ensemble vous étiez deux petits hérissons, et vous vous étiez donné des petits noms mignons parmi lesquels, par un de ces procédés linguistiques qui président aux grandes évolutions lexicales, un en particulier avait fini par devenir largement dominant dans vos interactions : "Chérissons". Vous étiez donc devenus deux chérissons et même, plus particulièrement, deux chérissons du Suricante, région inventée lors d'une soirée passée à consulter un ouvrage de cartographie traînant dans la bibliotèque de votre grande-tante. Par la suite, l'existence du chérisson du Suricante s'était vue, semaine après semaine, raffermie par des dessins, des lithographies, des stickers, des aimant pour frigo et - même - une page wikipedia. Vos chaussons étaient devenus des "chérichaussons", votre robe de chambre une robe de chérissambre et vous vous étiez habitués à communiquer par toute une gestuelle compliquée de petits plissements de nez et de battement d'oreilles (donnant lieu à des jeux érotiques que vous n'auriez jamais cru possible avant de tomber amoureux). Tout cela avait durée jusqu'à ce que, il y a deux mois, votre chérisson adoré ne vous informe qu'il (ou elle) voulait vivre une relation non-exclusive, mais épanouie avec son amant berger dans le Larzac.
- ah, cela tombe bien, car vous aussi vous aimez beaucoup son amant du Larzac et, ma foi, vous pourriez bien vivre une relation non-exclusive mais épanouie tous ensemble, en plus vous commencez à en avoir marre de la ville et vous avez toujours aimé les bêtes. Allez en [[MARRE DE LA VILLE30187]].
- Son amant qui est berger dans le Larzac ? Ah? Ah, bon... Ben, si c'est une relation qui est non-exclusive, peut-être que vous pourriez continuer à être, par exemple, en couple, parce qu'après tout, le Larzac, ce n'est pas si loin, et puis quand elle (ou il) sera avec son amant, vous, ça vous laissera le temps, disons, vous mettre enfin à la viole de gambe, depuis le temps que vous en rêvez. Allez en [[VIOLE DE GAMBE1715]].
Votre appartement était donc parsemé de représentation de chérissons,Double-click this passage to edit it.Assez rapidement, vous finissez par comprendre que l'amour de votre vie entend mener une relation non-exclusive, certes, mais pas avec vous. Qu'elle vous aime encore, cependant, et que votre lien si particulier que vous avez tissé, année après année, petit-déjeuner après repas de nouvel an, découvertes prostatiques après jeux vidéos, ne sera pas moins bien qu'auparavant ; tout simplement différent. Double-click this passage to edit it.
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<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/FxrHst6RyT0?start=24" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>- Vous identifiez-vous comme de genre masculine dans une recherche de type hétérosexuelle?
Si oui, allez en [[ET SWIP HOMME]]
- Vous identifiez-vous comme de genre féminin? Si oui, allez en [[ET SWIP FEMME]].
Aussitôt dit, aussitôt fait ! En deux, non, trois, quatre, cinq, dix, vingt-trois clics plus tard, vous recevez un fichier de 90 megaoctets, soit environ 534 000 mots de textes bruts sans ponctuation ni retour à la ligne. Avec un mélange de fascination et d'horreur, vous vous rendez compte que la Watashiwa Corporation Europe connaît tout, absolument tout de votre vie, de vos désirs, de vos fantasmes. Vous allez sûrement y perdre 3 dixèmes à chaque oeil, mais vous lirez la coupe jusquà la lie ! Vous asseyant dans un coin de réserve du magasin, sur un carton de tour eiffel - ceinture en latex dont l'usage vous laisse perplexe, vous vous plongez dans les premières lignes du "Personal Data subject 34654 XK 3230Z" (C'est vous ça vous émeut un peu). Un grand moment d'introspection vous attend et vous conduit jusqu'au bout de la nuit.
FELICITATION ! Vous avez fini...
NOTE MUSIQUE : x-files ? inspi musique de thriller/Sherlock
NOTE BRUITAGE : cliquetis de clavier/ronron de serveurUn, deux, trois, quatre et petit-saut, deux, trois, quatre. Un, deux trois, quatre et petit-saut, deux, trois quatre, et je bougeu-mon-bassin, deux, trois quatre. En quelques instants, les toilettes de chez Kiki et Marilou sont transformées en salle de zumba et le plus beau, c'est que le/la prof, c'est vous.
Vous n'avez jamais fait de zumba, certes, mais vous regardez tous les ans la cérémonie d'ouverture du superbowl et, ce soir, Shakira a pris possession de votre corps. Votre rencart, tout·e suant·e, vous imite en tous points et s'élance, comme vous, les bras au ciel, pour glisser à genoux sur le carrelage des toilettes. Puis, tandis que vous vous relevez, un peu ému·e, un peu souffrant·e - c'est fragile, une rotule -, votre rencart, comme pris·e d'inspiration, prend enfin, semble-t-il, son autonomie chorégraphique. Tel·le Marta Graham, démesurément fièr·e de voir grandir votre disciple en mouvement, vous l'observez tandis qu'il/elle sautille de côté en se frappant la poitrine. Décrivant autour de vous des cercles de plus en plus rapprochés, il/elle scande une sorte de comptine qui ressemble à une version néo-zélandaise de "Promenons-nous dans les bois".
Un instant, vous craignez que Kiki, Marilou et leurs autres client·e·s, de l'autre côté de la porte, ne finissent par se demander ce que vous faites - mais après tout, vous êtes bien comme chez vous, dans ce rade. Que n'avez-vous pas vécu dans ces toilettes ? Que n'avez vous pas ri, dansé, pleuré ? Que ne vous êtes vous pas révélé à vous-même ? La transe est encore là et il vous faut la vivre. Vous revenez à la danse et à la comptine. "Promenons-nous, dans les bois", scande votre rencart en se frappant les cuisses. "Pendant que le loup n'y est pas", lui répondez-vous en levant les bras au ciel dans une sorte de supplique au luminaire "ciel étoilé hémisphère sud" que Marilou a acheté chez Nature et Découvertes.
C'est alors que votre rencart se fige en son élan et, tirant de la poche arrière de son jean un long sautoir en perles de verre bleu, se prosterne devant vous et vous présente, en offrande, ce chef d'oeuvre de l'artisanat bourgeois bohème, en hurlant "POTLATCH!"
- Nullement surpris·e par la tournure des évènements, vous vous prosternez à votre tour et, détachant de votre poignet la montre-boussole en Coltan et diamants sud-africains que vous a offert votre Tonton Richard pour Noël, vous la lui tendez cérémonieusement, accompagné d'un petit mouvement de menton en direction de la porte des toilettes, comme pour signifier : "Et après, on va chez moi?", en [[CONTREDON412->CONTREDON]].
- Potlatch ? Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Vous prétextez un besoin urgent pour vous isoler dans un toilette et poser la question à Google, en [[WIKI]].
Qu'est-ce que c'est que ce cirque ? Demandez-vous, outré.e, à votre rencart, qui, imperturbable, répète sur le même ton : - Qu'est-ce que c'est que ce cirque ?
Comme vous le/la saisissez au col, votre rencart finit par vous expliquer que tout le programme de cette douce soirée n'était en fait que l'objet d'un pari avec Kiki et Marilou qui, un peu éméchées, se demandaient si vous êtes gay.
Ca alors ! Vexé.e comme un pou, vous regardez repartir votre traître rencart, mi gêné.e, mi-hilare, vers la salle du bar où, certainement, elle.il ne manquera pas d'aller faire son rapport aux deux tenancières de ce bouge où vous avez malheureusement vos habitudes.
Seul.e dans les sanitaires, face au miroir, vous vous posez alors la question à voix haute.
-Suis-je gay ?
Puis vous rentrez dans un toilette, sortez une boulette de la cachette secrète aménagée dans votre culotte de tulle nacré et vous roulez un gros joint.
Vous en tirez une bonne bouffée. Vous réfléchissez.
Vous entendez soudain s'approcher le pas léger de Marilou. Les pointes de ses escarpins apparaissent sous la porte. Elle y assène trois coups monumentaux et hurle :
- Pascaaaal ? Tu fumes de la drogue ?
Tressaillant, vous éteignez votre splif et le rangez dans sa cachette, parvenez de justesse à éviter que le précieux tulle ne se prenne dans votre fermeture éclair, puis tirez précipitamment la chasse et sortez de la cabine en agitant sous le nez de Marilou votre index droit.
- Non je fume pas. Et le pastis c'est de la drogue aussi, d'abord. Et je m'appelle pas Pascal.
Mais vous ne vous en tirerez pas si facilement. Marilou s'installe à côté du sèche-main et tapote le tabouret à côté d'elle.
-Je crois qu'on a quelques petites questions à se poser, tous les deux, vous dit-elle.
A votre âge, vous n'avez pas très envie de vous fader l'habituel discours sur la prévention des risques. Cependant, Marilou est la patronne de votre bar préféré et vous obtempérez.
Vous vous approchez d'elle.
Après trois heures trente de discussion où elle vous fait part de tout ce qu'elle aime chez vous, où vous lui détaillez les blessures de votre enfance et vos premiers égarements métaphysiques, votre découverte du black métal norvégien, votre goût pour le tulle nacré et le détail de vos émois amoureux depuis le collège, vous en arrivez tous deux à cette conclusion : Eh bah oui, vous êtes gay. Tous ces élans, que vous aviez confondus avec des rêveries, eh bien, c'étaient des élans, hein voilà tout.
Et tandis que vous aidez Kiki à rentrer les tables et Marilou à descendre le rideau roulant de votre bar préféré, vous vous dites que vous n'avez pas perdu votre soirée. Vous prenez un nouveau souffle. Vous allez enfin pouvoir arrêter de vous isoler tous les quarts d'heure dans les toilettes pour demander à votre reflet, dans le miroir, ce qu'il est encore allé inventer.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
NOTE DE MUSIQUE : Let it go (reine des neiges) ? Mylène Farmer ? Cher ?
Vous ouvrez l'objet. Quelques pages noircies d'une petite écriture maladroites font défiler sous les yeux du/de la graphomane que vous êtes des successions de phrases plus ou moins complètes, de listes, de notes hâtivement scribouillées dans un franglais brouillon. Des formules mathématiques succèdent à des diagrammes et des flèches font se rejoindre des termes amphigouriques. Il est en tout cas question de FC, kino, Redpills, escalation, wingman, BAYSER et « coucher avec une fille. »
De tout cela, vous parvenez à déduire que vous avez mis la main sur un carnet de séducteur professionnel. Qu'en faire ?
- Saint-graal de la Connaissance ! Alleluïa ! Joie ! Noël ! Initié du premier grade, vous reconnaissez les signes secrets : plus qu'un carnet de séducteur, c'est un carnet de PUA, un Pick Up Artist, un de ces êtres légendaires qui hantent les bars et les rues piétonnes à la tombée du jour et qui, dit-on, sont capables d'emballer une fille en moins de 2 minutes top chrono, sans dépenser un kopeck et sous l'oeil cyclopéen d'une caméra GoPro reliée via youtube à une communauté enthousiaste de 3 millions de followers !
Tomber sur pareille relique un soir de Saint-Valentin ... Un soir de Saint Don Juan, devriez-vous dire, car, avec ceci en votre possession, c'est vous qui vous le dites, vous ne rentrerez pas seul, ce soir ! Plongez-vous plus avidement encore dans l 'ouvrage en [[SCIENCE 1]].
- Seigneure Simone de Beauvoir, mais c’est un carnet de PUA, cette communauté masculine qui situe les relations femmes-homme quelque part entre une équation du second degré et la page 134 de " 9 ways to become a winner ". C’est curieux, vous avez l’impression que la langue française cherche à s’échapper par tous les pores de la couverture-carton et vous vous demandez ce qui peut passer par la tête de quelqu’un qui apprend par coeur des répliques de conversation.
Jetez la chose dans la poubelle jaune la plus proche et continuez votre petit périple, chez vous, en [[REPLI1]] , ou dans votre bar favori en [[KIKIMARILOU]] .
- Oh, tiens, un carnet de PUA. Ça vous rappelle celui que tenait votre ami Thomas lorsqu'il avait 20 ans, l'assurance d'une huître de Madagascar et des boutons plein le visage. Vous vous demandez brièvement ce qu'est devenu Thomas depuis son départ il y a deux ans pour la jungle guyanaise. Sacré Thomas.
Mais le temps n'est pas à la nostalgie, vous êtes à la Saint-Valentin et il est temps de vous faire de l'argent. Votre esprit d'entrepreneur, le même qui fit la fortune de votre grande-tante dans la vente de fusils de chasse à double-détente pendant la guerre d'hiver, revient vous gratouiller derrière l'oreille. Le Chérubain paierait une fortune pour posséder un pareil objet ! Ni une, ni deux, vous allez âprement troquer, commercer, négocier, marchander, boursicoter du cours d'amour en format 18 cm sur 12 et 15 mm d'épaisseur que ça ne va pas traîner, vous allez ressortir de là des dinhars plein les poches et des cartes de membre d'honneur dépassant du veston.
Retournez au magasin en [[CONSOMMATION2]].
Votre rencard paraît peinée, mais enfile la montre 24 carats autour de sa cheville. Elle détache ensuite la rivière de perle qui pend à son cou et vous la remet en précisant : "je la tiens de ma grand-mère qui la reçut elle-même de sa grand-mère qui la tenait de sa tante." Et de ponctuer d'un petit hochement de menton qui vous exprime en silence : "Quant à moi, je resterais bien un peu plus longtemps ici".
Fichtre, on vous résiste ! Vous voilà tenu d'accepter ce présent, que vous enroulez entour de votre avant-bras gauche. Mais vous avez plus d'un tour dans votre attaché-case. Vous lui cédez votre veste Karl Lagerfeld chiné au Marais il y a 1 an ; elle vous offre son sac à main 100% simili-cuir de Nouvelle-Zélande avec fermeture en argent ; Les dons et contre-dons s'enchaînent bientôt dans ces toilettes à une vitesse à faire pâlir Philippe Descola : gourmette en or gravée à votre nom datant de votre première communion et offert par votre grand-papi, escarpins avec double-boucle à paillettes en platines achetée chez LVMH par son premier amoureux ; un bon pour un dîner deux personnes au restaurant triplement étoilé "L'aligothé", rencontre audacieuse de gastronomie auvergnate, de cours de Shibari et d'assortiment de thés du Wunan ; un bon pour un dîner deux personnes au restaurant triplement étoilé PLUS une réservation pour 3 personnes dans un hôtel de luxe du Puy-en-Velay ; les clés de la Fiat mini avec jante plaqué or que vous a laissé votre père ; les clés de la Twingo avec toit ouvrant qu'elle-même tient de son grand cousin, vous sentez que vous brûlez, elle faiblit, il ne tient qu'à vous de lui asséner le coup de grâce :
- Si, au prix d'une dette à vie contractée auprès de votre contact du Chérubain, magasin de parfums, savons, ustensiles et accessoires coquins, vous décidez d'offrir à votre rencard une promesse d'une semaine de vacances avec stage de plongée pour elle et toute sa famille aux Maldives, remportez le potlatch en [[VICTOIRE808]] .
- Si vous vous rendez compte que vous n'avez, objectivement, pas les moyens de gagner cette bataille, vous jetez un regard noir à votre adversaire et rentrez piteusement vous coucher, en [[DODO2]] .Le potlatch (du verbe chinook "potlatch", qui signifie donner) est un système culturel de dons / contre-dons fonctionnant dans un cadre de partages symboliques. Une personne offre à une autre un objet en fonction de l'importance, sentimentale et matérielle, qu'elle accorde à cet objet. L'autre personne, offre en retour un autre objet lui appartenant dont elle estime l'importance comme équivalente à celle du premier objet offert. Le potlatch peut se renouveler un nombre indéfini de fois.
Originellement, la culture du potlatch était pratiquée autant dans les tribus du monde amérindien (les Amériques) que dans de nombreuses ethnies de l'océan Pacifique, jusqu'aux Indes, au cours de cérémonies dansées. C'est pourquoi les premiers colons européens ont pu considérablement spolier les indigènes qui pratiquaient le potlatch, car ils leur échangeaient de l'or contre de la bimbeloterie ; les Indiens, croyant à la valeur « potlatch » de ces échanges, pensaient que ces trocs étaient équilibrés.
- Sapristi ! Ecrasée par le poids du passé colonial, honteux.se de l'appropriation culturelle dont vous venez de vous rendre coupable en imitant grossièrement, dans les toilettes, les danses rituelles des peuples autochtones du monde amérindien, vous rangez votre ordiphone à sa place dans la poche arrière de votre slip toulousain - ou dans votre étui à pisse-debout - , saluez brièvement votre rencart et rentrez chez vous, mortifié.e, en [[REPLI1]]
- Sacrebleu ! C'était donc cela que votre rencart faisait ! Il/Elle, s'étant vue payer son repas, cherchait à s'acquitter de sa dette symbolique envers vous, en vous offrant son collier de perles. Un vieux collier de perles en verre, en échange d'un dîner à 43 euros. Haha. Vous décidez de lui offrir, en contre-échange, un paquet de chewing-gums entamé, et sortez du toilette, en [[PISARRO]]
Vous sortez donc du toilette, bien décidé à gratifier votre rencart d'une petite danse pseudo-rituelle avant de lui offrir vos vieux malabar. Mais l'entrée des toilettes est vide. Pressentant, sans doute, que le contre-contre-don serait une vile arnaque, votre rencart s'est éclipsé.e. Vous vous retrouvez donc, marri.e, seul.e, face au miroir des lavabos. Vous vous trouvez, soudain, un air d'indigène spolié par les espagnols. Comment a-t-il, comment a-t-elle pu ? Vous glissez un malabar dans votre bouche, dont le rictus vainqueur se transforme lentement en moue de dépit tandis que vous le mâchez face au miroir.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].A SUPPRIMER ? REMPLACEE PAR SCIENCE 1?
Sur le chemin de votre bar, vous ne pouvez vous empêcher de suivre avidemment, via son journal, votre mystérieux prédécesseur.euse, gravissant la pente escarpée de l'Artis seductoris greatissimo.
Tel un.e jeune sorcier.e soudain téléporté dans un château écossais, vous marmonnez les formules magiques qui s'offrent à vous pour mieux les répéter le moment venu : il faut faire monter la buying temperaturus de la high value targetis, car - ne l'oubliez jamais - vous êtes à la fois le mercator and the product : travaillez votre stratégie de vente afin de faire monter sa BT*
* Buying Temperature
jusqu'à ce qu'elle vous envoie des IOI,
*Indicator of Interestis.
Pour augmenter votre Selfestimus (SE) et devenir un.e Alpha, rien ne vaut de Peacocker*
*invoquer l'esprit du paon qui est en vous.
L'esprit du paon, mais c'est bien sûr : vous êtes en paon ! Vous êtes un paon. Vous êtes un alpha, vous êtes un alpha paon. Un alpha pour la BT jusqu'à l'IOI. Alpha BT IOI, alpa BT IOI, alpha BT IOI, vous incantez ces mots clés en agitant la tête jusqu'à ce que vous ayez le tournis, vous obligeant à vous appuyer contre le lampadaire le plus proche le temps de retrouver votre assiette.
- Soyez lucide, vous n'êtes pas encore prêt.e. Vous devez retrouver l'auteur de ce carnet pour qu'il vous apprenne toutes les techniques dont il est dépositaire et vous aide à ne pas avoir le tournis dès que vous incantez les formules les plus simples. Allez découvrir qui se cache derrière le mystérieux pseudonyme de “MYSELF”. Allez en [[CRAINTILLEUX]].
- Passé une minute d'immobilité et de respiration ventrale, vous vous sentez mieux et même investi d'une énergie nouvelle. C'est donc que votre incantation a marché ! Vous êtes désormais un alpha peacock majestueux, qui va faire chauffer les BT mieux que la poêle à bois de votre grand-papi, vous en êtes sûrs ! Vous voilà justement devant l'entrée de votre bar préféré.
Vous trémoussant du derche comme votre nouvel animal totem et tapotant le carnet-relique dans votre poche droite, vous en franchissez le seuil en [[BAR1]].DECRYPTAGE45
Sur le chemin de votre bar, vous ne pouvez vous empêcher de déchiffrer avidemment cette mystérieuse pierre de rosette masculiniste. Tel une jeune Champollionne soudain téléportée devant l'imposant sphynx de la séduction, vous prenez frénétiquemetn des notes tout en marchant (mauvaise habitude dont vous n'avez jamais pu vous défaire malgré les avertissements de votre mère qui vous disait qu'un jour vous finiriez par vous enquigner le nez contre un poteau électrique et qu'il ne faudra pas aller pleurer dans ses jupettes). Vous apprenez que l'homo sapiens puans, à la fois le mercator and the product, travaille sa stratégie de vente afin de faire monter la BiTi (Buyinh temperaturus) de sa targetis jusqu'à ce qu'elle lui envoie des IOI, Indicator of Interestis. Pour augmenter son selfestimus (SE), donc devenir un homo sapiens alpha, rien ne vaut de peacocker, soit d'invoquer l'esprit du paon qui est en lui.
- L'esprit du paon, mais c'est bien sûr, cela vous rappelle ces interprétations anthropologiques du mythe grecques de Zeus et d'Europe par vous ne savez plus quelle universitaire de Bologne ! Le PUA est un paon, donc il aime faire la roue, donc il aime les voitures ! La couverture du carnet prend soudain tout son sens. Mais voilà que vous heurtez un lampadaire qui se trouve être, par chance, juste devant le bar où vous vouliez atterir. Essuyant le sang qui coule de votre nez avec quelques pages du carnet, vous entrez dans l'espoir de trouver en ce soir de 14 février quelques rencontres intéressantes, en [[KALOS KAGATHOS 508]]
- L'esprit du paon? Mais que voulait-il donc dire par là ? Vous devez absolument retrouver l'auteur de ces lignes pour vous faire traduire tout ce qui vous échappe. Après tout, que veulent dire des phrases comme : Cockblocko amogis passentque ASD wiz BL in fluffing your frame jusqu'à escalationis then freeze-out la H2G to isolationitas kino fucking closarium ? Une seule manière de la savoir : découvrir qui se cache derrière le mystérieux pseudonyme de “MYSELF”. Allez en [[CRAINTILLEUX]].
Votre rencart baisse enfin les yeux - vers vos pieds. Alors, vous vous asseyez sur le rebord du lavabo et tendez vos panards au dessus de la cuvette, afin qu'il/elle vous les savonne. De l'eau chaude et la mousse émanent une faible buée qui recouvre bientôt les miroirs, seuls témoins de votre triomphe.
Comme votre rencart termine de vous tamponner la plante des pieds avec la serviette essuie-mains, Kiki débarque dans les toilettes, les mains sur les hanches, et dit qu'elle amerait bien savoir ce qui se passe ici, au juste. Lâchement, votre rencart raccorche l'essuie-mains, vous jette un regard de dédain et disparaît. Vous vous retrouvez seul.e, pieds-nus, assis.e sur la margelle des toilettes, face à Kiki, qui vous tend une serpillère et vous somme d'éponger les dernières traces de vos extravagances.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
MUSIQUE :
BRUITAGE : Vous prendre en main, c'est bien beau, mais comment? Tournant sur vous-même tout en essayant d'attraper, avec la langue, des flocons de neige, (petite routine que vous avez développée pour vous aider à réfléchir), vous finissez par manquer de vous étrangler avec ce qui, de toute évidence, n'est pas un flocon de neige, mais un bout de papier rouge-orange propulsé par le vent.
"Dr Cupidon, marabout psychopompe, coach, retrouve l'être aîmé, ton emploi, your sucess career, jeu de clé, réussite aux tournoi de bridge, empuissante sexuellement ton sexe et fait peur au pirates informatiques. efficacité garantie dans les 2h. Remboursé si non satisfait."
- Vous avez toujours cru dans la magie des astres et la puissance de l'Intention. Vous avez besoin d'un coup de main et pof ! Un coup de main vous tombe sur la langue (alors que, franchement, quelle était la probabilité pour que, juste à ce moment-là, vous manquiez de vous étouffer avec ce tract ? ) Vite, appelez sans plus tarder le 06 85 12 45 89, pour empuissanter votre sexe vers l'être aimé, en [[DR CUPIDON]].
-Ce tract est rigolo mais, à votre avis, aucun humain ne peut réunir autant de qualités que ce Docteur Cupidon. Tout ça est louche, très louche. Vous riez intérieurement et vous abstenez de tomber dans le panneau.
On ne vous la fait, pas, à vous !
Et, les yeux toujours fixés sur le dérisoire petit bout de papier que vous vous apprêtez à jeter dans la poubelle la plus proche, vous repensez à’un coach en séduction dont vous avez vu le portrait pas plus tard que ce matin, illustrant une publicité, sur SPECULUM, votre réseau social dopaminique préféré.
MYSTERIOUMMOUS, coach spécialisé en séduction et reboosting express de la self-value – maîtriser son ultratrail intérieur en 4 étapes, revirilisation individuelle, session de team building, formation à la microentreprise, spécialité autobrand et patpatting". Aucun doute, voilà ce qu'il vous faut ! Enfin...Vous ne savez pas trop ce que c’est que le patpatting, mais vous avez bien besoin de rebrander votre virilité express, c’est sûr, pour learner à pécho fast en toute confiance. N’attendez plus ! GO IN [[MASCUCOACHING 544]]. (//ATTENTION : ce parcours est fait pour celles et ceux qui veulent devenir des hommes, des vrais.//)
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- Vous trouvez ce tract rigolo et vous dites qu'il ira très bien sur le frigo de votre amie Camille, qui les collectionne en même temps que les avis des société de récupération de dette. Mais cela ne vous aidera pas à régler votre problème de timidité maladive. D'ailleurs, à propos de Camille, vous repensez à ce qu'elle vous avait raconté sur sa jeunesse neurasthénique et sur son ouverture à la vie sociale grâce à une naturopathe-phytothérapeute opérant dans la banlieue de Mimine-sur-Couleuvre, en [[NATUROAIDE]].
- Vous trouvez ce tract rigolo et vous dites qu'il ira très bien sur le frigo de votre amie Camille, qui les collectionne en même temps que les avis des société de récupération de dette. Mais cela ne vous aidera pas à régler votre problème de timidité maladive. Non, vous pensez que vous feriez mieux de vous fader une psychothérapie, avec divan, transfert, contre-transfert, rémunération à l'acte et tout l'orchestre. Allez en [[DIVAN50EUROS]].
"Allo."
Au bout du téléphone une voix d'homme se fait pleine d'assurance. Pas de//Allo?//, //Allo oui?// ni de //Bonjour, vous êtes bien sur la messagerie du Dr Cupidon//..
Simplement "Allo."
Une voix basse, qui sait pourquoi vous appelez. D'ailleurs, vous n'avez pas le temps de vous présenter que déjà la voix continue :
"la main qui tient votre téléphone possède une ligne d'amour très complexe, je le sens."
ça alors! Mais comment fait-il ? Vous changez votre téléphone de main pour regarder votre ligne d'amour. Mais laquelle est-ce? vous oubliez toujours. Il faut dire qu'il y en a tellement ! Vous avez toujours eu l'impression que vos lignes de main formaient une superposition de M, de V, de Z et du signe A de Anarchie, qui sont d'ailleurs les initiales de feu votre arrière-grand-mamie, qui avait combattu pendant la Guerre d'Espagne et par là-même que...
"C'est l'autre ligne du V."
ça alors, mais comment fait-il? A-t-il lui aussi une arrière-grand-mamie ayant...
"Vous souffrez de l'amour, ce qui est normal, car Venus est entrée dans une phase descendante."
Ah, mais alors, comment...
"Vous pouvez facilement ré-équilibrer votre cosmos intérieur pour aligner votre animal-totem sur le Yin de l'Amour."
Ah, ça c'est une bonne nouvelle! Mais, vous demandez-v...
"Connaissez-vous votre animal-totem?"
- Bien sûr ! Vous aimez dormir, manger, qu'on vous foute la paix, et ronronnez dès qu'on vous gratouille sous le menton : vous êtes un chat ! Allez en [[Miaouuuw803]]
- Non, c'est vrai ça, quel est votre animal totem ? Allez le découvrir en [[PELICAN71]].
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- Bien sûr ! Vous aimez manger, vous rouler dans la boue toute nue en poussant des cris, et avez une peau particulièrement rose et soyeuse : vous êtes un cochon. Allez en [[Grouik grouik ! 480]]Doctolol ne vous indique qu'un seul psychanalyste opérant dans votre quartier un soir de Saint Valentin à 19h15, diplômé en psychiatrie, stomachologie et conventionné seulement secteur 8! Son cabinet se trouvant juste à côté, vous vous y engouffrez sans plus tarder, tout réjoui.e de bientôt laisser derrière vous ce problème de séduction qui vous fit tant souffrir !
Passé la porte, vous vous retrouvez dans ce qui semble être...un placard ! aux murs desquels sont accrochés des reproductions signées Alinea des peintures les plus célèbres de Paul Klee, Juan Miro et Francisco Goya. Alors que vous vous perdez dans l'admiration de la cataracte d'un boeuf tirant une charrette remplie d'esclaves à demi-nu.e.s sur fond de massacres napoléoniens, un gras raclement de gorge vous fait tourner la tête : tout en redingote et en petites cuillères, le professeur Schmuck se tient devant vous. Il vous dit : "Entrez." et aussitôt son accent corse vous met en confiance. Le docteur Schmuck est affligé d'un strabisme déconcertant au premier regard mais singulièrement pratique - devinez-vous - pour garder un oeil simultanément sur son petit carnet d'écriture et sur sa patientèle allongée à côté.
Vous demandez si vous devez enlever votre justaucorps ou votre pantalon, "seulement vos chaussettes et votre cravate" vous répond le scientifique. Cela tombe bien, vous n'avez jamais aimé les cravates. Pieds nus, vous vous installez sur le divan et commencez à dérouler le cours de votre vie sous les scratch-scratch des écritures du docteur. La surabondance d'amour fournit par votre père ; les névroses maternelles vous ayant privé de toboggan jusqu'à l'aube de vos 12 ans ; l'absence de frère et soeur ; les premières moqueries de vos camarades de classes en 3ème parce que vous aviez une tête de tecquel ; votre sentiment d'incompréhension vous ayant accompagné tout au long du secondaire, au point de vous enfermer dans la lecture obsessionnelles de l'oeuvre complète de Guillaume Musso, tout y passe, vous vous apprêtez à enchaîner sur votre rapport problématique à l'alcool quand votre thérapeute intervient : "Musso? Mus-so ? Mû-sot? Pensez-vous être un sot mû par... mais par quoi au fait?"
Il vous regarde. A moins qu'il ne regarde l'écrasement de la Vienne 1810 par les canons de la Grande Armée? Il vous semble qu'au moins l'un de ses yeux vous regarde. Double-click this passage to edit it.Décidément, Speculumlove est irremplaçable ! Ce service de métacomparateur de sites de rencontre vous propose d'effectuer une recherche, en un seul clic, parmi les quatre meilleurs comparateurs de sites de rencontre ( Lagagne.org, Plusjamaisseul.e.com, Bonjourtristesse.fr, et Laissez-moi.gouv ), ainsi que sur les sites web de La Redoute et de France Travail. Vous passez machinalement la main sur votre pantalon bleu fripé et remplissez point par point le questionnaire qui vous est imposé.
Après que vous ayez confié à la bête votre besoin de vous inscrire sur un site de rencontre "hétéro mais ciblé", "inclusif mais coloré" avec des photos "pas trop retouchées" une "vraie conscience de classe ", une "approche communautaire" et "un service après-vente réactif", voici qu'elle vous donne le choix entre les liens suivants :
-Biloubilou vous promet un algorithme "safe" . D'après la page d'accueil du site, toutes les mauvaises surprises du dating en ligne peuvent être évitées grâce à une valeur dont la marque se considère comme l'inventrice et qu'elle a d'ailleurs faite breveter : la Rienveillance ®, mélange de respect et de bienveillance.
Allez en BILOUBILOU
-Ghostbusters vous protègera contre le ghosting et son corollaire habituel : le sentiment si fatiguant d'être déjà mort·e. Contre 14 euros par mois, Ghostbusters met au service de ses utilisateur·ice·s une équipe de vingt-huit détectives expérimenté·e·s, réparti·e·s sur la planète entière et qui, si votre match FINDER finit par vous ghoster, promettent de la·e traquer jusque chez ellui pour la·e sommer de s'expliquer - et de filmer la scène en caméra cachée, pour vous la retransmettre en live. Un service à ajouter à l’usage de FINDER, donc. Allez en [[GHOSTBUSTER72]].
-Ponpon fonctionne selon le principe suivant : certaines personnes sont des ponts. À peine les a-t-on rencontrées, qu'on les traverse, pour aller au devant de qui nous intéresse véritablement. Ainsi, Ponpon vous promet de vous faire dater toustes les proches de votre promis·e avant de vous permettre de rencontrer celle ou celui-ci. Lorsqu'ellui vous rencontrera, votre futur·e compagne ou compagnon aura donc entendu parler de vous, en bien ou en mal, par toutes les personnes que vous aurez auparavant éconduites - sa sœur, son voisin, sa supérieure hiérarchique - comme si votre ombre vous précédait.
Allez en PONPON
[[CLEF-SOUS-LA-PORTE]].
NE PAS PROPOSER : - Moucharabieh théorise la jalousie comme une forme supérieure d'attraction. Le site vous propose de lui faire connaître, en nourrissant son algorithme de tous vos likes, les profils d'utilisateurices suscitant chez vous la forme de fascination et d'envie la plus violente, puis de vous matcher avec les précédents dates de cette personne idéale. "Vous n'arrivez pas à pécho celui ou celle que vous désirez ? Allez donc vous consoler dans les bras de ceux et celles qui ont eu plus de chance que vous" argue l'élégante plateforme vert tilleul.
Allez en JALOUSIE420
Vous voilà chez vous, en simple chemise et... slip chauffant ! Le modèle que vous avez acheté est un élégant ensemble fabriqué à partir d'une culotte en soie et dentelle noire et pourpre. Vous sentez vos testicules qui se calent bien profondément dans votre entrejambe et, sans aller jusqu'à dire que cest particulièrement agréable, vous constatez que ce n'est pas douloureux pour autant. Et surtout : vous avez fière allure ainsi accoutré. Vous vous dîtes que, nul doute, vous allez pécho ce soir! Après avoir réservé votre rendez-vous chez l'andrologue à fin de spermogramme dans 3 mois (il faut s'y prendre en avance, avec cette pénurie de spécialistes...), vous
- postez votre selfie-en-slip sur votre site de rencontre préféré et essayer de chercher des partenaires avec qui discuter, en [[TINDER GONADES 313]].
- partez instantanément dans un bar, pour sentir ce que ça fait que de s'aseoir sur un tabouret pendant 3h avec les couilles remontées jusqu'au nombril. Allez en [[TABOURET TOULOUSAIN]].
Vous postez votre photo et, miracle, à peine trois minutes plus tard, vous recevez un message ! Il s'agit de TINATURNER34790, homme d'une cinquantaine d'années qui s'émerveille de votre slip toulousain, vous dit qu'il trouverait ça bien que plus d'hommes s'y mettent, que lui-même a fait partie des pionniers, que depuis les années 90 il fait tout avec sa machine à coudre à pédale et de vieux slips usagés.
Vous regardez ses photos à lui et...diable ! Ses slips chauffants sont de classe internationale ! Du léopard et du moucheté, de la soie, des dentelles, des slips à motifs estampes de l'ère Tokugawa côtoient des anneaux testiculaires ressemblant à l'Anneau unique du Seigneur des Anneaux.
Vous regardez maintenant votre propre photo avec votre slip chauffant fabriqué à 1000 exemplaires identiques sur une chaîne d'assemblage vietnamienne, et vous vous sentez galvanisés ! Chattant avec TINATURNER34790 qui vous abreuve de judicieux conseils, une oeil ouvert sur la page framasourcée de la communautés des couturieurs de slip chauffant francophone, vous ressortez votre machine à coudre de son placard, une vieille nappe de votre grand-mère représentant l'intégralité des vitraux de la cathédrale de Reims, de quoi faire facilement non pas un, non pas deux, mais bien 6, 8, 10 slips chauffants à faire vrombir de jalousie Jean-Paul Gauthier. Une folle nuit de passion s'offre à vous.
NOTE MUSIQUE : siffler en travaillant ? Les Penn Sardines (avec remplacement du motif vitrail par motif sardine à l'huile ?)
NOTE BRUITAGE : machine à coudreAprès avoir prestement enfilé un froc sur votre slip toulousain et enroulé le tout dans votre doudoune fushia, vous vous dirigez, volontaire, vers votre bar préféré, chez Kiki et Marilou. Seul avec votre bière, vous fixez votre attention sur le grand couple de félins en résine violette qui orne le bar. Combien de minutes, combien de soirées avez-vous bien pu passer à détailler ces œuvres naïves, ces yeux vides, l’attendrissant effort de l’artiste pour sculpter un pelage dans un matériau grumeleux ? Derrière ces sculptures, sur son zinc, Kiki se démène. A un moment, votre esprit s’égare ; tandis que vous voyez apparaître Kiki entre les jambes de la féline statue, vous l’imaginez entrer dedans l’animal, puis en ressortir sous forme de chaton violet. Kiki sent bien votre regard sur elle mais, comme toujours, fait mine de n’y prendre garde.
-Encore un bock ? demande-telle à Moussa, son plus vieil habitué, un cordonnier du quartier qui ne sait pas ce que ‘demi’ veut dire.
-Oui, volontiers, répond ce dernier en se massant le nez du bout des doigts.
Vous sentez que ça va swinguer, ce soir. Depuis le sommet du tabouret où vous siégez, vous avez vue sur la salle entière du bar et il vous semble que, réciproquement, toustes les clientes du bar ont vue sur votre entrejambe, qui vous chauffe un brin. C'est sans doute la preuve de l'efficacité du slip toulousain. Cependant, cette sensation d'être, littéralement, sous les feux de la rampe, vous cause une timidité nouvelle. Vous croisez coquettement les jambes.
Soudain, une femme brune qui, jusque là, semblait absorbée par une partie de CandyCoast, s’approche du zinc comme une rôdeuse et s’adresse à Moussa :
-M'offrez-vous quelque chose, monsieur ?
Et comme Moussa lui répond : " Un verre d'eau à la fontaine " en désignant du regard la cascade à têtards de Kiki, elle éclate de rire en renversant la tête en arrière et tire à elle un tabouret pour prendre place à côté de lui.
Puis elle commande elle-même une bière, la paye avec son propre argent, et, se tournant vers Moussa, le traite de « joli garçon » et lui assure qu’ « il lui ferait faire des folies ».
Ça alors.
- Si vous tentez d'attirer sur vous l'attention de la belle brune en lui expliquant le principe du slip chauffant toulousain, allez en [[Association pour la Recherche et le Développement de la Contraception Masculine]]
- Si, admiratif de la technique de votre aîné, vous décidez d’imiter par le menu tous les faits et gestes de Moussa depuis tout à l’heure pour attirer à vous la jeune personne qui boit son bock de jus de fruit toute seule, là bas, allez en [[MOUSSA]].
La neige froufroute sans conviction dans l’air corrompu du presque samedi soir. Les flocons blasés caressent la nuque de n’importe qui avant de le laisser disparaître dans (if: $ville is "Montpellier")[une rame de tramway](if:$ville is "Lyon")[une bouche de métro](if:$ville is "Paris")[une bouche de métro](if:$ville is "Toulouse")[une bouche de métro](if:$ville is "Montélimar")[la galerie d'arcades](if: $ville is "L'Aigle")[une rue parallèle à la rue Bec-ham](if:$ville is "Excideuil")[les rangéees de voiture de la place de la Fontaine]. Il est 18h. Les vitrines des magasins font des trous de lumière dans les nappes bleues que la nuit déroule tranquillement devant les immeubles ; lumière, mais aussi promesse de chaleur murmurée dans le soir floconneux par les couleurs discrètes des plumages, des jarretières et des caleçons de karakul posés, comme en vrac, sur leurs petits présentoirs laqués de beige. Car oui, c’est la Saint Valentin.
<b>Félicitations ! Vous venez d'entrer dans la Saint-Valentin dont vous êtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne]..</b>
C'est la St Val qui a commencé
Et c'est à vous de jou-er
Pinchard et pinchart vous f'ront voter
lever la main le coeur léger
Arriverez-vous à choper
Ou c'est pas justement mieux de bien bien s'amuser
Avant de commencer à jouer, vous devez savoir que les extensions TORRIDES MARTIENS et NECROPHILIA ne sont pas disponibles dans la version gratuite.
Vous êtes dehors, vous avez froid. Devant vous, l'entrée lumineuse (if:$ville is "Excideuil")[la rue Jean Jaurès décorée comme une guirlande de Noël](else:)[ d'une galerie marchande] vous fait de l'oeil. Deux vitrines (if:$ville is "Excideuil")[attirent particulièrement votre attention](else:)[ s'y font face] : celle du Chérubain, magasin de savons, parfums, ustensiles et accessoires coquins, et celle de Larme au poing, armurerie familiale non mixte depuis 1431.
Vous avez dans votre inventaire :
1 clémentine
1 préservatifs
100 euros
Un dépliant d’information sur la sexualité (édité par le Ministère de la santé) au tranchant acéré
Vous êtes face à cette vitrine donc. Bien.
- Vous êtes célibataire, mais vous vous aimez bien, quand même, et vous ressentez le besoin de vous offrir un petit quelque chose. Entrez dans la galerie marchande, en [[GALERIEMARCHANDE88]].
– Vous êtes célibataire mais cette boutique ne vous intéresse pas. Vous n’êtes que sur le chemin de votre (if:$ville is "excideuil")[bar-PMU-auberge](else:)[bar] préféré, Chez Kiki et Marilou. Assez traîné : vous vous y rendez. Allez en [[KIKIMARILOU]].Vous êtes chez vous, c’est-à-dire dans votre petite maison (if:$ville is "Excideuil")[du hameau des Forges, particule de la Confédération des moulins autogérés de la Vallée de la Loue] (if: $ville is "Montpellier")[de banlieue, particule de la Confédération des colocs autogérés des Vallées de la Mosson et du Lez](if:$ville is "Lyon")[de banlieue, particule de la Confédération des colocs autogérés du bassin versant Saône-Rhône](if:$ville is "Paris")[de banlieue, particule de la Confédération des colocs autogérés de la vallée de Seine](if:$ville is "Toulouse")[de banlieue, particule de la Confédération des colocs autogérés de la vallée de la Garonne](if:$ville is "Montélimar")[de banlieue, particule de la Confédération des colocs autogérés des contreforts ardéchois](if: $ville is "L'Aigle")[de banlieue, particule de la Confédération des colocs autogérés de la vallée de la Risle] , vaste forêt d'amour dont vous avez l'heur de faire partie et dont vos colocataires à vous sont comme les plus doux, les plus beaux arbres ; sont les fruits sucrés et les feuilles charnues, les soleils de votre vie tandis que vous-même faites de votre mieux pour être leur fleur, leur racine et leur aubier. Toustes ensemble, vous vous soutenez et vous nourrissez, ô belles et grandes communions des âmes et des.. Bref, ceci étant dit : ce soir, iels sont toutes en couple, ou allé.e.s se faire (if:$ville is "Excideuil")[un stage de construction de vélo électrique avec Pablo et Laure alors que vous, vous n'avez jamais aimé le vélo, au fond.] (else:)[un trip sexpositif au fond des grottes préhistoriques armoricaines].
Vous êtes donc seul.e, dans cette grande maison.
Il est 18h.
<b>Félicitations ! Vous venez d'entrer dans la Saint-Valentin dont vous êtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne]..</b>
Avant de commencer à jouer, vous devez savoir que les extensions TORRIDES MARTIENS et NECROPHILIA ne sont pas disponibles dans la version gratuite.
Vous êtes chez vous, le bout des fesses posé sur le rebord de la gazinière, la tisane à la main, le regard sur les chênes verts qui étendent mollement leurs ramées sous vos fenêtres.
Vous avez dans votre inventaire :
1 clémentine
1 préservatifs
100 euros
Un dépliant d’information sur la sexualité (édité par le Ministère de la santé) au tranchant acéré
Que faire ?
(PROPOSER SI PUBLIC ADULTE) - Il vous semble vous souvenir ... Mais oui ! Après vous avoir fait jurer, briquet à la main, sur votre collection de plumes de paon, de n'en parler à personne, votre ami Roméo vous a confié hier qu'il n'avait pas de plan pour ce soir. Vous lui proposez de venir squatter. Et il rapplique à une telle vitesse que c'est comme s'il était déjà derrière votre porte à attendre votre message. Cinq secondes après votre "J'ai du pain d'épices, ça te biche ?", Roméo est sur votre canapé, une tisane à la main. Allez en [[ROMEO22]]
-Certes vous n'avez pas de plan précis, mais vous avez quand même invité votre copine/copain ! On verra bien, quand elle/il sera là, si la Saint-Valentin vous inspire un programme particulier. En attendant qu'elle ou il arrive, il vous faut ranger un brin. Allez en [[RANGEMENT]].
– Peut-être ne partagez-vous avec personne – fût-ce occasionnellement – votre misérable existence. Que faire ? Quelle question !
Vous décidez de glander sur Internet, en RENARDLEROUX49.[[F2]]
La neige froufroute sans conviction dans l'air corrompu du presque samedi soir. Le ciel barbouillé continue indéfiniment le noir des immeubles, et des passants, des piétonnes s'avancent çà et là, le visage indistinct, avec l'ambition, pour certain·e·s, de traverser la rue sans se faire tamponner. Il est 18h. De temps à autre, un rayon de lumière, projeté par les phares d'une voiture, vous passe entre les jambes et décrit, à vos pieds, au raz du pavé mouillé, un joli arc de cercle, resplendissant présage, pensez-vous, d'une prochaine éclaircie, d'une rencontre géniale ou, au moins, d'une mince ouverture dans votre solitude - car oui, c'est la Saint-Valentin.
<b>Félicitations ! Vous venez d'entrer dans la Saint-Valentin dont vous êtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].</b>
Avant de commencer à jouer, vous devez savoir que les extensions TORRIDES MARTIENS et NECROPHILIA ne sont pas disponibles dans la version gratuite.
Vous êtes dehors, vous avez froid. Vous êtes aux portes d'un restaurant dont la terrasse, vitrée et chauffée, abrite des tables pour deux encore inoccupées, décorées de bouquets de roses et de pois de senteur.
Vous avez dans votre inventaire :
1 clémentine
1 préservatif
100 euros
Un dépliant d’information sur la sexualité (édité par le Ministère de la santé) au tranchant acéré
Vous êtes aux portes de ce restaurant, donc. Bien. Et, contemplant ces tables pour deux qui commencent à se remplir de couples énamourés, vous ne pouvez que constater, ironiquement renvoyée par votre pâle reflet dans la vitre, votre désolant célibat.
– Célibataire, oui, mais... vous vous dîtes que vous promener sous les flocons de neige, sous les lueurs des lampadaires, vous nourrir des frôlements d'existence engendrés par les trottoirs étroits pourrait être une bonne manière de ne plus l'être, qui sait? Peut-être que, tel un scénariste de film avec Hugh Grant, le destin vous réserve une belle surprise au bout de la rue. Allez en [[COMME UN FILM AVEC HUGH GRANT]].
– SI PUBLIC ADULTE/ADO : La vue de cette vitre de restaurant vous remplit d’amertume.Qu'est-ce qui vous a pris d'être dehors en cette fatidique date du 14 février, ressassante injonction à la normativité amoureuse et au consumérisme? Tout cela parce que vous deviez bien quitter ce bureau qui vous vole les meilleures années de votre vie et vous prive, chaque hiver, de précieuses heures de jours. Remâchant l'absurdité de notre système politico-économique contemporain, vous décidez de rentrer chez vous où vous pourrez peut-être trouver, sinon le bonheur, du moins le réconfort de quelques saines pensées anarchosyndicalistes. Allez en [[ANARCHOREPLI-SUR-SOI->REPLI1]].
- Vous êtes célibataire et ce depuis un temps qui disparaît dans les limbes de votre mémoire. Les rapports de séduction vous échappent, vous ne savez jamais comment aborder les gentes et les gens et vous décidez, pour cette Saint Valentin, qu'il est bien temps de vous prendre en main. Allez en [[PRISE EN MAIN]].
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].Passez votre chemin. Le domaine est à vendre et la société créatrice de l'application a dû mettre la clé sous la porte, comme tous les autres concurrents de Finder.
Quelle tristesse ! Vous n'avez donc plus qu'à vous rabattre, la mort dans l'âme, sur FINDER, désormais seul site de rencontre hétéro de la planète.
Selon que vous avez créé un profil féminin ou masculin, allez en [[FINDER888]].
Roméo n’a pas l’air en grande forme. Il vous dit qu’il s’est fait virer de son stage par la boîte qui l’employait parce qu’il n'était pas assez successful et que la fille qu’il draguait sur Spéculum ne lui répond plus. Il pense qu’elle sort avec David, parce que David, sûrement, sa bite fait au moins 19 centimètre, peut-être même 20, voire 21.
à ce stade ,
- Si vous vous identifiez comme femme, allez en [[SUPERSOIREE]]
- Si vous vous identifiez comme homme, allez en [[FRANCHECAMARADERIE]]
(set: $David into 1)
Sans vous regarder, Roméo poursuit sa litanie sur David, le nouveau crush de son ex blonde, un mâle alpha avec une bite comme ça et qui, en plus, gagne plein de sous, c'est sûr.
- Si vous congédiez Roméo après lui avoir soutiré le numéro du fameux David, allez en [[PROFITEROLLES46]]
- Si vous renchérissez qu'à propos de bites comme ça, vous vous feriez bien un petit plateau-porno, allez en [[YOUPORN-ET-CHEVRECHAUD]](set: $intérieur to 1)
Vous compatissez en lui disant que de nos jours, on ne peut plus rien faire, que les filles s’en mordront les doigts, un jour dans longtemps, quand elles auront enfin compris que tous les beaux gosses avec qui elles sont sorties ne s’intéressaient à elles que pour leurs seins et qu'elles seront toutes seules et toute fripées comme des vieilles guêtres de contension.
Romeo renchérit : en effet on ne peut plus rien dire, rien regarder, et c’est la faute des féministes. Elles instaurent la police de la pensée, si elles arrêtent de se faire harceler dans la rue elles finiront mal baisées, et puisqu’elles seront mal-baisées, elles finiront féministes. « C’est un cercle vicieux. », conclue-t-il doctement. Vous hochez la tête, silencieux.
Vous reprenez une lampée de votre breuvage tout en méditant ces sombres paroles. L’heure est grave. Que faire ?
Romeo vous propose de jouer à la console.
- Acceptez cette proposition, en [[ROMEO, OH MON ROMEO1]].
- Vous en avez assez entendu pour ce soir. Vous demandez à Roméo de rentrer chez lui et décidez de noyer votre mélancolie naissante dans une petite omelette aux champignons de derrière les oignons, en [[PEYOTL228]].
-Vous proposez donc à Roméo de partager avec vous un repas à base de tous les trucs que vous avez pu ramener d'Ardèche le mois dernier et de se poser avec ça devant ce que youporn aura à vous proposer.
"Allez, ça nous changera les idées !" Roméo accepte sans broncher.
Vous passez vingt-cinq minutes à découper en lamelles ultrafines un chèvre sec que Roméo vous aide gentiment à répartir, en alternance avec des rondelles de courgette, sur des tranches de pain d'épices. Vous enfournez le tout avec des précautions infines, tant Roméo, traumatisé, dit-il, par ses expériences passés, craint que le fromage ne colle à la résistance du minifour. Vous finissez par répartir sur votre plateau Télétubbies un bol de salade verte assaisonnée, quatre tartines de chèvre chaud et deux tasses de tisane de thym, que vous acheminez juqu'au canapé.
Sur ce, tandis que Roméo, sous prétexte de chercher la position la plus confortable possible, entre en collision avec votre cuisse gauche, vous tapez "youporn" dans la barre du moteur de recherche.
C'est la Saint-Valentin, ce soir ! La plateforme s'est fait une beauté. Des guirlandes de fesses multicolores traversent l'écran de toutes parts, et des cris de plaisir, samplés par les plus grandes compositrices contemporaines, scandent une musique à base de grelots. Les prix sont cassés, concassés et fracassés, et youporn a même créé, pour l'occasion, une nouvelle catégorie de recherche surlignée d'écarlate et nommée les "FEMMES QUE VOUS N'AUREZ JAMAIS".
Roméo et vous échangez un regard entendu et, attrapant de la main gauche votre première tartine de chèvre chaud, vous cliquez prestement, de la droite, sur l'attrayant bandeau rouge.
Il apparaît que ladite catégorie de recherche comprend un certain nombre de sous-catégories :
''Les Communardes'' vous promet de vous montrer vos héroïnes préférées, nues sur les barricades, en train de se toucher avec les canons de l'armée française.
''Les Femmes Voilées'' prétend que les femmes ne portent rien sous leur voile.
''Les féministes '' vous propose, grâce au deepfake, de mater Victoire Tuaillon, Alice Coffin et Mona Chollet se paluchant gaiement à l'arrière d'un camion blindé du PKK.
* Les féministes, voilà qui vous semblent prometteur, et puis ça fera rentrer un peu de sang menstruel dans la cervelle de Roméo, dont les remarques vous font craindre qu'il ne soit en train de filer un mauvais coton masculiniste. Allez en [[MONA CHOLLET CAMION PKK2021]]
* tout cela est intéressant, mais manque tout de même de jolis garçons, alors que vous, ce que vous aimez, ce sont les barbus au regard profond. Vous vous rappelez soudain de ce lien qui avait été partagé sur votre groupe de discussion non-mixte "the dickpics solliciteuses". En quelques clics vous retombez sur : propaporn.net, site internet mêlant anarchosyndicalisme et scènes de sexe particulièrement chaudasses. Sans laisser le temps à Roméo de protester, allez vite en [[KROPOTCOUILLES69]].
Longuement, lascivement, le toit du camion frotte contre les branches basses d'une allée de bouleaux - ou seraient-ce des hêtres ? - qui se prolonge et continue, vous semble-t-il, à l'infini. Chèvre chaud à la main, Roméo et vous-même soupirez de concert.
Puis, la caméra pénètre dans l'habitacle. Trois femmes membres du PKK, dont l'une au volant, discutent âprement du moyen le plus rapide de racheter des places pour le prochain HellFest sur le darkweb. La plus jeune semble détenir la solution, mais la conductrice la contredit pour le principe. Les sous-titres sont excellents et rendent justice aux deux différents dialectes parlés par les trois femmes. Vous vous resservez un schlouk de tisane. On entend à l'arrière, étouffés par le bruit de la route, de doux gémissements.
Puis la caméra pénètre enfin dans la remorque du camion. A votre grand dam, Mona Chollet, Alice Coffin et Victoire Tuaillon sont perceptibles sous forme de vagues creux et bosses, et uniquement à travers des couvertures de déménagement dans lesquelles elles se sont, semble-t-il, enroulées et dont elles se sont même fait une sorte de cabane, toute semblable à celle que vous construisîtes, vingt ans plus tôt, avec vos petites cousines, afin de vous adonner, vous aussi, aux délices de la foufounette.
C'est alors que les portes arrière du camion-remorque s'ouvrent toutes grandes sur un visage masqué de noir, aux yeux vairons, précédé du canon d'une arme dont vous ne sauriez dire s'il s'agit d'un SIG-550 ou d'un SIG-510-0, tant le plan vous empêche d'observer la forme du barillet. Aussitôt, Chollet, Tuaillon et Coffin sortent en hurlant de rage, toutes habillées, de sous les couvertures, et jettent sur le malotru une grenade, avant de refermer les portes de la remorque et de toquer trois coups significatifs sur la paroi qui les sépare des conductrices. Sur quoi, le camion fait une embardée qui l'emmène à quelques dizaines de mètre de l'explosion, qui fait, à rebours, passer un souffle chaud sur Mona, sur Victoire, sur Alice, sur vous ... à moins que ce ne soit : mais oui ! Roméo, ennuyé par le film, a pris l'initiative de brancher le minifour directement sur la table basse, pour que vous puissiez vous faire réchauffer une deuxième fournée de tartines sans avoir à faire le chemin jusqu'à la cuisine ! Quelle folle initiative ! Décidément, vous avez bien fait de l'inviter. La soirée ne fait que commencer.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
NOTE MUSIQUE : musique trad kurde ? Ou film d'action ?
NOTE BRUITAGE : ronron d'un micro-onde -> TING au moment où la lecture s'achèveGrâce à la technologie du Deepfake, Propaporn propose à vos oreilles humides des partouzes entre Kropotkine, Proudhon, Emma Goldman et Louise Michèle énonçant en gémissant des extraits de leurs oeuvres les plus connues. Un bandeau au début de la vidéo vous informe que Propaporn et une structure coopérative. Toutes les personnes travaillant dans ces vidéos et sur ce site - Acteurs et actrices, informaticiens, réalisatrices, cameraman et graphistes - y jouissent d'un même salaire, d'une voix décisionnaire chacun et chacune, et qu'ielles encouragent le roulement des fonctions, la personne étant cameraman un jour pouvant devenir acteur le lendemain et inversement.
"Tiens, c'est intéressant, non?" lâchez-vous à Roméo qui regarde d'un oeil intrigué un simili-Philippe Poutou tatoué et bodybuildé embrasser à pleine bouche pseudo-Nestor Makhno occupé à masturber Emma Goldman.
Tandis que les peaux nues ruisselantes se caressent, se cotoient, se chevauchent, une voix-off vous murmure en ASMR les mots d'Emma Goldman :
"Amour libre ? Comme si l’amour pouvait être autre chose que libre ! L’homme a pu acheter la science, mais tous les millions du monde n’ont pu acheter l’amour. L’homme a enchaîné des corps, mais toute la puissance de la Terre n’a pu enchaîner l’amour. L’homme a conquis des nations entières, mais toutes ses armées n’ont pu conquérir l’amour. L’homme a enchaîné l’esprit et l’a mis dans les fers, mais il n’a eu aucun recours contre l’amour. L’homme, fût-il roi, avec toute la splendeur et la pompe que peut lui offrir son or, n’en reste pas moins pauvre et démuni si l’amour le boude. Et si l’amour lui sourit, la masure la plus pauvre rayonne de bonheur, de vie et de chaleur. Ainsi l’amour a le pouvoir magique de faire du mendiant un roi. Oui, l’amour est libre ; il ne peut vivre dans aucune autre atmosphère. C’est dans la liberté qu’il se donne sans réserve, généreusement, totalement. Toutes les lois instituées, toutes les Cours de la Terre, ne peuvent l’arracher du sol une fois que l’amour a pris racine. Mais si le sol est stérile, comment le mariage peut-il le rendre fécond ?"
Sur ce, Roméo, de toute sa personne, se tourne vers vous et vous jette un regard brûlant. Vous lui prenez la main et lui avouez que vous non plus vous ne voudrez jamais vous marier, et que vous aussi, vous rêvez de créer votre propre structure coopérative. Alors, lui pétrissant les fesses de la main gauche, vous créez de la droite votre statut d'autoentrepreneuse tandis que lui, enroulant vos cheveux autour des doigts de sa main droite, télécharge de la gauche un logiciel de comptabilité. Bientôt, vous êtes tous deux accroupis, nus comme des vers, sur votre tapis massant pseudo-berbère de chez Nature et Découverte, en train de rédiger les statuts fiscaux de "Not on the Beach", maison de production de films pornographiques dont vous décidez que tous les bénéfices seront dépensés dans la lutte contre l'extraction de sable en Bretagne.
Au petit matin, les premiers rayons percent à travers vos rideaux en dentelle à motif clitoris. Vous répandez au sol la litière de votre chat, pour figurer la plage. Et, toujours nue, alanguie sur les gravillons senteur sapin, brandissant votre GoPro, vous conviez Roméo à vous rejoindre pour tourner le premier film produit par "Not on the Beach".
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
NOTE MUSIQUE : générique de téléfilm érotique M6?
NOTE BRUITAGE : Fabio faisant des gémissements téléphonés ? Bruit de vagues/plages/mouettes/répondeur de l'URSSAF ?
(set: $couple to 1)
La neige froufroute sans conviction dans l’air corrompu du presque samedi soir. Les flocons blasés caressent la nuque de n’importe qui avant de le laisser disparaître dans (if: $ville is "Montpellier")[une rame de tramway](if:$ville is "Lyon")[une bouche de métro](if:$ville is "Paris")[une bouche de métro](if:$ville is "Toulouse")[une bouche de métro](if:$ville is "Montélimar")[la galerie d'arcades]. Il est 18h. Les vitrines des magasins font des trous de lumière dans les nappes bleues que la nuit déroule tranquillement devant les immeubles ; lumière, mais aussi promesse de chaleur murmurée dans le soir floconneux par les couleurs discrètes des plumages, des jarretières et des caleçons de karakul posés, comme en vrac, sur leurs petits présentoirs laqués de beige. Car oui, c’est la Saint Valentin.
<b>Félicitations ! Vous venez d'entrer dans la Saint-Valentin dont vous êtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].</b>
Avant de commencer à jouer, vous devez savoir que les extensions TORRIDES MARTIENS et NECROPHILIA ne sont pas disponibles dans la version gratuite.
Vous êtes dehors, vous avez froid. Face à vous, l'entrée lumineuse d'une galerie marchande vous fait de l'oeil. Deux vitrines s'y font face : celle du Chérubain, magasin de savons, parfums, ustensiles et accessoires coquins, et celle de Larme au poing, armurerie familiale non mixte depuis 1431.
Vous avez dans votre inventaire :
1 clémentine
1 préservatifs
100 euros
Un dépliant d’information sur la sexualité (édité par le Ministère de la santé) au tranchant acéré (dégât 1D4 – 2)
Vous êtes face à cette vitrine donc. Bien.
– Vous êtes sur le point de retrouver votre partenaire, votre amour, votre plan-cul que vous voyez depuis maintenant 7 ans, avec qui vous habitez, que vous emmenez à Noël dans votre famille et que vous appelez votre petit pain d'épices. Et, justement, vous avez envie d'offrir un petit quelque chose à votre petit pain d'épice. Entrez dans la galerie marchande, en [[GALERIEMARCHANDE88]].
– Vous êtes sur le point de retrouver votre partenaire, vos conjoint-conjointe, votre coup d'un soir avec qui vous vous apprêtez à passer la 678ème soirée consécutives et dans la famille du ou de laquelle vous vous rendez chaque année à Pâques, mais ! vous n'avez pas de thunes. A moins que vous ne soyez du genre décroissant et que vos sextoys ne soient tous fabriqués à la main dans du bois de sorbier par votre ami Andréa. Quoiqu'il en soit, ces boutiques ne vous intéressent pas et vous rentrez chez vous, en [[REPLI413]].
Vous marchez vers l'appartement que vous partagez avec votre conjointe (ou conjoint), tout guillerette, pensant à ce qu'il ou elle aura bien pu vous préparer: bains avec bougie, dîner aux chandelles ou parties de ce jeux multijoueurs qui vous a permis de passer le confinement dans son 20m² sans jamais vous disputer pour la vaisselle, trop occupé que vous étiez à faire du loot dans l'arène du niveau 45 avec votre duo de minotaure magicien et de Gobelinoïde à fusil laser.
Vous montez vos escaliers (vous ne prenez jamais l'ascenseur, ça vous fait ces mollets galbés que tout le monde vous envie au travail) si vite que vous manquez de décoiffer la gardienne, ouvrez votre porte en grand, prêt à vous jeter sur l'amour de vos lèvres, les yeux de votre bouche, le nez de votre... bref, vous vous rendez vite compte que votre appartement est vide.
Nulles fleurs, nulle baignoire remplie d'eau chaude, aucun plat finissant de confir dans le four, pas le moindre écran d'ordinateur ouvert sur votre serveur préféré.
Ah.
L'écran de l'ordinateur de votre conjoint/conjointe brille néanmoins faiblement, témoignant de son activité récente.
Que faire?
- Ah tiens. C'est tout de même étrange qu'il ou elle ne soit pas là. Vous lui faites confiance. Elle (ou il) devrait être là. Si ce n'est pas le cas, c'est que... peut-être... non? Quand même pas ! PAs ça ! Eeeeet si... vous murmure, accablée, votre angoisse intérieure de niveau 4. Allez en [[PANIQUE 19H12]].
- Ah tiens. Il ou elle finit le travail à 18h en temps normal, elle ou il devrait être rentré.e. Bah, ça ne va pas tarder !Vous vous retroussez les manches et commencez à couper de l'oignon pour ne savez encore trop quoi, mais il y aura forcément de l'oignon. En [[OIGNON OIGNON 771]].
- Ah tiens. Elle ou il finit le travail à 18h d'habitude, elle ou il devrait être... aaaah, ah moins que? Noooon? Elle (ou il) n'aurait pas ? la dernière fois que vous étiez passé devant la vitrine du chérubain, vous aviez innocemment fait remarquer que ce corset rose en polyester à motif Alice-in-Wonderland était vraiment très mignon. Il (ou elle) s'est sûrement arrêté en rentrant du travail pour l'acheter ! Vite, jetez vous sur le canapé pour faire semblant de lire un magazine en attendant que votre partenaire rentre avec un mystérieux emballage sous le bras, en [[OH, QUELLE SURPRISE 413]].
Vous avez pour principe de ne jamais regarder dans les affaires des autres, encore moins de vos partenaires amoureux, vous n'allez pas commencer maintenant. A moins que...?
Non ! Non non non, enfin ! Quelle idée ! Vous avez pour principe de ne jamais regarder dans les affaires des autres, encore moins de vos partenaires amoureux, vous n'allez pas commencer maintenant. Double-click this passage to edit it.Double-click this passage to edit it.
Et voilà, vous vous étiez juré.e que l'on ne vous y prendrait pas, pas vous, pas comme ça, pas maintenant, parce que vous teniez à vos principes, au charme ineffable de la rencontre hasardeuse, à l'étincelle de surprise et de doute qui pétille quand vous vous regardez dans les yeux et que vous vous demandez "est-ce que...? mais oui, peut-être...?"
Mais voilà, cela fait longtemps que plus aucune étincelle n'a pétillé nulle part et les dernière fois que cela est arrivée, de toute façon, vous aviez confondu la trouble lueur du désir avec l'éclairage de la plaque vitro-céramique du pote chez qui vous étiez.
Alors oui, voilà, vous vous en êtes là : vous vous connectez à une application qui va patiemment siphonner l'intégralité de vos données, va apprendre à connaître la moindre de vos préférence et jusqu'au prénom de votre grand-mère, et en plus vous rendra accros à des boucles dopaminiques que désormais n'importe qui apprend à programmer dans son garage, mais si c'est le prix à payer pour pécho ce soir, vous y êtes prêts, allez, courage!
- Vous êtes prêts, prêtes ? Allez en [[FINDER888]] voir si vous arrivez à pécho ce soir.
- Non, plutôt que de vous adonner au faux hasard un peu sordide d'un site de rencontre qui n'en veut qu'à votre argent, vous décidez de vous connecter sur 40voleurs.com, qui propose d'acquérir à vil prix des colis de Mondial Relay que personne n'est jamais allé chercher. Le site propose une offre St Valentin : grâce à des repérages aux rayons X, il vous garantit de trouver chaussure à votre pied de St Valentin, en [[40 VOLEURS]].
- SI PUBLIC ADULTE/ADO et Si vous êtes un homme : Vous n'avez ni l'envie de vous adonner aux rencontres glacées de votre électro-tablette, ni de sombrer dans les sombres abysses de votre mélancoliques ! Ce qui vous manque, après tout, ce sont simplement quelques rudiments de dragues qui ne vous ont été enseigné ni par vos parents, ni par cette institution défaillante qu'est l'Education nationale, voilà tout. Mais il n'est pas trop tard ! Vous sortez votre tablettophone portative pour aller sur coach-seduction.net et contacter Mysterioummous, coach professionnel en séduction du XXIème siècle, qui offre un coaching personnalisé avec 50% de réduction spéciale Saint Valentin. Allez vite le retrouver dans le bar où il vous donne rendez-vous en [[MASCUCOACHING707]]
Au bout d'environ 10 minutes, vous avez déjà moissonné les profils d'une trentaines d'individus masculins de tailles et âges divers, ainsi que deux se définissant comme "femmes".
Parmi la pléthore de sous-types de clones se présentant à vous, vous finissez par arrêter vos préférences sur :
- EMOTITI, l'adepte des émoticônes. Son texte descriptif est intégralement composé d'une suite d'émoticônes qui n'est pas sans vous faire penser aux cartouches hiéroglyphiques des tombeaux pharaoniques. Il se présente comme : sourire avion palmier cocktails vomi musique lunettes de soleil aubergines fleurs pluie tropicale feux d'artifice épée menhir tour eiffel big ben colonne de trajan trump tower fusée de tintin milou capitaine haddock pipe clin d'oeil. ça a l'air rigolo comme jeu! répondez-lui une nouvelle suite d'image en [[COURGE BLEUE DE HONGRIE602]].
- Dr Wouhou, un trentenaire pâlot, barbe de trois jours et lunettes à grosse monture, vous regarde depuis sa carte de tarot de Valet de trèfle. Enfin, vous regarde...en vérité, il semble plutôt fixer anxieusement ce qui devait être le retardateur de l’appareil photo.
Il dit être ingénieur, aimer le cinéma, les séries, les jeux vidéos et la bonne cuisine. Comme vous ! Il a le charme timide des gentils garçons. D’ailleurs, il vous dit en message : « Salut ! Je pense que ce message se perdra dans l’immensité d’Internet, destiné à n’être jamais lu, ne s’attirant aucune réponse, comme d’habitude, mais au cas où il passerait devant tes yeux, je tiens à te dire que je trouve ton profil très intéressant blablabla. » Vous savez qu’en général cette phrase signifie en langage internet que l’individu vous considère comme plutôt bonnasse. D’ailleurs, ça tombe bien, vous avez mis ces photos vieilles de 2 ans justement pour ça.Allez en [[WOUHOU1]].
- DOUDOU2022, jeune femme souriante qui se décrit comme "candidate désignée par une élection sans candidat pour porter la liste citoyenne NousToustes aux élections législatives du printemps prochain". Suivent les émoticônes : smiley sourire smiley vélo smiley chat smiley tisane smiley façade d'hôtel du département smiley groupe de personnes smiley faucille smiley marteau smiley pouce levé smiley isoloir. Elle conclut par "Tu as des envies d'expériences nouvelles ? Viens me voir, au (if: $ville is "Montpellier")[11 boulevard Henri IV, près du jardin des plantes](else:)[25 rue du Nestor Makhno].
Oh mais oui, ça tombe bien, en cette soirée de Saint Valentin, vous avez sacrément envie d'expériences nouvelles ! Rendez-vous sans plus attendre au (if: $ville is "Montpellier")[11 boulevard Henri IV, près du jardin des plantes](else:)[25 rue du Nestor Makhno] en [[DOUDOU2023]].
Miracle, soudain, par la magie des algorithmes et de la cupidité des hommes, vous vous mettez à recevoir des likes, vous aussi!
Par exemple
- La photo d’un décolleté plongeant vous fait de l’oeil. Il appartient à LittlePrincess qui dit chercher “des aventurs coquine et plus si afinité, mai pa de boloss, et ki respect l’orthograph, parske les illétrés, c’est niet.” Hobbies : musique, sortie, bar, lecture. Au lit : à peu près tout (accessoire préféré : poulpe de bain) et même – surtout – le washikano-teshii. Qu’est-ce que le washikano-teshii ? Vous allez consulter l’internet, mais vous n’êtes pas bien sûr de comprendre (mais où est donc… ? Sur cette image… ? le… et puis cette… ? mais… enfin !) Pour en savoir plus, vous entrez en relation avec elle en [[LITTLE PRINCESS 1->G2.2]].
- Vous remarquez bien cette Waterpola 92 au sourire charmeur et à la chevelure soyeuse qui affirme aimer – comme vous ! – le waterpolo. Envoyez-lui un message en [[WATERPOLA 1->WATERPOLHOLALA]].
- DOUDOU2022, jeune femme souriante qui se décrit comme "candidate désignée par une élection sans candidat pour porter la liste citoyenne NousToustes aux élections législative de ce printemps". Suivent les émoticônes : smiley sourire smiley vélo smiley chat smiley tisane smiley façade d'hôtel du département smiley groupe de personnes smiley faucille smiley marteau smiley pouce levé smiley isoloir. Elle conclut par "Tu as des envies d'expériences nouvelles ? Viens me voir, au (if: $ville is "Montpellier")[11 boulevard Henri IV, près du jardin des plantes](else:)[25 rue du Nestor Makhno].
Oh mais oui, ça tombe bien, en cette soirée de Saint Valentin, vous avez sacrément envie d'expériences nouvelles ! Rendez-vous sans plus attendre au (if: $ville is "Montpellier")[11 boulevard Henri IV, près du jardin des plantes](else:)[25 rue du Nestor Makhno] en [[DOUDOU2023]].
Vous levant lentement de votre siège, vous préparez mentalement votre coup. Vous pensez commencer par une question ouverte sur son mode de contraception actuel - ça passe toujours.
Vous avez peu d’éléments sur la jeune femme à qui vous souhaitez faire part de votre science. Vous l’avez seulement vue commander sa menthe à l'eau, sortir son téléphone de son sac et se passer l’index sur la lèvre supérieure avant de lancer une partie de CandyCoast... Difficile, donc, d’être sûr qu’elle a envie de parler de contraception ici, ce soir.
Les personnes en questionnement sur leur contraception se passent-elles toutes l’index sur la lèvre supérieure avant de jouer à CandyCoast ?
Non.
Mais vous êtes confiant, car l'Association pour la Recherche et le Développement de la Contraception Masculine, dont vous faites partie depuis maintenant bientôt deux heures, vous a transmis (via l'emballage de votre précieux slip) une maxime qui illumine l’instant présent et que vous projetez de vous faire bientôt tatouer sur l’avant-bras :
« Tout le monde doit connaître le slip toulousain. »
Les pouces sur les coutures du pantalon, vous vous approchez donc, totalement relax, de la table de la jeune femme.
-"Tu utilises quoi, toi, comme contraception ? ", tentez-vous en vous asseyant sur la chaise voisine de la sienne.
- "Ya R", répond-elle, les yeux toujours rivés sur son téléphone.
R. Vous passez en revue tous les mots qui commencent par un R.
Ragoût, Rassis, Régent, Roussi, Ruine… Vous ne comprenez pas ce qu’elle a bien pu vouloir vous dire.
- "Quoi Ya R ?" Tentez-vous.
- "T’es un ptit sakadorien qui stresse avec son ptit sakado, tu me poses des questions sur ma vie mais ya R, voilà ya koi" , vous répond-elle.
Vous regardez votre petit sac à dos.
Vous commencez à paniquer.
- Quel âge as-tu ? lui demandez-vous.
- Active le décodeur Canal+ stp, vous répond la jeune fille.
- Si vous aviez acheté le gel douche Prince Charming au Chérubain, vous en avalez une gorgée et activez votre décodeur Canal+, en [[CANAL+]]
-Si vous aviez acheté ou acquis la Sucette de Cupidon, vous pouvez l’offrir à la jeune-fille en [[LOLITA]].
- Vous remarquez au bar qu'un sexagénaire pourvue d'une splendide barbe de Gandalf a suivi vos échanges et vous adresse un grand sourire en brandissant sa pinte. Vous répondez à son invitation à allant vous asseoir à côté de lui, en [[GANDALF 1972]]. Votre coach vous donne rendez-vous chez Kiki & Marilou, bar branché et populaire à la fois de votre quartier. A l'intérieur, vous remarquez vite des volutes de fumée d’une vaporette derrière lesquelles se dessinent des reflets de lunettes et de calvitie bien lustrée, posés sur un visage encore plongé dans la pénombre, au fond de la salle. Vous êtes persuadé que ces lunettes vous regardent. Vous repensez à la photo que vous avez vu sur Coach-seduction.net. Il s’agit bien de Mysterioummous, le Maître PUA aux millions de vues sur YouTube, vous en êtes sûr désormais.
Vous vous approchez timidement de la table enfumée.
Des bouffées de parfum à la pêche vous assaillent les narines. La voix un peu chevrotante, vous dites aux lunettes et au crâne luisant combien vous avez regardé sa fameuse vidéo « Comment aborder une inconnue dans la rue et réussir à l’embrasser en 2 minutes et 39 secondes chrono ».
Et puis, sa vidéo « Comment arrêter d’être un gros LOOSER et devenir comme MOI » vous a aussi profondément marqué. Accepterait-il de vous prendre comme son apprenti ?
Le Maître, immobile, vous scrute. Vous avez l’impression que, depuis les ténèbres de ce petit recoin de bar mal éclairé, ce sont les profondeurs de votre âme qu’il regarde. Il parle alors :
« Seras-tu capable de t’astreindre à la plus stricte discipline ? De faire tout ce que je te dis de faire, sans poser de question ? De toujours suivre l’éthique de l'Artiste de la Drague, de toujours respecter ton wingman et de payer 50 euros tout de suite, plus 50 euros tous les mois pendant 12 mois d’engagement avec remboursement possible si tu n’es pas satisfait ? »
-Si oui, allez en [[APPRENTISSAGE1]].
-Si non, vous pouvez toujours vous asseoir à une table et aller sur FINDER chercher une date de dernière minute, en [[FINDER888]]."Un chat ! Un CHAT !" s'exclame Dr Cupidon au téléphone, comme si vous lui aviez annoncé que sa grand-mamie avait dilapidé toute sa retraite en envoyant des coupures de 500 euros à Nicolas Sarkozy.
Instinctivement, vous commencez à vous justifier. "Bah oui, un chat, j'aime bien dormir, qu'on me gratouille sous le menton, ou derrière la tête, à rebrousse-poil, là où j'ai les cheveux courts..." Vous lui montreriez bien comment vous êtes capables de vous lécher vous-même les omoplates, sans l'aide de personne, mais vous êtes seulement au téléphone et de toute façon le Docteur ne vous laisse pas finir.
"Mais ignorez-vous que les chats sont des créatures du démon ! Que les personnes l'ayant comme animal-totem se réunissent le soir pour profaner les demeures de JESUS LE TOUT PUISSANT MARIE JOSEPH et s'adonner à des rites impudiques entre personnes de même sexe, pratiquer la sodomie, l'onanisme, l'anarchisme et l'idéologie trans ?
- Ah eh bien oui vous l'ignoriez ! Mais ça vous confirme que vous vous sentez très chat, ce soir, ou très chatte, bref : vous avez très envie de miauler toute la nuit. Demandez d'un air faussement indigné si le Dr Cupidon connait l'adresse exacte où se pratiquerait ce soir ce genre de dépravation ? Allez en [[MESSE NOIR 602]]
- Ah et bien oui vous l'ignoriez, et c'est vrai que vous n'avez jamais trop aimé la sodomie, ça vous titille la prostate d'une manière assez peu agréable. Sans compter que vous êtes tristement allergique à la gomme xanthane que l'on trouve dans la plupart des lubrifiants. Mûe par la curiosité et un amour pour les créatures à laine, vous décidez de suivre les indications du Dr Cupidon qui, affirme-t-il : "connait un endroit où l'on pourra sauver votre âme et remplacer le chat noire de votre âme par la pureté de l'AGNEAU TOTEM INNOCENT, pour une somme tout à fait modique." Allez en [[PURGATOIRE 312]].
Votre réponse suivie de grognement semblent décontenancer l'homme de l'Art.
"Ah, un... cochon? Vous êtes sûres? C'est que je décèle plutôt en vous l'animal-Totem du Condor royal, fier et indompté qui..."
- Non non, vous êtes bien un cochon, enfin...une truie, vous êtes en persuadées, et d'ailleurs quand vous vous promenez en forêt tous les sanglochons viennent se frotter à vous pour vous demander comment ça va. Dr Cupidon sait-il que les sanglochons sont des créatures dotées d'une grande sensibilité et que les chasseurs ont vraiment fait n'importe quoi dans les années 1970 ? Lancez-vous au téléphone dans une longue explication sur les moeurs méconnues de ce gros mammifère et la politique rurale française de 1960 à nos jours, en [[SANGLOCHONS 72]].
- Après tout, c'est vrai, vous n'êtes pas spécialiste d'animaux totem, vous, et puis peut-être que le Condor royal, aussi, aime se rouler dans la boue et manger des glands à longueur d'automne. Acceptant de débourser la modique somme de 50 euros requise pour éveiller en vous ce fier animal-totem, vous demandez d'en apprendre plus sur le Condor royal, en [[FIER & INDOMPTE 1033->RAPACE DEPLOYE]].
La voix au bout du fil vous fait passer un questionnaire rapide et amusant : quel est votre couleur préféré, êtes-vous plutôt mer ou montagne, qu'aimez-vous manger après une froide journée d'hiver, êtes-vous plutôt robe ou sarouel, Tintin ou Naruto, quelles sont vos vacances de rêves?
Après que vous ayez scrupuleusement répondu, il vous dit que votre animal totem est indubitablement une "Brebis merinos".
Mais qu'il ne manquerait pas grand chose pour que vous soyez, mettons, une lionne majestueuse ou un Condor royal.
Ah, c'est vrai que vous vous verriez bien planer majestueusement par-dessus les Andes enneigées : que manquerait-il donc pour que vous puissiez renouer avec votre véritable animal totem ?
"75 eskos, monnaie locale du Pays Basque, payable en CB, virement, chèque ou espèces ", vous répond la voix.
- 75 eskos ! Une affaire, alors que depuis le collège on vous compare à un caniche mouillée par la pluie, vous, un condor toute aile déployée, voilà qui a de la classe ! Cassez votre livret A pour accéder enfin à votre prestigieuse correspondance animale, en [[RAPACE DEPLOYE]]
- Oh, mais maintenant que vous y pensez : votre caractère placide, cette capacité à vous ensevelir sous 5 couches de vêtements dès qu'il fait moins de 22 degrés à l'ombre, votre véganisme strict depuis que vous avez 20 ans, votre appétence pour les activités de groupes... mais oui ! Vous êtes une brebis merinos ! Submergé par cette révélation, vous remerciez chaleureusement le Dr Cupidon, et décidez de rejoindre votre troupeau d'amis dans un bar en [[MEHEHEHERRINOS212]].
NE PAS LIRE :
- 75 eskos ? Vous ne pouvez vous le permettre, mais ça vous fait envie, et puis vous ne vous sentez décidément aucune affinité avec une brebis merinos, vous qui n'avez jamais supporté les chaussettes que vous tricotait votre grand-mamie à chaque Noël. Voyez si vous ne pouvez pas négocier un autre animal-totem un peu moins cher auprès du Dr Cupidon, en [[TOTEM D'OCCASION30%]]
Dr Cupidon vous l'assure : Le Condor Royal est la ré-incarnation des âmes les plus pures dans la mythologie Inca, qui descend elle-même de la civilisation antédéluvienne des Atlantes après qu'ils eurent été chassés du Paradis terrestre. Il entend dans votre voix cette tessiture caractéristique des Nephilims, êtres célestes qui ne demandent qu'à s'affirmer. Pour la modique somme de 50 euros, le Dr Cupidon pourra en une simple séance de flash-hypnose téléphonique révéler à votre Vous extérieur l'être de Lumière qui s'est réincarné en vous voilà désormais 33 ans.
- Oh, il est vrai que vous aviez toujours eu l'impression d'être un être de lumière, obscurément réprimé par votre manque de confiance en vous et cette fichue heure d'hiver qui vous met toujours le moral dans les chaussettes. Et puis votre grand-mamie vous appelait toujours "sa petite luciole". Vous êtes enfin prête à déployer vos ailes ! Une fois conseillé par le Condor-royal-en-vous, c'est sûr, vous allez enfin pécho ! Craquez votre PEL et ouvrez vos esgourdes lors de votre séance de flash-hypnose, en [[NEPHILIM 803]]
- 50 euros ? pour apprendre ce que vous savez déjà ? Ce n'est pas votre faute, à vous, si le monde s'obstine à ignorer que vous êtes un être de lumière ! Vous répondez à votre interlocuteur que vous apprendrez bien toute seule à révéler au monde le Nephilim de la Cordillère des Andes fier et indompté qui sommeille en vous. Allez en [[CORDILLERE DES ANDES]] L'éminent spécialiste semble un peu dépité de votre manque d'enthousiasme financier à investir dans un animal-totem digne de ce nom. Il vous fait remarquer qu'un animal-totem est comme un tatouage: une fois révélé, il est impossible de s'en défaire. Ou alors seulement moyennant un voyage ésotérique long et dangereuse dans les royaumes umbrales qui coûtera beaucoup, beaucoup d'arg...
- Oui oui oui, le coupez-vous, impatient, pressé d'en finir parce que vous n'avez un forfait que de 1h gratuite, souscrit en 1998 lorsque vous aviez 12 ans. Quels sont les animaux totem d'occasion disponible?
Le docteur réticent consulte son catalogue et finit par énumérer :
- Le labrador grabelois, animal tellement affectueux que ça en vire au pathologique, frileux au point qu'il faut lui mettre des pulls en laine de septembre à juin, et qui se nourrit exclusivement de raisin muscat. C'est vrai que ça vous ressemble pas mal... Acquérez l'animal-totem du Labrador Grabellois pour la modique somme de 50 euros puis rendez-vous ainsi doté dans votre bar préféré, en [[OUAF OUAF 922]].
- cliquez sur [[TROUPEAU1213]]
C'est la démarche plus assurée et la bouche mâchouillant nonchalamment une feuille de platane que vous entrez chez Kiki & Marilou, votre bar préféré, bien décidée à rencontrer quelqu'un qui saura reconnaître en vous la brebis merrinos de ses rêves. Commandant une tisane d'ortie à Kiki, plus en beauté que jamais ce soir, vous vous asseyez sur l'un des tabouret au bar et portez votre attention sur votre voisin/voisine qui, tête penchée au-dessus de son verre de sirop, a le visage cachée par son imposante chevelure tombante. Vous vous attardez sur son pull à motif complexe en acrylique orange et ses longues mains avec de grosses veines bleues.
- Vous décidez d'adresser la parole à cette personne pour déterminer quel est son animal-totem et s'il peut s'avérer compatible avec le votre, en [[COMPATOTEM936]]
- Vous êtes un animal de groupe, rappelez-vous, vous décidez d'attendre votre troupeau qui ne tardera pas à arriver, en [[TROUPEAU1213]]Double-click this passage to edit it.(set: $Totem to 1)
Vos amis finissent par arriver au compte-goutte. Ils ont le pelage le plus soyeux, les yeux les plus doux de l'assemblée et vous bêlez d'aise en vous frottant à iels. Par contre iels sont tout.e.s en couple et vous trouvez que, tout de même, un 14 février, ça ne se fait pas, c’est un manque de tact. Vous n'êtes plus des bêtes tout juste bonne à copuler et donner du lait que diable!
Être en couple pour un 14 février, pppfff, non mais rhooo, franchement, tout ça pour se conformer à la pression sociale. Tenez, vous, par exemple, vous êtes célibataire et est-ce que vous le vivez mal ? Non ! Bon, alors.
- Drapé.e dans nouvelle dignité de totem-merrinos, vous décidez de vous isoler de ce troupeau bêtement monogamo-normé et décider d'aller trouver sur une appli de rencontre le bélier ou la brebis qui vous fait tant défaut jusqu'ici ! Allez chercher un site de rencontre adapté aux animaux totem dans votre genre, sur [[TOTEMIX330]].
- Bah, vous les aimez tout de même, vos amis : ils sont le troupeau dans lequel vous vous sentez tout de même au chaud, en sécurité, avec lequel vous explorez sans cesse les nouveaux alpages de la vie! Bref, vous allez passer un chouette moment, vous dîtes-vous alors que vos commandes de salades de roquettes et batavia au miel de Skopelos, trio de lentilles sur betteraves roties et bol de riz aux graines germées arrivent sur vos tables.
Et puis, l'amitié, n'est-ce pas un peu votre chef d'oeuvre à vous, à rebourre de tout ce que cette société capitalo-patriarcal essaye de vous inculquer. Non! Vous exclamez-vous en votre fort intérieur tout en retirant un bout de salade de vos incisives ! Sapiens n'est pas un loup pour l'autre ! Vous cultiverez encore et toujours le plaisir de les voir rire et machouiller, vos congénères! Mais vous saurez aussi vous isoler de temps en temps, parce que tout de même, vous les voyez aussi se rouler de grosses galoches à intervalles réguliers et puis aussi se passer la main dans le dos et se tripoter les cuisses et s'interrompre dans la conversation pour se regarder longuement dans les yeux et s'embrasser à nouveau alors que vous étiez en train de discuter de l'organisation de la grève du 7 mars pour l'instauration de la Sécurité Sociale de l'Alimentation.
Mais voici soudain qu'arrive dans la tablée une nouvelle tête, allez en [[NOUVELLE TETE1]].
Toute une batterie de symboles phalliques s'entreregardent, de part et d'autre d'un couloir en faux marbre orné d'une fontaine vide. Chez Larme au poing, des matraques érectiles ; chez Chérubain, des saucissons veganes. Chez Larme au poing, des sacs à main en béton armé, chez Chérubain, des combinaisons en latex blanc.
Malheureusement, l'armurerie féministe non-mixte est fermée à cette heure. [[CONSOMMATION1]]
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NE PAS PROPOSER
Des saucissons véganes ? Comme c'est original ! Vous qui, habituellement, ne vous confiturez l'abricot qu'avec des courgettes en plastique de chez Smoby, une acquisition biodégradable vous changerait les idées. Allez en [[CONSOMMATION1]]
Des sacs à main en béton armé signés Charlotte Perriand ? Quelle classe ! Et vous qui avez toujours regretté l'éviction de l'immense travail de Charlotte Perriand au profit de celui de Le Corbusier... Et en plus, il ne vous manquait plus qu'un parpaing pour finir votre terrasse ! Vous enfilez votre masque et entrez chez Larme au poing, en [[BETON67]]A l'intérieur, des lampes violettes baignent de leur clarté une jeune personne à crête arc-en-ciel, montée sur les dr martens les plus contondantes que vous ayez jamais vues - sans doute un modèle signé Charlotte Perriand. Il vous semble un instant que ces lampes, au-dessus de vous, sont des fleurs, que ces fleurs sont des vulves, et qu'émanent de leurs coeurs d'émouvants pistils jaunes - dont vous découvrez, une seconde plus tard, qu'il s'agit en fait d'étiquettes fluo vous informant d'une réduction de 30% sur tout le rayon luminaires.
De derrière son comptoir, la.e jeun.e vendeur.euse vous tend un tract.
- Curieux.se, vous vous saisissez du tract et le lisez avidement, en [[SATURDAYNIGHT]]
- Indifférent.e à cette énième solliciation commerciale, vous refusez le tract d'un signe de tête et vous enfoncez dans les rayons de l'armurerie, en [[BOUCLIERDISCO]]
"VOUS RASEZ LES MURS, MAIS PAS VOTRE CHATTE ? VOUS AVEZ LES NERFS EN PELOTE, MAIS PAS PEUR D'EN DECOUDRE ? VOUS REPONDEZ AUX CATTCALLS PAR DES ABOIEMENTS HARGNEUX ?
VENEZ PARTAGER VOTRE VECU ET APPRENDRE DE VOS ADELPHES AU COURS DE NOTRE ATELIER DU SAMEDI SOIR.
AFIN QUE VOUS PUISSIEZ VOUS ENGAGER EN TOUTE DISCRETION A NOS COTES, NOUS AVONS INTITULE CET ATELIER "Les bonnes manières au XXIème siècle".
MUNISSEZ-VOUS DE VOTRE TENUE DE COMBAT ET DE VOTRE CARTE BANCAIRE, QUI VOUS SERVIRA A LA FOIS DE NUNCHAKU ET DE MOYEN DE PAIEMENT"
Tandis que vous plissez les yeux pour déchiffrer, en bas du tract, le numéro de SIRET de l'association, (vous avez toujours adoré les numéros de SIRET), la vendeuse s'approche de vous et vous glisse un tas de 50 tracts identiques au premier, vous enjoignant de les distribuer autour de vous, d'ici samedi soir.
- D'ici samedi soir ? Mais, mais ... c'est ce soir ! Vous acceptez avec ferveur de partir avec ce petit tas de tracts vers l'adresse indiquée du stage "Les bonnes manières au XXIème siècle". Vous trouverez bien quelques âmes esseulées à qui les distribuer avant d'arriver sur place. La vendeuse vous accompagne à la porte du magasin, qu'elle referme derrirère vous dans un cliquetis en vous lançant, à travers la vitrine, un clin d'oeil facétieux. Allez en [[NUNCHAKU47]]
- D'ici samedi soir ? Mais, mais ... c'est ce soir ! Et ce soir, c'est la Saint-Valentin ! Vous avez autre chose à faire que de tracter sur le trottoir. Vous refusez, avec le tact que vous enseigna Nadine de Rotschild lors du stage de maintien que votre grand-tante du Loir et Cher vous força à suivre pour fêter votre bac, en 1987.
Puis, toujours modeste, vous faites scintiller, à l'adresse de la vendeuse le Pin's "Cuiller d'or" que vous remportâmes haut la main au cours de ce même stage, en 1987, histoire de lui faire savoir que vous en êtes, et que vous ne manquerez pour rien au monde l'atelier de bonnes manières de ce soir, en [[NADINE666]]
(set: $bouclier to 1)
Les rayons de l'armurerie regorgent de merveilles. Des grenades lacrymogènes en forme de madones éplorées côtoient des fibules et autres épingles à chapeau acérées. Derrière une rangée de peppersprays au poivre équitable, vous apercevez, scintillants, trois grands boucliers concaves recouverts d'éclats de miroirs. "Ces boucliers peuvent servir, en soirée, à se protéger des relous en même temps que de boules disco", lance la voix de la veudeuse derrière vous.
Toute ébaubie, vous en emmenez un - le plus joli, selon vous - jusqu'à la caisse, sans regarder le prix. Cet objet de selfdéfense festif et scintillant vous coûte toutes vos économies.
Désormais poourvue d'un bouclier disco de toute beauté, vous saluez la vendeuse et retournez dans la rue. Désormais, vous avez le choix entre :
-Entrer dans la boutique d'en face, le sex-shop "Chérubain", savonnettes, lingerie et accessoires coquins, en [[CONSOMMATION1]]
- Allez vous promener, munie de votre nouvelle arme de défense, dans la rue, en [[DERIVE 2]]Le menton encore tout tremblotant, vous rentrez dans un toilette, sortez une boulette de la cachette secrète aménagée dans votre culotte de tulle nacré et vous roulez un gros joint.
Vous en tirez une bonne bouffée. Vous réfléchissez.
Vous entendez soudain s'approcher le pas léger de Marilou. Les pointes de ses escarpins apparaissent sous la porte. Elle y assène trois coups monumentaux et hurle :
- Pascaaaal ? Tu fumes de la drogue ?
Tressaillant, vous éteignez votre splif et le rangez dans sa cachette, parvenez de justesse à éviter que le précieux tulle ne se prenne dans votre fermeture éclair, puis tirez précipitamment la chasse et sortez de la cabine en agitant sous le nez de Marilou votre index droit.
- Non je fume pas. Et le pastis c'est de la drogue aussi, d'abord. Et je m'appelle pas Pascal.
Mais vous ne vous en tirerez pas si facilement. Marilou s'installe à côté du sèche-main et tapote la poubelle à protections hygiéniques à côté d'elle.
- Viens t'asseoir. Je crois qu'on a quelques petites questions à se poser, tous les deux, vous dit-elle.
A votre âge, vous n'avez pas très envie de vous fader l'habituel discours sur la prévention des risques. Cependant, Marilou est la patronne de votre bar préféré et vous obtempérez. Vous vous approchez d'elle et prenez place sur le dessus de la poubelle.
Après trois heures trente de discussion où elle vous fait part de tout ce qu'elle aime chez vous, où vous lui détaillez les blessures de votre enfance, votre technique secrète pour vous recueillir imaginairement sur la tombe de votre père alors que celle-ci n'était accessible qu'en voiture et que vous n'aviez pas le permis, vos premiers égarements métaphysiques, votre découverte du black métal norvégien, votre goût pour le tulle nacré et le détail de vos émois amoureux depuis le collège, vous en arrivez tous deux à cette conclusion : Vous n'avez toujours pas fait le deuil de votre père. Eh non ! Avant d'être prêt.e à draguer, il va falloir que vous passiez le permis et que vous alliez vous y recueillir en vrai de vrai, sur cette sacrée tombe !
"Affronte tes dragons, petit.e" vous lâche enfin Marilou, dans un souffle, avant de retourner à son service.
-Saperlotte ! Elle est gonflée, celle-là ! Votre père est mort depuis plus de 15 ans, et vous allez parfaitement bien, merci. Vous décidez d'affronter plutôt le dragon de la drague, vous allez pécho ce soir, c'est sûr ! Allez en [[DRAGON DE LA DRAGUE]].
- Sapristi, mais c'est bien sûr ! C'est en faisant un pélerinage bien réel, en voiture, sur la tombe de votre père, au bord de la départementale 67, que vous trouverez enfin la paix, et la possibilité de pécho. Ni une, ni deux, vous vous inscrivez en ligne à un cours de code de la route, en [[VROUMVROUM]]
Après ce premier échec, vous regardez autour de vous ces tables vernies, cette lumière LED faussement chaleureuse et ces reproductions de peintures à l'huile animalière représentants veaux, vaches et brebis merrinos en couleurs psychédéliques.
Vous le connaissez bien ce bar ! C'est même là que, il y a quasiment un an jour pour jour, vous l'avez rencontré.e, avec son grain de beauté sur la pommette gauche et son sweat à capuche "sauvez les Bernard l'Hermite, pas les Bernard Tapie", après lui avoir parlé un peu par hasard sur un site de rencontre. De manière imprévue vous vous étiez promenés en ville, aviez atterri ici, puis chez vous, puis dans votre lit... et ne vous étiez pratiquement plus quitté pendant six mois, vous aviez du mal à y croire tellement c'était beau et vous aviez d'ailleurs bien raison puisqu'un beau jour, il ou elle avait fini par se rendre compte que vous n'étiez pas la créature de rêve dépourvue de défauts qu'elle ou il croyait avoir rencontré, mais un petit être malingre qui se rongeait les ongles, laissait toujours le café traîner dans la cafetière jusqu'à l'apparition de péniciline et n'était pas fichu de distinguer une clé à mollette d'un couteau à huître.
Vous auriez pu vous y attendre, comme vous le raconta par la suite votre miroir de salle de bain : c'est toujours comme cela que ça se passe. Les gens ont besoin de s'attacher à quelqu'un, vous passez justement par là, le nez en l'air et... Six, douze ou quinze mois plus tard, c'est toujours cette même histoire de couteau à huître qui fiche tout par terre.
->Vous connaissez un peu la personne dont votre ex est amoureureux.se désormais, et vous savez de source sûre qu'elle sait distinguer un couteau à huître d'une clé à molette. D'ailleurs, vous vous demandez ce qu'ils deviennent, toutes les deux. Allez vite vous connectez sur tous les réseaux sociaux de votre connaissance pour guetter les moindres photos et paroles de votre ex et de sa nouvelle relation, ainsi que tous les lieux et évènements qu'ils ont fréquentés récemment, en [[CA GRATTE CA GRATTE 728]].
-> Mais oui ! Cette histoire de couteau à huître qui revient sans cesse, là se trouve sans doute le fin mot de l'énigme, ce pourquoi personne ne vous aime jamais plus de 12 mois d'affilée. Il est temps de vous confronter à la réalité de ce qui ne va vraiment pas chez vous ! Vous demandez un couteau à huître à Marilou et vous rasseyez, bien décidée à rester là tant que vous n'aurez pas obtenu de réponse. Allez en [[DISCUSSION AVEC UN COUTEAU A HUITRE 630]]
-- Ca y est, les pensées noires de clés à molettes, de sourires de votre ex et des visages imaginées de ses nouveaux amoureuses, plan cul, copains et copines tournent en boucle dans votre esprit, se surimposent aux têtes de vaches et de moutons rose fuchsia et bleu cobalt ; la conscience aigüe de votre fatale solitude vous oppresse la poitrine et vous secoue les épaules (seriez-vous en train de sangloter, là, dans votre bar favori ?). Une idée soudain jaillit, claire et lumineuse, phare réconfortant dans les ténèbres faiblement éclairées à la LED ! Vous savez qui ne vous a jamais, jamais laissé tomber ?
L'alcool.
Allez vite commander deux bouteilles de rhum à la rhubarbe auprès de Marilou en [[IL ETAIT UN FOIE]].Double-click this passage to edit it.C'est un couteau à huître espagnol, avec un manche en simili-châtaignier et une lame d'inox de 6 cm. La seule fois où vous avez essayé de manier pareil ustensile, c'était pour éplucher une pomme et vous avez simplement réussi à aller aux urgences de la main de la polyclinique Saint Roch.
Il vous regarde. Il a l'air narquois. De l'air de dire : "Et maintenant, qu'est-ce que tu vas faire?"
C'est vrai ça, qu'est-ce que vous allez faire? Peut-être faudrait-il que vous commandiez une huître? Mais vous n'aimez pas ça, vous n'avez jamais aimé ça et vous êtes devenu.e.s vegan au contact de votre ex (on part des Bernard l'Hermite, et on finit par ne plus manger d'oeuf, la pente est douce, mais si glissante).
Le couteau à huître vous regarde avec un reflet métallique de triomphe, sanctionnant le gouffre abyssal, absurde qui s'est ouvert entre vous, désormais parfaits étrangers, étrangères. Il a l'air de dire "Nous savons, toi et moi, ce qu'il en est, allons, remets-moi entre les mains de Marilou, où est ma véritable place, et occupe-toi donc plutôt de petite cuillère, dont tu te serviras pour manger tes plats de lentille verte au tofu."
-> Il a raison, vous n'avez, de fait, absolument rien à lui dire, à ce couteau à huître, vous n'êtes pas du même monde. Qui avez-vous cru berner? C'est tout votre décalage avec les attendus de votre genre que vous contemplez dans cet ustensile culinaire. Faites sans plus tarder un petit point sur votre rapport à votre masculinité/féminité.[[VIRILITE/FEMINITE]]
-> Il a raison, et tort à la fois : vous ne saurez ouvrir des huîtres avec lui, mais vous saurez vous en servir pour combattre ! Voilà le message que vous cherchiez désespérément dans son manche en plastique: votre amour passé vous a légué, au moins, l'amour de la lutte, et il n'est pas d'outils dont vous ne puissiez faire un levier d'action pour un monde meilleur ! Allez en [[C'EST LA LUTTE VEGAN]]Ooooh ouais, vous retrouvez le plaisir de sentir le verre entre vos doigts, contre votre paume, vous le faîtes tourner lentement pour regarder les reflets du liquide ambré, vous le portez à vos lèvres et sa douce brûlure vous réveille la bouche et l'oesophage, vous pourriez en savourer, à petits coups, la moindre des gorgées, apprécier les arômes, les fruits cachés dans l'initiale âpreté, les délicates notes de groseille, de cacao, de poivre du sichu... mais vous n'êtes pas là pour ça : vous descendez le premier verre, vous resservez, avalez cul sec le second, vous resservez, aaah ! ça brûle, vous avez le palais anesthésié, ça tombe bien puisque vous vous apprêtez à y expédier prompto une troisième dose de 8 cl d'éthanol à 45°. Assez rapidement il n'y a pas que votre palais qui se trouve anesthésié, et la conscience de votre ancien amour, de sa nouvelle relation, de votre solitude s'amenuise, perd de sa superbe, s'éloigne de la spirale dans laquelle vous vous trouvez et qui vous emmène profondément à l'intérieur de vous-même, en direction de votre foie, votre bon vieux fidèle foie, là, bien à sa place, vous le tapotez par-dessus votre t-shirt, mais il ne ronronne pas. Serait-il mécontent ?
Votre foie vous parle:
"Tu ne nous fais pas du bien, beauté. Je ne vais pas supporter tous tes feux d'artifices de conneries chatoyantes jusqu'à la fin, tu le sais, ça, pas vrai?"
-> Comment ça, votre foie vous ferait-il des reproches? Mais de quel droit ? N'entrez pas dans son jeu et envoyez donc plutôt le fond de votre bouteille de rhum directement dans votre gosier, en [[POUR UNE BOUTEILLE DE RHUM1715]].
-> Comment, il ne le supportera pas ? Le savez-vous? Ca serait bien qu'il le supporte car vous avez très envie de continuer à boire des conneries chatoyantes, à faire des feux d'artifices, à mener une vie de funambule flamboyant et à ramper par terre du moment que cela vous empêchera de vous souvenir de... vous ne savez plus trop de quoi, mais vous vous souvenez que vous ne devez plus vous souvenir. Négociez avec votre organe en [[VAZYMEUFOIE 912]].
Après avoir donné votre numéro de carte bancaire à la première application venue, vous découvrez que le code de la route se présente sous la forme d'une histoire à choix multiple ! Vous qui adorez, justement, les histoires dont vous êtes l'héroïne, vous voilà saucée. Enthousiaste, Vous vous laissez guider, de clic en swipe, vers une série chronométrée de quarante questions .
Je dois allumer mes feux de route
-En cas de brouillard réponse A
-En cas de déclin de la luminosité, réponse B
-Les jours impairs, réponse C
Et, toujours perché.e sur votre tabouret de bar, heureux.se de progresser si vite, en cette soirée de Saint-Valentin, vers l'obtention de ce sacré permis de conduire, vous cliquez, swipez et recliquez, jusqu'à cette dernière question dont les termes vous plongent dans les affres de la métaphysique :
Dans les ténèbres,
-on y voit mieux que le jour, réponse A
-on y voit moins bien que le jour, réponse B
-ça dépend, réponse C.
Le menton dans la main, vous vous abîmez dans la réflexion. C'est vrai que dans l'obscurité, parfois, on y voit clair ... Et, tandis que VROUMVROUM vous gratifie d'un score ridicule, vous reprenez un tilleul et, prête à en découdre, lancez une nouvelle série de questions. La nuit ne fait que commencer.
Félicitations ! Vous venez de terminer la Saint-Valentin dont vous fûtes l'héroïne !
NOTE MUSIQUE : on the road again ? Sample-electro de code de la route ?
Ou trouver chanson qui pose des questions pour la ponctuer de "réponse A/ réponse B". De type "Quand reviendras-tu ?" ou "Quand traverseras-tu ?" à caler?
OU musique de qui veut gagner des millions ?
OU changer le texte pour faire un simili question pour un champion.
NOTE BRUITAGE :
Mise à part sa petite main crispée sur son verre, cette personne vous laisse voir peu de peau. Ses jambes, croisées l'une sur l'autre, sont vêtues d'un pantalon cargo à grosses poches et vous voyez dépasser de l'une d'entre elles "L'introduction à la physique quantique pour les 6 - 10 ans" et, de l'autre, "Soigner ses hémorroïdes avec les huiles essentielles". Et vous qui n'êtes intéressée ni par la physique quantique, ni par les hémorroïdes, quel malheur !
C'est alors que vous remarquez, que le sujet de votre observation, des oreillettes dans les esgourdes, remue les lèvres en silence et que... mais oui ! C'est bien l'alphabet grec. (Gamma kappa, epsilon...) qu'iels est en train de réciter du bout de ses lèvres ourlées. Quelle chance, vous qui avez toujours trouvé une grande beauté dans l'agencement, familier et exotique, des lettres hélléniques.
- Demandez donc à votre voisin.e de comptoir à quelle lettre de l’alphabet grec iel s'identifie, en [[OMEGA1]].
- Proposez à votre voisin.e de vous suivre dans un coin secret du bar, où, un soir de mélancolie, il y a quelques années, vous aviez recopié au marqueur, en langue originale, vos passages préférés du Phèdre d'Euripide. Allez en [[RECOIN56]].Le.a bienheureux.se élu.e vous suit vers ce recoin discret, entre la colonne de soutènement des toilettes et le bout du bout du zinc, où votre solitude - ainsi qu'un abus de tisane verveine-menthe - vous avaient mené aux pires excès graphomaniaques, un soir de Saint-Valentin, il y a très, très longtemps.
Et, muni de votre Bailly - vous avez toujours un Bailly sur vous -, votre nouvelle amie et vous-même vous plongez, côte à côte, dans la traduction de ces quelques vers crabouillés sur le papier peint.
Il vous semble alors qu'elle et vous êtes, tous deux, les archéologues de votre mélancolie et c'est si bon, de n'être, soudain, plus seul.e à constater combien vous le fûtes - seul.e ! Quand, enfin, le sens finit par émerger sous votre crayon de bois, vous murmurez de concert la phrase que vos efforts ont permis de faire renaître :
"Qu'est-ce que l'amour, chez les humains ? Rien n'est plus doux, ni plus amer tout ensemble ..."
C'est alors que votre désormais binôme de traduction sort de l'une des - décidément innombrables - poches de son pantalon cargo un marqueur turquoise à paillettes et un exemplaire du Critias, et vous propose, ni une ni deux, de copier, à la suite, la description de l'Atlantide, sous l'oeil bienveillant de Kiki. La nuit ne fait que commencer.
Félicitations, vous venez de terminer la Saint-Valentin dont vous fûtes l'héroïne !
MUSIQUE : truc élitiste façon Pierre Boulez?
NOTE BRUITAGE : froissement de pages de dictionnaire ? grattement du crayon contre le papier ?
OU : se servir des accessoires comme d'instruments pour répéter un morceau connu ? (le Bolero de ravel?)Eh bien, vous ne sauriez mieux tomber ! Une formation en orgie païenne sex-positive sera justement organisé du côté d'Isturitz, avec cultes rendus aux lamaniak et à diverses divinités sauvages la nuit de l'équinoxe du printemps. Mais si ça vous dit, en attendant, un petit sacrifice est prévu ce soir dans (if: $ville is "Montpellier")[les sous-sols de la cathédrale Saint-Pierre](if: $ville is "Paris")[les catacombes](if: $ville is "Lyon")[les trabouls](if: $ville is "L'Aigle")[les ruines de l'abbaye de St Evroult Notre Dame du Bois](if:$ville is "Excideuil")[les catacombes secrètes du château d'Excideuil]. Votre voisin.e de bar termine son jus détox et iel y va.
- Les lamianiaks, qu'est-ce donc ? Parlez davantage de lutins et de créatures mythologiques poilues avec votre interlocuteurice en [[LUTINS BASQUES 64240]]
- Oh, chouette, un sacrifice païen ! Depuis le temps que vous en rêviez ! Devez-vous amener quelque chose ? Allez vite le découvrir en [[PENTACLE23H55]].Double-click this passage to edit it.Double-click this passage to edit it.Double-click this passage to edit it.Double-click this passage to edit it.Quelle chance d'être tombé sur quelqu'un s'y connaissant autant en mythologie basque : vous ne voyez pas le temps passer alors qu'Andrea (c'est le nom de votre voisin/voisine de bar) vous parle des légendes laminaks, sortes de lutins de la nature, évanescents de jour et constructeurs de ponts pendant la nuit ; vous fait peur avec les histoires de lainogaixto, génies des nuées mauvaises s'abattant furieusement sur le pays labourdins ; vous parle d'Amalur la terre-mère et de Suugar le serpent-foudre. Bientôt vous débattez des théorties sur l'origine des basajauns ou des Jentils, créatures poilues du pays basques pré-chrétiens que certains associent à de lointains peuplement néandertaliens, quand d'autres n'y voient que de simples versions locales des hommes et enfants-sauvages. Vous vous confrontez cependant rapidement à votre total méconnaissance de la langue basque, lacune à laquelle il vous faut remédier promptement. Andrea vous laisse pour aller à son orgie souterraine en non-mixité, mais vous restez rivée à votre tabouret, commandez une pleine théière de verveine-menthe et vous inscrivez sur Euskarapp, application gratuite d'apprentissage de la langue basque. Une folle nuit de linguistique s'offre à vous !
FELICITATION ! VOUS VENEZ DE TERMINER LA SAINT VALENTIN DONT VOUS FUTES L'HEROINE !
NOTE MUSIQUE : chanson basque ?
NOTE BRUITAGE : appli d'apprentissage de langue en ligne sur le basque ?Deux heures plus tard, suivant les consignes d'Andréa (c'est le nom de votre rencontre de bar), (if: $ville is "L'Aigle")[vous vous aventurez parmi les ruines enténébrées de l'abbaye de St Evroult Notre Dame du Bois et finissez par repérer sur une vieille pierre à moitié recouverte de mousse le signe de reconnaissance](if:$ville is "Excideuil")[vous vous aventuez sous la poterne du château, errez dans les courettes envahies par les herbes, et finissez par vous arrêter devant une porte métallique rouillée au-dessus de laquelle a été peinte le signe de reconnaissance : ](else:)[vous vous arrêtez devant une porte métallique rouillée au-dessus de laquelle a été peinte le signe de reconnaissance] : deux mains jointes par le pouce et l'index. Autour, divers slogans séditieux côtoient des appels au wokisme généralisé ("Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent" ; "Aide-moi et Satan t'aidera"; "Ni DSK ni MST" ; "Léchez-nous tranquilles! ; "la vie est trop courte pour s'épiler la chatte"). (if: $ville is "L'Aigle")[Vous imitez](else:)[Vous toquez trois fois, puis deux, puis quatre en imitant] le hululement de la chouette effraie. Le cri du faucon crécerelle vous répond et (if: $ville is "L'Aigle")[une trappe cachée au niveau de ce qui devait être la nef de la chappelle](else:)[la porte] s'ouvre dans un grincement lugubre. Une volée de marches humides conduit à un puit de ténèbre dans lequel vous vous enfoncez, muni.e d'une torche simili-moyen-âgeuse à dynamo manuelle. Arrivé.e au bas de l'escalier, vous écartez un épais rideau de toiles d'araignée pour arriver dans une salle souterraine de terre battue, au centre de laquelle un large pentacle de sang menstruel ou de peinture rouge a été tracé. Une douzaines de personnes, femmes, trans ou queer, s'y tiennent nue, affairée à affûter des lames de rasoirs, apprêter des cordes ou remplir des thermos de tisane "cycle féminin".
Andrea vêtue d'un sobre harnais de cuir clouté vous accueille avec un grand sourire et une paire de menotte, en vous disant qu'elle est vraiment ravie que vous soyez venue. La cérémonie va commencer.
Mais il vous faut maintenant répondre à une question importante :
- ESt-ce que vous êtes prête ? Allez en [[RITUEL FEMME 666]].
ou... - Est-ce que vous êtes pret ? Allez en [[RITUEL HOMME 666]].
Tout se passe comme dans un rêve. Tandis que l'une de vos soeurs vous offre, dans un coffret, des cache-tétons ornés d'osselets et brodés de fils de laiton, une autre vous propose de vous raser le dessous du crâne. Vous acceptez et êtes bientôt coiffée comme jamais. Le dessus, resté long, de votre chevelure, est artistement sculpté au dessus de votre front pour former une sorte de hennin majestueux, au sommet duquel on attache un voile fin comme une toile d'araignée, brodé de vulves, qui vous retombe élégamment sur l'avant bras gauche. Pour le reste, vous êtes, comme toutes ici, nue comme un grand ver, une torche à la main, et, levant les yeux vers le plafond, vous remarquez qu'une petite ouverture y a été percée dont les contours coïncident mystérieusement avec ceux de la Lune, pleine et rousse ce soir.
Alors, rejoignant vos commères, vous entonnez à pleine voix, jusqu'au petit matin, l'hymne d'Amel Bent :
Viser la lune, ça ne me fait pas peur!
Même à l'usure j'y crois au corps et au coeur,
Des sacrifices, s'il le faut j'en ferai
J'en ai déjà fait, mais toujours le poing levé !
Félicitations, vous venez de terminer la Saint-Valentin dont vous êtes l'héroïne !
NOTE MUSIQUE : Amel Bent ou chant de choral ?
Question : est-ce que P & P chantent joyeusement ou font juste les Fabiettes?Tout se passe comme dans un rêve.
Trois clins d'yeux, quatre envolées de cordes vous voilà tout ficelé, menotté, attaché sur un chevalet auto-construit en palettes de récup, pieds et mains écartés, nu comme un ver, avec une boule de pétanque dans la bouche, et vous contemplez, extatique, douze magnifiques personnes faire cercle autour de vous, chacune à la pointe d'un parfait dodécaèdre, incantant une majestueuse mélopée tandis qu'Andrea se détache du groupe, encagoulée de noir, et lève au dessus de vous, de la main droite, une hache au manche finement ouvragée et, de la main gauche, un authentique tentacule de poulpe en PVC noir de jais.
Vous soupirez de plaisir : une belle soirée de Saint Valentin vous attend !
NOTE MUSIQUE : truc funèbre, adieu... truc féministe/Beyoncé revisité de façon funèbre ? "i'm not your mother"
Vous vous trouvez décidément beaucoup de points communs avec votre vis-à-vis: après vous êtes moqués, pêle-mêle, des instituts de sondages, de BFMTV, de la récente nomination de Tibo in Shape au poste de Ministre de l'Education, vous vous découvrez une passion commune pour les puzzles de 2000 pièces représentants les Départements français avec leurs spécialités viticoles et fromagères.
Vous ne vous rendez compte que le temps passe vite, dîtes donc, quand on est en bonne compagnie, que lorsque Kiki déroule énergiquement le rideau métallique de votre bar préféré. Il vous faut déguerpir, mais pour aller où ? Votre rencontre inattendue vous fait deux propositions:
- si ça vous dit, elle a entendu dire qu'une petite messe noire féministe spéciale St Valentin était organisée dans les sous-sols de la cathédrale voisine? Allez voir de quoi il retourne en [[PENTACLE23H59]].
- vous pouvez aussi profiter encore un peu de la soirée en vous promenant dans la rue, sans direction précise, mais pourquoi pas en direction de chez iel, puisque iel n'habite pas loin, et puis si vous voulez, vous pourrez toujours prendre un bus de nuit, il y a plein d'arrêt dans les parages. Allez en [[PROMENADE AU HASARD MAIS PAS TROP]].
Vous écrivez à cette charmante Waterpola un mail de 28 paragraphe dans lequel vous lui expliquez qu'un homme est un homme, qu'il n'existe ni de vrais ni de faux hommes et que, d'ailleurs, le genre n'est que construction sociale, lui glissant au passage qu'elle ferait bien de se renseigner. En pièce jointe, vous ajoutez une dickpic et une courte bibliographie féministe, au format .pdf, qui devrait lui mettre un peu de plomb dans la cervelle.
Vous allez vous faire un café. Quand vous revenez, elle ne vous a toujours pas répondu. (Pourquoi ne vous répond-elle pas ?)
Vous attendez encore.
ELLE VISITE VOTRE PROFIL !
Enfin. Ce n’est pas trop tôt. Sa réponse ne tardera sûrement pas. Ouf.
Le.
Temps.
Passe.
Elle ne vous répond toujours pas. Elle doit sûrement réfléchir à la bonne façon de répondre à votre message à la fois instructif et plein d’humour.
Elle ne vous répond pas. Elle est sûrement partie prendre un café.
Elle ne vous répond pas.
POURQUOI EST-CE QU’ELLE NE VOUS RÉPOND PAS ?
Enragé face à votre écran, vous vous servez bière sur bière en finissant une partie de PAYFORDOOMIII
Félicitations ! Vous venez de terminer la saint-Valentin dont vous fûtes le héros !Allongé sur le dos, dans votre chambrette toute décorée de posters de patinage artistique, vous fourrez votre enceinte bluetooth sous votre tee-shirt, au niveau du nombril, - vous adorez quand les ondes font vibrer à la fois vos tympans et votre peau-du-ventre - et lancez le Casse-Noisette(s!), de Tchaïkovski.
Tout alangui, vous pensez que l'hiver a glacé les volubilis qui, au printemps, de nouveau, grimperont, danseront sur la treille de votre fenêtre. Et il vous semble que vous aussi, au printemps, vous renaîtrez, déploierez autour de vos reins la jupe de vos nouveaux pétales et tortillonnerez gaiement autour des autres fleurs que seront devenues, aux beaux jours, vos ami.e.s et vos amant.e.s.
Quant à savoir si vous êtes, ou non, un homme, un vrai, comment faire ? Pourquoi le fait de tortillonner et de fleurir ferait-il de vous autre chose qu'un homme alors que, par ailleurs, vous ne vous êtes jamais identifié à un autre genre ? Être homme n'est-il possible que si la majorité des autres hommes signent un papier attestant qu'ils vous considèrent comme tel ? Devriez-vous organiser, dans votre quartier, une sorte de grand sondage du qu'en-dira-t'on, de vous-même au cours de laquelle chacune et chacun pourrait s'exprimer sur votre genre supposé ?
"Peut-être pas", vous chuchote à l'oreille WinWin, votre Wombat-animal-totem. "Surtout pas", renchérit-il.
" Puisque tu t'identifies comme homme et que tu fleuris et tortillonnes, alors tu es un homme qui fleuris et tortillonnes. Allez, viens, tortillonne avec moi ! "
Si, désobéissant aux pourtant judicieux conseils de WinWin, vous décidez de lancer, dans votre quartier, un grand sondage du qu'en-dira-t-on, pour déterminer si vous êtes, ou non, un homme, allez en [[GRAND-SONDAGE]]
Si, suivant les conseils avisés de WinWin, vous décidez que vous êtes le seul autorisé à déterminer votre genre d'appartenance, montez le son et allez en [[TORTILLON75]]
Vous sortez des toilettes, remonté à bloc, vous êtes un dragon, prêt à cracher le feu, voler sur la ville, à détruire tous les obstacles qui vous feraient face !
A propos d'obstacle, quand vous sortez, vous entendez le grincement caractéristique d'un rideau métallique qu'on baisse. Cette longue discussion avec la tenancière du bar vous a amené jusqu'à l'heure de fermeture. Il n'y a dans la salle plus que vous, Kiki et Marilou, qui vous tend un balai et un seau rempli d'une eau verdâtre.
FELICITATION ! VOUS VENEZ DE TERMINER LA SAINT VALENTIN DONT VOUS FUTES L'HEROINE !
NOTE MUSIQUE : I want to break free? BO de Bilbo le Hobbit finissant en eau de boudin ? attention à pas musique trop illustrative?
//Le Musicien joue//
Félicitations ! Vous venez de terminer...Ni une, ni deux, vous voilà dans votre cage d'escalier avec, sous le bras, une liasse de feuilles A4 sur lesquelles vous avez imprimé, entre deux émoji aubergine, votre titre :
"Suis-je un homme?" ,
et , en dessous, votre question :
"Chères voisines, chers voisins. Pour des raisons personnelles, j'aurais besoin de savoir si je suis un homme. Qu'en pensez-vous ? Merci d'argumenter votre réponse. Vous pouvez utiliser des crayons de couleur."
Et, sifflotant, toujours, la valse des fleurs, vous pliez chaque feuille en quatre, y déposez un baiser et la glissez dans la fente d'une boîte aux lettres. (Vous découvrez, à cette occasion, que l'un.e de vos voisines porte le charmant prénom de "Lolipop".)
Puis, avec, au coeur, le sentiment du devoir accompli, vous allez vous coucher auprès de WinWin, qui vous tourne rageusement le dos dans le lit et refuse d'éteindre la lumière pour vous laisser dormir, tout absorbé qu'il est dans la lecture de La Volonté de Changer, de Bell Hooks.
En attendant que WinWin cesse de vous faire la tronche et éteigne la lumière, vous fixez les dessins que forment, au plafond, les traces du dernier dégat des eaux, en provenance de la baignoire de la voisine du dessus.
Félicitations ! Vous venez de terminer la Saint-Valentin dont vous fûtes le héros/l'héroïneSur le finale de la Valse des Fleurs, votre enceinte Bluetooth toujours fourrée sous le tee-shirt, vous exécutez avec WinWin de gracieux ronds avec les bras et tortillonnez, tortillonnez, jusqu'au bout de la nuit. A l'aube, vous vous endormez, apaisé, et vos rêves vous donnent à vivre, déjà, les joies du printemps à venir.
Félicitations ! Vous venez de terminer la Saint-Valentin dont vous fûtes le héros/l'héroïne
Prise ou prise d'une frénésie musicale, vous swipez et vous samplez de concert, vous ne voyez pas le temps passer, le casque sur les oreilles vous n'entendez pas les textos, les coups de fil qui vous arrivent, vous êtes trop occupé.e à tester les meilleurs morceaux de la musique classique pour commencer ce qui sera sûrement le grand oeuvre de votre vie : découvrir que tous les grands compositeurs de la musique classique occidentale avait intuitivement découvert les principales lois de l'algorithmique de la drague, et les avaient codés dans leurs oeuvres. A 4h du matin, vous calibrez votre logiciel pour qu'il se cale sur les mots-clés "vacances en Thaïlande" + "Microbrasserie" + "Fitness" + "No pain no gain" + "flexitarienne" et, avec l'angoisse du Dr Frankenstein appuyant la première fois sur sa manette, découvrez la correspondance musicales de ces swipes automatiques :
''"Gauche-droite" sur l'air de Toreador.''
FELICITATIONS ! VOUS AVEZ FINI LA SAINT VALENTIN DONT VOUS ÊTES L'HEROINE.Ni hash, ni tag, l'affaire est promptement conclue. Le jeune homme se pênche sur l'écran de votre smartphone. Vous vous faites in petto la remarque qu'en plus d'avoir des poignets minuscules, il a un nez monumental et cela vous évoque le compte @BigTarin, un autre fil bodypositivist super sympa que vous aimeriez lui faire découvrir un jour. Mais chaque chose en son temps. Pour l'heure, vous scrollez pour lui faire admirer les attaches de porcelaine des mannequins de Remonte-tes-manches-BB, avachis, le menton dans les mains, le regard perdu et, sur la face, les couleurs nacrées du filtre SweetVintage. Et vous scrollez, et vous scrollez.
Le jeune homme à côté de vous, toujours penché sur votre écran, semble hypnotisé et, comme sans y prendre garde, il laisse le tissu de ses manches tomber sur ses avant-bras et se plisser sur ses coudes pour découvrir ses articulations souffreteuses. et vous scrollez, encore. Les mannequins, hagards tout à l'heure, semblent de plus en plus déterminés. Elles et ils vous fixent avec une sorte de hargne et prennent désormais en main le plissé de leur manche. Alors qu'ils les laissaient, toute à l'heure, tomber négligemment sur leurs coudes, ils les remontent désormais, eux-même, en un gif de plus en plus énergique. Et, attachés à leurs poignets, leurs mains s'animent pour former - mais oui ! - ce sont des doigts d'honneurque les gifs du compte Remonte-tes-manches vous adressent à l'unisson. Et touste ensemble, les manches désormais remontés jusqu'aux aisselles, ielles croisent finalement les bras sur leur maigre poitrine et vous chuchote, en vous regardant bien droit dans les yeux : tu fuckes la planète ou tu viens avec nous? Rendez-vous cette nuit, à deux heures, à l'aéroport du Bourget. Prends ta parka, un tupperware, ton dumbphone et ton aspivenin.
Le jeune-homme, aussi étonné que vous, relève la tête et vous jette un regard interrogateur.
* RHALALA ! Vous auriez dû vous en douter : remonte-tes-manches est en fait un dangereux compte éco-terroriste. Vous vous retirez presto de ses followers et entreprenez de montrer au jeune homme le compte #BigTarin; "car tu sais, avec un nez comme le tien,on peut parfois se sentir jugé, et pourtant, regarde..."
Allez en [[BIGTARIN444]].
* WAAAAAH, excellent ! Sous ses dehors bodypositivist, #remontetesmanchesBB est en fait un compte militant écologiste. Et cette nuit, à part dormir, vous n'avez rien à faire. Vous enfilez votre parka, rangez votre téléphone, et faites signe au jeune homme de vous suivre en [[XR42]].Vous rentrez chez vous, frissonnant.e, fatigué.e, vos pieds faisant splotch-splotch dans vos chaussures trop peu hermétiques pour toute cette neige fondue mêlée de crottes de chiens et de particules fines. Enfin, vous franchissez votre seuil, vous engouffrez dans vos chaussons. Vos colocataires sont là, Romaine et Claire, Lorène et Martin, avec leur enfant, une adorable bambine de six mois qui vous fait un grand sourire. Quelques ami.e.s, également membres de la Confédération (if:$ville is "Excideuil")[la Confédération des moulins autogérés de la Vallée de la Loue](if: $ville is "Montpellier")[des colocs autogérés des Vallées de la Mosson et du Lez](if:$ville is "Lyon")[des colocs autogérés du bassin versant Saône-Rhône](if:$ville is "Paris")[des colocs autogérés de la vallée de Seine](if:$ville is "Toulouse")[des colocs autogérés de la vallée de la Garonne](if:$ville is "Montélimar")[des colocs autogérés des contreforts ardéchois](if: $ville is "L'Aigle")[des colocs autogérés de la vallée de la Risle], venus en visite ce soir, vous sourient comme iels vous sourient toujours, plein.e de cette inépuisable joie qui vous étonne et vous nourrit sans cesse.
Vous vous affalez dans votre canapé tandis que Stoyan vous sert une tisane bien fumante et que Cecile vous envoie, d'un geste courbe, une tablette de chocolat. Sans même que vous le remarquiez, vous êtes désormais sous un plaid tout.e collée à Laure, la tête de Jérémy sur votre épaule.
Vous ne parlez guère pour l'instant, vous les contemplez toutes et tous, ces branches et ces feuilles de votre arbre commun ; ces pourvoyeur.euse.s de lumière de votre vie, ces assoiffé.e.s de sels et de beauté à qui vous apportez, vous le savez, de quoi nourrir les rides de joie qui leur irriguent les yeux.
Et voilà que Antony/Fabio/Valentin sort sa guitare et se met à chanter, peu à peu rejoint par Lorène, et Martin, et Max et Hélène, et Stoyan, Cécile, Clément, Auranne, Julia et Jérémy, et par vous aussi, la chanson de la //Tendresse//.
On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y'en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas
On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Etre inconnu dans l'histoire
Et s'en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n'en est pas question
Non, non, non, non
Il n'en est pas question
Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment
Le travail est nécessaire
Mais s'il faut rester
Des semaines sans rien faire
Eh bien... on s'y fait
Mais vivre sans tendresse
Le temps vous paraît long
Long, long, long, long
Le temps vous parait long
Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l'amour fait des prouesses
Pour nous éblouir
Oui mais sans la tendresse
L'amour ne serait rien
Non, non, non, non
L'amour ne serait rien
Quand la vie impitoyable
Vous tombe dessus
On n'est plus qu'un pauvre diable
Broyé et déçu
Alors sans la tendresse
D'un coeur qui nous soutient
Non, non, non, non
On n'irait pas plus loin
Un enfant vous embrasse
Parce qu'on le rend heureux
Tous nos chagrins s'effacent
On a les larmes aux yeux
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu...
Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos coeurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l'amour
Règne l'amour
Jusqu'à la fin des jours
FELICITATIONS ! Vous venez de terminer la Saint Valentin...
OU NOTE MUSIQUE : générique de Friends ? Autre ?
Tout en marchant à grandes enjambées vers vous ne savez trop où, vous abreuvez votre mystérieux interlocuteurs de l'état de la recherche contemporaine sur le cochonglier, en vous appuyant essentiellement sur le dernier livre de Raphaël Mathevet et Roméo Bondon (//Sanglier, géographie d'un animal politique//, Actes Sud, 2022). Dr Cupidon savait-il que, de 35 000 sangliers abattus en 1970, on était passé à 800 000 en 2021 ? Et que la cause principale de l'augmentation exponentielle de la population d'ongulés en France était la politique menée par les fédérations de chasseurs faisant face à la disparition du petit gibier, elle-même dû à de nouvelles pratiques agricoles : disparition des haies, utilisations d'insecticides, mécanisation ? Non? Cela fait longtemps que vous n'entendez plus les tentatives de Dr Cupidon de vous vendre un Colibri-totem à - 80% ; vous regardez votre téléphone : il a raccroché. ça alors ! Les gens, de nos jours, n'ont vraiment plus de savoir vivre, soupirez-vous tout en remarquant deux beaux yeux marrons qui vous fixent depuis le banc non loin de la où vous vous êtes arrêté.e.
Yeux marrons appartenant à une personne dotée d'une jolie coupe mulet et d'un grain de beauté au menton qui vous semblent tout à fait ravissant.
Votre regard descend sur sa veste en simili-cuir pourpre avec bouton en laiton fantaisie puis s'arrête sur le livre qu'elle tient à la main: //Sanglier, géographie d'un animal politique//, de Raphaël Mathevet et Roméo Bondon, publié chez Actes Sud. ça alors ! Cette coïncidence est trop belle pour être vrai. Vous la regardez. Elle vous regarde. Vous sentez vos soies se hérisser.
- Votre âme de sanglochons vous rappelle que vous êtes un animal craintif. Vite, fuyez ! Vous rentrez chez vous en [[IL ETAIT MOINS UNE]]
- Vous saisissez votre courage à deux mains et, désignant, l'ouvrage du menton, vous lui demandez : "C'est bien?", en [[C'EST -TRES- BIENI]]Le dialogue qui s'engage avec Andrea est bref et pragmatique, point besoin de trop de mots dans une amitié comme la vôtre, salée au grands vents de vos goûters-crêpes et séances-piscines de 8h du matin.
- Salut. Tu fais quoi?
- Je re-re-relis l'intégrale de Moytessier en écoutant le podcast "L'Amour c'est bien de la merde".
- ça te dit de traquer un PUA jusqu'à Noirmoutiers avec ton navire? Je me charge des crêpes.
- quand ?
- maintenant.
- Ok. Rdv à Montparnasse dans 30 minutes.
Vous étiez sûre que vous pouviez compter sur Andrea.
3 heures plus tard, vous voilà sur son voilier, à faire des crêpes tout en essayant de ne pas vomir, pendant qu'Andrea vire de bord pour se mettre en près serré, hisse le foc et fait des noeuds beaucoup trop compliqué avec tous ces bouts. Remontant sur le pont, vous vous rendez compte qu'il fait terriblement froid, sur l'Atlantique, en cette saison ! Une fois le cap mis sur Noirmoutiers, l'//Alexandra David-Neel// longe le golfe du Morbihan avec le vent tribord amure, Andrea n'a plus rien de particulier à faire et vous vous retrouvez toutes les deux, contemplant les lueurs reglementaires des rares bâtiments s'aventurant dans les eaux d'hiver, la lune qui éclaire faiblement les nuages dorés. Vous frissonnez et vous pressez l'une contre l'autre, une crêpe au miel dans une main, une tasse de café brûlant dans l'autre; et tandis que votre enceinte émet une chanson de marin depuis la cabine, vous souriez à Andrea ; Andrea vous sourit, et c'est ainsi que s'achève cette Saint Valentin dont vous fûtes l'héroïne.
On les retrouve en raccourci
Dans nos petites amours d'un jour
Toutes les joies, tous les soucis
Des amours qui durent toujours
C'est là le sort de la marine
Et de toutes nos petites chéries
On accoste, vite un bec
Pour nos baisers, le corps avec
Et les joies et les bouderies
Les fâcheries, les bons retours
Y a tout ça en raccourci
Des grands amours dans nos p'tits
On a ri, on s'est baisés
Sur les noeunoeils, les nénés
Dans les cheveux, à plein bécots
Pondus comme des œufs tout chauds
Tout ce qu'on fait dans un seul jour
Et comme on allonge le temps
Plus de trois fois, dans un seul jour
Content, pas content, content
Y a dans la chambre une odeur
D'amour tendre et de goudron
Ça vous met la joie au cœur
La peine aussi et c'est bonVosu avez de la chance, il reste un train qui part encore pour Nantes. Vous sautez dedans et commencez à bouquiner le "Guide Michelin de Noirmoutier 1983" parce que vous, vous aimez bien savoir ce qu'on mange dans les endroits où vous vous rendez. Quant au trajet de Nantes à Challans, et de Challans à Noirmoutiers,, pas d’inquiétude, vous ferez du stop sur place, après tout il n’est que 20h45.
Quatre heures plus tard, vous avancez au bord de l'Autoroute A83 en direction de la Roche-sur-Yon, le pouce levé. Les voitures passent. Une petite volvo grise, antennes alu, avec des peluches ventousées sur les vitres arrières, puis un 4x4 rouge foncé qui ne fait aucun bruit, puis un drôle de petit camion avec un aileron de toit et un bas de caisse doré, suivi de plusieurs modèles plus consensuels. Vous vous dites, que, décidément, la couleur est bien morte dans les années quatre-vingt.
Quelques Clio plus tard, vous tendez un pouce frénétique à l’abord d’une Mazda aux courbes fluides, qui vous dépasse dans un vroum, avec, à son volant, votre parfait sosie. Assez naturellement, vous mémorisez le numéro de la plaque.
Ce sera toujours utile, en temps venu. Pour vous retrouver. Si vous vous perdez.
Vers 2h32 du matin, mouillé.e par la pluie fine qui a commencé à vous rincer aux alentours du kilomètre 223, frigorifié.e par les 70km/h de vent de ce mois de février, vous vous rendez à l’évidence : les automobilistes vendéens sont assez peu sensibles à la détresse des Pouces-Levés.
Heureusement que vous vous souvenez de vos cours de survie de l’Ecole des Chasseurs Alpins de Chambéry ! Sans perdre plus de temps, vous vous installez dans les toilettes de la première aire de repos venue, allongé.e dans votre doudoune-sac-de-couchage comme une momie à peine embaumée, et vous apprêtez à profiter de 3-4 petites heures de sommeil réparateur, dans le hurlement des sèches-mains, avant de continuer votre marche vers Miself.
Félicitations ! Vous avez terminé la Saint-Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne]. Aaah, les concerts déprimants d'Antony Wahba! Vous arrivez alors qu’il achève les tremolo de //Ne me quitte pas//, son fameux tube de l'hiver 2018. Sacré Antony. Vous l’adorez. Vous avez une pensée trouble pour cette soirée où vous rentriez tous les deux sur la ligne 1 après son dernier concert, où vous aviez raté le dernier passage du bus 24, où vous vous étiez tous deux regardé, oh zut, oui, zut, ahah, eheh, et où, l’alcool aidant, vous... Enfin bref. Vous reconnaissez plusieurs amis dans le public rieur, le public qui applaudit à tout rompre, le public qui acclame Antony, lequel, porté par la vague de tout cet amour, surfant sur le tsunami de son adrénaline, enchaîne sur le //Tous les garçons et les filles de mon âge//, votre chanson préférée. Vous êtes chaud, chaude, vous êtes bouillant, bouillante ! Antony crie : "Vous êtes chaudes ?"
Et vous criez.
Et Antony continue :
« Tous les garçons et les filles de mon âge
Savent bien ce que c'est qu'être heureux »
,
Et oui, vous vous sentez heureux, heureuse, vous avez votre âge en effet !
Et Antony de pousser ses cordes vocales jusque dans des extrêmités jusque là insoupçonnées des scientifiques :
"Et les yeux dans les yeux et la main dans la main
Ils s'en vont amoureux sans peur du lendemain "
Et ces paroles résonnent en vous comme elles n'ont jamais résonné, on dirait que cette chanson était faite pour ce moment, pour cette rencontre avec votre rencard vers lequel vous tournez la tête pour que vos yeux, vos mains se rencontrent et que vous vous en alliez sans peur du... mais où, mais où... il, elle était là il y a 2 minutes et vous...
Et vous le, vous la voyez dehors, en train de fumer, dévorant des yeux la serveuse (ou le serveur), riant à gorge déployée à l’une de ses plaisanteries, complètement oublieux de votre existence. Le serveur (ou la serveuse) remet doucement en place une de ses mèches sauvagement libéré par son éclat de rire, effleure au passage le grain de beauté de sa pommette droite ; vous voyez le trouble, l’éclat de désir déclenché par ce geste. Soyez lucide : c’est raté, c’est fini, nada, kaputt, soyez lucide : vous l’avez dans l’os.
Vous commencez à contempler l'étendue désolante de votre solitude et vous demandez comment terminer cette désespérante soirée quand, heureusement pour vous ! Antony Wahba, tout sueur, tout sourire, essuyant des larmes de tristesse sur sa moustache, revient sur scène attiré par les bis de la foule en délire, et se prépare à RE-chanter //Tous les garçons et les filles de mon âge//. Ni une, ni deux, vous sortez le mouchoir en flanelle léguée par votre grand-mamie et vous préparez à une folle soirée de larmoyance cathartique.
FELICITATIONS !
Aaah, les concerts d'Angelo Stracciatelli! Vous arrivez alors qu’il achève les tremolo de //Ne me quitte pas// version mélancolie latine, son fameux tube de l'hiver 2018. Sacré Angelo. Vous l’adorez. Vous avez une pensée trouble pour cette soirée où vous rentriez tous les deux sur la ligne B après son dernier concert, où vous aviez raté votre arrêt, où vous vous étiez tous deux regardé, oh zut, oui, zut, ahah, eheh, et où, l’alcool aidant, vous... Enfin bref. Vous reconnaissez plusieurs amis dans le public larmoyant, le public qui applaudit à tout rompre, le public qui acclame Angelo, lequel, porté par la vague de tout cet amour, surfant sur le tsunami de son adrénaline, enchaîne sur sa fameuse reprise de la //Chanson des grenouilles// votre chanson préférée. Angelo crie : "Vous êtes chaudes ?"
Oui, vous êtes chauds, vous êtes bouillante !
Angelo continue : "Faites la grenouille !"
Et vous faites la grenouille !
Angelo reprends le refrain :
"Sapo cancionero
Canta tu canzion
Que la vida es triste
Si no la vivemos con una illusion"
Et oui, que la vie est triste si nous ne la vivons pas comme une illusion ! Ces paroles vous réchauffent le coeur, elles résonnent en vous comme elles n'ont jamais résonné, on dirait que cette chanson était faite pour ce moment, pour cette rencontre avec votre rencard vers lequel vous tournez la tête mais... où, mais où... il, elle était là il y a 2 minutes et vous...
Et vous le, vous la voyez dehors, en train de fumer, dévorant des yeux la serveuse (ou le serveur), riant à gorge déployée à l’une de ses plaisanteries, complètement oublieux de votre existence. Le serveur (ou la serveuse) remet doucement en place une de ses mèches sauvagement libéré par son éclat de rire, effleure au passage le grain de beauté de sa pommette droite ; vous voyez le trouble, l’éclat de désir déclenché par ce geste. Soyez lucide : c’est raté, c’est fini, nada, kaputt, soyez lucide : vous l’avez dans l’os.
Vous commencez à contempler l'étendue désolante de votre solitude et vous demandez comment terminer cette désespérante soirée quand, heureusement pour vous ! Angelo Stracciatelli, tout sueur, tout sourire, essuyant des larmes de tristesse sur sa moustache, revient sur scène attiré par les bis de la foule en délire, et se prépare à RE-chanter //Sapo cancionero//. Ni une, ni deux, vous sortez le mouchoir en flanelle léguée par votre grand-mamie et vous préparez à une folle soirée de larmoyance cathartique.
Sapo de la noche, sapo cancionero
que vives soñando junto a tu laguna,
tenor de los charcos, grotesco trovero,
que estás embrujado de amor por la Luna,
tenor de los charcos, grotesco trovero,
que estás embrujado de amor por la Luna.
Yo sé de tu vida sin gloria ninguna,
sé de la tragedia de tu alma inquieta,
y esa tu locura de adorar la Luna,
que es locura eterna de todo poeta,
y esa tu locura de adorar la Luna,
que es locura eterna de todo poeta.
Sapo cancionero, canta tu canción,
que la vida es triste
si no la vivimos con una ilusión,
que la vida es triste
si no la vivimos con una ilusión.
Tú te sabes feo, feo y contrahecho,
por eso de día tu fealdad ocultas,
y de noche cantas tu melancolía,
y suena tu canto como letanía,
y de noche cantas tu melancolía,
y suena tu canto como letanía.
Repican tus voces en franca porfía,
tus coplas son vanas, como son tan bellas,
no sabes acaso que la Luna es fría,
porque dio su sangre para las estrellas,
no sabes acaso que la Luna es fría,
porque dio su sangre para las estrellas.
Sapo cancionero, canta tu canción,
que la vida es triste
si no la vivimos con una ilusión,
que la vida es triste
si no la vivimos con una ilusión.
Transcripción dedicada la dama plateada de la noche..
FELICITATIONS !
Le jeune homme perd instantanément cet air interrogatif qui lui allait si bien et vous traite de connasse avant de partir s'asseoir au fond du bar à côté d'une femme aux oreilles décollées et aux pieds plats. Cela vous évoque SaladeLove et Berthe aux grands pieds, deux autres comptes bodypositivistes super sympas dont vous vous empressez de consulter les dernières publications. Vos scrollez tellement que toute votre nuit n'est plus que mouvement du pouce et débordement d'esgourdes aussi incroyable que des salades de choux.
FELICITATIONS ! Vous venez de terminer... Aussitôt dit, aussitôt fait, vous vous présentez à 300m de l'aéroport où de gens charmants en passe-montagne et thermos à café vous accueille et vous oriente vers les vos équipes respectives. Le Jeune homme, qui s'est rapidement vanté de ses bonnes notes au 3x500 au lycée, est dirigé vers la mission : détourner les chiens de garde.
Quant à vous, votre goût pour les réseaux sociaux vous amène naturellement dans la Team Communication. Vous vous retrouvez dans un vieux bus abandonné transformé en QG d'action secrète. Là, des antennes wi-fi bricolé vous permet d'accéder à tous les réseaux sociaux permettant de combattre la Fin du monde avec les armes de l'ennemi, tout en bénéficiant de bouillotte et de pleins hectolibre de cafés zapatistes. Des citations de George Orwell et François d'Eaubonne concurrence des avertissements sur les portes qui risquent de se refermer sur vos mollets. Vos camardes du QG sont charmants, souriants, cernés jusqu'au menton. Alors que l'action se lance et que vous voyez les silhouettes des militants de terrains, tout vêtus de noir, de bombe de peintures et de pinces monseigneurs, se fondre dans la nuit du tarmac voisin. Vous sentez vos vertèbres se tendre l'une après l'autre, votre perception s'aiguiser. Serait-ce la tension, l'excitation, la magie de ce café décidément très fort? A moins qu'il ne s'agisse aussi de la manifestation d'un muscle dont vous n'avez pas conscience jusque là?
Serait-ce le muscle... de la politique? Grisé.e par cette découverte, le goût du risque, l'entraînement de groupe et une lampée de décoction de gingembre francilien que vous tend votre acolyte chargé de la Relation Média, alors que commencent à tomber les nouvelles de l'intervention de la police, et que les premières photos de militants se ruant sur des avions comme les titans menaçant la planète, vous vous dîtes que peut-être que, ce soir, vous allez pécho bien plus qu'une zouze ou un gonz, plus que toutes les dates que vous auriez pu avoir, davantage encore que ces ex que vous auriez pu rappeler. Oui, ce soir, vous allez pécho la croyance qu'il est encore possible de bâtir un monde où vous serez davantage que des target pour PUA, que des poignets trop fins, que des photos de mannequins provocateurs sur des applications appartenant à Mark Zuckerberg. Et vous terminez ainsi cette saint valentin dont vous fûtes le héroïne.
FELICITATIONS ! Vous avez...
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/JCm3qcUUSac" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>La vendeuse remballe ses tracts et vous lance un clin d'oeil facétieux. Elle vous prend par le coude et vous entraîne vers une petite porte en acier planquée au fond du magasin, entre un présentoir à arbalètes et une guirlande de grappins en forme de seins à mille tétons. Derrière cette porte, un grand parking vide est peuplé d'une douzaine de jeunes personnes vêtues de bleu marine, jupes plissées, perles de culture aux oreilles, ballerines à pompons et serre-tête assortis, qui se tiennent toutes debout, chuchotant et pouffant, devant une grande berline gris métallisé.
La vendeuse vous abandonne à ce petit groupe. Très vite, l'une des enchignonnées se distingue : plus grande que les autres, elle est aussi munie d'une sorte de réglette en corne qu'elle tient dans sa main gauche et dont elle frappe, à intervalle régulier, la paume de sa main droite. Elle se hisse bientôt sur le dessus du capot de la voiture scintillante, et, debout, jambes triomphalement écartées, exhibant, de là haut, une magnifique culotte gainante en satin crème, elle annonce :
"La séance d'aujourd'hui sera consacrée à l'un des points les plus épineux de la vie d'une femme du XXI ème siècle : descendre d'une voiture sans montrer sa culotte."
La proposition est accueillie par des murmures approbateurs et vous voyez une légère rougeur empourprer les joues et le bout du nez de l'une de vos nouvelles camarades de classe.
- Oh mon Dieu, ça m'est arrivé tellement de fois ! Soupire une autre condisciple, au bord des larmes.
-On ne dit pas "Oh mon Dieu" , mais "Oh fan de chichourne !"! corrige l'instructrice.
- Pardon ! balbutie la coupable.
-On ne dit pas "Pardon, mais "Je vous prie de m'excuser", s'émeut l'instructrice. "Caroline, vous avez donc tout oublié de notre séance de la semaine dernière ? ".
Ladite Caroline baisse le nez et fronce son unique sourcil, marmonnant un "wesh" vite camouflé par un raclement de gorge. Toutes vos camarades sont désormais en ligne, les yeux baissés sur leurs ballerines.
L'instructrice saute du capot de la voiture et exécute un triple saut périlleux avant de retomber debout, droite comme un i, devant la portière avant gauche,, qu'elle ouvre d'un geste sec.
-"Vous allez monter une par une dans cette voiture côté conductrice et redescendre côté passager. Je vais voir comment vous vous en sortez. Je vous appellerai par ordre alphabétique" .
Le groupe de vos congénères est parcouru d'un murmure anxieux.
Quant à vous, étant vêtue, non d'une courte jupe plissée mais d'un pantalon cargo vert bouteille, il vous semble que vous êtes parfaitement capable de sortir d'une voiture sans montrer votre culotte. De plus, étant nommée Rachel, vous êtes à peu près sûre d'être plutôt parmi les dernières de l'alphabet et de pouvoir vous éclipser sans vous faire remarquer.
Vous tournez donc discrètement le dos au petit groupe et vous apprêtez à parcourir sur le bout des coussinets la distance qui vous sépare de la porte en acier de l'Armurerie Larme au Poing, quand une voix effrayante vous rappelle.
-Pinchart ! Le R est la première lettre de l'alphabet de Rotschild. Ce sera vous, la première, ce soir.
La tête basse, vous faites demi tour et vous apprêtez à monter et à remonter dans la voiture, autant de fois qu'il le faudra pour faire de vous une vraie femme du monde. La soirée ne fait que commencer.
Félicitations ! Vous venez de terminer ...Quelques dizaines de minutes plus tard, après avoir donné vos deux derniers tracts, avec le plus grand empressement, à une petite fille à couettes et à une passagère descendant du bus 31, vous arrivez à l'adresse indiquée. Il s'agit d'une sorte de hangar, calé, en arrière d'une ruelle, entre un fumoir de saumon et une cordonnerie végane en plein boom. A l'intérieur, des personnes charmantes, en passe-montagne et thermos à café, vous accueillent et vous orientent : débutante mais pugnace, vous êtes désormais affiliée au groupe des Mouffettes ( le groupe des Belettes étant réservé aux débutantes pacifistes, et celui des musaraignes aux débutantes exaltées ).
Le QG des Moufettes, vous dit-on, est carré sur le parking à l'arrière du hangar. Vous retrouvez vos semblables sous un vieux auvent abandonné transformé en QG d'action secrète. Là, des antennes wi-fi bricolé vous permet d'accéder à tous les réseaux sociaux permettant de combattre le patriarcat avec les armes de l'ennemi, tout en bénéficiant de bouillotte et de pleins ballots de tampons pro-choix avec applicateurs en amidon de maïs biodégradable.
Des citations de Bell Hooks et Françoise d'Eaubonne sont artistement crabouillées sur la tôle ondulée. Vos camarades mouffettes sont charmantes, souriantes, cernées jusqu'au menton : fighting patriarchy is exhausting, lisez-vous sur l'avant-bras dodu de l'une d'entre elles.
Alors que la leçon de self-défense est soudain lancée par l'une des mouffettes qui saute à pieds joints sur un tas de sable pour montrer au groupe comment piétiner correctement les orteils de l'agresseur, vous sentez vos vertèbres se tendre l'une après l'autre, votre perception s'aiguiser. Serait-ce la tension, l'excitation, la magie de ce café décidément très fort? A moins qu'il ne s'agisse aussi de la manifestation d'un muscle dont vous n'avez pas conscience jusque là?
Serait-ce le muscle... de la politique? Grisé.e par cette découverte, le goût du risque, la ferveur du groupe et une lampée de décoction de gingembre francilien que vous tend votre coMouffette à la pause, vous vous dîtes que, ce soir, vous allez pécho bien plus qu'une zouze ou un gonz, plus que toutes les dates que vous auriez pu avoir, davantage encore que toutes ces ex que vous auriez pu rappeler.
Oui, ce soir, vous allez pécho la croyance qu'il est encore possible de bâtir un monde où vous serez davantage que des salariées précaires, que des mères de famille monoparentales, que des target pour PUA, que des photos de mannequins provocateurs sur des applications appartenant à Mark Zuckerberg.
Et ainsi terminez-vous cette saint valentin dont vous fûtes le héroïne.
FELICITATIONS ! Vous avez...
Rapidement, les arômes de l'ail, de l'oignon et ce délicat fumet terreux typique des champignons imprègnent vos narines. Vous engloutissez votre préparation et vous installez dans votre canapé, prêt.e à aller sur internet. Le temps passe et le tissu du canapé revêt une texture magnifique. Et que dire de votre pot à eau en grès vert et rose que vous a offert votre grande-tante du Loire et Cher !
Vous vous sentez étrangement normal et commencez à vous dire que ces champignons devaient être un poil périmés, ils n'ont pas l'air très efficace... Quelle déception ! Vous décidez d'envoyer un message à ... akajhedb ecolauzhvreflkajzbsdclo alejhfrvblajhebdlcjbn alejhv clajuhzevljhbmlsihdbal kjhdSLOKUQHGJVDFLP UHZVDCLJhqsbvdlqJHGELDIhblqskjhbcglmKHJEGFLJNQ LJSHVBQCXLjhqlshdgmpiHZDEBFLJbqn cljHQDVCLJUshdvgflHJUSDVFLJSHFV.
Et pourtant, si ça ne tenait qu'à vous, évidemment que vous bcoauehyfgvbpauizhejbfpvouhabvsdfpouhvbapouehfrvboauehfvbouedlfhvbpaeufhvbpaeufdhvbqolujdihcbvloqudfhgvbu.
Quel odieux dilemme !
(set: $peyotl to 1)
- Si vous fvpiuejhfbclmsqidjhfbpviuaygeorfiuygvpqsiuygdfcf, allez en BEULEUPBEULEUP620
[[BUNDESTAG.1]]
-Si vous idfvhjbpzieuhfvbpzeiufvbzpeiufgvyhbpivpdeieufhgv, allez en EUHEUHEUH312
[[Bath Simulator 2022]]
iel
Tout ce qu’il y a à voir, finalement, ce sont des pigeons et ils ont l’air malades.
La clémentine était bonne, mais elle est terminée désormais et tout ce qu'il vous reste, c'est le souvenir ténu de son goût sucré qui déjà s'enfuit, et ces quelques pelures molles, inutiles, gisant dans votre main. Vous songez que la vie toute entière est un peu comme ces pelures : simple enveloppe rappelant les plaisirs éphémères dont vous devez porter les absences.
Ah ! Que faire?
- Vous décidez d'accorder votre attention à une feuille aux couleurs chatoyantes qu'une petite fille agite justement sous votre nez, en [[CHATOYANT1]].
- Vous essayez d'aller vous chercher un nouveau shot de tendresse évanescente sur votre appli de rencontre préféré, sur [[FINDER888]].
- Vous décidez d’aller vous réchauffer chez vous, auprès de vos colocs et ami.e.s, sources inépuisables de chaleur et d'amour qui viennent justement de revenir. Allez en [[CHALEUR INEPUISABLE]].
-
Vous vous retrouvez à déambuler dans la rue, à picorer ensemble les restes de vieilles cacahuètes rassises que Kiki, dans un élan de pitié, vous a cédé gratos en vous mettant dehors. Vous passez devant plein d'arrêt de bus, mais vous êtes occupées à parler et à rigoler, à échanger sur vos oeuvres préférées (vous le/la trouvez belle - ou beau - quand iel parle d'Ursula Le Guin) et vous vous rendez compte que vous êtes bientôt arrivé chez iel, oups.
- Vous avez encore le temps de paniquer ou de vous dire que vous n'avez pas tant envie de vous aventurer dans son appartement, un partage d'intimité, cette nuit, non, hein, parce que... est-ce que ça ne serait pas risquer de gâcher un peu le moment ? Justement, le N234 arrive derrière vous, pile à temps pour que vous sautiez dedans ! Vite, sortez de ce traquenard sentimental en [[NOCTIBUS234]].
- Iel vous dit : "Tiens, on est presque chez moi. Tu veux monter?". Vous lui dîtes : "oui". Et vous montez en [[Hiiiiiii 804]] Deux heures plus tard, suivant les consignes d'Andréa (c'est le nom de votre rencontre de bar), (if: $ville is "L'Aigle")[vous vous aventurez parmi les ruines enténébrées de l'abbaye de St Evroult Notre Dame du Bois et finissez par repérer sur une vieille pierre à moitié recouverte de mousse le signe de reconnaissance](else:)[vous vous arrêtez devant une porte métallique rouillée au-dessus de laquelle a été peinte le signe de reconnaissance] : deux mains jointes par le pouce et l'index. Autour, divers slogans séditieux côtoient des appels au wokisme généralisé ("Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent" ; "Aide-moi et Satan t'aidera"; "Ni DSK ni MST" ; "Léchez-nous tranquilles! ; "la vie est trop courte pour s'épiler la chatte"). (if: $ville is "L'Aigle")[Vous imitez](else:)[Vous toquez trois fois, puis deux, puis quatre en imitant] le hululement de la chouette effraie. Le cri du faucon crécerelle vous répond et (if: $ville is "L'Aigle")[une trappe cachée au niveau de ce qui devait être la nef de la chappelle](else:)[la porte] s'ouvre dans un grincement lugubre. Une volée de marches humides conduit à un puit de ténèbre dans lequel vous vous enfoncez, muni.e d'une torche simili-moyen-âgeuse à dynamo manuelle. Arrivé.e au bas de l'escalier, vous écartez un épais rideau de toiles d'araignée pour arriver dans une salle souterraine de terre battue, au centre de laquelle un large pentacle de sang menstruel ou de peinture rouge a été tracé. Une douzaines de personnes, femmes, trans ou queer, s'y tiennent nue, affairée à affûter des lames de rasoirs, apprêter des cordes ou remplir des thermos de tisane "cycle féminin".
Andrea va se mettre dans un coin pour se changer: la voilà vêtue d'un sobre harnais de cuir clouté. Arborant un grand sourire et une paire de menotte, elle vous dit qu'elle est vraiment ravie que vous soyez venue. La cérémonie va commencer.
Mais il vous faut maintenant répondre à une question importante :
- ESt-ce que vous êtes prête ? Allez en [[RITUEL FEMME 666]].
ou... - Est-ce que vous êtes pret ? Allez en [[RITUEL HOMME 666]].Les immeubles de la ville défilent sous vos yeux tandis que le bus vous rapproche de chez vous. Vous repensez à cette étrange soirée et votre esquive soudaine : peut-être n'aviez-vous pas tellement envie, finalement, de vous lancer dans toute cette histoire d'intimité avec un autre être humain, s'embrasser, se toucher, se regarder dans les yeux, se réveiller à côté de l'autre le lendemain, ne pas trop savoir quoi dire, penser à son ex, se demander si l'autre pense aussi à son ex, ou se rendre compte qu'iel est marié.e et vous a menti sur son prénom, et puis recevoir un texto dans une semaine où iel vous aurait parlé de cette sombre histoire de chlamydia qu'iel aurait attrapé... enfin bref. Vous n'êtes pas bien, toute seule, non?
Bientôt vous serez tranquille dans votre lit, une bonne petite masturbation, une nuit paisible et le 15 février s'offrira à vous dans toute sa grisaille lumineuse.
Vous mettez vos écouteurs et écoutez François Hardy célébrer le célibat en contemplant de rares flocons de neiges remonter votre rue.
FELICITATIONS ! Vous venez de terminer la Saint Valentin...Vous êtes chez iel, qui vous prépare deux verres tandis que vous regardez sa collection intégrale de monstera deliciosa, en vous demandant pourquoi la nature a sélectionné des plantes qui font des feuilles avec des trous. Vous vous demandez si ces trous ne seraient pas un peu comme des yeux qui vous regarderaient sans cesse. Votre hôte vous demande si un peu de musique vous irait, et iel met sur sa platine un CD de Fabrizio De Andre.
Iel vous tend votre boisson, vous regarde dans les yeux et vous demande si iel peut vous embrasser.
- Vous avez chaud tout d'un coup, très chaud, et vous bafouillez qu'il se fait tard dîtes donc, oh la la, vous n'aviez pas vu l'heure, merci pour le verre (vous n'y avez pas touché) mais c'est qu'il vous faut prendre le bus parce que vous venez de vous souvenir que vous deviez apporter ce soir de la confiture et des tartines à votre grande-tante du Loire-et-Cher. Attraper votre écharpe, vos clics et vos clacs, sortez de cet appartement et aller attendre le noctibus 55 minutes pour rentrer chez vous en [[NOCTIBUS234]].
- Iel a de beaux yeux, vous dîtes-vous (à moins que ce ne soit votre excès de tisane de la soirée qui vous échauffe les mirettes), et de très jolies lèvres. Vous répondez "oui" et vous vous embrassez lentement en [[BACI BACI 602]]
Vous vous embrassez, encore, et encore, et encore. Assez rapidement, vous voilà tous les deux sur son lit. Vos mains, vos lèvres, vos dents et vos langues se croisent, se frottent, se cherchent, s’esquivent. Vos corps se rapprochent ; vos voix se font massages, vos doigts murmures. Caresses et baisers s’entrecroisent et vous tentez de ne pas mâcher ses cheveux en voulant mordiller ses oreilles. C’est dur, mais vous vous en sortez.
Vos jambes se mélangent, vos mains se font plus entreprenantes : assez rapidement (c’est-à-dire au bout d’une trentaine de minutes), vous êtes tous deux presque nus avec une seule chaussette au pied. Sous la couette, il ou elle repose sur le flanc, vous présentant son dos, que vous parcourez délicatement, dessinant le contour de ses muscles. Alors que Fabrizio De André chantonne lentement dans la nuit les amours italiennes, vous frissonnez au contact de la main de votre rencontre sur votre flanc et descendez rêveusement, votre index comme péniche, le fleuve de ses vertèbres. Alors que vous remontez de sa crête iliaque pour explorer tendrement son dorsal latéral gauche, vous apercevez de minuscules - deux, trois millimètres de diamètres, pas plus - ronds plus clairs : des petits points de lumières qui, sur sa peau de cuivre assombrie par la pénombre nocturne où vous êtes, ressortent comme autant d’étoiles d’un genre nouveau. Constellation sans pareille, infiniment grand curieusement incarnée dans l’infiniment petit, tombée par hasard sous vos doigts d’astrologues, qui vous illumine soudain et qui, dans cette chambre plongée dans la nuit, alors que par la fenêtre tombe toujours la neige, vous montre l’heureuse issue de cette saint Valentin dont vous fûtes (if: $genre is "homme")[le héros](else:)[l'héroïne].
L'homme à barbe blanche vous dit en vous offrant un verre qu'il n'a pas pu s'empêcher d'écouter votre conversation et qu'il trouve bien que des petits jeunes comme vous se mettent au slip chauffant toulousain. Vous remarquez alors, tatoué sur son avant-bras étonnamment musclé, en lettres gothiques: « Tout le monde doit connaître le slip toulousain. »
Eh oui ! vous raconte-t-il. Lui-même a fait partie des pionniers et voilà trente ans qu'il fait tout avec sa machine à coudre à pédale et de vieux slips usagés. Voulez-vous voir sa collection?
5 minutes plus tard, vous voilà tous les deux dans les toilettes du bar, vos futals proprement plié sur le lavabo.
Vous regardez ses photos et le slip qu'il porte en ce moment...diable ! Ses slips chauffants sont de classe internationale ! Du léopard et du moucheté, de la soie, des dentelles, des slips à motifs estampes de l'ère Tokugawa côtoient des anneaux testiculaires ressemblant à l'Anneau unique du Seigneur des Anneaux.
Vous regardez maintenant votre slip chauffant fabriqué à 1000 exemplaires identiques sur une chaîne d'assemblage vietnamienne, et vous vous sentez penaud, mais galvanisés ! De retour au bar, vous échangez à bâton rompu avec gandalf qui vous abreuve de judicieux conseils et vous fait découvrir la page framasourcée de la communautés des couturiers de slip chauffant francophone.
De retour chez vous, vous ressortez votre machine à coudre de son placard, une vieille nappe de votre grand-mère représentant l'intégralité des vitraux de la cathédrale de Reims: de quoi faire facilement non pas un, non pas deux, mais bien 6, 8, 10 slips chauffants à faire vrombir de jalousie Jean-Paul Gauthier. Une folle nuit de passion s'offre à vous.
NOTE MUSIQUE : siffler en travaillant ? Les Penn Sardines (avec remplacement du motif vitrail par motif sardine à l'huile ?)
NOTE BRUITAGE : machine à coudreVous allez vite, très vite chercher votre colis auprès du point de collecte le plus proche de chez vous, c'est-à-dire le magasin de mercerie de la rue Jean Jaurès. A l'intérieur du carton vous attendent:
- Un poulpe de bain vibrant en PVC fuchsia, allez l'essayer chez vous, dans un bon bain chaud, en [[BAIN G1]].
- Un DVD de jeu vidéo : Bath Simulator 2022, jeu vidéo de simulation de bain über-réaliste, comprenant 134 modèles de baignoires différents, 87 ambiances et 18 fins possibles. Disponible sur PC, Mac et console. Possibilité de jeu multijoueur. Offre spéciale Saint-Valentin : le supplément Swarmth of Sweden (pour rajouter les options « sauna » et 12 nouveaux décors) est offert. Vous rentrez chez vous pour l'installer et vous offrir une petite partie réconfortante bien méritée, en [[Bath Simulator 2022]].
- un aussi étrange que mystérieux petit carnet (ma foi assez repoussant) partiellement rempli d'une écriture manuscrite au stylo bille. Plongez vous dedans en [[TROUVAILLE]].Une heures plus tard, suivant les consignes de Romain (qui a signé l'article de l'Office de tourisme), vous vous aventuez sous la poterne du château, errez dans les courettes envahies par les herbes, et finissez par vous arrêter devant une porte métallique rouillée au-dessus de laquelle a été peinte le signe de reconnaissance : deux mains jointes par le pouce et l'index. Autour, divers slogans séditieux côtoient des appels au wokisme généralisé ("Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent" ; "Aide-moi et Satan t'aidera"; "Ni DSK ni MST" ; "Léchez-nous tranquilles! ; "la vie est trop courte pour s'épiler la chatte"). La porte s'ouvre dans un grincement lugubre. Une volée de marches humides conduit à un puit de ténèbre dans lequel vous vous enfoncez, muni.e d'une torche simili-moyen-âgeuse à dynamo manuelle. Arrivé.e au bas de l'escalier, vous écartez un épais rideau de toiles d'araignée pour arriver dans une salle souterraine de terre battue, au centre de laquelle un large pentacle de sang menstruel ou de peinture rouge a été tracé. Une douzaines de personnes, femmes, trans ou queer, s'y tiennent nue, affairée à affûter des lames de rasoirs, apprêter des cordes ou remplir des thermos de tisane "cycle féminin".
L'organisatrice de la cérémonie, vêtue d'un sobre harnais de cuir clouté, vous accueille avec un grand sourire et une paire de menotte, en vous disant qu'elle est vraiment ravie que vous soyez venue. La cérémonie va commencer.
Mais il vous faut maintenant répondre à une question importante :
- ESt-ce que vous êtes prête ? Allez en [[RITUEL FEMME 666]].
ou... - Est-ce que vous êtes pret ? Allez en [[RITUEL HOMME 666]].
Au téléphone, le Dr Cupidon énonce d’une voix chaude, monocorde et enveloppante que « Vous fermez les yeux, vous êtes bien, vous êtes léger, légère. Vous inspirez et respirez profondément, vous sentez le sol sous vos pieds, les nuages au-dessus de vous vous attirent, vous sentez l’air sur votre visage autour de vous, vous sentez votre bras gauche se lever, il ne pèse plus rien, il vous fait décoller, votre bras droit se lève aussi, tout doucement, votre respiration est ample. Le ciel remplit votre poitrine, votre souffle expulse tous vos soucis de votre poitrine, de vos muscles, dans votre dos vous avez des ailes, vous êtes comme un ange, une boule de lumière est chaude tout contre votre coeur, vous…
- La voix lénifiante du Dr Cupidon remplit vos écouteurs, vous levez bien votre bras droit et votre gauche, et oui, une boule de lumière réchauffe votre coeur et vos ailes, cela vous intrigue et vous apaise en même temps : allez en [[RETROUVAILLE TOTEM 008]]
- Comment ça vous avez une boule chaude dans votre coeur ? Est-ce une crise cardiaque ? Une tumeur ? L’appendicite ? Un symptôme d’une maladie de l’amiante ? Un empoisonnement au polonium 218 ? Alors que le Dr Cupidon essaie de vous guider vers votre Condor intérieur en vous diffusant des enregistrements de chants d’oiseaux en open access, vous, vous surfez sur Ameli Santé pour chercher tous les symptômes de « Infarctus + AVC + cancer de lumière + amiante + Vladimir Poutine », en [[HYPOCONDRIAQUE 720]].
Bon, vous êtes un Condor royal, fier et indompté, mais votre Vous extérieur n’en a pas conscience, vous empêchant ainsi de déployer vos larges ailes pour planer sur le monde, loin des souci du quotidien, et vous rapprocher ainsi du soleil et des 06 de belles zouzes et de petits bg. Que faire ?
- Vous savez que rien ne remplace une approche méthodique appuyée sur une documentation robuste. Vous rentrez chez vous, filez sur le site de France 5 et entrez dans le moteur de recherche « documentaire Condor Royal ». Vous obtenez 5 résultats, donc une série en 3 épisodes de seulement 52 minutes, pour tout apprendre de l’histoire et des mœurs de ce majestueux rapace. Youpi ! Avec ça, c’est sûr que vous allez apprendre à chasser du mulot en moins de temps qu’il n’en faut pour crier « Ushuaïa ». Allez en [[DOCUMENTAIRE ANIMALIER FR5]].
- Vous savez que la quête qui vous attend va sacrément remuer votre diaphragme. Comme disait votre grand-mamie du Loire-et-Cher (qui avait fait partie des pionnières de l’anthropologie structuraliste sud-américaine avant de se faire invisibiliser par ses confrères masculins) : « Les animaux-totem, ça ne se trouve pas dans les zoos ». Non ! Vous ne venez pas à l’animal-totem, c’est l’animal-totem qui vient à vous ! Et pour cela, il vous faut un artefact de médiation approprié. Ni une, ni trois, vous allez ressortir du tiroir de votre coloc une bonne dose de champignons hallucinogène, en [[CHAMPIGNON TOTEM 233]].
Trente minutes plus tard, suivant les consignes de Dr Cupidon, vous vous arrêtez devant un ancien couvent abandonné, reconverti en placement financier pour une pétromonarchie quelconque. Au-dessus d'une petite porte métallique rouillée, vous distinguez, peints au pochoir, deux mains jointes par le pouce et l'index. Autour, divers slogans séditieux côtoient des appels au wokisme généralisé ("Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent" ; "Aide-moi et Satan t'aidera"; "Ni DSK ni MST" ; "Léchez-nous tranquilles! ; "la vie est trop courte pour s'épiler la chatte"). Vous poussez la porte: elle s'ouvre dans un grincement lugubre. Une volée de marches humides conduit à un puit de ténèbre dans lequel vous vous enfoncez, muni.e d'une torche simili-moyen-âgeuse à dynamo manuelle. Arrivé.e au bas de l'escalier, vous écartez un épais rideau de toiles d'araignée pour arriver dans une salle souterraine de terre battue, au centre de laquelle un large pentacle de sang menstruel ou de peinture rouge a été tracé. Une douzaines de personnes, femmes, trans ou queer, s'y tiennent nue, affairée à affûter des lames de rasoirs, apprêter des cordes ou remplir des thermos de tisane "cycle féminin".
La personne qui semble être la préposée aux nouvelles venues, vêtue d'un sobre harnais de cuir clouté, vous accueille avec un grand sourire et une paire de menotte, en vous disant qu'elle est vraiment ravie d'accueillir une nouvelle tête. La cérémonie va commencer.
Mais il vous faut maintenant répondre à une question importante :
- ESt-ce que vous êtes prête ? Allez en [[RITUEL FEMME 666]].
ou... - Est-ce que vous êtes pret ? Allez en [[RITUEL HOMME 666]].Après avoir promptement payé 30 euros au Dr Cupidon grâce à un appel judicieusement surtaxé, vous pouvez suivre ses indications, qui vous mènent à une large porte en bois massif, sculptée de petits personnages rigolos avec des cornes et des queues fourchues. Autour de la porte, la large bâtisse en brique rouge est partiellement recouverte de vitraux en cul-de-bouteille et de kakemono de 3 mètres sur 1,5 affichant du latin en police GOTHICABIS taille 236.
Une fois à l’intérieur, vous êtes accueillis par ce qui semble être un vigile. Soupirant intérieurement sur les contraintes de l'État d’urgence devenu, comme il fallait s'y attendre, état du vendredi soir, vous commencez à ouvrir votre sac tout en vous attendant à la phrase rituelle : Veuillez ouvrir votre sac s’il…
“Bienvenue dans Sa Maison, laissez ici vos doutes et vos peurs, confiez-vous à moi comme vous vous confierez à vous-même.”
Ah. Vous n’avez jamais vu un vigile aussi souriant et bien habillé. Il a une jolie tunique brodée et tellement de dents que vous avez envie de recompter les vôtres. Il vous demande : “Avez-vous déjà entendu parler de la vie éternelle ?”
- Oh, quelle bonne question ! Eh bien oui, justement, et pas qu’un peu ! Allez en [[VIE ETERNELLE1]].
- Oh, quelle bonne question ! Eh bien non, de quoi s’agit-il ? Allez en [[VIE ETERNELLE2]].
- Vous ne savez pas trop, et, Dieu merci, vous êtes athée, mais vous avez très envie de vous confier à ce brave homme, parce que, tout de même, cela fait des mois que vous n’avez pas eu l’occasion de vous épancher et que vous en avez gros sur la patate. Allez en [[CONFESSIONNAL1]]. Une fois le paiement validé, vous accédez à une longue galerie de portraits photographiques. Il vous faut désormais choisir entre tous ces beaux gosses, entre toutes ces belles zouz, votre ghostbuster, à vous ! Alors ? Qui de ces redresseuses de tort en coupes mulet et crop-top à paillettes, vous défendra contre les vilaines ghosteuses et les méchants ghosteurs ? Qui saura vous protéger ? Le choix s’annonce cornélien.
Les vingt-huit détectives de l’agence GHOSTBUSTERS, plus sapés les unes que les autres, sont présentées individuellement, en noir et blanc, dans le feu de l’action. Au niveau des yeux et du nez, les visages sont barrées d’un gros trait de marqueur noir, qui leur confère à la fois l’anonymat désiré et une ressemblance relativement frappante avec Don Diego de la Vega, dit Zorro, le justicier masqué des hautes plaines de la Californie. Chaque photographie est légendée d’un prénom et d’un adjectif qui vous rappelle la collection des vieux OSS117 que votre grand-papi affichait fièrement dans la bibliothèque de l’escalier. Davina l’Indomptable, Omar le Prince de Perse et Kam le Caméléon sont les seul’es détectives encore disponibles pour se charger d’une nouvelle affaire.
Quel dynamisme, quel professionnalisme ! Quelle équipe ! Avec elles, avec eux, vous ne risquez plus jamais de vous faire embêter ! Qui que vous choisissiez, ça va barder pour les ghosters !
Le cœur battant, vous finissez par jeter votre dévolu sur
• Davina l’Indomptable & Fifi, son fidèle limier. Grande et pourvu d’une abondante chevelure de jais, Davina est représentée en filature, assise sous un abribus, un petit chien sur les genoux, sûrement Fifi. Nul doute qu’à elles deux, elles sauront traquer vos amants ou amantes indélicates grâce à l’odeur laissé sur les sous-vêtements qu’iels n’auront pas manqué d’oublier chez vous. Oui ! Cliquer sur (link:"Davina l'indomptable & FIFI")[(set: $PI to "Davina")(go-to: "PI")].
• Omar le Prince de Perse, ancien expert IT chez CapGeminix, les pieds chaussés de superbes mocassins Weston à triple semelle en cuir de veau, se tient, le menton dans la main, face à un immense écran d’ordinateur, mais jette son regard de braise, en biais, vers vous, oui, Vous ! Vous en êtes sûres, aucun, aucune ghosters ne pourrait supporter la puissance de ce regard oui fuir ses compétences en informatiques. Engagez prestement ce prestataire en (link:"Omar")[(set: $PI to "Omar")(go-to: "PI")].
• Kam "le Caméléon", tient un gros monsieur par le col, plaqué contre un mur de briques, et ... Mais oui ! Vous reconnaissez ce type de briques ! Il s’agit de briquettes Saint-Bernard en terre crue, dimensions 33 × 16 × 8 cm . Votre type de briques préféré, comme par hasard ! Quant au gros monsieur plaqué contre le mur de briques en question par la poigne de fer du Caméléon, il a sans doute d’intention d’expliquer pourquoi il s’est mal si comporté avec son dernier date, mais il semble avoir un peu de mal à respirer. Pas de doute, c’est lui qu’il vous faut : vous souscrivez au contrat d’engagement de (link:"Caméléon")[(set: $PI to "Caméléon")(go-to: "PI")].
[[PI]]Ah, Internet !
Vous scrollez un peu sur Framabook, votre réseau social préféré, libre de toute emprise de milliardaire états-unien, russe, français ou chinois, mais vous en avez vite fait le tour. Puis vous écumez l'intégralité de l'édition du jour (if:$ville is "Paris")[//du Parisien//](if:$ville is "Excideuil")[//de Sud-Ouest//] //Mediapart// et //le Dauphiné Libéré// (car vous aimez l'actualité internationale).
Puis vous retournez sur Framabook, où rien de nouveau ne s'est passé.
Vous vérifiez votre téléphone; vous n’avez pas reçu de texto ;
Vous n’avez personne à appeler.
Bon, que faire?
- tant pis pour les sites framasourcés ! Reniant tous vos principes, vous jetez votre âme et vos data entre les mains avides des pires sites états-uno-chinois et vous allez chercher un site de rencontre où pécho, en [[METACOMPARATEUR228]].
– Il est venu le temps des soupirs et des couchers précoces. La nuit vous apportera – au moins – l’oubli. Allez donc dormir, dormir, rêver peut-être, en [[ONIRISME5->DODO2]].
– Si vous avez, dans le magasin Chérubain, acheté le gel-douche Prince Charming, ou bien le poulpe de bain vibrant en PVC noir ou fuchsia, vous pouvez aller vous délasser dans un bon bain chaud, en [[BAIN G1]].
-
- Vous décidez, en désespoir de cause, de vous connecter à l'Office du Tourisme de (if:$ville is "Paris")[Saint Denis](if:$ville is "Excideuil")[Excideuil](if:$ville is "Montpellier")[Montpellier](if:$ville is "Lyon")[Lyon] qui vous informe qu'une cérémonie néo-païenne féministe, spéciale Saint Valentin, est organisée dans les (if:$ville is "Paris")[catacombes de la Basilique](if:$ville is "Excideuil")[ catacombes secrètes du château d'excideuil](if:$ville is "Montpellier")[sous-sol secret du parking de la Comédie](if:$ville is "Lyon")[les traboules souterraines du vieux Lyon], spécialement ouvert.e au public pour l'occasion. ça alors ! Vous vous y rendez séance tenante en [[CEREMONIE NEO-PAIENNE]]
https://youtu.be/g6yyC8sTsZ8?feature=shared&t=10
FELICITATIONS ! Vous avez terminé la Saint Valentin dont vous fûtes le condor.L’affaire est rapidement mené : vous demandez à Roméo, votre meilleur ami, de rappliquer pour vous surveiller, rentrez chez vous, sortez les champignons et vous préparez une petite omelettes. Rapidement, les arômes de l'ail, de l'oignon et ce délicat fumet terreux typique des champignons imprègnent vos narines. Vous engloutissez votre préparation et vous installez dans votre canapé, prêt.e à aller sur internet. Le temps passe et le tissu du canapé revêt une texture magnifique. Et que dire de votre pot à eau en grès vert et rose que vous a offert votre grande-tante du Loire et Cher !
Vous vous sentez étrangement normal et commencez à vous dire que ces champignons devaient être un poil périmés, ils n'ont pas l'air très efficace... Quelle déception ! Vous décidez d'envoyer un message à votre fournisseur pour vous plaindre ! Saisissant délicatement votre téléphone avec deux de vos serres puissantes, vous commencez à scroller à travers le ciel étoilé, cherchant dans les étoiles innombrables celles correspondant à Martin, votre augmentateur de conscience préféré. Hélas ! L’étoile de Martin demeure introuvable. Vous vous plaignez auprès de Roméo que ces champignons ne font rien, puis lui demandez s’il voit l’étoile de Martin, parce que vous, non. Roméo vous sourit, hoche la tête en dénégation, émet un petit gloussement de poules puis va vérifier que les fenêtres du salon sont bien fermées. Qu’il est attentionné ! Puisque les champignons ne font pas effets, vous décidez d’aller mater un petit documentaire animalier sur les mœurs de la gerbille de l’Himalaya, adorable et appêtissant petit rongeur rempli d’omega 3, quand vous vous rendez compte que votre lino imitation moquette vous paraît loin, si loiiiiiin de vous ! Vous devez voler au-dessus de votre salon à au moins deux ou trois mille mètres d’altitude, et pourtant ! Votre vue perçante permet de capter la moindre trace laissé sur le revêtement par les mouvements de votre canapé, et même une tâche de gras incrusté depuis cette « falafel party » de l’hiver dernier. Vous vous sentez bien, très bien, vous gonflez vos poumons pour les remplir d’éther, tel le poète vous riez au milieu des nuées, le ciel est votre domaine et battez des ailes pour regagner majestueusement votre chambre. Là, flottant sur votre lit ainsi que sur une mer de nuage, remerciant intérieurement le Dr Cupidon de vous avoir mis sur la piste de votre animal totem, paisiblement, bientôt, vous ronflez.
FELICITATION ! Vous venez de terminer la St Valentin dont vous fûtes le volatile !Vous remplissez le formulaire accessible sur le SPECULUMFORM intégré à la page du coach, qui vous donne promptement rendez-vous chez Kiki & Marilou, bar branché et populaire à la fois de votre quartier. Une fois sur place, outre les habitué.e.s du bar, que vous commencez à connaître, vous remarquez vite, au fond de la salle, les volutes de fumée d’une vaporette, derrière lesquelles se dessinent des reflets de lunettes et de calvitie bien lustrée, posés sur un visage encore plongé dans la pénombre. Vous êtes persuadé que ces lunettes vous regardent. Vous repensez à la photo que vous avez vu sur Coach-seduction.net. Il s’agit bien de Mysterioummous, le Maître des Mascucoach aux millions de vues sur YouTube. Oui, c’est lui, vous en êtes sûr.
Vous vous approchez timidement de la table enfumée.
Des bouffées de parfum à la pêche vous assaillent les narines. La voix un peu chevrotante, vous dites aux lunettes et au crâne luisant que vous avez regardé sa fameuse vidéo « Comment arrêter d’être un gros LOOSER et devenir comme MOI ». Accepterait-il de vous apprendre à devenir un vrai VOUS, comme LUI, pour cette transformer cette Saint Valentin en soirée de la grosse WIN?
Le Maître, immobile, vous scrute. Vous avez l’impression que, depuis les ténèbres de ce petit recoin de bar mal éclairé, ce sont les profondeurs de votre âme qu’il regarde. Il parle alors :
« Seras-tu capable de t’astreindre à la plus stricte discipline ? De faire tout ce que je te dis de faire, sans poser de question ? De toujours suivre l’éthique de l’apprentissage ALPHA que je vais te prodiguer, et de débourser 50 testo, la cryptomonnaie des vraies hommes, plus 60 demi-testo tous les mois, grâce au code promo SAINT VALENTIN2025 à rentrer sur ton appli sécurisée ?
- Si vous en êtes capable ? Mais bien sûr ! Vous téléchargez l’appli « SPECULMONEY », convertissez l’intégralité de votre livret A en Testo, et vous apprêtez à recevoir, impatient, l’enseignement dont vous avez tant besoin, en [[CRYPTOCOACHING 1,10 euros le testo]]
////
- Si vous en êtes capables ? Et bien, vous ne savez pas trop. Peut-il développer un peu sur ces histoires de brand et de patpatting? Allez en savoir plus sur [[BRAND ET SA PATPATROUILLE]]
propositions d’options :
- Une cryptomonnaie ? Merveilleux ! Et Mascucoach a-t-il entendu parler de l’incidence bénéfique des cryptomonnaies sur l’inclusion économique des investisseurs basés dans les pays en voie de développement ? Ni une, ni deux, vous lui proposez de devenir la vedette de la chaîne youtube de SAUVONS L’AFRIQUE, l’ONG que vous avez créé la semaine dernière. Allez en [[MASCUKOUCHNER]]https://zonebitcoin.co/cryptomonnaie-developpement-afrique/
- Une cryptomonnaie ? Et vous qui vous passionnez justement depuis des années pour les technologies blockchain ! Vous et vos amies rêvez de faire du PEZE, la monnaie locale de (if:$ville is "Excideuil")[du hameau des Forges, particule de la Confédération des moulins autogérés de la Vallée de la Loue] (if: $ville is "Montpellier")[de la Confédération des colocs autogérés des Vallées de la Mosson et du Lez](if:$ville is "Lyon")[de la Confédération des colocs autogérés du bassin versant Saône-Rhône](if:$ville is "Paris")[de la Confédération des colocs autogérés de la vallée de Seine](if:$ville is "Toulouse")[de la Confédération des colocs autogérés de la vallée de la Garonne](if:$ville is "Montélimar")[de la Confédération des colocs autogérés des contreforts ardéchois](if: $ville is "L'Aigle")[de la Confédération des colocs autogérés de la vallée de la Risle] , une cryptomonnaire capable de concurrencer le bitcoin ! Vous abandonnez pour l’instant votre ambition de pécho et proposez à Mysterioummous de devenir, plutôt, votre coach informatique et financier. Allez en PEZECOACHINGLa voix du Dr cupidon se fait de plus en plus lointaine et, derrière vos paupières closes, vous voyez de plus en plus nette une grande tâche de lumière. Vous sentez une grande présence rassurante qui vous enveloppe et vous dirige vers quelque chose qui était cachée en vous depuis tant de temps : vous êtes un Condor-Nephilim-Atlante réincarné, et oui ! Vous rouvrez les yeux sur le lampadaire de la rue et souriez : vous savez que votre totem-gardien-atlante se trouve, aussi, dans les photons émis par ERDF/ENGIE, dans l’uranium et les câbles de cuivre, dans les corpuscules d’air qui vous séparent du lampadaire. Votre condor-totem est, lui aussi, à la fois une onde et une particule, un animal et une pensée, il est l’hier et le demain, l’instant présent immobile et perpétuellement renouvelé. Le Dr Cupidon demande si vous êtes toujours là. Vous raccrochez. Vous êtes là et ailleurs en même temps, loin dans le ciel. Il n’est plus question de pécho l’amour le soir, car l’amour, vous le savez désormais : c’est Vous. Curieux de sentir les ondes-particules des âmes réincarnées d’un rat ou d’une souris, vous vous dirigez vers le jardin public le plus proche.
FELICITATION ! Vous venez de terminer la Saint Valentin dont fûtes le rapace ! Vous rentrez promptement chez vous et vous lancez une tisane détoxifiante de reines des prés bio. Méthodiquement, une main occupée par votre téléphone reliée à AMELIE SANTE, de l’autre vous palpez votre palpitant et répondez à une série de question permettant d’orienter un autodiagnostic :
1) Votre coeur bat-il ? Oui. Ouf !
2) La sensation de chaleur occupe-t-elle votre bras gauche et se fait-elle atrocement douloureuse ? Non.
Non ? Vraiment ? Vous essayez de mesurer la sensation de chaleur qui s’est emparé de votre coeur ? Elle irradie un peu vers l’épaule, c’est sûr, mais… Vous remuez votre bras, le touchez… il a l’air normal. Ouf.
3) Avez-vous été en contact avec l’amiante dans un cadre professionnel durant les 20 dernières années, ou habité dans un environnement contenant de l’amiante non-stabilisé ? Non. Enfin, l’amiante se trouvant dans la plupart des lino, des cadres de fenêtres, des toitures, des plaques d’isolations de murs, l’asphalte des routes, des patins de freins, des garnitures de fours éléctriques et dans des poudres pour visage, comment savoir ? Vous commencez à essayer de vous remémorer toutes les fois où vous avez été en contact direct avec des patins de freins… mais votre mémoire vous fait défauts. Votre mémoire vous fait défaut...? Un doute vous saisit soudain : commenceriez-vous à souffrir d’une forme d’Alzheimer précoce ? Serait-ce dû aux posts critiques du régime iranien que vous avez posté voilà deux ans en soutien au mouvement « Femmes, Vie, Liberté » sur le réseau social SPECULUM ? Vous rentrez aussitôt dans le moteur de recherche « Agence Nationale de Santé + Alzheimer + Ayatollah Khomeini » et ne voyez pas le temps passer. Une folle nuit de documentation s’offre à vous !
FELICITATION ! Vous venez de finir la ST Valentin dont vous fûtes le malade.Une fois signé le contrat et versés les 50 euros d’acompte, Mysterioummous vous adresse sa première leçon :
"Pour te révéler à l'HOMME SACRE qui est en toi et devenir ta propre BRAND, pour exploiter à son plein potentiel toute la testosterone encore enfoui, inhibé par tout ce mauvais soja que la société t'a forcé à manger, il te faut d'abord redécouvrir ce ce que tes ancêtres mangeaient avant de s'avilir dans la féminisation décadente de la France actuelle."
Et avant que vous ayez le temps d'objecter que les Français mangent actuellement en moyenne 80 kgs de viande/an, ce qui est très largement au-dessus de toute les périodes passées [//Pinchard intervient: sauf pour les années 80 ! On en mangeait plus de 100 kilos!//], votre coach commande à Marilou un triple steak tartare, mais sans ketchup, parce que c'est plein de mauvais sucre.
Puis il reprend : "Pour scorer de la target, mon jeune élève, pour chasser de l’avion de chasse, il faut que tu sois plus que l’avion de chasse, mon apprenti, il faut que tu sois le ciel en personne. Il faut que tu apprennes à ouvrir ton troisième œil. Je vais t’enseigner la technique secrète que tous les maîtres de ce monde, les banquiers, les acteurs et les hommes politiques, ont appris à maîtriser. Je l’ai apprise de Steve Jobs en personne, qui lui-même la tenait de Lorànt Deusch. Ceci est une histoire vraie."
Et, sur ces paroles, le maestro commence à se frapper la poitrine en marmonnant des incantations secrètes de renforcement de votre vous intérieur :
“Oh, MmmmMmmh, MmmMMMMmmh ouh ! MmmMMMhh, yeah, yeah, mmMMmmhmmh, ouais vas-y, MmmhMMh, libère tes chakras, sens-le, yoh ! MmmMmMMhmhmh, ouvre ton 3ème oeil, sens ton chi, MmmhmmhMMh, ouh !"
Et vous hummez, et vous hummez, et vous ouvrez votre troisième oeil et vous libérez vos chakra, harmonisez votre chi, apprenez la tessiture secrète de votre cri primal. Lorsque vous arrêtez de vous frapper la poitrine, le poing tout endolori et un gros hématome sur le plexus solaire, vous vous sentez mieux, vous vous sentez bien, même, vous regardez votre maître qui, lui aussi, a l’air bien, la LED au bout de sa vaporette lui fait comme un troisième oeil, mais rougeoyant et au niveau du menton.
De la sueur coulant de sa calvitie le fait tout luisant, il est beau, ça vous rappelle votre camarade Jérémy que vous admirez tous les mercredi, dans le sauna, après l’escalade.
Il vous dit :
“ Bon, tu maîtrises la technique du humming, c’est bien. Mais et maintenant ? Qu’est-ce que tu attends pour m’amener le 06 de la target là-bas ? Qu’on s’encule ?"
-Allez aborder la target que vous désigne le 3ème oeil rougeoyant, en [[06]].
-Regardez fixement le maestro dans ses deux yeux principaux pour lui faire comprendre que sa seconde proposition a votre préférence, en [[PREFERENCE 1]].
Aaah, les karaoké de chez Kiki et Marilou! Vous les adorez. Vous les faites tous et avez une pensée émue pour cette folle soirée de chansons commémorant l'écrasement de la Commune de Paris. Ou celle qui compilait toutes les chansons d'exil d'après le coup d'état de Pinochet en 1973. Même si la meilleure, selon vous, était la chanson du karaoké "spéciale chant de travail des goulag soviétique des années 70".
Vous partagez tout cela à votre date en attendant que s'affiche la première chanson. sur le drap tendu au fond de la salle; faisant office d'écran géant. Vos ami.e.s tout autour et vous-même commencez à entonner, fiévreuse:
« Tous les garçons et les filles de mon âge
Savent bien ce que c'est qu'être heureux »
, Et vous vous dîtes que oui, vous vous sentez heureux, heureuse, vous avez votre âge en effet !
Et vous vous étonnez de pousser vos cordes vocales jusque dans des extrêmités jusque là insoupçonnées des scientifiques tandis que toute la foule en délire chante et clame:
"Et les yeux dans les yeux et la main dans la main
Ils s'en vont amoureux sans peur du lendemain "
Et ces paroles résonnent en vous comme elles n'ont jamais résonné, on dirait que cette chanson était faite pour ce moment, pour cette rencontre avec votre rencard vers lequel vous tournez la tête pour que vos yeux, vos mains se rencontrent et que vous vous en alliez sans peur du... mais où, mais où... il, elle était là il y a 2 minutes et vous...
Et vous le, vous la voyez dehors, en train de fumer, dévorant des yeux la serveuse (ou le serveur), riant à gorge déployée à l’une de ses plaisanteries, complètement oublieux de votre existence. Le serveur (ou la serveuse) remet doucement en place une de ses mèches sauvagement libéré par son éclat de rire, effleure au passage le grain de beauté de sa pommette droite ; vous voyez le trouble, l’éclat de désir déclenché par ce geste. Soyez lucide : c’est raté, c’est fini, nada, kaputt, soyez lucide : vous l’avez dans l’os.
Vous commencez à contempler l'étendue désolante de votre solitude et vous demandez comment terminer cette désespérante soirée quand, heureusement pour vous ! votre ami Alix, en transe, acclamé par la foule en délire qui scande : "En-core ! En-core !" se précipite sur l'ordinateur du karaoké pour relancer la chanson //Tous les garçons et les filles de mon âge//. Ni une, ni deux, vous sortez le mouchoir en flanelle léguée par votre grand-mamie et vous préparez à une folle soirée de larmoyance cathartique.
https://www.youtube.com/watch?v=Ju_5La_0n7M
FELICITATIONS !
Ah! TOTEMIX se présente comme un site fiable pour tous les déçus des autres sites de rencontres, porté par un algorithme de pointe utilisant l’IA, la blockchain, votre date et lieu de naissance et l’intégralité des data transmises par vos autres applications. TOTEMIX a identifié grâce à ses chercheurs en totemologie que chaque être humain possède une personnalité profonde pouvant être rattaché à 12 grandes familles d’animaux totem. L’analyse de vos data, enrichi par un petit questionnaire qui va vous être soumis, permet de vous révéler votre animal totem, à moins que vous ne le connaissiez déjà.
- Bien sûr que vous le connaissez ! Vous êtes un Mouton Merrinos, et vous avez payé déjà bien assez cher pour le savoir ! Assez perdu de temps, vous voulez pécho, allez en [[ON BEHEHEHAISE ?]].
- Vous pensiez le connaître, mais on n’est jamais trop prudent. Vous prenez une petite heure de votre temps pour remplir dûment le formulaire. Allez en [[COEUR NET720]].Au forfait de quatorze euros mensuels payés tout à l’heure, il vous faut ajouter le prix de l’embauche de votre GHOSTBUSTER. L’intégralité de votre argent restant passe dans cette nouvelle transaction. (retirez le de votre inventaire). C’est cher, mais ça vaut bien le sentiment de sécurité cotonneuse que vous éprouvez désormais. Le ghosting ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir !
Passé cet instant de soulagement, un doute vous étreint : peut-être ne vous ferez vous plus jamais ghoster, mais vous n’avez toujours personne dans votre vie, et votre compte bancaire est à sec. Mais vous ne vous laissez pas abattre. Qu’importe ! Haut les cœurs ! Allègre, vous retournez sur FINDER pour espérer matcher rapidement avec quelqu’un, quelqu’un’e. Hélas, les swipes s’enchaînent sans que ne retentisse le petit feu d’artifice annonceur de match.
Vos oreilles se tendent et vibrenet comme celles d’un lièvre de garenne au clair de lune, à l’affût de ce signal sonore qui, les heures passant, ne retentit toujours pas.
Il est déjà 23 heures et
- Vous continuez de swiper et swiper, normalement l’application est programmer pour entretenir votre addiction, elle va bien finir par vous proposer quelqu’un, afin que vous ne vous lassiez pas. Aller en
[[ET-SWIP!430]]
- Vous retournez voir le profil de votre détective privée, pour admirer son profil, son élégance, son port altier, et consulter la carte à laquelle vous avez accès et qui vous indique par une petite icône clignotante où il ou elle se trouve, en [[Private Eye]]Décidément, (if:$PI is"Davina")[Davina l’indomptable](if:$PI is"Caméléon")[Kam le caméléon](if:$PI is"Omar")[Omar le Prince de Perse] a un sacré boulard, et des pecs... //sifflement//.
Et de belles grosses mains pleines de veines bleuâtres, comme vous aimez. Et des yeux vairons, plus mystérieux tu meurs. Et un sourire gingival à croquer. Et …. Et, si l’on en croit le service de suivi de commande, il/elle se trouve actuellement … Sapristi ! Saint-Valentin tout-puissant ! Votre mignon GHOSTBUSTER est en train de boire un pot chez Kiki et Marilou, le bar en bas de chez vous !
C’est forcément un signe de la destinée.
Vous cliquez sur la bulle de conversation instantanée pour proposer à Davina l’indomptable/Kam le caméléon/Omar le chacal de descendre lui payer un petit remontant. Et sa réponse ne se fait pas attendre.
- « Bonjour Madame/Monsieur. Dans le cas où vous avez été ghosté’e par un date, je me tiens à votre disposition au bar CHEZ KIKI ET MARILOU, au 35 avenue du Général Clampin, afin de faire le point sur les différents indices qui nous permettront de remonter jusqu’à votre cible. »
Au mot de Madame/Monsieur, quelque chose s’effondre, au fond de vous. Pour une relation érotique, ça commence mal. Quoique … Mais oui, dans Fifty Shades of Grey, l’héroïne, Anastasia, appelle bien son bourreau Monsieur, au début ! Et ça ne les empêche pas de se mettre tous nus, à un moment donné, si votre mémoire est bonne. Et même, de se … bref. Tout n’est pas perdu. Et puis, (if:$PI is"Davina")[Davina l’indomptable](if:$PI is"Caméléon")[Kam le caméléon](if:$PI is"Omar")[Omar le Prince de Perse] a bien dit « je me tiens à votre disposition ». ça n’est pas rien.
Par contre, votre nouvelle amant’e a aussi mentionné une condition : Si vous avez été ghosté par un date. Que faire ?
- Pas le temps de se faire ghoster, l’amour est au coin de la rue ! Ni une, ni deux, vous chaussez vos santiags, enfilez votre doudoune fuschia triple épaisseur à col en fausse fourrure et entrez chez KIKI et MARILOU pour rencontrer, en vrai, (if:$PI is"Davina")[Davina l’indomptable](if:$PI is"Caméléon")[Kam le caméléon](if:$PI is"Omar")[Omar le Prince de Perse]
Une fois face à elle/lui, il vous sera très facile de prendre l’accent allemand et de vous faire passer pour HINTERLISTIGE FRITZ, aka « FRITZ LE SOURNOIS », son homologue viennois, fumeur de cigares, amateur de statuettes égyptiennes et décrypteur de rêves. Et elle/il tombera dans le panneau, évidemment ! Après tout, vous avez fait allemand première langue, votre dentifrice sent le tabac et vous incarnez très souvent « FRITZ LE SOURNOIS » en soirées jeux de rôles.
Allez en [[FRITZ LE SOURNOIS]]
- Se faire ghoster ? Rien du plus facile ! Vous contactez votre meilleur ami, ROMEO, sur l’interface de tchat de FINDER, et lui demandez s’il pourrait vous matcher, puis vous bloquer.
-Pourquoi ? Demande-t-il
- T’occupe, répondez-vous.
Et ROMEO s’exécute docilement. Si c’est pas un vrai bon copain, ça ! Après quoi, vous éparpillez sur votre lit des mouchoirs roulés en boule et une paire vieilles chaussettes oubliées là par ROMEO lors de la dernière soirée pyjama et, toute guilleret’te, vous descendez chez KIKI et MARILOU en [[BONCOPAINSDU75]].Arrivée dans le bar, vous balayez la salle du regard. (if:$PI is"Davina")[Davina l’indomptable](if:$PI is"Caméléon")[Kam le caméléon](if:$PI is"Omar")[Omar le Prince de Perse] est bien là, quasiment scintillante au milieu des ternes habituées que vous feignez de ne pas reconnaître. Ah, (if:$PI is"Davina")[Davina l’indomptable](if:$PI is"Caméléon")[Kam le caméléon](if:$PI is"Omar")[Omar le Prince de Perse]! Son dos rond se détache, majestueux, telle une citadelle imprenable, sur le papier peint Che Guevara que Kiki a choisi, voilà 34 ans déjà, pour décorer la salle de votre rade préféré. Son corps lourd est appuyé contre le zinc et sa belle main, veinée de bleu, touille un cocktail épais, couleur Danette praliné.
Derrière le bar, Marilou a compris au premier coup d’œil que vous n’êtes pas, ce soir, votre « vous » habituel. Le chapeau mou que vous portez par-dessus la capuche de votre doudoune fuschia et les boules de coton hydrophile que vous avez glissées dans le bas de vos joues, pour vous donner l’air viennois, l’ont certainement mise sur la voie. Elle vous demande ce que vous prendrez, tout à fait sur le même ton que si elle ne vous avait jamais vu’e.
Sacrée Marilou ! Décidément, vous pouvez compter sur elle. Et puis, combien de fois a-t-elle joué, ici-même, avec vous et votre bande, à WHISKY-VODKA, jeu d’espionnage érudit mêlant guerre froide et addictologie et au sein duquel vous incarnez toujours le rôle de FRITZ LE SOURNOIS ? Aux premières syllabes de votre commande (une pinte de citron pressé, avec un fond de sirop de fraise), Marilou vous remet. Et c’est avec la voix de NASTY-GRISHKA, son perso habituel, qu’elle vous répond :
-ça fera quinze roubles, Herr Doktor.
Cette première interaction vous aiguillonne : ça y est, vous êtes complètement, ganz FRITZ. Plus hinterlistige, plus sournois que jamais. Il est temps d’aborder votre charmant’e Ghostbuster, sur le ton anodin de l’échange de bonnes pratiques. Quelle sont ses techniques de filature, à elle/lui ?
Et comme Marilou, par accident, laisse choir sur le carrelage un minuscule shot de tequila, qui explose immédiatement en milliers d’aiguilles et gouttelettes miroitantes, plutôt que de l’aider à ramasser tout ça, vous ôtez cérémonieusement votre chapeau mou et vous soupirez, en allemand :
- Glück und Glass, wie leicht bricht das.
Puis, pour le cas où (if:$PI is"Davina")[Davina l’indomptable](if:$PI is"Caméléon")[Kam le caméléon](if:$PI is"Omar")[Omar le Prince de Perse] ne connaîtrait pas l’allemand, vous ajoutez la traduction française de votre proverbe préféré : Le bonheur et le verre, comme ça se brise facilement.
A votre grande surprise, (if:$PI is"Davina")[Davina l’indomptable](if:$PI is"Caméléon")[Kam le caméléon](if:$PI is"Omar")[Omar le Prince de Perse]renchérit, la main sur le cœur, avec une chanson ancienne, Es geht alles vorüber, es geht alles vorbei …
-Tout passe, tout s’en va, traduit Marilou en poussant les débris de verre dans sa pelle.
Et soudain, l’ensemble des clientes du bar, habituées ou non, entonnent, la larme à l’oeil :
Vor der Kaserne
Vor dem großen Tor
Stand eine Laterne
Und steht sie noch davor
So woll'n wir uns da wieder seh'n
Bei der Laterne wollen wir steh'n
Wie einst Lili Marleen.
Derrière la caserne
Quand le jour s'enfuit
La veille lanterne
Soudain s'allume et luit
C'est dans ce coin là que le soir
Il attendait en vain,
sa Lily, Lily Marlène
Qu’est-ce que … Mais c’est bien sûr ! Chaque 14 février, votre bar préféré accueille la Chorale des Adoratrices de Fassbinder ! Comment avez-vous pu oublier ?
Et comme vous avez, vous même, un beau brin de voix, vous ne vous privez pas de vous joindre au à l’ensemble. Après Lili Marleen, vous entonnez joyeusement Wie ein Vogel auf dem Draht, et tout ce qui s’ensuit. Vers minuit, tout’e dégoulinante de sueur et d’amour cinéphile, vous aidez Marilou à retirer la combi à paillettes bleues de Kiki, et terminez ainsi cette Saint-Valentin-dont-vous-fûtes-le-Schnitzel.Chez Kiki et Marilou, votre Ghostbuster est assis face à un écran d'ordinateur sur lequel passe, en boucle, un film en vert et blanc, réalisé à l'aide d'une caméra de vidéosurveillance municipale.
.
- Ah ! Une caméra XR63-2, de Bolloré Surveillance, commentez-vous d'un air expert. "Mais je croyais qu'elle n'était autorisé qu'en Lybie et en Israël".
(if:$PI is"Davina")[Davina l’indomptable](if:$PI is"Caméléon")[Kam le caméléon](if:$PI is"Omar")[Omar le Prince de Perse] se tourne alors vers vous et renchérit :
-Et dans les îles Caïman, où Ghostbuster a justement son siège. Pratique.
-Pratique, reprenez-vous, en prenant place à côté de votre défenseur/défenseuse, croisant négligemment les jambes pour faire remonter légèrement votre pantalon cargo au-dessus de vos chevilles.
(if:$PI is"Davina")[Davina l’indomptable](if:$PI is"Caméléon")[Kam le caméléon](if:$PI is"Omar")[Omar le Prince de Perse] n'a pas l'air de le remarquer. Il cache très bien son trouble, songez-vous. Vous caressez discrètement votre boucle d'oreille. Il ou elle vous demande comme si de rien n'était:
- Comment vous sentez-vous ?
Vous souriez langoureusement et vous apprêtez à répondre que vous avez seulement un peu trop chaud. Quand soudain, juste à temps, vous vous souvenez que, supposément, vous venez de vous faire méchamment ghoster, et venez demander aide et protection.
En baissant la tête, vous vous concentrez donc sur le souvenir de la mort de Finox, votre phasme de salle-de-bains, l'an dernier, pour faire monter jusqu'au bout de vos cils les quelques larmes requises. (if:$PI is"Davina")[Davina l’indomptable](if:$PI is"Caméléon")[Kam le caméléon](if:$PI is"Omar")[Omar le Prince de Perse]vous tend un mouchoir.
- Ne vous inquiétez pas, 638 465. On va retrouver le fils de hamster qui vous a fait ça, et lui faire regretter sa naissance.
638 465 ? Mais pourquoi vous appelle-t-il/elle ainsi ?
Ah, mais oui ! Ce sont les derniers chiffres du code de sécurité de vtre carte bancaire, qui servent également de pseudo utilisateur à chaque client du service Ghostbuster.
Sur l'écran de l'ordinateur de (if:$PI is"Davina")[Davina l’indomptable](if:$PI is"Caméléon")[Kam le caméléon](if:$PI is"Omar")[Omar le Prince de Perse], un jeune-homme est prostré au milieu du tourniquet d'un jardin d'enfant. Une silhouette musculeuse (vous reconnaissez votre ghostbuster) pousse doucement le tourniquet, tout en chantant "Où sont mes petits souliers".
Votre sauveur/ sauveuse pose son gros doigt à l'endroit du visage implorant du jeune ghoster .
- Vous voyez ce petit gars ? Il avait été boire une verveine avec ma cliente. Il lui avait même offert un cookie praliné, et affirmé qu'il aimait le cinéma d'Agnès Varda. Et après ça, fuiiiit, plus rien !
- Le chien ! vous exclamez-vous, tout en portant sensuellement à votre bouche la paille en métal de votre menthe à l'eau. (ça vous laisse un goût ferrugineux assez désagréable.)
(if:$PI is"Davina")[Davina l’indomptable](if:$PI is"Caméléon")[Kam le caméléon](if:$PI is"Omar")[Omar le Prince de Perse] garde lers yeux rivés sur son écran.
-Mais il a avoué, face caméra. Suite à quoi, je lui ai infligé le pire des châtiments : Je lui ai chanté l'intégrale des chansons de Henri Dès, et je lui ai fait faire 28 tours dans le tourniquet du jardin d'enfants de son immeuble,
Vous déglutissez.
- 28 ?
- 28. Elle/il vous répond. Mais revenons à votre ghoster, alors. Quel est son pseudo sur FINDER ?
Pauvre Roméo. Il ne mérite pas ça. Quoique. Tant pis, vous jouez votre va-tout !
- Son pseudo FINDER, c'est RoméoStark, répondez-vous en caressant la table pour rapprocher vos doigts de sa main féminine et virile à la fois. Mais, est-ce que vous ne voudriez pas plutôt qu'on fasse un peu connaissance, vous et moi, avant que vous ne partiez à sa recherche ? Et puis cette histoire de ghosting m'a complètement coincé les trapèzes, peut-être pourriez-vous...
Mais (if:$PI is"Davina")[Davina l’indomptable](if:$PI is"Caméléon")[Kam le caméléon](if:$PI is"Omar")[Omar le Prince de Perse] a déjà renfilé son cuir. Deux clics plus tard, elle/il paye son verre, géolocalise Roméo et sort du bar, pour aller lui apprendre la vie. Et vous vous retrouvez seul'e, au comptoir de votre bar préféré.
- Je te sers quelque chose ? propose Marilou.
- Je peux pas, j'ai plus rien jusqu'à la fin du mois, répondez-vous.
- Pas d'amour, pas d'argent, mais heureusement, ya les amis ! conclut Marilou.
Et vous terminez ainsi cette Saint-Valentin-dont-vous-fûtes-le pigeon / la pigeonne.
Hélas ! Le site de rencontre n’offre à votre pouce agile que des profils de Loup, de Vautour ou de Crocodile, et ils ne vous disent jamais rien qui vaille.
Monsieur Loup, 28 ans, montre ses abdominaux galbés à la plage, son costard moyenne gamme devant une voiture de sport de location, ou s’affiche en boîte de nuit un cocktail hors de prix à la main. Il affirme aimer le sport, l’argent, les voyages et la réussite professionnel, et chercher une femme qui aime les valeurs traditionnelles.
Mme Vautour, 32 ans, en tenue de soirée et bikini sur la plage, dit rechercher un homme galant et mature, avec une bonne situation professionnelle et qui saura faire d’elle sa princesse.
M. Crocodile, ne montre pas ses yeux et le bas de son visage possède beaucoup trop de dents. Le reste de ses photos vous permettent de contempler sa collection de montres helvétiques en gros plan. Il dit avant tout chercher à s’amuser, sans prise de tête et propose d’envoyer des photos de son visage et… d’autres choses aussi si on lui en fait la demande.
Mmh…décidément, rien de tout ça ne vous fait très envie. Vous trouvez bien dommage de ne pas pouvoir chercher les profils correspondant spécifiquement « totemo-compatibles » (comme dit le site). Puis vous vous rendez compte que vous pouvez activer votre compte « premium » pour la modique somme de 30 euros par mois avec un engagement de 1 an automatiquement renouvelé, qui vous permettra de débloquer cette fonctionnalité « recherche ».
- Ah non ! Vous êtes peut-être un (if:$totem is "chat")[chat](else:)[mouton], mais certainement pas un dindon ! Tant pis, vous continuez de swiper en espérant tomber par hasard sur le profil d’une (if:$totem is "chat")[jolie chat ou mignon matou](else:)[jolie chèvre ou d’un bel alpaga au poil doux], en [[ET SWIP ET SWIP]]
- 30 euros par mois sur au moins 12 mois, qu’est-ce ? Face à la possibilité de trouver l’amour véritable avec qui brouter jusqu’à la fin de votre morne existence ? Plus question d’hésiter ! Vous vendez toutes les actions EDF de votre père pour débrider ce satané moteur de recherche ! Allez en [[ET QUE CA SAUTE]].Après avoir répondu à pas moins de 232 questions sur votre enfance, la profession de vos parents, votre groupe sanguin, vos positions sexuelles préférées, la couleur de vos sous-vêtements, les derniers films que vous êtes allées voir au cinéma, la définition d'un isocaèdre régulier, vos revenus annuels après impôts, votre numéro de sécurité sociale, vos intentions de vote aux prochaines élections syndicales ; et après avoir rentré, comme demandé, l'intégralité de vos bulletins de notes depuis le CE2, vous finissez par cliquer, un brin fébrile et l'oeil dilaté, sur le bouton "Découvrez votre animal totem".
La réponse de l'application est sans appel: vous êtes... un chat !
- Quoi ! Et dire que vous avez payé ce filou de Dr Cupidon pour rien! Appelez immédiatement le marabout-psychopompe pour exiger des explications! en [[RECLAMATION]]
- Quoi ! Et dire que... bon, au point où vous en êtes, vous êtes là pour pécho après tout, il est temps de continuer à profiter du site. Allez vite matcher avec d'autres félins en [[MIAOU MIAOU GRR->ON BEHEHEHAISE ?]]
(set:$totem is "chat")
Les profils de lion, loupi, castor, éléphant, cigogne à l'air tout à tour revèche, mutine, blasé, joyeux, défilent sous vos doigts, profil après profil après selfie, selfie sur profil, sourire en coin, peau bronzé, fesses, seins, émojis avion émoji verre de vin, vous swipez, et vous swipez encore à gauche, à droite, droite, droite, gauche, droite, droite, droite, gauche, gauche, gauche, gauche, droite, gauche, droite, gauche, droite droite, gauche... ça y est, vous êtes hypnotisé, votre pouce s'agite tout seul, comme en transe, vous n'êtes plus qu'un mouvement de balancier, un simple métronome et vous vous rendez compte que vous être en train de jouer silencieusement l'hymne à la joie de la 9ème symphonie de Beethoven. ça alors !
''(Gauche-gauche-droite-droite-gauche-droite-gauche-droite-droite-droite-gauche-droite-gauche-droit-droite-droite!)''
Mais en dépit de vos talents de compositeur méconnu, personne de vous like en retour, votre grande oeuvre semble condamner à n'être qu'un plaisir solitaire, chaque carte de tarot est une porte que vous essayez d'ouvrir, mais toutes les portes s'obstinent à demeurer fermée. Vous voilà enfermée dans cette galerie de photos en vous disant que, à un moment, c'est sûr, statistiquement c'est obligé, vous serez bien liké en retour par quelqu'un avec qui vous pourrez vous entendre. Vous continuez donc de swiper et swiper frénétiquement, vous ne regardez même plus les profils, vous êtes pris dans les envolées beethovenienne europhile, vous jonglez avec les sourires et les peaux bronzées, les émoji avions sont vos violons, les décolletés plongeant vos cuivres, les verres de vin vos flûtes traversières et ces fesses en legging de sport vos triangles, vous swipez, vous swipez dans la grande symphonie de la chope, c'est sûr vous allez bien finir par avoir une réponse positive, langoureuse qui tonnera l'apothéose, alors vous swipez, vous swipez ! et... le sit,e vous informe que vous avez épuisé votre quota de like journaliers. Il vous faut attendre 12h avant de continuer votre grand oeuvre. A moins de payer la modique somme de... hein? tant que ça ? pour devenir membre "premium" et avoir accès, outre à la recherche par Totemocompatibilité à un nombre illimité de swipe + un petit boost de visibilité algorithmique.
- Encore ! Décidément, ce site ne s’intéresse qu’à votre argent ! Vaincu, vous déboursez via paypal toutes les cryptomonnaies de votre colocataire pour enfin accéder à ce compte premium et réussir, vous n’en doutez plus, à pécho ce soir ! en [[ET QUE CA SAUTE]].
- Encore ! Mais ça suffit oui ?! Vous n’êtes pas qu’un compte en banque sur pattes, vous avez une âme, une sensibilité, une dignité. N’en pouvant plus, vous décidez de profiter de la compagnie de vos colocataires qui viennent justement de rentrer. Peut-être que vous n'allez pas les choper, mais au moins profiterez-vous de la chaleur de leur amitié, en [[CHALEUR INEPUISABLE]].
- Tiens, c'est vrai qu'il est pas mal ce 4ème mouvement de la 9ème symphonie de Beethoven, il était plutôt doué ce petit Ludwig; quel dommage qu'il ait été aussi honteusement récupéré par ces hordes de ploutocrates bruxello-strasbourgeois. En tout cas vous vous dîtes qu'il y a peut-être un truc à creuser avec cette histoire de swipe musicale. Sur Tik-Tok vous êtes sûr de faire un malheur. Lancez l'application en même temps que votre logiciel de bidouillage musical et préparez vous à connaître le succès en [[WOLFGANG AMADEUS MOSWIPE]]Assez vite, le site vous donne enfin accès à un profil totem proche du vôtre. Vous matchez ! Youpi ! Une discussion s'engage et vous convenez d'aller brouter une salade dans le rade le plus proche, c'est-à-dire votre QG, chez Kiki et Marilou. Vous mettez votre plus beau pull pas trop bouloché, vos escarpins de Noël et filez à votre rencard en [[NOUVELLE TETE2]] Dr Cupidon vous laisse à peine le temps d'en placer. A peine lui avez-vous annoncé le résultat donné par le site de rencontre qu'il s'exlame: "Un chat ! Un CHAT ! UUUUUN CHAAAT !" comme si vous lui aviez annoncé que sa grand-mamie avait dilapidé toute sa retraite en envoyant des coupures de 500 euros à Nicolas Sarkozy.
Instinctivement, vous commencez à vous justifier. "Bah oui, un chat, j'aime bien dormir, qu'on me gratouille sous le menton, ou derrière la tête, à rebrousse-poil, là où j'ai les cheveux courts..." Vous lui montreriez bien comment vous êtes capables de vous lécher vous-même les omoplates, sans l'aide de personne, mais vous êtes seulement au téléphone et de toute façon le Docteur ne vous laisse pas finir.
"Mais ignorez-vous que les chats sont des créatures du démon ! Que les personnes l'ayant comme animal-totem se réunissent le soir pour profaner les demeures de JESUS LE TOUT PUISSANT MARIE JOSEPH et s'adonner à des rites impudiques entre personnes de même sexe, pratiquer la sodomie, l'onanisme, l'anarchisme et l'idéologie trans ?
- Ah eh bien oui vous l'ignoriez ! Mais ça vous confirme que vous vous sentez très chat, ce soir, ou très chatte, bref : vous avez très envie de miauler toute la nuit. Demandez d'un air faussement indigné si le Dr Cupidon connait l'adresse exacte où se pratiquerait ce soir ce genre de dépravation ? Allez en [[MESSE NOIR 602]]
- Ah et bien oui vous l'ignoriez, et c'est vrai que vous n'avez jamais trop aimé la sodomie, ça vous titille la prostate d'une manière assez peu agréable. Sans compter que vous êtes tristement allergique à la gomme xanthane que l'on trouve dans la plupart des lubrifiants. Mûe par la curiosité et un amour pour les créatures à laine, vous décidez de suivre les indications du Dr Cupidon qui, affirme-t-il : "connait un endroit où l'on pourra sauver votre âme et remplacer le chat noire de votre âme par la pureté de l'AGNEAU TOTEM INNOCENT, pour une somme tout à fait modique." Allez en [[PURGATOIRE 312]].
Mysterioummous soupire et D’emblée, cette jeune personne dégage un charme trouble : c'est son regard d’un brun profond peut-être, ou simplement son air mutin, ces grandes oreilles tombantes, ces moustaches soyeuses ou ce grain de beauté sur sa pommette droite ou la forme de son oreille qui vous rappelle votre premier amour, en cet inoubliable été sur la côte Atlantique.
Très vite, vous vous dîtes que c'est comme si vous vous étiez toujours connu: vous aimez les mêmes plats, les mêmes paysages, les mêmes animaux. Vous parlez pré salants, chien de bergers, échasses, tricots. Vous riez, vous riez ! Au point que Kiki et Marilou vous jette des regards noirs, mais tant pis! Si cet amour de votre vie se concrétise, vous n'aurez plus besoin de venir vous pinter ici tous les vendredis soirs!
Mais vient le moment où vos verres et vos assiettes sont vides, mais où l'heure est pleine, elle, gorgée d'espoir et de choses encore à faire, sentir, aimer hors de cette petite table pleine de miette de pain. Il serait donc peut-être temps d'y aller et - puisque la gratuité de la satisfaction des besoins vitaux n'a pas encore été décidé par des politiques décidément bien frileuses - de régler l'addition.
Il ou elle propose : "on partage?". Vous acquiescez. Enlevez 21 euros cinquante de votre inventaire, et :
- sortez du bar au bras de votre rencart, en [[DEHORS45->HORS DU BAR 402]].
- - Vous proposez à votre rencard d’aller au sous-sol (if: $valentin is 1)[écouter le concert de Valentin Vander](if: $fabio is 1)[écouter le concert d'Angelo Stracciatelli](if: $Antony is 1)[écouter les meilleures reprises de la chanson triste des années 60 par Antony Wahba](if: $karaoké is 1)[participer à la soirée Karaoké spéciale chansons d'amour déprimantes!]. Allez en (if: $valentin is 1)[VANDER CONCERT](if: $fabio is 1)[[ANGELOOOOO]](if:$Antony is 1) [[S'IL SUFFISAIT QU'ON S'AIME1964]](if:$karaoké is 1)[[TOUS LES GARCONS ET LES FILLES DE MON AGE1962]]..
Vous rentrez chez vous et, dans le bus, vous vous:
- maudissez de votre couardise et de votre esprit d'escalier ! De toute évidence, vous auriez dû prendre votre voix la plus suave, celle-là même que vous avez réussi à hériter de tous ces films en noirs et blancs que vous avez regardé, petite. Et vous auriez dû demander à cette personne, en désignant son livre d'un geste à la fois discret et osé de votre menton ''Alors... c'est bien?"
Et là, c'est sûr qu'elle vous aurait regardé avec un air torride et répondu "Oui", d'une voix basse et sensuelle. Alors, vous lui dit d'une voix parfaitement naturelle "je me sens très sanglochonne ce soir". Et elle aurait di "Ah oui ? Moi aussi". Et vous sans un mot mais dans une tension érotique presque insoutenable, vous auriez marché côté à côté jusqu'à chez vous, vous auriez enlevé vos manteaux, et puis...
- Mais il n'est pas trop tard ! Vous criez à la chauffeuse du bus "Les portes ! les portes !", vous descendez en trombe et courez jusqu'à l'endroit où vous avez croisé cette personne avec ce livre, en [[COUP DE FOUDRE A COCHON COLLINE]]
- Il est définitivement trop tard, mais cela fait un sacrément bon scénario... Vous sortez votre calepin de votre poche de pantalon cargo et commencez à écrire toutes ces bonnes idées, pour la prochaine fois. Ou pour une romance à publier sur votre compte FairyTale peut-être ? Vous rentrez chez vous où, vous en êtes, sûre, la gloire vous attend. En [[FAIRYTALE]]Vous courez à en perdre haleine, vous arrivez sur le trottoir où vous avez vu cette personne avec ce livre et cette mèche si sexy et... haletante, un peu gruik-gruik, vous devez vous rendre à l'évidence : elle n'est plus là. Vous hésitez un instant à demander autour de vous, mais vous n'êtes pas une stalker, non plus. Vous avez encore un peu de dignité. Et puis si le Destin le veut, vous savez que vous la rencontrerez plus tard.
Vous décidez de prendre votre adhésion à L214 pour vous porter chance, puis vous rentrez chez vous vous remetre de vos émotions, et finir ainsi cette Saint Valentin dont vous fûtes la phacochère.
FELICITATION ! Vos notes sont prometteuses et rencontrent un franc succès auprès de vos followers de FairyTale, la plate-forme de partage de romance sur internet. Vous découvrez que le site abrite une communauté de lecteurice animaliste inspirée de Philippe Descola que vous n'auriez jamais soupçonné. En tout cas, iels en redemandent ! Et vous imaginez rapidement la suite de vos aventures, allant puiser dans tous les gens vous satisfaire votre lectorat insatiable. Espionnage historique avec : "COCHONNERIES en COCHINCHINE". Merveilleux avec "La belle et le sanglochon" ; épique avec "Oeil pour oeil, gland pour gland" ; le développement personnel enfin "MON ANIMAL TOTEM ET MOI".
Et tout ça seulement en 3 petites heures !
La chargée de communication de L214 vous demande d'écrire un thriller psychologique dans le milieu de la chasse.
Vous n'avez peut-être pas trouvé l'amour en cette Saint Valentin, mais vous avez trouvé un travail !
Vous commencez à vous documenter sur la pollution des territoires ruraux au plomb de fusil de chasse et finissez ainsi doctement cette St Valentin dont vous fûtes la cochonne ! Cette personne vous regarde et de son regard soyeux et vous dit, d'une voix étonnament suave : "c'est TRES bien, oui, fascinant".
Vous sentez que dans votre échanges de regard, quelque chose se passe au plus profond de votre âme de sanglochon. Vous avez envie de continuer à parler à cette personne. Et iel a sûrement envie de continuer à parler avec vous. Vous n'êtes plus un marcassin, songez-vous dans votre for intérieur. Vous n'avez plus l'âge où vous auriez murmuré 'ahbahsuper je le prendrais à la bibliotheque alors au revoir hein bonne soirée.
Non ! Vous valez mieux que ça ! Vous regardez votre interlocuteurice dans les yeux et dîtes
"Ah super, je le prendrais à la bibliothèque alors" et là, mû par une audace folle, puisant dans toutes vos ressources de théâtre d'improvisation que vous fîtes en entrant à la fac,, vous rajoutez : "J'avais lu une recension sur Reporterre et justement je m'étais dit... Enfin, vous avez...enfin tu as - on peut se tutoyer ? - lu les oeuvres de Michel Pastoureau sur les animaux, parce que..."
Et miracle, vous vous rendez compte - quel hasard - que votre vis-à-vis est favorable au tutoiement de gauche dans cette société bourgeoise, qu'iel a lu l'intégral de Reporterre ET de Michel Pastoureau. Vous passez du temps, là, plantée dans la rue comme des lampadaires avec des vestons, vous parlez de vos lectures passées et à venir, jusqu'à ce qu'elle finisse par vous que là, iel n'a pas trop le temps, parce qu'iel doit aller à une orgie sex-positive avec ses deux amoureuz, mais que si ça vous dit, vous pourriez rejoindre son groupe d'arpentage éco-féministe?
Ah oui ? une orgie sex-positive ? Et est-ce peut-être que vous pourriez... non mais un groupe d'arpentage, oui bien sûr, ça serait super !
Iel a l'air absolument ravi de votre réponse et s'en repart vers sa soirée à veni, non sans vous avoir laissé entre les pattes son exemplaire de //Sanglier, géographie d'un animal politique// ("tu me le rendras la prochaine fois du coup!")
Vous rentrez chez vous, un chouïa frustrée peut-être, mais surtout enrichie ! oui, enrichie d'un livre d'abord (18 euros prix unique du livre, eh bah dîtes donc) et d'une promesse d'autres rencontres surtout, d'autres amitiés peut-être, et vous finissez ainsi cette St Valentin dont vous fûtes la cochonne.
POUR PLUS TARD :